Pipo et la Cachette aux Étoiles

Par Studio WonderJeunesse

**CHAPITRE 1 : Pipo le petit chien curieux** Il était une fois, au cœur d’un jardin qui sentait bon la menthe fraîche et la terre mouillée, un petit chien pas plus haut qu’une botte de jardinier. Il s’appelait Pipo. Pipo avait de longues oreilles couleur caramel qui faisaient *flic-flac* quand il c...

Pipo le petit chien curieux

**CHAPITRE 1 : Pipo le petit chien curieux** Il était une fois, au cœur d’un jardin qui sentait bon la menthe fraîche et la terre mouillée, un petit chien pas plus haut qu’une botte de jardinier. Il s’appelait Pipo. Pipo avait de longues oreilles couleur caramel qui faisaient *flic-flac* quand il courait, et un petit nez noir, tout mouillé, qui s’agitait sans cesse pour découvrir les secrets du monde. Pipo était un petit chien très, très curieux. Il voulait savoir pourquoi les fleurs fermaient leurs pétales le soir, où se cachaient les escargots les jours de pluie, et surtout, il se posait une grande question : d’où venait la poussière de lumière qui décorait le ciel la nuit ? Chaque soir, alors que la lune montait dans le ciel comme un gros ballon de nacre, Pipo s’installait dans son panier préféré. Ce n’était pas un panier ordinaire. C’était un panier en osier tressé, posé juste au milieu de la pelouse, rempli d’une couverture bleue, aussi douce et moelleuse qu’un nuage de coton. — C’est l’heure du spectacle ! jappait-il doucement en tournant trois fois sur lui-même avant de se rouler en boule. Le jardin devenait alors un endroit magique. Le ciel changeait de couleur, passant du rose bonbon au violet profond, puis au bleu velours. Et c’est à ce moment-là que les étoiles commençaient leur danse. *Scintille, scintille, petite étoile...* Pipo levait son museau vers l’immensité sombre. Ses grands yeux bruns brillaient comme des billes de verre. Pour Pipo, les étoiles n’étaient pas de simples points blancs. Oh que non ! Il imaginait que c’étaient de petits diamants qui jouaient à cache-cache derrière les nuages, ou peut-être des veilleuses allumées par les fées pour que les oiseaux n'aient pas peur du noir. — Regarde celle-là ! dit Pipo tout haut en agitant la queue. Elle cligne de l’œil ! Bonjour, petite étoile ! Est-ce que tu manges de la glace à la vanille pour briller si fort ? Le silence de la nuit lui répondit par un petit bruissement de feuilles. Un grillon, caché sous une feuille de rhubarbe, commença sa chanson : *Cricri, cricri...* — Tu entends, Grillon ? demanda Pipo en penchant la tête à gauche, puis à droite. Les étoiles nous racontent des histoires. Je suis sûr qu’elles ont une cachette secrète où elles vont se reposer le matin. Une cachette pleine de paillettes et de rêves. Pipo étira ses petites pattes blanches. Il aimait sentir l’air frais du soir sur ses moustaches. Tout était calme. Le jardin semblait respirer doucement, au rythme des fleurs qui s’endormaient. Parfois, une étoile filante traversait le ciel, laissant derrière elle un trait de lumière argentée. — Oh ! Une étoile qui glisse ! s'exclama Pipo en bondissant hors de son panier. Elle a dû tomber de son lit de coton ! Vite, vite, il faut que je voie où elle est allée ! Il trottina sur l’herbe couverte de rosée. C’était un peu froid sous ses coussinets, mais Pipo s’en moquait. Il était bien trop occupé à suivre des yeux la lueur qui venait de disparaître derrière le grand chêne au fond du jardin. — Wouf ! Attends-moi ! appela-t-il joyeusement. Mais l’étoile était déjà partie. Pipo s’arrêta, essoufflé, le cœur battant d'excitation. Le grand chêne semblait immense sous la lumière de la lune. Ses feuilles murmuraient des mots mystérieux : *Shhh... Shhh...* Pipo s’assit sur son petit derrière et regarda à nouveau vers le haut. Il y avait une étoile, juste là, au-dessus de la branche la plus haute, qui semblait plus grosse et plus brillante que toutes les autres. Elle ne bougeait pas. Elle semblait attendre que Pipo vienne la trouver. — Je te trouverai, petite étoile, murmura Pipo avec un petit aboiement de défi. Je trouverai ta cachette secrète ! Le petit chien retourna vers son panier en osier, le cœur rempli de merveilles. Il se blottit sous sa couverture bleue, le nez caché sous sa queue en panache. Alors qu’il fermait les yeux, il lui sembla voir, dans ses rêves, un chemin fait de poussière d’or qui menait tout droit vers le ciel. Dans le jardin endormi, tout n'était que douceur et magie. Pipo le petit chien curieux s'endormit enfin, bercé par le clignotement tendre des millions de petites lumières de la nuit. Il ne le savait pas encore, mais demain, une grande aventure l’attendait pour découvrir la véritable "Cachette aux Étoiles". *Fais de beaux rêves, Pipo...*

Le ciel tout noir

Voici le nouveau chapitre de l'aventure de Pipo, écrit avec toute la tendresse et la magie du style "Wonder Engine". *** # CHAPITRE : Le ciel tout noir Ce soir-là, Pipo était très pressé. Il avait mangé ses croquettes en faisant un petit bruit de tambour avec sa gamelle : *Cric-croc, cric-croc !* Il avait bu son eau avec des petits *lap-lap* rapides. Pourquoi une telle hâte ? Parce qu’il avait un rendez-vous secret. Un rendez-vous avec le ciel. Le petit chien trottina jusqu’au milieu du jardin. Ses oreilles pointues étaient dressées comme deux petits triangles de velours, prêtes à capter le moindre murmure du vent. Il s’assit sur son derrière, leva son museau humide et regarda tout en haut, là où habitait son amie, la grande étoile brillante. Mais alors, Pipo poussa un petit gémissement de surprise : — Oh ? Bah alors ? Où est-elle ? Le ciel n’était plus le même. D’habitude, c’était un grand manteau bleu nuit brodé de milliers de diamants. Mais ce soir, le ciel était... tout noir. Un noir profond, un noir immense, comme si quelqu’un avait renversé un flacon d’encre géant sur le monde. Il n’y avait plus de scintillements. Plus de clins d’œil de lumière. La grande étoile avait disparu. Pipo tourna la tête à gauche. Rien. Il tourna la tête à droite. Rien non plus. Même la Lune semblait s’être cachée sous une grosse couette de nuages sombres. — Petite étoile ? appela-t-il d’une voix un peu tremblotante. Est-ce que tu joues à cache-cache ? Le silence lui répondit. Un silence tout doux, qui sentait l’herbe mouillée et la fleur de nuit, mais un silence bien trop vide pour un petit chien explorateur. Pipo se sentit un tout petit peu triste, comme si on lui avait volé son jouet préféré. Sans son étoile, le jardin semblait immense et un peu mystérieux. Les buissons ressemblaient à de gros moutons endormis et les arbres à de grands géants qui se balançaient doucement. — Elle a dû s’éteindre... pensa Pipo. Ou peut-être qu’elle est tombée dans le trou d’un nuage ! Mais Pipo n’était pas un chien à rester assis à pleurnicher. Il se souvint de sa promesse de la veille : *"Je te trouverai, petite étoile !"* Un aventurier n'abandonne jamais son amie, même si elle décide de faire une sieste dans le noir. Il retourna dans sa niche au trot. Dans son coin à trésors, coincée entre un vieil os en caoutchouc et une balle rebondissante, se trouvait son arme secrète : sa lampe de poche jaune. Pipo l'attrapa délicatement entre ses dents. *Clic-clac !* fit le bouton sous la pression de sa patte. *Zlouf !* Un long tunnel de lumière jaillit de la lampe. C’était comme si Pipo tenait un morceau de soleil entre ses pattes. La lumière dansait sur les murs, faisait briller les gouttes de rosée comme des perles de verre et transformait le noir en une fête de couleurs. — Ne t'inquiète pas, petite étoile ! jappa Pipo (un peu étouffé par le manche de sa lampe). J’arrive ! Je vais éclairer tout le jardin, tout le bois, et même le bout du monde s’il le faut ! Le petit chien sortit de sa niche, le cœur battant comme un petit tambour de joie. Le faisceau de sa lampe découpait des cercles d'or sur le sol. *Frrou, frrou !* firent les feuilles sous ses pattes. *Scritch, scratch !* fit le gravier de l’allée. Pipo braqua sa lumière vers le grand chêne au fond du jardin. Le tronc de l’arbre s’illumina, révélant une écorce rugueuse qui ressemblait à un vieux visage sage. — Monsieur l'Arbre, avez-vous vu ma petite étoile ? demanda Pipo en agitant sa queue. L’arbre frissonna sous la brise, mais ne répondit pas. Pipo ne se découragea pas. Il inspecta le dessous des hortensias, le dôme de la cabane de jardin et même l'intérieur de l’arrosoir bleu. Partout où il passait, le noir s’enfuyait en courant, effrayé par la jolie lumière jaune de Pipo. Soudain, au loin, près de la petite barrière en bois qui menait vers la forêt, Pipo vit quelque chose. Un petit éclat. Un minuscule "scintilli-scintillo" qui répondit à sa lampe de poche. Son petit cœur fit un bond de lapin. — C’est elle ! Elle m’appelle ! Pipo pressa le pas, sa lampe de poche balançant de gauche à droite, créant une valse de lumière magique dans la nuit. Il ne savait pas encore que ce soir-là, il allait découvrir que même quand le ciel est tout noir, la lumière n'est jamais vraiment partie. Elle attend juste qu'un petit chien courageux vienne la chercher. Pipo s'enfonça dans l'ombre, guidé par son rayon de miel, prêt à traverser le noir pour retrouver son amie de lumière. ***

Monsieur Hibou sait tout

Voici le nouveau chapitre de l'histoire de Pipo, écrit avec tendresse et magie pour les petites oreilles. *** ### Chapitre : Monsieur Hibou sait tout Pipo franchit la petite barrière en bois avec un brio de petit aventurier. *Clac !* fit le loquet derrière lui. Devant lui, la forêt n’était pas sombre comme un placard, non ! Elle était d’un bleu profond, comme une couverture de velours doux. Les arbres semblaient porter des pyjamas de mousse verte et les feuilles murmuraient des secrets à l’oreille du vent : *chuchoti... chuchota...* Pipo trottinait, sa petite truffe humide s’agitant dans tous les sens. Ça sentait bon la terre mouillée, le sapin frais et… le mystère. Soudain, il s’arrêta pile. Ses deux oreilles se dressèrent comme deux petits triangles de chocolat. Là-haut, dans le Vieux Chêne dont les branches touchaient presque la lune, deux immenses ronds jaunes s'allumèrent. *Flip, flap !* Un grand oiseau aux plumes couleur de poussière d’étoile se secoua. — *Hou-hou !* fit une voix grave et douce, comme le son d’une grosse cloche en coton. Qui ose chatouiller mon sommeil avec une lampe de poche ? Pipo s’assit sur son petit derrière, tout impressionné. — C’est moi, Monsieur Hibou. Je m’appelle Pipo. Je cherche la petite lumière qui fait *scintilli-scintillo*. Elle est tombée du ciel et je crois qu’elle a un peu peur toute seule. Monsieur Hibou inclina la tête sur le côté, puis de l’autre, si fort qu’on aurait dit qu’il allait faire un tour complet. Il ajusta ses lunettes imaginaires et regarda Pipo avec ses grands yeux-lunes. — Ah ! Pipo ! Le petit chien au cœur de miel, dit Monsieur Hibou en déployant ses ailes majestueuses. On m’appelle Monsieur Hibou-Sait-Tout, car la nuit est mon grand livre d’images. Et justement, mes yeux ont vu ce que tu cherches. Pipo fit un petit bond de joie. Ses pattes frétillaient. — Vous l’avez vue ? Elle est où ? Elle est partie se coucher ? Monsieur Hibou pointa une plume élégante vers l’horizon, là où la forêt laissait place à de jolies bosses rebondies. — Regarde bien là-bas, petit explorateur. Juste derrière la Colline de Guimauve. — La Colline de Guimauve ? demanda Pipo en léchant ses babines. Elle se mange ? Monsieur Hibou rigola, un rire qui faisait vibrer son gros ventre plumeux. — On l’appelle ainsi parce qu’elle est toute ronde et toute rose quand le soleil se lève. Il y a quelques instants, j'ai vu une traînée d'argent, longue comme un ruban de soie, glisser dans le ciel. Elle a fait un petit *plouf* de lumière juste derrière le sommet. Elle brillait comme mille diamants dans un verre d’eau. Pipo regarda la colline au loin. Elle semblait haute, mais il n’avait plus peur. Sa lampe de poche, entre ses pattes, brillait plus fort, comme pour lui dire : « Allez, en route, mon ami ! » — Merci, Monsieur Hibou-Sait-Tout ! cria Pipo en agitant sa queue comme un petit drapeau. — Un instant, Pipo ! hulula le vieux sage en lançant un petit objet brillant qui tomba pile devant les pattes du chien. Ramasse cette Plume-Boussole. Si tu te perds, souffle dessus, et elle t'indiquera le chemin du courage. Pipo ramassa la plume. Elle était aussi légère qu'un bisou sur le front. Il la rangea précieusement contre son collier. — N'oublie pas, Pipo, ajouta Monsieur Hibou en fermant un œil pour faire un clin d’œil magique. La nuit n'est pas faite pour faire peur. Elle est faite pour laisser briller ceux qu'on aime. Pipo reprit sa marche. *Trot, trot, trot.* Ses petites pattes de velours ne faisaient aucun bruit sur le tapis de feuilles. Il voyait déjà le sommet de la Colline de Guimauve qui l'attendait sous les étoiles. Sa mission était importante : il allait ramener la lumière à la maison, et rien, pas même un petit craquement de branche, ne pouvait arrêter le plus courageux des petits chiens. Droit devant lui, le ciel commençait à scintiller d'une lueur étrange, une lueur de sucre rose et d'argent... L'aventure ne faisait que commencer.

Le chemin des cailloux brillants

**CHAPITRE : LE CHEMIN DES CAILLOUX BRILLANTS** Pipo avançait sur le sentier avec son petit cœur qui faisait *boum-boum*, mais un *boum-boum* joyeux, comme un tambour de fête. Le ciel au-dessus de lui n’était plus tout à fait noir. Il ressemblait maintenant à une grande nappe en velours, saupoudrée de sucre rose et de paillettes d’argent. — Oh ! que c’est beau ! s'exclama Pipo en s'arrêtant un instant pour renifler l'air. L’air sentait bon la fraise des bois et le doudou propre. C’était l’odeur de l’aventure ! Soudain, alors qu’il posait sa patte droite sur une grosse racine, un petit éclat de lumière attira son regard. *Cling !* Juste là, entre deux brins d’herbe, un petit caillou tout rond brillait d'un bleu électrique. Pipo s'approcha, pencha la tête à gauche, puis à droite. Le caillou semblait lui faire un clin d’œil. — Bonjour, petit caillou, murmura Pipo. Est-ce que c’est toi qui vas me montrer la route ? Il fit un pas de plus, et *hop !* Un deuxième caillou, d’un jaune citron éclatant, apparut un peu plus loin. Puis un troisième, rose comme un bonbon à la framboise. Les cailloux ne se contentaient pas de briller : ils flottaient presque au-dessus du sol, entourés d’une petite brume de lumière qui picotait les moustaches. *Trot, trot, trot.* Pipo se mit à suivre ce chemin merveilleux. C’était un jeu de marelle magique ! Pipo sautait d’une lueur à l’autre. — Bleu ! Jaune ! Rose ! Et voilà un vert pomme ! À chaque fois que ses coussinets touchaient le sol près d’un caillou, un petit son de clochette résonnait dans la forêt. *Ding ! Dong ! Gling !* La forêt n’était plus du tout silencieuse, elle chantait avec lui. Les arbres, qui semblaient si grands tout à l’heure, paraissaient maintenant pencher leurs branches pour admirer le petit chien courageux. — Regardez-moi ! lançait Pipo aux papillons de nuit qui tourbillonnaient autour de ses oreilles. Je suis le guide de la lumière ! Le chemin des cailloux brillants devint de plus en plus étroit. Il grimpait, serpentait et se tortillait comme un ruban de soie entre les fougères géantes. Les fougères, d'ailleurs, n'étaient pas ordinaires : elles étaient douces comme de la peluche. Pipo ne put s'empêcher de frotter son flanc contre elles. *Chut-chut*, faisaient les feuilles en le caressant. Soudain, le chemin s'arrêta net devant un immense buisson de fleurs de coton. Les cailloux brillants s’étaient rassemblés là, formant un grand cercle scintillant, comme un collier de perles posé sur la mousse. — Oh là là, dit Pipo en s’asseyant sur son petit derrière. C’est un cul-de-sac ? Il se souvint alors de la Plume-Boussole cachée sous son collier. Il la sortit délicatement. Elle brillait d'une douce lueur blanche. — Monsieur Hibou a dit de souffler dessus si je me perdais, se rappela-t-il. Pipo prit une grande inspiration, gonfla ses petites joues, et... *Fouuuuuu !* Le souffle de Pipo fit s’envoler une pluie de paillettes argentées de la plume. Mais au lieu de retomber, les paillettes allèrent se poser sur le buisson de coton. Et là, un miracle se produisit. Les fleurs s’ouvrirent doucement, une par une, comme si elles se réveillaient d’une longue sieste. Derrière le feuillage, une petite porte ronde, sculptée dans un bois qui sentait la cannelle, apparut. Les cailloux au sol se mirent à clignoter très vite, de toutes les couleurs, comme pour dire : « C’est ici ! C’est ici ! » Pipo sentit ses oreilles frémir d’excitation. Il s’approcha de la petite porte. Il n’y avait pas de serrure, juste une poignée en forme d’étoile de mer. — La cachette secrète... murmura Pipo, les yeux grands ouverts. Il posa sa patte sur la poignée. Elle était tiède et douce. Il poussa doucement, et un rayon de lumière dorée glissa par l'entrebâillement, illuminant sa truffe noire. Pipo ne savait pas encore ce qui l'attendait derrière, mais il savait une chose : avec ses cailloux amis et sa plume magique, il était le petit chien le plus intrépide de tout l'univers. — J’arrive, les étoiles ! lança-t-il avec un petit jappement joyeux. Et dans un dernier scintillement, Pipo franchit le seuil, prêt à découvrir le secret le plus merveilleux de la Colline de Guimauve.

La grotte aux lumières bleues

**CHAPITRE : La grotte aux lumières bleues** Dès que Pipo eut franchi le seuil de la petite porte en cannelle, il poussa un immense « Ooooh ! » d’admiration. Il ne se trouvait pas dans une grotte sombre et froide, non, pas du tout ! Il venait d’entrer dans un monde tout doux, tout bleu et tout scintillant. Le sol n’était pas fait de terre battue, mais d’un tapis de mousse-chamallow si épaisse que les pattes de Pipo s’enfonçaient dedans comme dans un gros édredon. *Plouf, plouf, plouf.* À chaque pas, la mousse faisait un petit bruit de bisou. — C’est une grotte-doudou ! s’exclama Pipo en remuant la queue si fort qu’il manqua de s’envoler. Tout autour de lui, les parois de la grotte brillaient d’une lumière magique. Ce n’était pas un bleu ordinaire. C’était un bleu-rêve, un bleu-myrtille, un bleu-pyjama qui donnait envie de faire des câlins à la terre entière. Des milliers de petites gouttes de cristal étaient suspendues au plafond, comme des sucettes à la menthe, et elles diffusaient une clarté apaisante. C’est alors que Pipo entendit un bruit très étrange. *Ti-hi-hi ! Glousse-glousse ! Oh-ho-ho !* Ce n’était pas le vent. Ce n’était pas non plus le chant d’un oiseau. C’était un chuchotement joyeux, comme si mille clochettes de cristal se racontaient des blagues en même temps. Pipo dressa ses oreilles. Il avança son petit museau noir et renifla l’air. Ça sentait bon la barbe à papa et la pluie d’été. Il tourna le coin d’un gros rocher en sucre glace et s’arrêta net, les yeux ronds comme des soucoupes. Là, au milieu de la grotte, une dizaine de petites étoiles s’amusaient comme des folles ! Elles ne ressemblaient pas aux étoiles lointaines que l’on voit dans le ciel la nuit. Celles-ci étaient rondes, potelées et d’un bleu électrique. Elles avaient de petits bras de lumière et des yeux qui pétillaient de malice. Elles sautaient d’une pierre à l’autre, se poursuivaient en laissant derrière elles des traînées de poudre d’argent et, surtout, elles riaient ! — Regardez ! Un visiteur ! s’écria une petite étoile qui portait un minuscule bonnet de nuit étoilé. Toutes les étoiles s’arrêtèrent de jouer et voltigèrent vers Pipo. Elles tournèrent autour de lui dans un tourbillon de lumière bleue. — Est-ce qu’il brille ? demanda la plus petite. — Non, il est tout doux et il a des taches marron ! répondit une autre en venant se poser délicatement sur l’oreille de Pipo. Pipo se sentit tout chatouillé. Il poussa un petit éternuement joyeux : — *Atchoum-bleu !* Une pluie de confettis de lumière s’échappa de sa truffe, ce qui fit éclater de rire les étoiles de plus belle. — Bonjour les amies ! dit Pipo en essayant de rester digne malgré sa queue qui frétillait. Je m’appelle Pipo. Je cherche le secret de la Colline de Guimauve. Mes cailloux magiques m’ont dit que c’était ici. L’étoile au bonnet de nuit, qui semblait être la chef de la bande, s’approcha du nez de Pipo. Elle s’appelait Scintille. — Tu es bien courageux, Pipo ! Pour arriver jusqu’ici, il faut avoir un cœur gros comme une brioche. Bienvenue dans la Grotte aux Lumières Bleues. C’est ici que nous, les étoiles, nous venons nous reposer quand le soleil se lève. On fait des batailles de polochons-nuages et on s’entraîne à briller très fort. — C’est donc pour ça que la grotte est si bleue ! comprit Pipo. Vous êtes des étoiles en vacances ! Scintille fit une pirouette dans les airs. — Exactement ! Mais nous avons un petit problème, Pipo. La Grande Lanterne de Nuit, celle qui nous aide à retrouver le chemin du ciel, s’est endormie. Si elle ne se réveille pas, nous resterons cachées ici et le ciel de ce soir sera tout noir, sans aucune petite lumière pour rassurer les enfants. Pipo regarda sa plume magique qu’il portait fièrement à son collier. Elle s’était mise à vibrer doucement, émettant une lueur dorée qui contrastait avec le bleu de la grotte. — Ne vous inquiétez pas, lança Pipo avec bravoure. J’ai ma plume, j’ai mes cailloux et j’ai quatre pattes super rapides. Dites-moi où se trouve la Grande Lanterne, et je la réveillerai avec un bisou ou un petit jappement ! Les étoiles poussèrent des cris de joie. Elles se mirent à danser autour de lui, créant un chemin de lumière bleue qui s’enfonçait plus loin dans les profondeurs de la grotte. — Par ici, petit chien courageux ! Par ici ! chantaient-elles en chœur. Pipo prit une grande inspiration, sentit la douceur de la mousse sous ses coussinets et s’élança au galop derrière ses nouvelles amies lumineuses. L’aventure ne faisait que commencer, et dans cette grotte magique, même l’obscurité semblait avoir peur de briller.

Une partie de cache-cache

**CHAPITRE : Une partie de cache-cache** Pipo trottinait, les oreilles au vent, dans les galeries de la grotte. *Clac, clac, clac !* faisaient ses petites pattes sur le sol de pierre lisse. Autour de lui, les murs ne ressemblaient pas à de la roche ordinaire. Ils brillaient comme s’ils étaient recouverts de sucre glace et de poussière de diamants. Sa plume magique, accrochée à son collier, balançait une lumière d’or qui dansait sur les parois. Elle semblait murmurer : « N’aie pas peur, petit chien, le chemin est de plus en plus beau ! » Soudain, le tunnel s’ouvrit sur une immense salle ronde. Pipo s’arrêta net, la truffe en l’air. C’était une pièce extraordinaire, une véritable chambre de géant remplie de stalactites qui pendaient du plafond comme des carillons de cristal. Mais ce qui surprit le plus Pipo, ce ne fut pas la beauté de la grotte. Ce fut le silence… un petit silence coquin, rempli de chuchotements et de « Chut ! » étouffés. — Coucou ? lança Pipo en penchant la tête sur le côté. Il y a quelqu’un ? Une petite lueur bleue fila derrière un gros rocher en forme de champignon. Puis, une autre lueur rose sauta derrière un rideau de mousse scintillante. — Hi hi hi ! fit une petite voix cristalline. Il ne nous trouvera jamais ! Pipo remua la queue, tout excité. Il adorait jouer ! Il s’approcha doucement d’une grande pierre qui ressemblait à une dent de dragon. Il renifla un bon coup. Ça sentait la guimauve et le vent d’été. — Trouvées ! aboya-t-il joyeusement en sautant derrière la pierre. Trois petites étoiles, rondes comme des billes de lumière, sursautèrent en lançant des étincelles de toutes les couleurs. Elles s’envolèrent en tourbillonnant, poursuivies par Pipo qui faisait des bonds de cabri. — Oh, le petit chien nous a vues ! s'exclama l’étoile la plus brillante, qui s'appelait Nova. Tu es bien malin, Pipo ! Partout dans la grotte, des dizaines, des centaines d’étoiles sortirent de leurs cachettes. Elles étaient blotties dans les crevasses, cachées sous les feuilles de fougères argentées, ou suspendues aux pointes de cristal. La grotte devint aussi lumineuse qu’un plein midi en plein cœur de la terre. — Pourquoi restez-vous cachées ici ? demanda Pipo en s’asseyant sur son petit derrière. Les enfants vous attendent dehors. Ce soir, le ciel est tout triste, il est tout noir. Sans vous, la lune s’ennuie et les petits garçons et les petites filles font des cauchemars. Les étoiles perdirent un peu de leur éclat. Elles se rapprochèrent les unes des autres, formant un gros nuage de lumière douce autour de Pipo. Nova, l’étoile bleue, se posa délicatement sur le bout de la truffe du petit chien. Elle était toute chaude, comme un petit bisou de maman. — Tu sais, Pipo, commença Nova d’une voix un peu tremblotante, là-haut, le ciel est si grand… si immense… et si vide. Ici, dans la grotte, on se sent bien. On est toutes ensemble, bien à l’abri. Les rochers nous font des câlins et le plafond est si près qu’on peut le toucher. Une autre petite étoile, toute jaune et un peu timide, s’approcha : — On a un secret, Pipo… On a un tout petit peu peur de remonter. On a peur de se perdre dans le noir de l’infini. On préfère rester ici et jouer à cache-cache pour toujours. Pipo sentit son petit cœur de chien se serrer. Il comprenait ce que c’était que d’avoir peur du noir. Lui aussi, parfois, il demandait une petite veilleuse pour s’endormir. Il regarda sa plume magique qui brillait toujours de sa belle lueur dorée. — Mais vous êtes des étoiles ! s’exclama Pipo avec une voix pleine d’assurance. C’est vous qui fabriquez la lumière ! Le noir n’est pas méchant, il est juste là pour que tout le monde puisse admirer votre beauté. Si vous restez ici, personne ne pourra faire de vœux en vous regardant. Il fit un petit tour sur lui-même, faisant briller sa plume de mille feux. — Regardez ma plume ! Elle est toute petite, mais elle n'a pas peur de l'obscurité. Elle brille encore plus fort quand il fait tout sombre ! Et moi, je suis là. Je serai votre gardien. Je vais vous accompagner jusqu'à la Grande Lanterne pour que vous retrouviez votre courage. Les étoiles se mirent à scintiller plus fort. Le courage de Pipo était contagieux, comme un rire qui se propage. Elles commencèrent à vibrer en chantant une petite mélodie qui faisait vibrer les murs de cristal. — Tu crois vraiment qu’on est assez fortes pour éclairer tout le ciel ? demanda la petite étoile jaune. — J’en suis sûr et certain ! affirma Pipo en donnant un coup de patte amical dans l’air. On va faire une équipe de lumière. Vous brillerez en haut, et moi je veillerai en bas. Mais d'abord, il faut réveiller la Grande Lanterne, n'est-ce pas ? Les étoiles s’envolèrent dans un grand tourbillon de paillettes, prêtes à suivre leur nouvel ami. Le jeu de cache-cache était fini, mais une mission bien plus belle commençait : rallumer l’espoir dans la nuit. Pipo s’élança vers le fond de la salle, là où une lumière plus blanche et plus puissante que les autres semblait l'appeler. La Grande Lanterne n'était plus très loin, et avec ses nouvelles amies les étoiles, l'obscurité de la grotte n'était plus qu'un lointain souvenir.

Pipo rassure les étoiles

# Chapitre : Pipo rassure les étoiles Pipo avançait sur la pointe de ses pattes de velours. Autour de lui, le couloir de cristal ressemblait à l’intérieur d’un flacon de parfum géant : tout y était transparent, brillant et un peu magique. Derrière lui, une ribambelle de petites étoiles le suivait en sautillant. On aurait dit des pop-corns de lumière qui faisaient « *flic-floc* » et « *tzing-tzing* » à chaque rebond. Mais soudain, la petite étoile bleue, qui était aussi timide qu’un flocon de neige, s’arrêta net. Ses pointes devinrent toutes pâles, d’un gris tout triste. — Pipo ? chuchota-t-elle avec une voix qui ressemblait au tintement d’une clochette. J’ai un petit peu peur... Le ciel est si grand, si noir et si vide. Et nous, on est toutes petites, comme des miettes de brioche dorée. Est-ce qu’on va se perdre ? Toutes les autres étoiles s’arrêtèrent aussi. Leurs lumières commencèrent à trembler, comme des bougies dans le vent. La grotte de cristal devint un peu moins brillante. Pipo s’assit sur son derrière, remua sa queue touffue et fit un grand sourire, le genre de sourire qui donne envie de faire un câlin. — Oh, approchez, mes petites étincelles, dit-il d’une voix douce comme du miel. Venez plus près, je vais vous raconter un secret que seuls les chiens et les chats connaissent. Les étoiles s’envolèrent et vinrent se poser tout autour de Pipo. Une jaune sur son oreille, une rose sur son museau, et les autres en cercle sur le sol, formant un tapis de paillettes vivantes. — Vous voyez, expliqua Pipo en ouvrant grand ses yeux ronds, là-bas, tout en bas de la montagne, il y a des maisons avec des toits rouges. Et dans ces maisons, il y a des enfants. Il y a la petite Julie avec son doudou lapin, et le petit Léo qui porte son pyjama à rayures de tigre. Les étoiles ouvrirent de grands yeux (enfin, si les étoiles ont des yeux, et dans ce conte, elles en avaient de très jolis). — En ce moment, continua Pipo, les enfants regardent par la fenêtre. Ils attendent. Ils attendent vos sourires de lumière. Sans vous, la nuit est comme une chambre sans veilleuse. C’est un peu trop sombre, un peu trop silencieux. Mais quand vous apparaissez... alors là, tout change ! Pipo fit un geste avec sa patte, comme s’il peignait un tableau dans l’air. — Votre lumière est spéciale. Elle ne brûle pas, elle caresse. Quand un enfant voit une étoile briller, c’est comme si on lui soufflait un bisou magique sur le front. Votre éclat fabrique des toboggans dorés pour que les rêves puissent descendre jusque dans leurs têtes. Sans vous, les rêves ne savent pas quel chemin prendre ! Ils resteraient coincés dans les nuages, les pauvres. L’étoile bleue commença à reprendre des couleurs. Elle vira au turquoise électrique. — Alors, on est comme... des lampes de poche pour les rêves ? demanda-t-elle en frétillant. — Exactement ! s’exclama Pipo en bondissant sur ses quatre pattes. Vous êtes les gardiennes des dodos douillets. Vous êtes les amies de tous ceux qui ont besoin d’un petit peu d'espoir pour fermer les yeux. Et vous savez quoi ? Même si le ciel est grand, vous ne serez jamais seules, car vous formez une équipe. Une équipe de lumière ! Un immense « *Oooooh !* » de joie s’éleva des petites étoiles. Elles se mirent à tournoyer si vite que la grotte sembla se transformer en une immense barbe à papa étincelante. Elles n’avaient plus peur. Elles se sentaient importantes, courageuses et prêtes à travailler. — En route ! cria Pipo en agitant sa queue comme un drapeau. La Grande Lanterne nous attend. C’est elle qui va vous donner l’élan pour sauter tout là-haut, dans le grand jardin de la nuit ! Ils reprirent leur marche, mais cette fois, les étoiles ne traînaient plus les pointes. Elles filaient comme de petites flèches de lumière, éclairant chaque recoin de la grotte. Pipo, lui, se sentait fier. Il savait que ce soir, grâce à ses nouvelles amies, tous les doudous du monde seraient contents. Soudain, au bout du tunnel, la lumière changea. Ce n’était plus le scintillement des cristaux, mais une chaleur douce, comme un radiateur en hiver ou un gros gâteau qui sort du four. Une lueur d’un blanc pur, aussi ronde et belle qu’un ballon de fête, apparaissait. — Regardez ! s'écria Pipo. La voilà ! La Grande Lanterne était là, majestueuse, prête à transformer ces petites étoiles timides en véritables bijoux du ciel. Le voyage touchait à son but, et l’aventure, la vraie, allait enfin commencer sous le regard bienveillant de la lune.

Le grand envol

**CHAPITRE : LE GRAND ENVOL** La Grande Lanterne ne se contentait pas de briller ; elle chantonnait un air doux, un murmure de harpe qui faisait vibrer le bout du nez de Pipo. Elle ressemblait à une énorme bulle de savon dorée, posée sur un coussin de nuages de sucre filé. À l'intérieur, des milliers de petites étincelles dansaient comme des confettis magiques. — Approchez, petites lumières, murmura la Grande Lanterne d’une voix qui sentait la cannelle et le lait chaud. N’ayez plus peur. Le ciel est un grand livre vide qui n’attend que vos dessins d'or. Pipo s’avança, ses petites pattes de doudou s’enfonçant dans le sol tout mou. Il se tourna vers ses amies les étoiles. Elles n’étaient plus ternes du tout. Elles sautillaient sur place, impatientes, comme des grains de maïs qui vont devenir du pop-corn. — Vous êtes prêtes ? demanda Pipo en agitant ses oreilles de courage. Regardez comme elle est belle ! Elle va vous donner la force de voler jusqu’aux oreilles de la Lune ! La plus petite des étoiles, celle que Pipo avait surnommée « Scintille », s’approcha de la Grande Lanterne. Dès qu’elle toucha la paroi lumineuse, un bruit de cristal retentit : *Ting !* Scintille devint soudain si brillante qu’elle ressemblait à un petit diamant en feu. Elle se mit à gonfler, à briller, à pétiller de mille feux. — Ça chatouille ! s’écria Scintille en rigolant. On dirait que j’ai des milliers de bulles de limonade dans le ventre ! L’une après l’autre, les étoiles plongèrent dans la lumière de la Grande Lanterne. C’était un véritable feu d’artifice de joie. *Pif ! Paf ! Boum-badaboum !* La grotte se remplit de reflets violets, turquoise, argentés et citronnés. Pipo n’avait jamais rien vu d’aussi merveilleux. On aurait dit que le soleil s'était cassé en mille morceaux de bonheur. — C’est le moment ! lança la Grande Lanterne. Le vent de la nuit se lève. Accrochez-vous à vos rêves, et… hop ! Soudain, un grand souffle d’air frais entra dans la grotte. Ce n’était pas un vent qui fait froid, mais un vent qui sentait la fleur de nuit et le doudou propre. — Allez-y ! cria Pipo en sautant de joie. Allez décorer le dodo des enfants ! Alors, ce fut le grand envol. Les étoiles s'élancèrent ensemble, formant un immense ruban de lumière. Elles ne marchaient plus, elles ne traînaient plus les pointes. Elles filaient comme des flèches d'argent, perçant le noir du tunnel pour jaillir dehors, dans l'immensité du ciel. *Vroum ! Schlicht !* Pipo courut vers la sortie de la grotte. Ses petits pieds couraient si vite qu'il manquait de trébucher sur ses propres oreilles. Arrivé sur le rebord de la falaise, il leva les yeux. Le spectacle était incroyable. Le ciel, qui était tout noir et tout triste il y a quelques heures, se transformait sous ses yeux. Les étoiles se plaçaient une à une sur le grand velours bleu de la nuit. Scintille vint se percher tout en haut, juste à côté de la Lune qui lui fit un clin d'œil complice. D'autres se regroupèrent pour dessiner des formes : un grand ours brillant, une casserole de lumière, et même un petit chien qui ressemblait étrangement à Pipo. — Regardez ! s'exclama Pipo, les yeux pleins de poussière de fée. Le ciel sourit à nouveau ! Toutes les étoiles ensemble se mirent à clignoter en rythme. *Cligne, cligne, cligne.* C’était leur façon de dire merci à leur petit ami de laine. La nuit n'était plus un trou noir qui fait peur ; c'était devenu une couverture étoilée, douce et protectrice, posée sur le monde entier. Pipo s'assit sur l'herbe fraîche. Il se sentait un peu fatigué, mais son petit cœur de doudou battait avec une force nouvelle. Il savait que là-haut, ses amies veilleraient sur le sommeil des petits garçons et des petites filles. Grâce à elles, plus personne ne ferait de mauvais rêves. Une petite étoile filante passa juste au-dessus de lui en laissant derrière elle une traînée de paillettes. — Bonne nuit, Pipo, sembla murmurer le vent. Pipo bailla un grand coup, s'installa confortablement dans le creux d'un rocher doux et ferma les yeux, bercé par la lumière de ses amies. Le grand voyage était fini, et le ciel, lui, n'avait jamais été aussi beau.

Un dodo bien mérité

Voici le dernier chapitre de l’histoire de Pipo, écrit avec toute la tendresse et la magie du style « Wonder Engine ». *** # CHAPITRE : Un dodo bien mérité Pipo poussa un immense soupir de bonheur. Ses petites pattes de laine, d’habitude si légères, lui semblaient maintenant aussi lourdes que de gros cailloux tout ronds. Il s’étira de tout son long, du bout de son museau brodé jusqu'à sa petite queue en pompon. — Oh là là… murmura-t-il avec un petit bâillement qui fit trembler ses moustaches de fil. Je crois que mon moteur à aventures est presque vide. Il se releva doucement. Autour de lui, le jardin n’était plus sombre du tout. Grâce aux étoiles qu’il avait aidées à retrouver leur place, tout brillait d’une lueur d’argent. Les fleurs de jasmin semblaient porter des colliers de perles et l’herbe brillait comme si on avait saupoudré du sucre glace sur chaque brin. *Flic, floc, flic, floc.* C’était le bruit de ses petits pas sur le chemin de terre qui le ramenait vers la maison. Pipo marchait fièrement. Il n’avait plus peur des ombres, car il savait que les ombres ne sont que des cachettes pour les rêves. Arrivé devant la grande porte, il trouva la chatière entrouverte, juste assez pour un petit doudou courageux. Il se glissa à l’intérieur. *Frou-frou !* Le tapis du salon était doux sous ses pattes. La maison sentait bon le chocolat chaud et la lavande, une odeur de sécurité qui lui caressa le nez. Pipo grimpa l’escalier, marche après marche. — Un… deux… trois… souffla-t-il. C’est haut pour un petit chien en laine ! Enfin, il atteignit la chambre. Tout était calme. On entendait seulement le « tic-tac » régulier de la pendule et la respiration paisible de son petit humain qui dormait profondément sous la couette. Pipo s’approcha de son panier en osier, posé juste au pied du lit. À l’intérieur, son vieux plaid bleu l’attendait, roulé comme un gros nuage de coton. Mais au moment où il allait s’y blottir, une lumière dorée, plus vive que les autres, vint chatouiller le bout de son oreille. Pipo se retourna vers la fenêtre. Là, juste derrière la vitre, sa petite étoile préférée — celle qui brillait toujours un peu plus fort que les autres — s'était approchée. Elle scintillait avec une telle énergie qu'elle semblait danser. *Cligne !* fit l’étoile. *Cligne-cligne !* répondit le cœur de Pipo. — Tu es encore là ? chuchota Pipo en s’appuyant sur le rebord du panier. L’étoile envoya un rayon de lumière si pur qu’il traversa la vitre pour venir se poser sur le pelage de laine de Pipo. C’était un rayon tout chaud, qui sentait le miel et le ciel bleu. C’était sa façon à elle de dire : « Merci, Pipo. Merci d'avoir sauvé la nuit. » — De rien, jolie étoile, répondit Pipo avec un sourire fatigué. Mais maintenant, il faut que je me repose. Demain, j’ai une mission très importante : jouer au ballon dans le jardin ! L’étoile sembla rire en scintillant. Elle se fixa alors juste au-dessus de la fenêtre, transformant sa lumière en une douce veilleuse dorée. Elle n'allait pas bouger de là. Elle veillerait sur Pipo toute la nuit, comme une petite fée de lumière. Pipo fit trois petits tours dans son panier pour tasser son doudou-plaid. *Scratch, scratch, scratch.* Il se mit en boule, le nez caché sous sa patte. La laine était chaude, le panier était douillet, et le silence était aussi doux qu’un bisou sur le front. — Bonne nuit, les étoiles, murmura-t-il dans un dernier souffle. — Bonne nuit, Pipo, sembla répondre la lune en l'enveloppant d'un voile d'argent. Ses yeux se fermèrent. Dans son sommeil, Pipo ne vit pas que son pelage de laine gardait une petite poussière d’or, vestige de son grand voyage. Il s’endormit profondément, bercé par le chant de la nuit, le cœur léger et l'âme pleine de lumière. Dehors, le monde entier dormait sous la garde des étoiles retrouvées. Et quelque part, dans un petit panier en osier, un petit chien en laine faisait les plus beaux rêves du monde. **C’est ainsi que Pipo, le petit doudou au grand cœur, ferma la porte de la Cachette aux Étoiles, pour mieux ouvrir celle du pays des songes.**

La morale de Pipo

Voici le dernier chapitre de l'histoire, conçu pour envelopper les enfants dans une bulle de douceur tout en leur transmettant la précieuse leçon de Pipo. *** # Chapitre : La morale de Pipo – Le secret des petits cœurs La lune, comme une grande veilleuse d’argent, s’étira dans le ciel bleu velours. Elle regarda en bas, vers la petite chambre, vers le petit panier, et vers le petit chien en laine qui ronflait doucement. *Pfiouuu... Pfiouuu...* faisait le museau de Pipo. La Lune fit un clin d’œil à la Grande Ourse et chuchota d'une voix qui ressemblait au tintement de clochettes de cristal : — Approchez, mes petites étoiles. Regardez bien ce petit doudou. Il n'est pas plus grand qu'une pomme, il a les oreilles qui tombent et ses pattes sont faites de fils de coton. Pourtant, c’est lui qui vous a ramenées à la maison. Les étoiles, tout là-haut, se mirent à scintiller de mille couleurs : rose bonbon, bleu électrique, jaune citron. Elles dansaient de joie. Car Pipo leur avait appris un secret merveilleux, un secret que seuls les enfants et les doudous connaissent vraiment. ### Le secret de la petite étincelle Tu vois, mon petit trésor, l'aventure de Pipo nous raconte une chose très importante. Parfois, on regarde le ciel et on se dit : « Oh, les étoiles sont si hautes ! Le monde est si grand ! Et moi, je suis tout petit, tout minuscule. » Mais Pipo, avec sa petite truffe noire et son courage en laine, nous a montré la vérité. Être petit, ce n’est pas un obstacle. Au contraire ! C’est une force magique. Parce qu’il était petit, Pipo a pu se faufiler là où les géants ne passent pas. Parce qu’il avait un cœur tendre, il a su écouter le chagrin des étoiles qui s’étaient perdues. Il n'avait pas besoin d'avoir de grandes ailes ou une épée magique. Il avait juste besoin de sa gentillesse et de sa petite lumière intérieure. ### Les petites mains font de grands miracles Imagine un instant... Si Pipo s'était dit : « Je ne suis qu'un doudou, je ne peux pas aider le ciel », les étoiles seraient restées cachées pour toujours. Mais Pipo a fait un premier pas. Puis un deuxième. *Trot, trot, trot.* La morale de Pipo, c’est que **même quand on est petit comme un grain de sable, on peut aider les plus grandes étoiles à retrouver leur place.** — Est-ce que tu entends le vent dans les arbres ? demanda la Lune à un petit nuage qui passait. — Oui, répondit le nuage. Il dit que chaque petit geste compte. — C’est vrai, reprit la Lune. Un petit bisou peut soigner un gros chagrin. Un petit mot gentil peut éclairer une journée entière. Et un petit chien en laine peut sauver l'immensité du ciel. ### La poussière d'or dans ton cœur Regarde bien tes mains. Elles sont petites, n'est-ce pas ? Tes pieds aussi font de tout petits bruits sur le parquet. Mais à l'intérieur de toi, il y a la même lumière que celle de Pipo. C’est la lumière de la bravoure et de l'amitié. Peu importe si tu ne sais pas encore tout faire. Peu importe si tu as parfois besoin d'un tabouret pour attraper les biscuits sur la table. Dans ton cœur, tu es aussi géant qu'une galaxie. Quand tu aides un ami à se relever, tu es une étoile. Quand tu partages ton jouet préféré, tu es une constellation. Quand tu dis « je t’aime » à maman ou papa, tu fais briller tout l'univers. ### Le dodo des héros Pipo bougea une oreille dans son sommeil. Il rêvait qu'il faisait de la balançoire sur un croissant de lune. La petite poussière d’or sur son pelage brilla une dernière fois avant de se transformer en un doux parfum de lavande et de sucre glace. La morale est là, nichée sous l’oreiller : **N’oublie jamais que tu as un grand pouvoir. Celui de rendre le monde plus beau, un petit pas à la fois.** Alors, ferme tes yeux maintenant. Laisse les étoiles veiller sur toi comme Pipo a veillé sur elles. Car demain, une nouvelle journée t'attend, et le monde a besoin de ta petite lumière pour briller de mille feux. — Bonne nuit, petit Pipo, murmura le vent. — Bonne nuit, petit enfant, chantèrent les étoiles. Et dans le grand silence de la nuit, on n'entendit plus que le battement de cœur de l'univers, un cœur rempli d'amour, de laine et de poussière d'or. **C’est la fin de l’histoire, mais c’est le début de tes rêves.**
Fusianima
Pipo et la Cachette aux Étoiles
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Pipo et la Cachette aux Étoiles

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**CHAPITRE 1 : Pipo le petit chien curieux** Il était une fois, au cœur d’un jardin qui sentait bon la menthe fraîche et la terre mouillée, un petit chien pas plus haut qu’une botte de jardinier. Il s’appelait Pipo. Pipo avait de longues oreilles couleur caramel qui faisaient *flic-flac* quand il c...

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