PicPic et le Mystérieux Géant de Velours

Par Studio WonderJeunesse

Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre 1 : PicPic le Petit Piquant Il était une fois, niché au creux d’un jardin secret où les fleurs dansent avec le vent, un minuscule habitant au dos tout étoilé de pointes. Son nom ét...

PicPic le Petit Piquant

Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre 1 : PicPic le Petit Piquant Il était une fois, niché au creux d’un jardin secret où les fleurs dansent avec le vent, un minuscule habitant au dos tout étoilé de pointes. Son nom était PicPic. PicPic n’était pas un hérisson comme les autres. Imagine une petite boule de châtaigne, avec un museau rose qui frétille comme un papillon et deux grands yeux noirs, brillants comme des gouttes de rosée. Sur son dos, il portait des centaines de petits piquants, mais ne t’inquiète pas ! Ils n’étaient pas là pour piquer les copains. Non, ils étaient là pour protéger son petit cœur rempli de courage. Ce matin-là, le soleil se leva en étirant de longs rayons couleur de miel sur le jardin. PicPic s’étira lui aussi. *« Ohhh-là-là ! »* bâilla-t-il en sortant de son dodo de mousse toute douce. *« Je crois que mon ventre chante une petite chanson... »* Et quelle chanson ! C’était la chanson de la faim. *Scritch, scratch, scritch.* PicPic gratta son petit ventre blanc. Il ne rêvait que d’une chose : une pomme. Mais pas n’importe laquelle ! Il cherchait une « Pomme-Soleil », une de ces pommes tombées du grand arbre, si sucrées qu’on dirait qu’elles cachent du miel à l’intérieur. PicPic se mit en route. *Trot-trot-trot.* Ses petites pattes faisaient un bruit de tambourin sur les feuilles sèches. Pour lui, le jardin était une immense forêt enchantée. Les brins d’herbe étaient des tours d’émeraude qui montaient jusqu'au ciel, et les marguerites ressemblaient à de grands parasols blancs. — Bonjour, Madame la Fleur ! lança PicPic en passant sous un pétale de rose. — Bonjour, Petit Piquant ! sembla répondre la fleur en laissant tomber une goutte d’eau fraîche sur son museau. *Ploc !* PicPic rigola. Il aimait les chatouilles de l’eau. Il continua son chemin, le nez en l’air, reniflant l’air parfumé. Soudain, ses moustaches frémirent. *Snif, snif, snif...* — Ça sent le rouge... ça sent le rond... ça sent le bon ! s’exclama-t-il. Là, juste devant lui, après avoir traversé la jungle de la Menthe-Douce, il la vit. Une pomme magnifique, ronde comme un ballon et rouge comme un camion de pompier, posée sur un tapis de mousse veloutée. Elle brillait sous le soleil, couverte de petites perles d'eau. PicPic s’approcha avec précaution. Il était petit, vraiment très petit. À côté de la pomme, il ressemblait à un petit caillou à côté d’une montagne. Mais PicPic était le plus brave des hérissons de la terre ! — Tu es à moi, jolie pomme ! dit-il avec une voix pleine de fierté. Il essaya de pousser la pomme avec son museau. *Uuuh... Hiii...* La pomme était lourde ! Elle roula d’un petit millimètre. PicPic prit une grande inspiration, gonfla ses petits poumons, et poussa encore plus fort. *Hop !* La pomme fit un petit bond et s'installa entre deux racines de vieux chêne. C’est à ce moment-là que PicPic entendit un drôle de bruit. Un bruit tout doux, comme un souffle de vent dans des rideaux de soie. *Frou-frou... Frou-frou...* Le petit hérisson s’arrêta net. Il dressa ses oreilles de velours. Habituellement, quand il y avait un bruit, PicPic se roulait en boule pour faire sa "maison de piquants". Mais aujourd'hui, sa curiosité était plus grande que sa peur. Une ombre immense et très douce commença à recouvrir la pomme. Ce n’était pas une ombre noire et froide, non. C’était une ombre chaude, qui sentait la forêt après la pluie et le doudou propre. PicPic leva les yeux, de plus en plus haut, encore plus haut que le sommet des coquelicots. Ce qu’il vit alors le fit écarquiller les yeux de merveille. Devant lui, deux pattes gigantesques, couvertes d’un poil si épais et si doux qu’on aurait dit de la mousse de nuage, venaient de se poser sur l’herbe. C’était le Géant. Mais pas un géant avec des bottes de fer. Un géant tout en velours, silencieux comme un rêve. Le petit cœur de PicPic fit *Boum-Boum, Boum-Boum*. — Oh ! murmura le petit hérisson, la bouche grande ouverte. Tu es... tu es tout doux ! Le Mystérieux Géant de Velours était là, juste devant lui. Et l'aventure de PicPic ne faisait que commencer.

La Montagne Bleue

Voici le nouveau chapitre de l'aventure de PicPic, écrit avec la douceur et la magie du style "Wonder Engine". *** # Chapitre : La Montagne Bleue Le soleil se leva sur la prairie comme une grosse orange pressée, étalant son jus doré sur les brins d’herbe encore tout mouillés de rosée. PicPic le petit hérisson sortit le bout de son nez de son dodo de feuilles. Il s’étira de tout son long — *étiiiiire !* — en faisant bruisser ses petits piquants. — *Scritch, scritch, scritch !* fit-il en se grattant le ventre. Mais ce matin-là, quelque chose n'était pas comme d'habitude. En tournant la tête vers le milieu de la pelouse, là où normalement il n'y a que des pâquerettes et du vide, PicPic s'arrêta net. Ses yeux devinrent aussi ronds que des billes de verre. Au milieu du jardin, une montagne était apparue pendant la nuit. Une montagne immense, toute ronde, toute gonflée… et surtout, une montagne **bleue**. Pas le bleu du ciel quand il fait froid, non. C’était un bleu délicieux, un bleu myrtille, un bleu doudou, un bleu qui donnait envie de fermer les yeux et de faire la sieste. — Oh ! souffla PicPic dans un murmure de coton. La lune a dû laisser tomber son manteau dans mon jardin ! Curieux comme un petit détective, PicPic trottina vers la forme mystérieuse. *Trottin-trottin, flic-floc* dans l’herbe mouillée. Plus il approchait, plus la Montagne Bleue devenait grande. Elle était si haute que PicPic devait pencher sa tête en arrière, tellement loin qu’il faillit basculer sur ses fesses ! La Montagne Bleue ne ressemblait pas à de la pierre. Elle n’était pas dure, elle n’était pas froide. Elle semblait faite de milliers de petits poils de soie, serrés les uns contre les autres. PicPic tendit une petite patte hésitante. Il toucha le bord de la forme bleue. — C’est… c’est encore du velours ! s’exclama-t-il. Soudain, la montagne fit un bruit étrange. — *Pshhhhhhh… Huuuuuu…* PicPic sursauta et fit une petite boule de piquants. Il attendit, le cœur battant : *Boum-boum, boum-boum*. Mais le bruit était doux. C’était un bruit de vent dans les saules, un bruit de vagues de lait. La Montagne Bleue… elle respirait ! Elle se soulevait doucement, puis elle redescendait. *Hop, en haut. Hop, en bas.* — Ce n’est pas une montagne, comprit PicPic en dépliant ses oreilles. C’est le Géant ! Il dort encore ! PicPic s'approcha tout près, si près qu'il pouvait sentir l'odeur du Géant. Il sentait bon la brioche chaude et la fleur de lavande. C’était un parfum qui donnait envie de faire des câlins. Le petit hérisson ne put s'empêcher de poser sa joue contre le flanc bleu et moelleux du Géant. C’était tellement doux que PicPic crut que sa joue s'enfonçait dans un nuage de sucre. — Monsieur le Géant ? appela-t-il d'une toute petite voix de souris. Monsieur le Géant de Velours ? Est-ce que vous faites un rêve bleu ? La Montagne Bleue s'arrêta de bouger un instant. Puis, un immense frisson parcourut le poil soyeux, comme une vague sur l'océan. Tout en haut, très haut au-dessus de PicPic, une voix profonde et chantante s'éleva. Une voix qui ressemblait au son d'une grosse cloche en chocolat. — *Mmmh… Bonjour, petit PicPic…* gronda doucement le Géant. *Tu as trouvé ma cachette ?* — Vous êtes si grand ! s'émerveilla PicPic en escaladant un petit repli de velours. J'ai cru que vous étiez une montagne tombée du ciel ! Le Géant laissa échapper un petit rire qui fit trembler les coquelicots alentour. — *Je ne suis pas une montagne, petit ami. Je suis juste un Géant qui aime la rosée du matin. Est-ce que tu veux monter sur mon dos ? De là-haut, on voit le monde en bleu.* PicPic n'hésita pas une seconde. Ses petites pattes s'agrippèrent au velours azur. Il grimpa, grimpa, comme s'il montait sur un immense oreiller vivant. Arrivé au sommet, il s'assit confortablement. De là-haut, le jardin était minuscule ! Les fourmis ressemblaient à des points de poivre et les pommes à des billes rouges. Mais surtout, il vit que le Géant n'était pas seul : sa fourrure bleue brillait de mille paillettes de soleil. — C'est magique, dit PicPic en laissant ses pattes s'enfoncer dans la douceur. — *Tout est magique quand on regarde avec le cœur, petit PicPic,* répondit le Géant de Velours. Et ce matin-là, sur sa Montagne Bleue, le petit hérisson comprit que la plus grande des aventures, c’était d’avoir un ami aussi doux qu'un rêve.

Le Conseil de Coccinelle

# Chapitre : Le Conseil de Coccinelle Après cette incroyable balade sur le dos du Géant de Velours, PicPic redescendit sur la terre ferme. *Hop !* Il se laissa glisser le long d’une patte toute douce, comme s'il empruntait un toboggan de soie. Ses petites pattes touchèrent la mousse fraîche du jardin. *Plic-ploc !* Le sol lui semblait maintenant tout petit, après avoir touché les nuages. PicPic avait le cœur qui battait la chamade, non pas de peur, mais de joie. Il avait besoin de raconter son secret. Et qui, dans tout le jardin, était plus sage et plus observatrice que son amie la Coccinelle ? Il trottina vers le grand massif de marguerites. Les fleurs secouaient leurs collerettes blanches pour saluer le soleil. Là, posée sur un pétale de neige, se trouvait Coccibel. Elle était ronde comme un bouton de manteau, rouge comme une cerise, avec de jolis points noirs bien alignés sur son dos. — Coccibel ! Coccibel ! appela PicPic en agitant ses petites pattes. La coccinelle ouvrit ses ailes transparentes dans un petit bruit de papier de soie : *Frou-frou...* Elle s’envola et vint se poser juste sur le bout du museau humide de PicPic. C’était un petit bisou de papillon. — Pourquoi cours-tu si vite, petit hérisson ? demanda Coccibel d’une voix aussi fine qu'un tintement de clochette. Tu as l’air d’avoir avalé un rayon de soleil ! PicPic s’assit sur son derrière, tout essoufflé. — J’ai rencontré... j’ai rencontré le Géant ! Le Grand Géant de Velours Bleu ! Il est immense, Coccibel. Il est plus grand que le cerisier, plus doux qu’un doudou, et il m’a porté tout là-haut ! Il montra le ciel avec son petit nez. Coccibel resta silencieuse un instant. Elle nettoya ses antennes avec ses pattes minuscules, d’un air très sérieux. Puis, elle fit un petit cercle dans les airs avant de se reposer sur une feuille de menthe qui sentait bon le frais. — Je le connais, PicPic, répondit-elle enfin. Je l’ai souvent croisé quand je vole au-dessus des hautes herbes. PicPic écarquilla ses grands yeux noirs. — Et alors ? Est-ce qu’il est dangereux ? Est-ce qu’il va manger toutes nos fraises des bois ? Coccibel laissa échapper un petit rire cristallin. — Oh non, PicPic ! Écoute bien mon conseil : ce Géant-là est un trésor pour le jardin. Il est très, très calme. Sais-tu ce qu'il fait quand il marche ? Il fait attention de ne jamais poser ses grosses pattes sur une fourmi ou sur une fleur. Il attend même que les abeilles aient fini de butiner avant de passer. PicPic se souvint alors de la voix du Géant. C’était une voix qui ressemblait au bourdonnement d’une grosse contrebasse, mais une contrebasse qui chanterait une berceuse. — Et il est poli ? demanda encore PicPic, un peu intimidé. — C’est le plus poli des géants, assura Coccibel en agitant ses ailes. Un jour, une branche s’est accrochée à sa fourrure bleue. Au lieu de s’énerver, il a dit : "Pardon, Madame la Branche, je ne voulais pas vous déranger." Il est doux à l'extérieur, mais il est encore plus doux à l'intérieur, dans son cœur. PicPic se sentit rassuré. Une grande chaleur, comme une couverture de laine, l'enveloppa. Le jardin lui semblait encore plus beau maintenant qu’il savait que le Géant était un ami de la nature. — Tu vois, PicPic, continua la Coccinelle en s'approchant de son oreille, la taille ne veut rien dire. On peut être petit comme moi et porter de grandes nouvelles, ou être géant comme lui et avoir la politesse d'une fleur. L’important, c’est la douceur de ses pas sur la terre. PicPic regarda vers l'horizon. Au loin, entre les arbres, il vit une tache de bleu azur qui brillait sous les rayons de l'après-midi. Le Géant s'était couché pour faire une sieste, et de loin, on aurait dit une colline de saphir. — Merci, Coccibel, murmura PicPic. Je crois que je vais retourner le voir. J'aimerais lui apporter une pomme de pin pour le remercier. — C’est une excellente idée, mon petit hérisson, répondit la coccinelle en s'envolant. *Zoum-zoum !* N’oublie pas : souris-lui avec tes yeux, et il te répondra avec son cœur. PicPic se mit en route, le cœur léger. Le vent faisait danser les herbes hautes, et chaque pétale de fleur semblait lui chuchoter : *C’est un ami... c’est un ami...* La grande aventure ne faisait que commencer, et dans le jardin enchanté, PicPic n'avait plus peur de rien, car il savait maintenant que la politesse et le calme étaient les plus grands des pouvoirs. Il trottinait, ses petits piquants frissonnant de bonheur, prêt à offrir son amitié au merveilleux Géant de Velours.

Un Drôle de Ronronnement

**CHAPITRE : Un Drôle de Ronronnement** PicPic le petit hérisson avançait avec précaution, ses petites pattes faisant *frou-frou* dans les herbes hautes. Dans sa bouche, il tenait fièrement une jolie pomme de pin, ronde et bien fermée. C’était son trésor, son cadeau pour le grand habitant du jardin. Plus il approchait de la tache bleue, plus le monde semblait devenir calme et scintillant. Le soleil de l’après-midi déposait des baisers dorés sur ses piquants, et une odeur délicieuse commença à chatouiller son petit nez noir. Ce n’était pas l’odeur de la terre humide, ni celle des champignons oubliés sous les feuilles. Non, c’était une odeur de ciel propre, de coton tout doux et de fleurs de lavande. Le Géant sentait bon la lessive qui a séché au grand air et la chaleur du soleil. — Oh... murmura PicPic en posant délicatement sa pomme de pin. On dirait un nuage qui est tombé du ciel pour se reposer dans l’herbe. Le Géant de Velours était là, juste devant lui. C’était une montagne d’un bleu azur, aussi immense qu’une colline pour un petit hérisson. Sa peau n’était pas faite de pierre ou d’écorce, mais d’un tissu si fin et si soyeux qu’il donnait envie de s’y emmitoufler pour toujours. Le Géant ne bougeait pas. Il semblait dormir d’un sommeil profond, un sommeil de magicien. PicPic fit un pas de plus. *Trot-trot-pic !* Puis un deuxième. *Trot-trot-pic !* Soudain, PicPic s’arrêta net. Ses oreilles, toutes petites et toutes rondes, frémirent. Un bruit étrange montait de la colline bleue. *Rrron-rrron… Rrron-rrron…* PicPic se figea. Était-ce le tonnerre qui grondait au loin ? Non, le ciel était parfaitement pur. Était-ce un petit tracteur caché dans les fleurs ? Non plus. C’était un bruit qui venait du ventre même du Géant. Un bruit régulier, grave et terriblement apaisant. *Rrron-rrron… Vroum-vroum de velours…* — Monsieur le Géant ? appela PicPic d’une voix de souriceau. Est-ce que vous avez un moteur dans le cœur ? Le Géant ne répondit pas, mais son immense dos bleu se souleva très lentement, puis redescendit. *Pchhhhuuu…* C’était sa respiration. Chaque fois que le Géant respirait, un petit vent tiède, parfumé au savon de Marseille, venait caresser les joues de PicPic. — C’est un ronronnement ! s’exclama le hérisson en écarquillant ses yeux noirs. Comme le chat de la ferme, mais en beaucoup plus grand ! Un ronronnement de géant... Rassuré par cette musique douce, PicPic s’approcha encore. Il se sentait minuscule, comme un grain de sable à côté d’un océan, mais il n’avait plus peur. Il se souvenait des paroles de Coccibel : *« Souris-lui avec tes yeux, et il te répondra avec son cœur. »* Il déposa sa pomme de pin tout contre la fourrure bleue. À cet endroit, le velours était si chaud qu’on aurait dit qu’il avait attrapé tous les rayons du soleil pour les garder dans ses poils. — Voilà pour toi, Monsieur le Géant, chuchota PicPic. C’est pour te dire merci d’être si doux. À cet instant, le ronronnement changea de ton. Il devint plus vibrant, plus joyeux. *RRRON-RRRON-PIC !* Le Géant ne s'était pas réveillé, mais on aurait dit qu'il faisait un rêve merveilleux, un rêve où les petits hérissons et les grands géants étaient les meilleurs amis du monde. PicPic, fatigué par tant d’émotions, se laissa glisser contre le flanc azur. C’était bien plus confortable que son nid de feuilles sèches. C’était comme être blotti dans un doudou géant. Le ronronnement agissait comme une berceuse magique qui faisait danser les fleurs autour d'eux. — Tu es un drôle de géant, murmura PicPic en fermant à demi les yeux. Tu es un géant qui chante sans ouvrir la bouche. Et là, dans la lumière dorée du jardin enchanté, le petit hérisson et son immense ami de velours restèrent l’un contre l’autre. Le silence était rempli de cette musique secrète, ce *vroum-vroum* de tendresse qui racontait que, parfois, les plus grandes montagnes sont aussi les plus tendres. PicPic ne savait pas encore ce qui se passerait quand le Géant ouvrirait ses grands yeux, mais pour l'instant, le ronronnement était le plus beau langage du monde. C'était le son d'une amitié qui commençait, tout doucement, au rythme d'un cœur de coton.

Le Saut de Lapinou

**CHAPITRE : LE SAUT DE LAPINOU** Le jardin enchanté baignait dans une lumière de miel. Tout était calme, si calme qu’on pouvait entendre les fleurs de réglisse bâiller et les papillons de soie battre des ailes. PicPic, le petit hérisson, était blotti contre l’immense flanc bleu du Géant de Velours. Il se sentait bien. C’était comme être posé sur un nuage de barbe à papa, mais en beaucoup plus chaud et avec ce merveilleux petit moteur qui faisait *vroum-vroum* à l’intérieur. Soudain, un bruit de ressort cassa le silence. *Boing ! Boing ! Flip-flap !* C’était un bruit que PicPic connaissait bien. C’était le bruit d’une tempête de joie, le bruit de deux longues oreilles qui claquent au vent. — PicPiiiiic ! Regarde-moi ! cria une voix pleine de peps. Au bout du sentier de sucre glace, Lapinou surgit comme une petite flèche blanche. Lapinou ne marchait jamais. Il préférait bondir, rebondir et faire des pirouettes dans les airs. Ses moustaches frétillaient de curiosité et ses yeux brillaient comme deux billes de chocolat. Il s’arrêta net devant l’immense montagne azur. Ses oreilles se dressèrent tout droit vers le ciel, comme deux antennes magiques. — Oh là là ! C’est quoi cette grosse chose bleue ? demanda Lapinou en penchant la tête à gauche, puis à droite. On dirait un doudou qui a mangé trop de gâteaux ! PicPic ouvrit un œil somnolent et sourit : — Chuuut, Lapinou. C’est mon nouvel ami. Il est tout doux et il chante avec son ventre. Mais Lapinou ne savait pas rester tranquille très longtemps. Pour lui, tout ce qui était grand et rond ressemblait forcément à un jouet. Il s’approcha doucement, posa une petite patte rose sur le velours bleu, puis une deuxième. Il appuya un peu. *Pouf.* La fourrure s’enfonça comme de la mousse de savon. — Mais… mais c’est incroyable ! s’exclama Lapinou, les yeux écarquillés. Alors, sans prévenir, Lapinou prit son élan. Il recula de trois pas, remua son petit derrière en pompon et… *Zouuuuu !* Il s’envola. Il fit un saut de champion, un saut de kangourou-nuage, et vint atterrir pile-poil au milieu du ventre du Géant. — REGARDE PICPIC ! C’EST TOUT MOU ! hurla-t-il de bonheur. *Vling !* Lapinou fut projeté en l’air par le rebond. Le Géant était comme un immense trampoline en plumes. Lapinou retomba en riant : *Plouf ! Re-boing !* — On dirait que je saute sur une énorme guimauve ! C’est encore plus rigolo que de sauter dans les flaques de sirop ! Regarde-moi, PicPic ! Je suis un oiseau-lapin ! PicPic, d’abord un peu inquiet que son ami réveille le Géant, ne put s’empêcher de rire. Lapinou ressemblait à une petite balle de coton qui dansait sur une mer bleue. À chaque fois qu’il retombait, le corps du Géant faisait des petites vagues, comme de la gelée à la menthe. — Fais attention, Lapinou ! Tu vas lui donner des chatouilles ! s’esclaffa PicPic en agitant ses petites pattes. — C’est trop génial ! répondit Lapinou en faisant une galipette sur le dos de la créature. PicPic, viens voir ! On se croirait sur un tapis volant qui fait des câlins ! Lapinou s’allongea de tout son long sur le dos du Géant, les quatre pattes en l’air, s’enfonçant délicieusement dans la douceur azur. Il ferma les yeux une seconde, sentant la chaleur de la fourrure et les vibrations du ronronnement. — Tu as raison, PicPic… murmura-t-il, un peu plus calmement. C’est le doudou le plus merveilleux du monde entier. On dirait que tout son corps nous dit "Je vous aime". Le Géant ne se réveilla pas, mais son ronronnement changea de rythme. Il devint un peu plus fort, un peu plus joyeux, comme un rire caché au fond d'un coffre à jouets. Les fleurs autour d'eux se mirent à scintiller plus fort, et une odeur de vanille et de rêve flotta dans l'air. PicPic grimpa prudemment un peu plus haut pour rejoindre son ami. Ensemble, le petit hérisson aux piquants de velours et le lapin aux oreilles de soie restèrent perchés sur leur immense ami. Ils ne savaient pas qui était ce Géant, ni d'où il venait, mais une chose était sûre : au pays des merveilles, il n'y avait rien de plus doux qu'un saut dans l'amitié. — On reste là pour toujours ? demanda Lapinou en baillant, fatigué par ses acrobaties. — Au moins jusqu’au goûter, répondit PicPic en se pelotonnant. Et dans le jardin enchanté, sous le soleil qui caressait les collines de sucre, le Géant de Velours continua de bercer ses deux petits passagers, au rythme de son cœur de coton.

La Montée périlleuse

Voici le nouveau chapitre de votre conte, écrit dans le style "Wonder Engine", conçu pour émerveiller les petits cœurs et stimuler l’imaginaire des enfants de 3 à 5 ans. *** ### Chapitre : La Montée périlleuse Le Géant de Velours ressemblait à une immense colline de tendresse, endormie au milieu du jardin. Son pelage était d’un bleu profond, comme le ciel juste avant que la lune ne vienne dire bonsoir. PicPic, le petit hérisson aux piquants tout doux, regarda vers le sommet. Pour lui, le haut de l'épaule du Géant semblait toucher les nuages de barbe à papa qui flottaient là-haut. — Lapinou, regarde ! s’exclama PicPic en agitant ses petites pattes. Si je grimpe tout en haut, je pourrai peut-être toucher le bout du nez du soleil ! Lapinou, le lapin aux oreilles de soie, remua son petit nez rose avec inquiétude. — Oh là là, PicPic ! C’est une montagne très, très haute. Et si le Géant se transforme en toboggan ? Mais PicPic était un petit aventurier courageux. Il posa une première patte sur le flanc du Géant. *Pouf !* Sa patte s’enfonça délicieusement, comme s’il marchait sur une brioche géante tout juste sortie du four. — C’est magique ! lança PicPic en rigolant. C’est comme marcher sur un nuage qui fait des câlins ! La montée commença. À chaque pas, le tissu de velours faisait un petit bruit de froissement secret : *frou-frou, chuchoti, chuchota*. C’était la chanson du doudou. PicPic avançait lentement. Ses griffes de velours ne piquaient pas, elles s’accrochaient doucement aux fils d’or qui décoraient le ventre du Géant. Soudain, le Géant poussa un immense soupir de sommeil. *Hooooo-paaaaa...* Son ventre se gonfla comme un gros ballon de baudruche, puis redescendit tout doucement. — Attention, ça tangue ! cria Lapinou depuis le bas, en sautillant sur place. PicPic bascula un peu vers la gauche, puis un peu vers la droite. Il se sentait comme un petit bateau sur une mer de sirop de fraise. Pour ne pas tomber, il s’allongea de tout son long contre la fourrure bleue. Il sentit alors quelque chose d’extraordinaire : la chaleur du Géant. C’était une chaleur douce, qui sentait bon le lait chaud et le miel des fleurs. — Tout va bien, Lapinou ! rabaissa PicPic d'une voix feutrée. Le Géant a un cœur qui bat comme un petit tambour de soie. *Boum-boum, boum-boum.* Ça me donne envie de danser ! PicPic continua son ascension. Il arriva bientôt devant un obstacle impressionnant : un bouton. Mais pas n'importe quel bouton ! C'était un énorme bouton rond, brillant comme une pièce d’or, cousu avec des fils de réglisse. Pour un petit hérisson, c’était un véritable mur de cristal à escalader. — Oh, le joli miroir ! s’émerveilla PicPic en voyant son reflet dans le bouton doré. Il essaya de grimper dessus, mais ses pattes glissaient. *Zouipp !* Il retomba dans la fourrure moelleuse. *Zouipp !* Il glissa encore. C’était très rigolo. On aurait dit un jeu de cache-cache avec la lumière. Finalement, en s’aidant d’un petit pli du tissu, il réussit à se hisser sur le sommet du bouton. De là-haut, la vue était incroyable. Il voyait tout le jardin enchanté : les rivières de limonade, les arbres à sucettes et Lapinou qui ressemblait maintenant à une toute petite pelote de laine blanche posée sur l’herbe de menthe. — Je suis le roi du monde de velours ! s’écria PicPic en levant ses petits bras vers le ciel. Le Géant remua un orteil, ce qui fit trembler doucement toute la montagne bleue. PicPic ne perdit pas l’équilibre. Il se laissa glisser dans un creux douillet, juste derrière le grand col de dentelle du Géant. C’était l’endroit le plus paisible de l’univers. Il appela son ami en faisant un porte-voix avec ses mains : — Lapinou ! Viens vite ! C’est tout mou, c’est tout chaud, et on voit les fées qui font la sieste dans les fleurs ! Lapinou, rassuré par le rire de son ami, commença à son tour à grimper. Ses longues oreilles traînaient derrière lui comme deux rubans de satin. Ensemble, les deux amis se blottirent dans le creux de l'épaule du Géant de Velours. Le monde en bas semblait si loin, et la douceur du Géant si proche. Ils n'avaient plus peur de tomber, car ils comprirent une chose merveilleuse : sur le dos d'un ami aussi grand et aussi bon, on ne tombe jamais. On voyage simplement au pays des rêves, sans même avoir besoin de fermer les yeux. — Tu entends ? chuchota PicPic. — Quoi ? demanda Lapinou. — Le Géant ronronne une histoire... Écoute bien... Et dans le silence doré du goûter qui approchait, les deux petits compagnons s'endormirent presque, bercés par la montée et la descente de cette colline de coton qui les aimait déjà tant.

Le Sommeil du Hérisson

**CHAPITRE : LE SOMMEIL DU HÉRISSON** Dans le creux de l’oreille du Géant de Velours, le silence n’était pas tout à fait silencieux. Il avait un goût de miel et une odeur de fleur de coton. C’était un silence qui chantait. PicPic, le petit hérisson aux piquants d’ordinaire si raides, sentit ses épines se ramollir une à une. Contre la paroi de l’oreille, qui était aussi large qu’un toboggan et aussi douce qu’une couverture en laine de mouton, il se sentait comme un petit roi dans un palais de guimauve. — Lapinou, murmura PicPic d’une voix déjà un peu pâteuse, tu crois que le Géant sait qu’on est là ? Lapinou, qui s’était roulé en boule de neige contre le cou du Géant, remua une narine. Ses longues oreilles battaient doucement, comme les ailes d’un papillon au repos. — Je crois qu’il le sait, répondit Lapinou dans un souffle. Il nous berce, regarde... C’était vrai. À chaque inspiration du Géant, la colline de velours montait vers le ciel bleu comme un gros ballon. À chaque expiration, elle redescendait tout doucement, dans un « pffff » de tendresse qui faisait s'envoler les petites poussières d’or dans la lumière du soir. PicPic décida de s’installer encore mieux. Il fit quelques petits pas de côté, ses pattes de velours s’enfonçant dans la fourrure violette du Géant. Il s'approcha tout près de l'entrée de l'oreille géante. C’était un endroit magique. Les bords étaient ourlés de poils si fins qu'on aurait dit des fils de soie tissés par des araignées de lune. — Oh ! s’exclama PicPic en s'allongeant sur le côté. On dirait un doudou géant qui respire ! Il posa sa petite joue contre la peau chaude du Géant. À l'intérieur de l'oreille, il entendait un son mystérieux : *Boum-boum... Boum-boum...* C’était le cœur du Géant qui battait. C’était un tambour de bonté qui battait la mesure pour le dodo des petits amis. PicPic ferma un œil. Puis l'autre. Mais soudain, il les rouvrit en grand. — Lapinou ? Tu entends ? Le Géant chante pour de vrai ! Ce n’était pas vraiment des mots, mais une mélodie qui vibrait à travers tout le corps du Géant. Ça faisait : *« Mmm-hmmm... Mmm-hmmm... »* comme une maman ours qui endort ses petits sous la neige. C’était une berceuse de géant, une chanson qui racontait les nuages, les rivières de lait et les montagnes de chocolat. PicPic se sentit envahi par une chaleur délicieuse, des orteils jusqu'au bout du museau. Il n'avait plus besoin de ses piquants pour se protéger. Ici, sur cette oreille de velours, le monde entier était une caresse. Ses petites griffes se détendirent. Son petit ventre rond montait et descendait au même rythme que celui du Géant. — C’est... c’est le meilleur dodo de ma vie... chuchota-t-il. Lapinou ne répondit pas. Il s'était déjà envolé au pays des carottes en sucre. PicPic enfouit son nez dans la douceur violette. Il sentit une petite brise chatouiller ses moustaches, mais ce n'était pas le vent de la forêt. C’était le souffle du Géant, un souffle qui sentait la vanille et le goûter partagé. PicPic se sentait si léger qu'il avait l'impression de flotter sur un nuage de barbe à papa. Ses pensées devinrent floues, comme des bulles de savon qui éclatent doucement. Il vit des fées porter des lanternes de lucioles. Il vit des arbres qui donnaient des bonbons à la place des glands. Et surtout, il vit le Géant qui lui souriait avec des yeux grands comme des lacs bleus. Le petit hérisson laissa échapper un petit soupir de contentement, un petit « froutch » de bonheur. Il était bien. Il était en sécurité. Il était aimé par une montagne de velours. Alors, dans le silence doré de la fin d'après-midi, PicPic le hérisson sombra dans le plus profond, le plus moelleux et le plus merveilleux des sommeils. Plus rien n’existait, à part le *Boum-boum* du cœur de son nouvel ami et la douceur infinie de cette oreille géante qui lui servait de berceau. Tout en haut du monde, sur l’épaule du Géant, deux petits cœurs battaient à l’unisson avec un grand cœur de coton. Et dans la forêt, les fleurs se refermèrent doucement, pour ne pas réveiller les deux petits voyageurs qui rêvaient déjà d'étoiles filantes.

Le Secret du Géant

**CHAPITRE : LE SECRET DU GÉANT** Le soleil déclinait doucement derrière les grands chênes, peignant la forêt avec des pinceaux trempés dans du miel et de la confiture d’abricot. PicPic, notre petit hérisson au nez de réglisse, dormait toujours. Il était plongé dans un rêve merveilleux où les nuages étaient faits de barbe à papa et où les rivières chantaient des berceuses en faisant « *glou-glou-chut* ». Il était si bien, niché contre la paroi de velours bleu du Géant. Pour PicPic, ce Géant était une montagne de tendresse, une île de douceur perdue au milieu des grandes herbes. Il ne savait pas que le Géant avait un secret. Un secret merveilleux que seuls les enfants et les petits animaux de la forêt peuvent comprendre. Soudain, un bruit léger s'éleva dans le sentier. *Flic, floc, flic, floc.* Ce n'était pas le pas lourd d'un ogre, ni le galop d'un cerf. C’était le son de petits pieds qui couraient dans l'herbe tendre. Un chant s'éleva, une petite voix claire comme une clochette d’argent : — Mon Doudou ! Mon Gros-Bleu ! Où es-tu caché ? PicPic remua un peu le bout de son nez. Dans son sommeil, il sentit une présence. Une présence qui sentait bon le savon à la fraise, le chocolat chaud et le doudou propre. C’était Petit Louis. Petit Louis avait des joues roses comme des pommes d’api et des yeux qui pétillaient comme des feux de Bengale. Il cherchait son meilleur ami, son grand ours de velours qu’il avait oublié dans le jardin en jouant aux explorateurs. Soudain, Petit Louis s’arrêta net devant le grand buisson de fougères. Ses yeux s’agrandirent, ronds comme des soucoupes. — Oh ! murmura-t-il dans un souffle de vent. Il avait trouvé son Géant de velours. Mais ce qu’il vit sur l’épaule de son ours le fit sourire de toutes ses petites dents blanches. Là, enroulé en une petite boule de piquants qui ne piquaient plus du tout tant ils étaient détendus, se trouvait PicPic. Le petit hérisson ronflait très légèrement, faisant vibrer ses moustaches : « *Pfff-ron-psss... Pfff-ron-psss...* » Petit Louis s’accroupit. Il ne fit pas de bruit pour ne pas briser la magie. Il comprit tout de suite le secret : son doudou n'était pas seulement un jouet, c'était un protecteur de la forêt. Le Géant de Velours avait veillé sur le petit habitant des bois. — Tu as trouvé un copain, Gros-Bleu ? chuchota Petit Louis en caressant doucement l’oreille en peluche de l'ours. C'est bien. Tu es un vrai chevalier. Le petit garçon tendit ses mains. Elles étaient chaudes et douces, comme deux petits nids. Avec une infinie précaution, comme s'il ramassait une bulle de savon fragile, il glissa ses doigts sous le petit ventre de PicPic. PicPic ouvrit un œil, puis deux. Il vit un visage immense mais si gentil qu'il ne s'effraya pas. Il vit les yeux de Petit Louis qui brillaient de mille paillettes de bienveillance. Il se sentit soulevé dans les airs, voyageant comme sur un tapis volant. — Allez, petit piquant, dit Louis d'une voix de sucre candi. Il est l'heure pour mon Doudou de rentrer faire dodo dans mon lit. Mais je vais te trouver le plus douillet des berceaux. Petit Louis déposa PicPic au pied d'un vieux chêne, sur un tapis de mousse vert émeraude, aussi moelleux qu’un tapis de salon. Il ramassa une grande feuille de vigne d’automne, rouge et dorée, et la posa délicatement sur le hérisson pour lui servir de couverture. — Voilà, petit PicPic. Dors bien dans ton lit de mousse. Demain, la forêt t’attendra avec ses surprises. Louis se redressa, attrapa son grand ours de velours par la patte et le serra fort contre son cœur. Le Géant ne semblait plus si grand maintenant, dans les bras du petit garçon, mais il restait immense dans le cœur de PicPic. Le petit hérisson regarda le garçon s'éloigner vers la maison aux lumières dorées qui s'allumaient une à une dans le crépuscule. Il vit le Géant de Velours lui faire un dernier petit signe de la patte (ou était-ce seulement le vent qui l'agitait ?). PicPic se roula en boule sous sa couverture de feuille. Il sentait encore l'odeur du velours bleu et la chaleur des mains de l'enfant. Il comprit alors le plus beau des secrets : le monde était rempli de géants, certains avaient des cœurs de coton, d'autres avaient des cœurs d'enfant, mais tous étaient là pour veiller sur les petits voyageurs de la nuit. Et dans le silence de la forêt, alors que la lune commençait à peigner les cheveux des arbres, PicPic ferma les yeux, heureux. Il n'était qu'un petit hérisson, mais il avait découvert que la magie, c’était simplement d’être aimé, tout doucement, par une montagne de velours. *Froutch.* PicPic s'endormit pour de bon, rêvant déjà à la prochaine fois où il croiserait son ami le Géant. Car dans la Forêt des Songes, les amis ne se perdent jamais vraiment ; ils attendent juste le prochain dodo pour se retrouver.

Le Nouveau Copain

Voici le nouveau chapitre de l'histoire de PicPic, écrit avec toute la tendresse et la magie du style « Wonder Engine ». *** ### Chapitre : Le Nouveau Copain Le lendemain matin, le soleil se leva comme une grosse crêpe à la confiture d’abricot, étalant sa lumière toute chaude sur la Forêt des Songes. *Chatouille-pique ! Chatouille-doux !* Un petit rayon de miel vint rebondir juste sur le bout du nez rose de PicPic. Le petit hérisson ouvrit un œil, puis deux. D’habitude, à cette heure-là, il se cachait vite sous un tas de brindilles, craignant que le ciel ne lui tombe sur les piquants ou qu’un gros bourdon ne fasse trop de bruit. Mais ce matin, quelque chose avait changé. Dans sa petite patte, il sentait encore comme un reste de nuage. Il se souvenait du Géant de Velours, celui qui était grand comme une montagne mais doux comme une caresse. — Je n'ai plus peur, murmura PicPic en étirant ses petites pattes. Les grandes choses, c’est juste beaucoup de place pour mettre de l'amour ! Il sortit de son nid de feuilles avec un petit bond joyeux. *Hop-là !* Aujourd'hui, la forêt lui semblait être un immense terrain de jeu. Les arbres ne lui faisaient plus peur avec leurs longs bras de bois ; ils semblaient seulement vouloir lui offrir des chapeaux de feuilles. Soudain, PicPic s'arrêta. Devant lui, sur le chemin, se trouvait une chose ENORME. C’était une botte en caoutchouc jaune, oubliée là par un enfant. Pour un petit hérisson, c’était aussi haut qu’une tour de château ! Autrefois, PicPic aurait fait *Krrr-zip !* en se roulant en boule de peur. Mais là, il s'approcha en trottinant. *Trot-ti-trot !* — Bonjour la Grande Chose Jaune ! dit-il en penchant la tête. Est-ce que tu es une cousine du Géant de Velours ? La botte ne répondit pas, mais elle brillait joyeusement sous le soleil. PicPic s’approcha si près qu’il put voir son reflet dedans. Il n’avait plus peur du tout. Il commença même à grimper sur le rebord de la botte pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur. — Oh ! Un trésor ! s’exclama-t-il. Au fond de la botte, coincé comme dans un petit nid, brillait un ruban de satin bleu. C’était exactement la même couleur que le Géant de Velours ! PicPic l'attrapa entre ses petites dents et le sortit de là. — C’est un message de mon ami, pensa-t-il, le cœur battant comme un petit tambour de fête. C’est un morceau de son pyjama de ciel ! Alors qu'il admirait son trésor, un petit oiseau bleu, aussi vif qu'une étincelle, vint se poser sur le rebord de la botte. C’était Pip-Pip, le chuchoteur de nouvelles. — PicPic ! PicPic ! Tu ne te caches pas ? demanda l'oiseau en penchant la tête. Tu ne trouves pas que cette botte est trop grande pour un si petit hérisson ? PicPic secoua ses piquants avec fierté. — Non, Pip-Pip ! Regarde ! J’ai trouvé un morceau de douceur. Désormais, je sais que le monde est rempli de protecteurs. Même ce qui est grand peut être mon copain. PicPic attacha le ruban bleu autour de son cou. Cela lui faisait comme une écharpe de super-héros de la forêt. Il se sentait fort, il se sentait beau, il se sentait aimé. — Viens, Pip-Pip ! On va aller voir la rivière ! Je parie qu'elle fait de la musique de géant aujourd'hui ! Et les deux amis s'élancèrent à travers les herbes hautes. Pour PicPic, chaque brin d'herbe était une épée de lumière et chaque fleur une tasse de thé pour les fées. Il ne voyait plus les ombres, il ne voyait que la magie cachée derrière chaque buisson. Il comprit alors que le Géant de Velours ne l'avait pas vraiment quitté. Il habitait maintenant dans son courage. À chaque fois qu'il verrait quelque chose de grand, il se souviendrait de la main douce et de l'odeur de coton propre. Le monde n'était plus un endroit pour se cacher, c'était un endroit pour se rencontrer. *Flic-flac !* PicPic sauta dans une flaque d'eau, faisant gicler des gouttes de diamant partout. Il riait, un petit rire de hérisson qui ressemble à des clochettes de muguet. — Merci, mon Géant, souffla-t-il vers le ciel bleu. Grâce à toi, je suis devenu le plus grand des petits voyageurs ! Et sous le regard bienveillant des vieux chênes, le petit hérisson au ruban bleu continua sa route, prêt à transformer chaque mystère de la forêt en une nouvelle histoire d'amitié. Car quand on a un géant dans son cœur, on n'est plus jamais petit. ***

La Leçon de PicPic

C’est une matinée qui sent bon la brioche chaude et la rosée sucrée. Dans la forêt des Grands Chênes, le soleil s’amuse à faire des chatouilles aux fleurs. PicPic, notre petit hérisson au ruban bleu, trottine avec une assurance nouvelle. Ses petites pattes font *pata-pouf, pata-pouf* sur le tapis de mousse. Soudain, près du Grand Buisson à Baies, il entend des petits bruits de tremblements. *Chuchu... Trembli... Frou-frou...* C’est Gribouille l’écureuil et Pompon le lapereau. Ils sont cachés derrière une feuille de fougère, les yeux tout ronds, les oreilles toutes basses. — Vite, PicPic ! Cache-toi ! murmure Gribouille en agitant sa queue rousse. Il y a une montagne de poils noirs qui arrive ! Elle est immense ! Elle va nous avaler comme des petits grains de raisin ! PicPic s’arrête. Il regarde la grande ombre qui s’avance entre les arbres. C’est vrai, elle est impressionnante. Elle est haute comme trois maisons de hérisson et large comme un gros nuage de pluie. Mais PicPic ne pique pas ses épines. Il ne se roule pas en boule. Il sourit, car il sent dans le vent une délicieuse odeur de coton propre et de fleurs de tilleul. — Ne craignez rien, mes amis ! dit PicPic d’une voix claire qui clochette comme un petit grelot. Approchez, venez écouter la Leçon du Géant. Gribouille et Pompon sortent un bout de museau, tout hésitants. PicPic s’assoit sur un champignon rouge à pois blancs et commence son récit. — Vous voyez cette grande ombre ? dit-il en désignant le mystérieux visiteur qui s’approche. Parfois, nos yeux nous racontent des histoires qui font peur. On voit quelque chose de grand, et notre petit cœur fait *Boum-Boum-Boum* très fort. On croit que ce qui est immense est forcément méchant. Il invite ses amis à s’approcher tout près de la grande forme qui vient de s'arrêter. C’est un ours de velours, un jouet oublié par un enfant, mais qui semble vivant par la magie de la forêt. Ses yeux sont de gros boutons de chocolat et son ventre est une colline de douceur. — Touchez, dit PicPic en posant sa patte sur la patte de velours du Géant. Pompon le lapin avance une petite patte rose. *Frou-frou...* C’est tout doux. C’est comme caresser un nuage de crème chantilly. Gribouille l’écureuil grimpe sur le genou du Géant. — Mais... c’est de la guimauve ! s’exclame Gribouille en riant. Ce n’est pas une montagne méchante, c’est un doudou géant ! PicPic hoche la tête, ses petits yeux brillants de sagesse. — C’est cela, la grande leçon, mes amis. Dans le monde, il y a beaucoup de choses que nous ne connaissons pas. Des choses qui semblent de grosses montagnes, des bruits qui ressemblent à du tonnerre, des ombres qui jouent à nous faire peur. Mais souvent, l’inconnu cache un trésor de tendresse. Il grimpa sur l’épaule du Géant de Velours et s’adressa à toute la forêt : — Regardez bien avec votre cœur, pas seulement avec vos yeux ! Ce qui est impressionnant n’est pas toujours effrayant. La peur, c’est comme une petite porte fermée à clé. Mais le courage, c’est la clé qui ouvre la porte sur un nouvel ami. Le soleil se mit à briller plus fort, transformant les grains de poussière en petites fées d’or qui dansaient autour d’eux. Pompon et Gribouille ne tremblaient plus. Ils faisaient des galipettes sur le ventre rebondi du Géant, qui semblait veiller sur eux avec un grand sourire de fil de soie. — Alors, promettez-moi, dit PicPic en ajustant son ruban bleu : la prochaine fois que vous verrez quelque chose de mystérieux, n'allez pas vous cacher tout de suite. Prenez une grande respiration, comptez jusqu'à trois, et dites-vous : "C’est peut-être une nouvelle douceur qui m'attend !" — Promis ! crièrent les amis en chœur. PicPic était heureux. Il avait compris que le plus beau cadeau du Géant n'était pas seulement sa douceur, c'était le courage qu'il avait déposé dans son petit cœur de hérisson. Désormais, chaque mystère de la forêt serait pour lui une nouvelle page d'un livre merveilleux. Et c’est ainsi que sous le grand ciel bleu, le petit PicPic apprit à tous que même quand on est tout petit, on peut avoir un cœur aussi grand que le plus vaste des géants. Car lorsque la peur s'en va, il reste toute la place pour l'amitié et la magie. *Chting !* Une goutte de rosée tomba d'une feuille, pile sur le bout du nez de PicPic. Il éclata de rire, et toute la forêt rit avec lui. La leçon était apprise : l'inconnu n'est qu'un ami qui n'a pas encore dit son nom.
Fusianima
PicPic et le Mystérieux Géant de Velours
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PicPic et le Mystérieux Géant de Velours

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Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre 1 : PicPic le Petit Piquant Il était une fois, niché au creux d’un jardin secret où les fleurs dansent avec le vent, un minuscule habitant au dos tout étoilé de pointes. Son nom ét...

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