Nino et le Bouton Magique du Courage

Par Studio WonderJeunesse

Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la douceur et l'émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Nino, le petit garçon-escargot Il était une fois, dans un village où les maisons ressemblaient à de gros bonbons colorés, un petit garçon nommé Nino. Nino avait des joues...

Nino, le petit garçon-escargot

Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la douceur et l'émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Nino, le petit garçon-escargot Il était une fois, dans un village où les maisons ressemblaient à de gros bonbons colorés, un petit garçon nommé Nino. Nino avait des joues roses comme des pêches mûres, des yeux ronds comme des billes de verre et un secret très spécial : Nino était un petit « garçon-escargot ». Oh, il n’avait pas de vraie coquille sur le dos, bien sûr ! Mais Nino portait toujours un grand sac à dos tout vert et tout rebondi. Et surtout, Nino possédait une cachette secrète, la plus douce et la plus sûre du monde entier : les jambes de sa maman. Dès que le soleil se levait et faisait *« Coucou ! »* par la fenêtre, le monde semblait très, très grand pour un petit Nino. Les voitures faisaient *« Vroum-Vroum ! »*, les gros chiens faisaient *« Ouah-Ouah ! »* et les voisins parlaient avec des voix qui résonnaient comme des tambours. — On y va, mon petit cœur ? demandait maman en lui tendant sa main qui sentait la crème à la vanille. Nino hochait la tête, mais dès qu’ils passaient la porte de la maison… *Zoup !* Comme par magie, Nino devenait un petit escargot. Ce matin-là, la place du village était en fête. Il y avait des ballons bleus, des ballons rouges et des ballons jaunes qui dansaient dans le ciel comme des bulles de savon géantes. L’air sentait bon la barbe à papa et le pop-corn chaud. — Oh, regarde Nino ! s’exclama Maman avec une voix joyeuse. C’est la fête du printemps ! Viens, allons dire bonjour à la boulangère. Mais pour Nino, la boulangère était aussi grande qu’une montagne. Et son rire faisait *« Ha ! Ha ! Ha ! »* si fort que les petites oreilles de Nino frémissaient. Alors, ni une, ni deux, Nino fit son mouvement d’escargot préféré. Il attrapa fermement le tissu fleuri de la robe de maman et se glissa derrière ses jambes. *Frou-frou…* fit la robe. *Chti-clac…* fit le petit sac à dos contre ses épaules. De sa cachette, Nino ne voyait plus que les chaussures de maman et les jolis motifs de sa jupe. Ici, c’était son jardin secret. C’était tout doux, ça sentait la lessive à la lavande, et le bruit du monde devenait tout petit, comme un murmure d’oiseau. — Coucou Nino ! On se cache encore ? demanda la boulangère en se penchant. Nino serra le tissu un peu plus fort. Il ne répondit pas. Il préférait regarder une petite fourmi qui transportait une miette de pain entre deux pavés. La fourmi aussi était petite. La fourmi aussi aimait bien se cacher sous les feuilles. — Il est un peu timide aujourd’hui, expliqua maman en caressant les cheveux bouclés de Nino. C’est mon petit escargot, il aime bien sa maison. Nino aimait bien ce nom-là. *Escargot.* C’était doux à l’oreille. C’était un mot qui glissait comme du miel. Dans sa tête, Nino s'imaginait que les jambes de sa maman étaient deux grands arbres magiques, des chênes protecteurs qui montaient jusqu'aux nuages. Derrière ces arbres, aucun dragon ne pouvait l'attraper, aucun bruit ne pouvait lui faire peur. Il était le roi de sa petite bulle de silence. Pourtant, au fond de son petit cœur, Nino regardait parfois les autres enfants. Il voyait la petite Léa qui courait après un papillon jaune citron. Il entendait les rires de Lucas qui sautait dans les flaques d’eau imaginaires. Ils avaient l’air de s’amuser tellement fort ! Nino sortit un tout petit peu le bout de son nez, juste un œil, puis deux. Il vit le manège des chevaux de bois qui tournait en faisant une musique de clochettes : *Ting-ting-li-ting !* Les chevaux avaient des crinières pailletées qui brillaient sous le soleil comme des étoiles tombées du ciel. C’était si beau que Nino oublia un instant de respirer. Il aurait tellement aimé monter sur le petit cheval bleu avec la selle dorée… Mais pour aller jusqu’au manège, il fallait lâcher la robe de maman. Il fallait sortir de sa coquille. Il fallait traverser la grande place où il y avait tant de monde. Nino regarda ses chaussures qui faisaient *« Scritch-Scritch »* sur le sable. Il regarda la main de maman. Il se sentit tout petit, petit, petit… comme une minuscule poussière d'étoile. — Tu veux aller voir le manège, Nino ? chuchota maman en sentant son petit garçon bouger. Nino ouvrit la bouche pour dire « Oui », mais le mot resta coincé dans sa gorge, comme un petit noyau de cerise. Il se contenta de se blottir encore plus fort contre les genoux de maman. *« Pas aujourd'hui »*, pensa Nino. *« Aujourd'hui, je suis un escargot. »* Mais il ne savait pas encore que dans la poche de son sac à dos vert, quelque chose de très spécial l'attendait. Une petite chose ronde, brillante et pleine de magie, qui allait bientôt l’aider à découvrir que, même les plus petits escargots, peuvent devenir les plus grands aventuriers. ***

Le défi du goûter

Voici le chapitre de l'histoire de Nino, écrit avec toute la tendresse et la magie du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre : Le défi du goûter Le soleil de l’après-midi brillait dans le ciel comme une grosse orange juteuse. Dans le jardin, les fleurs balançaient leurs têtes colorées et les abeilles faisaient *« Bzzz-Bzzz »* en racontant des secrets aux marguerites. C’était une journée parfaite pour un goûter d’explorateur. Maman était installée sur la terrasse, en train de dresser la petite table bleue. Elle s'arrêta et tapota son front avec un petit rire : — Oh, quel étourdie je fais ! Nino, mon petit cœur, j’ai oublié le sac du goûter tout au bout du jardin, sur le banc en bois. Nino, qui jouait avec ses petites voitures dans l'herbe, s’arrêta net. Ses yeux s'agrandirent. Tout au bout du jardin ? C’était loin. Très loin. Pour Nino, la pelouse ressemblait à une immense jungle verte où vivaient des sauterelles géantes. — Tu peux aller le chercher pour moi ? demanda Maman avec un sourire doux. Il y a tes biscuits préférés à l’intérieur... ceux qui craquent sous la dent et qui sentent le chocolat. Nino regarda en direction du banc. Mais entre la terrasse et les biscuits, il y avait un obstacle de taille : le Grand Cerisier. Le Grand Cerisier était un arbre immense, avec un tronc large comme trois Nino et des branches qui montaient jusqu’aux nuages. Parfois, quand le vent soufflait, ses feuilles faisaient *« Chhh-Chhh »*, comme s'il grognait. Pour Nino, c’était un géant aux bras de bois qui gardait le passage. — Gloups… fit Nino. Il sentit ses jambes devenir toutes molles, comme de la gelée de fraise. Son petit cœur commença à faire *« Tic-Tac-Tic-Tac »* très vite, comme une petite montre pressée. Il regarda ses chaussures. Il se sentait à nouveau comme un petit escargot qui aimerait bien rentrer sa tête dans sa coquille. — C’est trop loin, Maman, chuchota-t-il. Et le cerisier... il me regarde. Maman s'approcha et lui caressa les cheveux. — N’oublie pas, Nino. Tu as ton sac à dos vert. Et à l’intérieur, il y a peut-être un secret pour les petits garçons qui ont besoin d’un coup de pouce. Nino se souvint. Le sac à dos vert ! Il le portait sur ses épaules, avec ses bretelles qui faisaient des câlins. Il glissa sa main dans la petite poche de devant. Ses doigts touchèrent quelque chose de froid, de rond et de tout lisse. Il le sortit. C’était un bouton. Mais pas un bouton de chemise ordinaire. Oh non ! C’était un bouton d’un bleu étincelant, comme un morceau de ciel nocturne, avec des petites paillettes d’or qui dansaient à l’intérieur. — Le Bouton Magique du Courage… murmura Nino. Dès qu’il le serra fort dans sa main, une douce chaleur grimpa le long de son bras, comme un rayon de soleil. Le bouton se mit à briller d’une petite lumière tamisée. Nino se sentit soudain… un tout petit peu moins escargot, et un tout petit peu plus lion. — Je vais y aller, dit-il d’une voix un peu plus forte. Il fit un premier pas sur l'herbe. *« Scritch-Scritch »*. Puis un deuxième. Le Grand Cerisier semblait devenir de plus en plus grand au fur et à mesure que Nino avançait. Le vent fit bouger les branches. *« Chhh-Chhh ! »* faisait l'arbre. Nino s'arrêta. Il eut envie de faire demi-tour. Mais il sentit le bouton briller dans sa poche. C’était comme si le bouton lui chuchotait : *« N’aie pas peur, Nino. Le cerisier est ton ami. Il protège les oiseaux et il offre de l’ombre. »* Nino prit une grande inspiration, gonfla son petit torse et dit au cerisier : — Bonjour Monsieur l’Arbre ! Je viens juste chercher le goûter. Est-ce que je peux passer ? À ce moment-là, un petit oiseau bleu se posa sur une branche et chanta une mélodie joyeuse. Le soleil traversa les feuilles et dessina des pièces d’or sur le sol. Le cerisier n’avait plus l’air d’un géant grognon, mais d’un grand parasol de dentelle. Nino se mit à marcher d’un pas décidé. *Un, deux, un, deux !* Il traversa l’ombre du cerisier. Il sentit l’odeur de la sève et de la terre fraîche. C’était une odeur d’aventure ! Enfin, il atteignit le banc. Le sac du goûter était là, avec ses anses en coton qui l’attendaient. Nino l'attrapa comme s'il venait de trouver un coffre au trésor. — Je l'ai ! cria-t-il en se retournant. Il revint vers la terrasse en courant, ses petites jambes trottant sur la pelouse comme celles d’un poney galopant. Quand il arriva devant Maman, il était tout essoufflé, mais ses yeux brillaient comme des étoiles. — Bravo, mon explorateur ! dit Maman en l’embrassant sur le nez. Tu as traversé tout le jardin tout seul ! Nino s'assit fièrement sur sa chaise. Il glissa à nouveau sa main dans sa poche pour toucher le bouton magique. Il était redevenu calme et frais, mais Nino savait que la magie était toujours là. En croquant dans son biscuit au chocolat, il regarda le Grand Cerisier tout au bout du jardin. Il lui sembla même que l’arbre lui faisait un petit signe de la branche. Aujourd’hui, Nino n’était plus un escargot. Il était un aventurier, et le jardin était son royaume. ***

Le cadeau de Maman

Voici le chapitre intitulé **"Le cadeau de Maman"**, qui raconte l'origine de ce fabuleux trésor. *** ### Chapitre : Le cadeau de Maman Ce matin-là, le soleil entrait dans la cuisine en faisant des pirouettes sur le carrelage. Nino, lui, ne faisait pas de pirouettes. Il restait assis sur son petit tabouret, les pieds ballants, en regardant le jardin par la fenêtre. Le jardin était très beau, mais il était très *grand*. Pour Nino, qui était encore un petit garçon aux genoux ronds, les herbes ressemblaient à une forêt profonde et les fleurs à des parasols pour géants. Parfois, le vent faisait bruisser les feuilles avec un son qui faisait « *Chhhhhhh* », et Nino préférait rester bien au chaud à l’intérieur. Maman remarqua le petit nuage de souci sur le front de son fils. Elle sourit et alla chercher sa boîte à secrets. C’était une boîte en métal bleu, décorée de fleurs usées, qui faisait « *Gling-gling !* » quand on la remuait. — Viens voir, mon petit oiseau, dit Maman d’une voix douce comme du miel. Nino sauta de son tabouret. Il aimait la boîte à secrets. Dedans, il y avait des bobines de fil de toutes les couleurs : du jaune canari, du vert grenouille et du bleu baleine. Mais Maman cherchait quelque chose de précis. Ses doigts furetaient parmi les rubans et les épingles jusqu’à ce qu’elle s’exclame : — Ah ! Le voilà. Regarde, Nino. Au creux de sa main brillait un petit bouton. Mais ce n’était pas un bouton ordinaire. Il était d’un rouge éclatant, comme une cerise mûre ou une petite coccinelle qui aurait refermé ses ailes. Il était tout rond, tout lisse, et il attrapait la lumière du soleil pour la transformer en petits éclairs de joie. — Oh, il est beau ! murmura Nino en tendant un doigt curieux. — Il est bien plus que beau, répondit Maman avec un clin d’œil mystérieux. C’est un **Bouton Magique du Courage**. Nino ouvrit de grands yeux ronds. — Magique ? Pour de vrai ? — Pour de vrai. Approche ton gilet. Maman prit une aiguille et un fil d’argent. Elle commença à coudre le petit bouton rouge tout en haut du gilet bleu de Nino, juste près de son cœur. *Pique, repique, et hop !* L’aiguille dansait entre les doigts de Maman comme un petit poisson d’argent. *Pique, repique, et clic !* Le fil était noué. Le bouton était bien accroché, solide comme un petit soldat de bois. Nino caressa le bouton. Il était doux sous sa pulpe de doigt, et étrangement chaud, comme s'il avait gardé un petit morceau de l'été à l'intérieur de son ventre rouge. — Écoute-moi bien, Nino, dit Maman en le prenant par les épaules. Parfois, le monde semble un peu trop grand. Parfois, on a l’impression d’être un tout petit escargot perdu dans la jungle. Si tu sens une petite peur arriver dans ton ventre, comme un petit froid ou un petit tremblement… alors, il te suffit d’appuyer ici. Elle posa son pouce sur le bouton rouge. — Tu appuies une fois, bien fort. Et là, *Pshhh !* La magie du bouton va se réveiller. Elle va envoyer de la chaleur dans tout ton corps, de tes orteils jusqu’à la pointe de tes cheveux. Ce bouton contient tout le courage des grands explorateurs, des chevaliers et des petits poneys galopants. Tant qu'il est sur ton gilet, tu es le roi de l'aventure. Nino sentit son cœur faire « *Poum-poum* » d'excitation. Il n'avait plus l'impression d'être un petit escargot. Il se redressa, bomba le torse, et le bouton rouge brilla encore plus fort, comme s'il était d'accord. — Et si la peur est vraiment très grosse ? demanda Nino dans un murmure. — Alors tu appuies deux fois ! dit Maman en riant. Mais tu verras, ce bouton est très puissant. C’est un cadeau spécial, juste pour toi. Nino regarda à nouveau le jardin par la fenêtre. Le Grand Cerisier ne semblait plus si impressionnant. Les ombres sur la pelouse ne ressemblaient plus à des monstres, mais à des tapis de velours qui n'attendaient que ses pas. — Merci, Maman ! s’écria-t-il. Il serra sa maman très fort dans ses bras. En se détachant d'elle, il sentit la petite bosse du bouton contre sa paume. C’était un secret entre lui, Maman et la magie. Désormais, rien ne pouvait lui arriver. Il était prêt. Il était Nino, le porteur du Bouton Rouge, le petit explorateur de l'herbe verte. Il ouvrit la porte de la terrasse, et pour la toute première fois, il ne regarda pas ses pieds. Il regarda l’horizon, là où le soleil dansait sur le banc au fond du jardin. ***

Clic ! Direction le jardin

Voici le chapitre suivant de l'histoire de Nino, écrit avec toute la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre : Clic ! Direction le jardin Sur le seuil de la porte vitrée, Nino s’arrêta. Ses petits pieds, bien au chaud dans ses baskets jaunes à scratchs, hésitaient encore un peu. Devant lui, le jardin s’étalait comme un immense océan de vert. Le vent faisait danser les feuilles du Grand Cerisier qui semblait lui faire de grands signes de la main. Nino baissa les yeux vers sa main. Là, bien caché au creux de sa paume, se trouvait son trésor : le Bouton Rouge. Ce n’était pas un bouton de veste ordinaire. C’était son moteur, son armure, son secret. — Un... deux... trois... **CLIC !** Nino appuya sur le bouton avec son pouce. Dans sa tête, il entendit un petit son cristallin, comme une clochette de fée qui tinte dans le silence : *Dling-fizzzz !* Soudain, une sensation étrange et merveilleuse envahit ses orteils, remonta le long de ses jambes, chatouilla son ventre et gonfla sa poitrine. Nino ne grandit pas pour de vrai, mais dans son cœur, il devint immense. Il se sentit aussi haut qu’une tour, aussi solide qu’un chêne, aussi fier qu’un lion à la crinière d’or. Ses épaules se redressèrent. Son menton pointa vers le ciel bleu. Il n’était plus le petit Nino qui avait peur des ombres ; il était Nino l’Explorateur, le Capitaine du Jardin ! — Je suis prêt, murmura-t-il avec une voix pleine d'assurance. Il posa son premier pied sur l’herbe. *Splosh !* C’était doux et frais. Le soleil de l’après-midi déposait des paillettes d’or sur ses chaussures. Nino fit un pas, puis deux, puis trois. Il ne regardait plus ses pieds. Il regardait le monde qui l’entourait. — Bonjour l’herbe ! lança-t-il en riant. L’herbe était très haute aujourd’hui. Pour Nino, c’était une véritable jungle amazonienne. Les brins de pelouse étaient comme des lances émeraude qui lui chatouillaient les genoux. *Frou-frou, frou-frou*, faisaient les tiges en s’écartant sur son passage. Au loin, un petit papillon bleu passa en faisant des pirouettes. — Attends-moi, petit avion ! s’écria Nino. Il s’enfonça plus loin dans le jardin, là où l’herbe devient folle et où les fleurs sauvages racontent des histoires. Chaque pas était une victoire. Il sentait l’odeur délicieuse du trèfle et de la terre mouillée. C'était un parfum de liberté. Soudain, il s'arrêta devant une touffe de pissenlits géants. Leurs têtes blanches et duveteuses ressemblaient à des nuages miniatures posés sur des tiges. Nino se souvint des paroles de Maman. Il caressa doucement son bouton magique à travers le tissu de sa manche. — On traverse, Bouton Rouge ? demanda-t-il dans un souffle. Il lui sembla que le bouton devenait tout chaud contre sa peau, comme s'il lui répondait : *"Même pas peur !"* Nino écarta les hautes herbes avec ses mains, comme un explorateur ouvrant les rideaux d'un théâtre. De l'autre côté, le banc au fond du jardin l'attendait, baigné de lumière. Mais le chemin était encore long, rempli de mystères et de petits bruits : le *crac* d'une brindille, le *bzzz* d'une abeille qui travaille, le murmure du vent. Avant, ces bruits auraient fait s'enfuir Nino dans sa chambre. Mais aujourd'hui, avec son Bouton Magique, chaque bruit était une note de musique. Il s'accroupit pour observer une coccinelle qui escaladait un brin d'herbe. — Tu as vu, petite bête ? Moi aussi je suis courageux, lui confia-t-il. La coccinelle ouvrit ses ailes et s'envola. Nino se releva, le sourire jusqu'aux oreilles. Sa peur s'était envolée avec elle. Elle était devenue toute petite, si petite qu'on aurait pu la mettre dans une boîte d'allumettes et l'oublier au fond d'un tiroir. — En avant ! s'écria-t-il en levant le doigt vers le Grand Cerisier. Et d'un pas décidé, Nino s'élança au cœur de sa forêt verte, prêt à découvrir tous les secrets que le soleil avait cachés dans les fleurs. ***

Le monstre qui faisait 'Bzz'

Voici le nouveau chapitre de l’histoire de Nino, écrit avec toute la magie et la douceur demandées. *** # CHAPITRE : Le monstre qui faisait « Bzz » Nino avançait dans l’herbe haute. Pour lui, ce n’était pas juste la pelouse du jardin, non ! C’était une forêt vierge, une jungle émeraude où chaque fleur était un parasol pour les fées. Ses petites bottes jaunes faisaient *flic-floc* sur les feuilles mouillées, et dans son cœur, il y avait une petite musique de fête. Soudain, un bruit étrange coupa la musique. *Bzzz... Bzzzzzz !* Nino s’arrêta net. Ses oreilles se dressèrent comme celles d’un petit lapin inquiet. Le bruit venait de derrière le gros buisson de lavande. C’était un grognement de moteur, un bourdonnement de tambour, un mystérieux chant qui faisait vibrer l’air. *BZZZZZZ !* Le bruit devint plus fort, plus proche. Et soudain, le « monstre » surgit. C’était une abeille. Mais pas une petite abeille toute fine. C’était une ÉNORME abeille, ronde et dodue comme un pompon de laine. Elle portait un costume à rayures jaunes et noires, un costume de petit tigre volant. Elle avait des ailes transparentes qui bougeaient si vite qu’on aurait dit des petits morceaux de cristal magique. — Oh non ! murmura Nino en reculant d’un pas. Le monstre volant fonçait droit sur lui ! Nino sentit ses jambes devenir un peu molles, comme de la gelée de fraise. Son cœur commença à faire *poum-poum, poum-poum* très fort dans sa poitrine. Il eut envie de jeter son chapeau et de courir se cacher sous sa couette, là où les bruits qui font « Bzz » n’existent pas. Mais alors, sa main rencontra son trésor. Au milieu de son gilet, il y avait le **Bouton Magique du Courage**. Il était rond, lisse et d’un bleu aussi profond que le ciel d’été. Nino posa son index dessus et ferma les yeux très fort. *Un petit tour à droite, un petit tour à gauche...* Aussitôt, une vague de chaleur toute douce se répandit dans son bras, puis dans tout son corps. C’était comme si le Bouton lui chuchotait : « N’aie pas peur, Nino. Respire le parfum des fleurs. Tu es aussi solide qu’un grand chêne. » Nino rouvrit les yeux. L’abeille était juste là, devant son nez. Elle faisait du surplace, ses petites pattes pleines de poussière d'or — le pollen — accrochées à son ventre poilu. Au lieu de crier, Nino sourit. Il se souvint de ce que sa maman lui avait dit : « Les abeilles sont les jardinières du monde. Elles ne cherchent pas les bagarres, elles cherchent les goûters sucrés. » — Bonjour, Madame l’Abeille, dit Nino d’une voix douce, comme un souffle de vent. L’abeille s’approcha encore. Elle fit le tour du chapeau de Nino. *Zoum ! Vizzz !* Elle semblait danser une valse invisible. Nino ne bougeait plus. Il était devenu une statue de courage, une statue qui sentait bon le savon et l’aventure. Il regarda de plus près. L’abeille n’était pas un monstre. Elle était magnifique. Ses petits yeux brillaient comme des perles noires et son pelage avait l’air aussi doux que celui d’un chaton. Elle ne voulait pas lui faire de mal ; elle voulait juste savoir si le bouton bleu de Nino était une fleur géante remplie de miel. — Ce n’est pas une fleur, expliqua Nino en riant doucement. C’est mon Bouton Magique. Mais si tu veux, je peux te montrer le chemin vers les rosiers de Mamie. Ils sont pleins de sucre ! L’abeille sembla comprendre. Elle fit une dernière pirouette dans les airs, un looping joyeux qui fit briller ses ailes au soleil. Elle fit un dernier « Bzz » très doux, qui ressemblait presque à un « Merci ! », puis elle s’envola en chantant vers les fleurs rouges au bout du jardin. Nino la regarda partir, les mains sur les hanches. Il se sentait grand, aussi grand que le Grand Cerisier ! — Tu as vu ça, Bouton Magique ? demanda-t-il en caressant le petit cercle bleu. On a même plus peur des tigres volants ! Le jardin semblait encore plus beau qu’avant. Les couleurs étaient plus vives, comme si quelqu’un avait repassé un coup de pinceau magique sur l’herbe et les pétales. Nino reprit sa marche, d’un pas fier et décidé. Il savait maintenant que même les bruits qui font peur cachent parfois des amis qui travaillent. Et avec son Bouton Magique bien accroché à son cœur, Nino était prêt à rencontrer tous les monstres du monde, car il savait que le secret, c’était de les regarder avec les yeux du courage. *Flic-floc, flic-floc...* Le chemin continuait, et le Grand Cerisier semblait lui faire signe avec ses branches chargées de fruits. L’aventure ne faisait que commencer.

L'ombre du géant

Voici le nouveau chapitre des aventures de Nino, écrit avec toute la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** # CHAPITRE : L'ombre du géant Nino avançait sur le sentier de sable fin. *Crac, crac, crac !* faisaient ses petites chaussures. Autour de lui, le jardin était un royaume de couleurs. Les fleurs dansaient la polka et les papillons jouaient à cache-cache derrière les feuilles de menthe qui sentaient bon le bonbon frais. — On arrive bientôt, Bouton Magique ! chuchota Nino en tapotant son ventre. Le Grand Cerisier se dressait juste devant lui. C’était un arbre immense, un roi avec une couronne de feuilles vertes et des rubis rouges qui pendaient à ses oreilles. Mais alors que Nino s’approchait, le soleil, qui aimait faire des farces, se cacha un petit peu derrière un nuage de guimauve. Soudain, le sol changea. Une grande nappe toute noire s’étala sur l’herbe. Une ombre immense, large comme une baleine et longue comme un train, barra le chemin de Nino. Nino s’arrêta net. Ses petits pieds restèrent collés au sol. — Oh là là… murmura-t-il, les yeux ronds comme des billes. Sur l'herbe, l'ombre bougeait. Elle avait de grandes griffes pointues qui semblaient vouloir chatouiller les nuages. Elle avait une tête énorme, toute biscornue, et un dos tout bossu. On aurait dit un géant de poussière qui attendait patiemment de grogner. — C’est… c’est le Géant des Cerises ? demanda Nino d’une toute petite voix. Le vent souffla dans les feuilles. *Vouuuuh !* L’ombre s’agita. Elle semblait grandir, grandir, jusqu’à toucher les pieds de Nino. Le petit garçon sentit son cœur faire *boum-boum, boum-boum*, comme un petit tambour un peu trop pressé. Il avait envie de faire demi-tour et de retourner se cacher sous sa couette qui sent la lavande. Mais il se souvint. Le secret. Il baissa les yeux vers son pyjama. Là, bien rond et bien brillant, son Bouton Magique du Courage l’attendait. Il était bleu comme le ciel d’été, bleu comme une plume de saphir. — Courage, Nino, se dit-il à lui-même. Un… et deux ! Nino posa ses petits doigts sur le bouton et appuya fermement deux fois. *Bip-bip !* Une petite étincelle dorée jaillit du bouton et vint se poser sur le bout de son nez. Puis, une pluie de poussière d'étoiles sembla tomber devant ses yeux, comme si on venait de nettoyer les vitres d'une maison un peu sale. Nino regarda à nouveau la grande ombre noire. Mais cette fois, il ne vit plus le monstre. Il pencha la tête à droite. Puis il pencha la tête à gauche. — Mais… ce n’est pas un géant ! s’exclama-t-il dans un éclat de rire. Regardez bien ! Ce que Nino prenait pour des griffes pointues, c’étaient deux longues oreilles toutes droites, douces comme du velours. Ce qu’il prenait pour un dos bossu, c’était un petit corps tout rond et tout dodu. Et là, tout au bout, il y avait même une petite queue en pompon ! — C’est un lapin ! Un lapin géant de lumière ! Le vent fit bouger les branches du cerisier, et sur le sol, les oreilles du lapin d’ombre se mirent à remuer. *Flic-flac !* On aurait dit qu’il grignotait une carotte invisible dans l’herbe. Nino s’approcha, n’ayant plus peur du tout. Il leva les bras en l'air et fit bouger ses doigts. Sur le sol, son ombre à lui vint s’ajouter à celle du grand lapin. — Regarde, Bouton Magique ! Je lui fais des moustaches ! Nino s’amusait tellement qu’il se mit à sautiller. *Hop ! Hop !* Il sautait par-dessus les oreilles du lapin, il dansait sur son ventre de géant. L’ombre n’était plus un monstre noir, c’était un tapis de jeu dessiné par le soleil et l’arbre protecteur. Nino comprit alors que le Grand Cerisier n’était pas là pour lui faire peur. Avec ses branches, il fabriquait juste des dessins magiques sur le sol pour amuser les voyageurs. — Merci, Monsieur l’Arbre, dit Nino en caressant l’écorce du tronc qui était chaude et rugueuse. Il est très beau, ton doudou lapin. Nino leva les yeux. Tout en haut, entre deux feuilles, une cerise bien mûre semblait lui faire un clin d’œil. L’aventure était de plus en plus belle, et le petit garçon savait maintenant que même les ombres les plus grandes cachent souvent des amis rigolos. Il reprit sa route, le cœur léger comme une bulle de savon, prêt à découvrir ce que le Grand Cerisier cachait d'autre dans ses poches de feuilles. *Flic-floc, flic-floc...* Le voyage continuait sous le regard bienveillant du grand lapin de poussière.

Catastrophe ! Le bouton s'est envolé

Voici le nouveau chapitre de l'histoire de Nino, écrit avec toute la magie et la tendresse du style "Wonder Engine". *** # CHAPITRE : Catastrophe ! Le bouton s’est envolé Nino marchait d'un pas fier, les épaules bien droites. Dans sa tête, il était devenu un chevalier de la forêt, un explorateur de jardins, un dompteur d'ombres-lapins ! Ses petites bottes jaunes faisaient un bruit joyeux sur le tapis de feuilles : *Scritch, scratch, scritch, scratch.* — Tu as vu ça, Monsieur l’Arbre ? lançait-il en riant. Je n’ai même plus peur ! Il s’arrêta un instant près d’une grosse racine qui ressemblait à un dos de dinosaure endormi. Il avait un peu soif, et dans son sac à dos, il y avait sa gourde bleue, celle qui garde l’eau toute fraîche. Nino attrapa les bretelles de son sac. Il tira d’un coup sec. Mais alors, un petit bruit tout fin, tout sec, se fit entendre. *Tchac !* Nino s’immobilisa. Son cœur fit un petit bond dans sa poitrine, comme un petit oiseau qui sursaute. Il baissa les yeux vers sa veste. — Oh non… murmura-t-il, la voix tremblante. À l’endroit où, d’habitude, brillait son précieux Bouton du Courage, il n’y avait plus qu’un petit fil de coton tout triste, qui tortillait dans le vent. Le bouton, lui, n'était plus là. Nino regarda par terre. Il vit une petite lueur rouge qui dégringolait le long de la racine. Le bouton ne se contentait pas de tomber, il faisait des pirouettes ! *Bing !* Il rebondit sur un gland. *Zoup !* Il glissa sur une feuille de lierre vernie. *Plouf !* Il disparut dans un trou noir et profond, juste sous la racine géante du Grand Cerisier. — Petit Bouton ! Reviens ! cria Nino en se jetant à genoux dans l'herbe. Il plongea sa main dans le trou. La terre était fraîche, un peu collante, et elle sentait l’humus et le secret. Il fouilla avec ses petits doigts, remuant les brindilles et les cailloux. Mais le trou était comme une bouche de géant qui aurait avalé son trésor. Il ne sentait rien, à part le vide. Nino retira sa main. Elle était toute barbouillée de marron. Soudain, la forêt ne semblait plus aussi rigolote. Le soleil, qui filtrait à travers les feuilles, dessinait des formes bizarres que Nino ne trouvait plus jolies du tout. — Sans mon bouton… je ne suis plus un chevalier, chuchota-t-il. Une grosse larme, ronde et lourde comme une perle de pluie, roula sur sa joue et tomba sur sa main sale. Sans la magie du bouton, Nino se sentait redevenir tout petit. Trop petit pour cette forêt immense. Trop petit pour les arbres qui montaient jusqu'aux nuages. — Comment je vais faire pour rentrer ? se demanda-t-il en reniflant. Il imaginait déjà que, sans son bouton, ses jambes allaient devenir toutes molles comme des nouilles cuites. Il imaginait que le chemin allait s'effacer, et qu'il resterait ici, tout seul, avec les escargots et les fourmis. — Monsieur l'Arbre ? appela-t-il d'une petite voix de souris. Est-ce que tu peux me redonner mon bouton ? S'il te plaît... C'est lui qui me donne ma force. C'est lui qui me dit que je suis grand. Le Grand Cerisier ne répondit pas. Il fit juste bruisser ses feuilles : *Chhhhh, chhhhh...* comme s'il essayait de consoler Nino avec un secret qu'il ne pouvait pas encore comprendre. Nino s’assit par terre, les jambes en tailleur. Il regarda le trou sombre sous la racine. C'était une petite grotte mystérieuse, pleine d'ombres. Sans son bouton magique, Nino n'osait plus y glisser la main. Il avait peur qu'une petite bête à mille pattes vienne lui chatouiller les doigts, ou que le trou soit un tunnel sans fin qui menait jusqu'au centre de la terre. Il serra ses bras contre lui, très fort. — Je suis coincé, dit-il avec un petit sanglot. Je n'ai plus de magie. La magie s'est envolée sous la terre. Le silence de la forêt s'installa autour de lui. Un silence doux, mais impressionnant. Nino ferma les yeux. Il essayait de se souvenir de la sensation du bouton sous son pouce. C’était lisse, c’était chaud, c’était rassurant. Maintenant, il n'y avait plus que le vent qui jouait dans ses cheveux et le battement de son propre petit cœur. *Boum-boum, boum-boum.* C’est alors qu’un petit bruit attira son attention. Un léger froissement de feuilles, juste là, au bord du trou de la racine... *** **CONSEILS POUR LA SUITE (Note de l'auteur) :** *Nino va peut-être découvrir que la magie n'était pas QUE dans le bouton, ou alors un petit habitant de la racine va venir l'aider à surmonter sa peur sans son objet fétiche.*

Le sauvetage de Pistache

### CHAPITRE : Le sauvetage de Pistache Le petit bruit continua. *Frrrr… frrrr…* C’était un froissement léger, comme une caresse sur du papier de soie. Nino retint son souffle. Il écarquilla ses grands yeux bruns, cherchant dans l’ombre des racines ce qui pouvait bien faire ce remue-ménage. Soudain, il leva la tête. Ce n’était pas au sol. C’était juste au-dessus de lui ! Lá-haut, balancé par une petite brise malicieuse, un éclat de couleur jaune citron s’agitait. Nino poussa un cri étouffé. — Pistache ! Pistache, son doudou girafe aux longues pattes et au cou tout mou, était coincé. Il était accroché par sa queue en fil de laine à une branche basse du vieux chêne, juste au-dessus du trou sombre où la magie de Nino s'était envolée. Pistache avait l'air bien triste, la tête en bas, tournoyant doucement au-dessus du vide. Nino voulut bondir, mais son pouce chercha machinalement son bouton de nacre. Rien. Le tissu de son gilet était lisse, désespérément vide. — Oh non… murmura-t-il. Pistache, je ne peux pas venir. Je n'ai plus ma force. Sans le bouton, mes jambes sont en coton et mes mains sont toutes tremblantes. Il regarda ses petites chaussures à scratch. Elles lui semblaient soudain très lourdes, comme si elles étaient en plomb. Le vent souffla un peu plus fort, et Pistache commença à se balancer dangereusement. *Houuu-houuu*, chantait le vent. — Attention ! s’écria Nino. Une feuille rousse se détacha et vint frôler le nez de Pistache. Le doudou semblait appeler à l’aide avec ses yeux en billes noires. Si le vent soufflait trop fort, Pistache tomberait. Et s’il tombait, il glisserait sûrement dans le trou noir, là où la magie s'était perdue, tout au fond de la terre, chez les monstres-chatouilleurs de doigts. Nino sentit une petite chaleur monter dans son ventre. Ce n’était pas la chaleur du bouton. C’était une chaleur différente, comme un petit chocolat chaud qui bout sur le feu. C’était de l’amour, tout simplement. — Ne t’inquiète pas, Pistache, chuchota-t-il. Je ne te laisserai pas tomber. Même si je suis tout petit. Même si je n’ai plus de bouton. Nino fit un pas. Puis deux. Ses pieds ne pesaient plus une tonne. Il s'approcha du tronc du grand chêne. L’écorce était rugueuse, avec des petites montagnes et des vallées brunes. Ça sentait bon la forêt, la pluie et la mousse verte qui ressemble à de la moquette pour les fées. Il posa sa main sur le bois. C’était solide. C’était rassurant. — Un pied ici… une main là… dit-il d’une voix un peu tremblante mais décidée. Il grimpa sur la première racine, celle qui ressemblait à un gros serpent endormi. Puis, il attrapa une branche basse. Ses petits doigts se serrèrent fort, très fort. Il ne pensait plus à la magie. Il pensait à la douceur de Pistache, à l’odeur de vanille et de dodo qu’avait son doudou. *Hisse ! Hisse !* Nino se hissa un peu plus haut. Ses genoux effleurèrent la mousse douce. Il était maintenant à la hauteur du doudou. Le monde, vu d’ici, était magnifique ! Les feuilles brillaient comme des pièces d’or sous les rayons du soleil qui perçaient les nuages. — Je t'ai presque ! Nino lâcha une main pour attraper la queue de Pistache. Il dut se mettre sur la pointe des pieds, en équilibre sur sa branche. Son cœur faisait *Boum-boum, Boum-boum*, comme un petit tambour de fête. Ce n’était plus le bruit de la peur, c’était le bruit de l'aventure. *Clac !* Ses doigts se refermèrent sur la laine jaune. — Je te tiens, mon Pistache ! D’un coup sec et précis, il libéra le doudou. Il le serra immédiatement contre son cou, sentant la peluche toute douce contre sa joue. Nino resta un moment perché sur sa branche, son doudou sauvé dans les bras. Il regarda en bas. Le trou noir était toujours là, mais il ne lui faisait plus peur. Ce n’était qu’un trou dans la terre, un nid pour les insectes ou une maison pour les mulots. Il redescendit avec la souplesse d'un petit chat. Une fois les pieds sur l'herbe, il regarda son pouce. Il ne ressentait plus le besoin de toucher le bouton de nacre. À l'intérieur de sa poitrine, là où battait son cœur, il y avait quelque chose de nouveau. Une petite lumière dorée, invisible mais bien réelle. Il comprit alors un grand secret : le bouton n'était qu'une porte, mais la force, elle, habitait déjà dans sa maison-cœur. — Tu as vu, Pistache ? dit-il en lui faisant un bisou sur le nez. On n’a pas besoin de magie quand on a du courage dans les poches ! Nino se redressa, plus grand qu'il ne l'avait jamais été. Il n'était plus un petit garçon qui avait perdu son bouton. Il était Nino, le sauveteur de doudous, le grimpeur de chênes, le petit roi de la forêt. Et tandis qu'il reprenait le chemin de la maison, le vent semblait murmurer dans les feuilles : — *Bra-vo, Ni-no… Bra-vo…*

Le secret du bouton rouge

**CHAPITRE : LE SECRET DU BOUTON ROUGE** Le soleil commençait à se coucher, peignant le ciel avec de la confiture d’orange et du sirop de framboise. Nino marchait sur le sentier du retour, Pistache serré contre son épaule. Ses petits pieds ne traînaient plus dans la poussière ; au contraire, ils rebondissaient comme des balles magiques. *Plic, plac, ploc !* Il se sentait grand, aussi grand que le vieux chêne, aussi fort qu’un ours qui n’a peur de rien, pas même des chatouilles. Au bout du chemin, la petite maison aux volets jaunes l’attendait. Une délicieuse odeur de chocolat chaud s’échappait de la cuisine et venait lui caresser les narines. C’était l’odeur du réconfort, l’odeur des maisons-bonheur. Nino poussa la porte en grand. — Maman ! Maman, regarde ! J’ai sauvé Pistache ! On est montés tout là-haut, dans les nuages des arbres ! Maman était là, agenouillée près de la cheminée. Elle ouvrit grand ses bras et Nino s’y jeta comme un petit oiseau dans son nid. Elle sentait le savon à la lavande et la tendresse. — Oh, mon petit chevalier ! dit-elle en l’embrassant sur le front. Tu as l’air tout étincelant. Dis-moi, est-ce que le bouton rouge t’a bien aidé ? Nino s’arrêta un instant. Il plongea sa main dans sa poche et sortit le petit rond de nacre rouge. Il le posa dans le creux de sa main. Le bouton brillait doucement sous la lumière de la lampe, mais il paraissait... différent. Plus petit. Plus tranquille. — Il a été très courageux, Maman, répondit Nino d’une voix sérieuse. Quand j’avais peur, je le touchais, et hop ! Le courage arrivait. Mais là-haut, sur la branche, j’ai compris quelque chose. J’ai oublié de le toucher, et pourtant, mes jambes n’ont pas tremblé. Maman sourit, d’un sourire rempli de secrets et d’étoiles. Elle prit le bouton entre son pouce et son index et le fit danser devant les yeux de Nino. — Approche un peu, mon explorateur. Je vais te confier le plus grand secret des mamans. Nino écarquilla les yeux. Il retint sa respiration. Le silence dans la pièce était doux comme une couverture en laine. — Ce bouton, murmura-t-elle, je l’ai trouvé ce matin dans ma boîte à couture. C’est un vieux bouton qui s’était détaché de mon manteau d’hiver, il y a longtemps. Il n’a pas de piles magiques. Il ne vient pas du pays des fées. Il n’a aucun pouvoir spécial. Nino resta bouche bée. Ses yeux firent des allers-retours entre le bouton et le visage de sa maman. — Pas de magie ? Mais... alors pourquoi j’ai senti cette chaleur dans mon cœur ? Pourquoi je n’ai plus eu peur de l’ombre du loup ou de la grande échelle ? Maman posa une main douce sur la poitrine de Nino, juste là où son petit cœur battait *boum-boum, boum-boum*. — La magie, Nino, c’est toi qui l’as fabriquée. Le courage, ce n’était pas le bouton qui le donnait. Le bouton était juste une petite clé. Une clé pour ouvrir la porte de ton « château-courage » qui est ici, à l’intérieur de toi. Nino posa sa propre main sur celle de sa maman. Il sentait la vie qui pétillait en lui, comme des petites bulles de limonade. — Alors... le courage était déjà là ? Même quand je pleurais ce matin ? — Oui, mon trésor. Il était simplement endormi. Tu avais juste besoin d'y croire un tout petit peu pour qu'il se réveille. Tu as grimpé, tu as sauté, tu as sauvé ton doudou... C’est Nino qui a fait tout ça. Pas le bouton. Nino prit le bouton rouge et le regarda avec tendresse. Ce n’était plus un objet magique, mais c’était devenu un objet-souvenir. Un trophée de sa grande aventure. — Je peux le garder quand même ? demanda-t-il. — Bien sûr. On va lui trouver une place spéciale. Ils allèrent ensemble dans la chambre de Nino. Sur l’étagère, entre son plus beau dessin et son caillou brillant, ils posèrent le bouton rouge. Il n'avait plus besoin d'être caché dans une poche. Il était là pour rappeler à Nino, chaque matin, qu'il portait en lui une force de géant. Ce soir-là, quand Maman éteignit la lumière, Nino ne demanda pas de veilleuse. Il serra Pistache contre lui et chuchota à son oreille : — Tu as entendu, Pistache ? Le château est en moi. On n’a plus peur des ombres, parce qu’on est des lumières. Et tandis qu'il s'endormait, une petite lueur dorée semblait danser sur ses paupières. Ce n'était pas la lune, ce n'était pas le bouton. C'était simplement le rêve d'un petit garçon qui savait enfin qu'il était capable de tout. Dehors, le vent soufflait toujours dans les feuilles, mais pour Nino, ce n'était plus qu'une douce chanson, une berceuse pour les braves. Car dans le secret de la nuit, le petit roi de la forêt s'était endormi, le cœur rempli de son propre soleil.

Le petit lion du salon

Voici le nouveau chapitre de l’histoire de Nino, écrit avec toute la magie et la douceur du style « Wonder Engine ». *** ### Chapitre : Le petit lion du salon Le lendemain matin, le soleil entra dans la chambre de Nino sur la pointe des pieds. Il glissa un rayon doré sur le nez du petit garçon, comme une plume de lumière pour le réveiller. Nino ouvrit un œil, puis deux. Il s'étira longuement, ses bras faisant des grands arcs de cercle comme les ailes d’un moulin. D’habitude, la première chose que faisait Nino en se réveillant, c’était de tâtonner sous son oreiller ou de fouiller sa poche à la recherche du bouton rouge. Mais ce matin-là, ses mains restèrent bien tranquillement posées sur sa couette douillette. Il tourna la tête vers l’étagère. Là, entre son dessin de dinosaure et son caillou brillant, le bouton rouge se reposait. Il ne brillait pas. Il n’en avait pas besoin. Il était comme une petite sentinelle endormie. Nino chuchota à l’oreille de Pistache, son doudou au ventre tout mou : — Tu vois, Pistache ? Le bouton fait dodo. Mais moi, je suis réveillé comme un géant ! Dans sa poitrine, Nino sentait quelque chose de nouveau. Ce n’était pas un picotement, ni un tremblement. C’était une chaleur douce, comme si maman lui avait glissé une tasse de chocolat chaud juste sous le cœur. Il se souvint de ce que le vieux chêne lui avait dit : le courage est un muscle. Un petit muscle secret, caché derrière les côtes, qui devient de plus en plus fort à chaque fois qu’on s’en sert. — Aujourd’hui, décida Nino en sautant de son lit, on va entraîner mon muscle ! Il descendit l'escalier, marche après marche. *Ploc, ploc, ploc.* Arrivé en bas, il s’arrêta devant la porte du salon. Les rideaux étaient encore fermés, et la pièce était plongée dans une pénombre bleutée. Au milieu du tapis, il y avait une forme bizarre, une montagne d'ombre qui n'était pas là la veille. D’ordinaire, Nino aurait appelé : « Maman ! Y’a un monstre sous le canapé ! ». Mais là, il posa sa main sur son torse. Il ferma les yeux une seconde et imagina son petit muscle du courage faire une séance de gymnastique. *Un, deux ! Un, deux !* Il sentit son cœur battre fièrement : *Boum-boum. Boum-boum.* Nino ne chercha pas le bouton. Il gonfla sa poitrine, leva le menton et entra dans le salon en marchant comme un petit lion. Ses pieds faisaient un bruit de velours sur le parquet. — Je suis le roi de la savane ! grogna-t-il très doucement, pour ne pas réveiller les ombres. Il s'approcha de la montagne mystérieuse. Il n'avait plus besoin de la lumière magique du bouton pour voir. Ses yeux de petit lion s'habituèrent à l'obscurité. Et soudain, il éclata d'un petit rire clair, comme une cascade de clochettes. La montagne de monstre, c'était simplement son gros camion de pompier que papa avait oublié de ranger, recouvert par un plaid tout doux qui avait glissé du canapé. — Ce n'est qu'une couverture rigolote, Pistache ! dit-il en caressant le tissu. Mon muscle du courage est déjà plus gros qu'un petit pois, il est devenu grand comme une noix ! Nino décida de relever un défi encore plus grand. Le couloir qui menait à la cuisine était long, et au bout, le placard des céréales semblait très haut, perdu dans les nuages du plafond. Il y avait toujours ce petit coin sombre derrière la porte de la cave qui lui faisait un peu peur. Nino s'arrêta devant la porte de la cave. Il imagina que son courage était une petite lanterne allumée à l'intérieur de lui. Il n'avait pas besoin de toucher un bouton en plastique. Il lui suffisait de penser à une chose joyeuse : le goût des crêpes, le rire de ses copains, l'odeur de la forêt après la pluie. Il passa devant la porte sombre en sifflotant une petite chanson de bravoure : — *Petit lion n'a peur de rien, le courage est dans son poing !* Quand Maman arriva dans la cuisine, elle trouva Nino déjà installé sur sa chaise. Il n’avait pas l'air d’un petit garçon qui avait besoin d’être rassuré. Ses yeux pétillaient comme des étoiles de jour. — Eh bien, mon Nino ! Tu es descendu tout seul comme un grand ? Et sans ton bouton magique ? s'étonna-t-elle en lui ébouriffant les cheveux. Nino sourit, une moustache de lait déjà dessinée sur la lèvre. — Le bouton est en vacances sur l'étagère, Maman. Il est fatigué d'avoir été trop courageux. Alors maintenant, c'est mon cœur qui travaille. C’est mon muscle secret ! Touche, ça fait *boum-boum* très fort ! Maman posa sa main sur le pyjama de Nino. Elle sentit les battements réguliers et puissants du petit garçon. Elle vit dans son regard une petite étincelle de fierté qui brillait plus fort que n'importe quel bijou. — Tu as raison, mon petit lion, murmura-t-elle. On dirait bien que tu es devenu ton propre soleil. Ce jour-là, Nino découvrit que le monde était un immense terrain de jeu. Les ombres n'étaient que des cachettes pour les rêves, et les bruits de la maison n'étaient que les instruments d'un orchestre rigolo. Il n'était plus Nino-qui-a-peur. Il était Nino-le-Magnifique, le petit lion du salon, qui portait dans sa poitrine un trésor que personne ne pourrait jamais lui enlever. Et sur l’étagère, le bouton rouge semblait sourire, tout petit et tout tranquille, heureux d’avoir passé le relais à la plus belle des magies : celle qui grandit en nous.
Fusianima
Nino et le Bouton Magique du Courage
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Nino et le Bouton Magique du Courage

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Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la douceur et l'émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Nino, le petit garçon-escargot Il était une fois, dans un village où les maisons ressemblaient à de gros bonbons colorés, un petit garçon nommé Nino. Nino avait des joues...

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