Nino et la Forêt des Mille Curiosités

Par Studio WonderJeunesse

Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Nino et ses bottes magiques Il était une fois, dans une petite maison aux volets couleur de menthe, un petit garçon nommé Nino. Nino était un grand explorateur de jardins, un che...

Nino et ses bottes magiques

Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Nino et ses bottes magiques Il était une fois, dans une petite maison aux volets couleur de menthe, un petit garçon nommé Nino. Nino était un grand explorateur de jardins, un chercheur de trésors minuscules et un ami des escargots. Ce matin-là, le soleil s’était levé comme une grosse orange juteuse dans le ciel, tartinant de la lumière dorée sur chaque feuille et chaque fleur. Nino sauta hors de son lit. Ses pieds firent *pata-pan, pata-pan* sur le plancher de bois. Aujourd’hui n’était pas un jour ordinaire. Aujourd’hui, la Forêt des Mille Curiosités, qui commençait juste là, au bout du jardin, semblait l’appeler en agitant ses branches émeraude. — Maman ! Papa ! Mes bottes ! Mes bottes de soleil ! s’écria Nino en courant vers l’entrée. Il attrapa son petit sac à dos bleu ciel. À l’intérieur, il rangea précieusement une loupe pour voir le monde en géant, un mouchoir tout doux et un biscuit à l’avoine pour les petits creux de loup. Puis, il s'assit par terre avec un grand « Ouf ! ». Devant lui, elles l'attendaient. Ses bottes jaunes. Elles étaient de la couleur des citrons, des canaris et des boutons d’or. Quand Nino les regardait, il avait l’impression que les bottes lui faisaient un clin d'œil. *Scritch, scratch.* Nino glissa son premier pied dans la botte droite. *Scritch, scratch.* Nino glissa son deuxième pied dans la botte gauche. Soudain, il se passa quelque chose d’extraordinaire. Dès que les talons de Nino touchèrent le fond des bottes, il ressentit un petit chatouillis magique, comme si mille bulles de savon éclataient sous ses orteils. *Ploc ! Pip ! Pop !* — Oh ! murmura Nino, les yeux ronds comme des soucoupes. Vous avez senti ça ? Il fit un pas. La botte fit un bruit de ressort : *Boing !* Il fit un deuxième pas. L’autre botte fit un bruit de flaque joyeuse : *Sploush !* Nino n'avait plus des pieds de petit garçon, il avait des pieds d'aventurier ! Il se sentait léger, aussi léger qu’une plume de rouge-gorge, et fort, aussi fort qu’un petit ours. Il ouvrit la porte qui menait au jardin. L’air sentait bon la terre mouillée et le miel. Nino s’élança sur la pelouse. À chaque enjambée, ses bottes jaunes semblaient danser. — En route, mes bottes magiques ! Direction la forêt ! s’exclama-t-il en levant un petit doigt vers les grands arbres. Au milieu du jardin, Nino croisa une coccinelle posée sur un brin d’herbe. — Bonjour Madame la Coccinelle ! Regarde mes bottes, elles sont jaunes comme le soleil ! La coccinelle fit vibrer ses ailes rouges pour saluer l’explorateur. Nino continua sa marche. *Boing-Sploush ! Boing-Sploush !* Il traversa le potager où les tomates commençaient à rougir et où les courgettes faisaient la sieste sous de grandes feuilles de velours. Arrivé au bord de la forêt, là où l’herbe devient plus haute et où les fleurs sauvages racontent des secrets au vent, Nino s’arrêta. Devant lui, les arbres étaient de grands géants aux bras de mousse. Le sol était couvert d’un tapis de feuilles brunes qui craquaient comme des chips. — Vous avez peur, les bottes ? chuchota Nino. Les bottes semblèrent briller d’un éclat encore plus vif, d'un jaune presque électrique. Elles frétillèrent, impatientes de découvrir ce qui se cachait sous les fougères. — D'accord, j'ai compris ! On y va ! ria Nino. D'un bond courageux, il franchit la frontière entre le jardin connu et la forêt mystérieuse. Il ne savait pas encore qu'il allait rencontrer des arbres qui chantent et des cailloux qui brillent, mais ses bottes magiques, elles, le savaient déjà. Sous la canopée de la Forêt des Mille Curiosités, Nino fit son premier pas d'aventurier, prêt à découvrir tous les secrets cachés entre les racines et les nuages. Et dans son dos, son petit sac bleu balançait doucement, au rythme de ses découvertes. *L'aventure commençait enfin...*

Le papillon aux ailes d'or

**CHAPITRE : LE PAPILLON AUX AILES D'OR** Nino avançait prudemment sur le tapis de mousse. Sous ses pieds, la forêt ne faisait pas le même bruit que le jardin. Ici, c’était un grand « *Ploc-shhh* » tout doux, comme si la terre portait des chaussons de velours. L’air sentait bon la pluie, le chocolat chaud et les feuilles de menthe. Soudain, un petit scintillement attira son regard. Là-bas, juste à côté d’une fougère géante qui ressemblait à une plume de dinosaure, quelque chose bougeait. *Zic ! Zac ! Zic !* Ce n’était pas un oiseau. Ce n’était pas une abeille. C’était... un éclat de soleil qui dansait tout seul ! Nino s’arrêta net. Ses bottes jaunes, d’habitude si agitées, devinrent aussi immobiles que deux petites statues de beurre. Il retint son souffle. L’éclat de lumière s’approcha en tourbillonnant. — Oh ! murmura Nino, les yeux ronds comme des soucoupes. C’était un papillon. Mais pas un papillon ordinaire. Ses ailes étaient larges comme deux grandes tartines et elles brillaient d’un or pur, si éclatant qu'on aurait dit qu’il venait d’être trempé dans un pot de peinture magique. À chaque battement d’ailes, une fine poussière de paillettes tombait dans l’air en faisant un léger bruit de clochettes : *Gling-gling-gling !* Le papillon vint se poser juste sur le bout du nez de Nino. — Chatouille ! rigola Nino en louchant pour mieux voir son nouvel ami. Bonjour, Monsieur le Papillon d’Or. Est-ce que tu es le gardien de la forêt ? Le papillon fit frémir ses antennes, qui ressemblaient à deux petits fils d’argent. Il s’envola à nouveau, fit trois fois le tour de la tête de Nino, puis se figea dans les airs, battant des ailes très vite pour rester sur place. — *Frou-frou ! Frou-frou !* semblait-il dire. Il s'élança vers un passage étroit entre deux chênes centenaires, puis s'arrêta, se retourna, et attendit. — Je crois qu’il veut qu’on le suive, les bottes ! s’exclama Nino. Les bottes jaunes ne se le firent pas dire deux fois. Elles se mirent à trépigner de joie : *Tap-tap-tap !* Nino s’élança derrière la petite lumière dorée. — Attends-moi ! cria-t-il en riant. La course commença. C’était une poursuite enchantée. Le papillon s’enfonçait plus loin sous la canopée, là où les arbres étaient si hauts qu’ils semblaient vouloir caresser le ventre des nuages. Partout où le papillon passait, la forêt s’illuminait. Les fleurs fermées s’ouvraient pour le saluer en faisant « *Pop !* », et les petits insectes des bois s’arrêtaient de grignoter leurs noisettes pour admirer le sillage d’or. Nino devait enjamber de grosses racines qui ressemblaient à des dos de dragons endormis. — Hop ! Un saut par-dessus la racine ! — Hop ! Un petit pas dans la flaque de lumière ! Le papillon d’or jouait à cache-cache. Il disparaissait derrière un tronc couvert de mousse bleue, puis réapparaissait plus haut, près d’une branche où pendaient des lianes de fleurs en sucre. — Tu vas trop vite ! souffla Nino, les joues toutes roses d’excitation. Le papillon se posa sur une branche basse et attendit que le petit garçon s’approche. À cet endroit, la forêt changeait. La lumière n’était plus verte, elle était devenue mauve et orangée, comme à l’heure où le soleil va se coucher. Le papillon battit des ailes une dernière fois, très fort, créant un mini-tourbillon de paillettes dorées autour de Nino. Le petit garçon ferma les yeux une seconde, et quand il les rouvrit, il n'en crut pas ses oreilles. Au loin, un son doux s’élevait. Ce n’était pas le vent. Ce n’était pas un oiseau. C’était une musique de harpe et de flûte. — Tu entends, les bottes ? Quelqu’un chante ! Le papillon aux ailes d'or fit une pirouette dans les airs, comme pour dire « Bravo ! », et s’élança vers une clairière cachée derrière un rideau de saules pleureurs dont les branches brillaient comme des fils de soie. Nino écarta doucement les branches. Son cœur battait un petit tambour dans sa poitrine. Il savait que derrière ce rideau de feuilles, la Forêt des Mille Curiosités allait lui offrir son plus beau secret. — On y va, les bottes ? Un... deux... trois ! Et dans un grand éclat de rire, Nino fit le pas de plus, guidé par la petite flamme d'or qui dansait devant lui. L'aventure n'était plus seulement un voyage, c'était devenu une danse.

L'arbre qui fait 'Lala'

Voici le nouveau chapitre de l'histoire de Nino. *** # Chapitre : L'arbre qui fait « Lala » Nino écarta les dernières branches de saule, ses petites mains agrippées au bois souple comme à un rideau de velours. Ses yeux s’agrandirent, ronds comme deux billes de verre. — Oh ! firent ses lèvres dans un souffle de cerise. Devant lui s’élevait un géant. Mais un géant très doux. C’était un chêne majestueux, si haut que son sommet semblait aller chatouiller le ventre des nuages. Mais ce n’était pas un chêne comme ceux du jardin. Son écorce brillait comme du chocolat au lait parsemé de poussière d’étoiles, et ses feuilles n’étaient pas simplement vertes. Elles étaient de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel : rose bonbon, bleu turquoise, jaune citron et violet prune. Le petit papillon d’or vint se poser juste sur le bout du nez de Nino. — Hi hi ! Ça chatouille ! rigola le petit garçon. Soudain, le silence de la clairière fut rompu par un petit murmure. *« Chut... écoute... »* semblaient dire les bottes magiques de Nino en vibrant doucement contre ses chevilles. Une petite brise, légère comme une plume, s’invita dans la clairière. Elle se faufila entre les branches du grand arbre. Et là, la magie opéra. En frôlant les feuilles colorées, le vent fit naître une mélodie cristalline. — *Laaaa... laaaa... lili... lala...* Ce n’était pas le bruit du bois qui craque. C’était une véritable chanson ! Chaque feuille était comme une petite touche de piano ou une clochette d’argent. Quand le vent soufflait fort, l’arbre chantait avec une voix de géant joyeux. Quand le vent se faisait doux, l’arbre murmurait une berceuse sucrée. — Regardez, les bottes ! s’exclama Nino en sautillant. L’arbre chante pour nous ! Nino s’approcha du tronc immense. Il posa sa petite main sur l’écorce tiède. Il pouvait sentir la musique vibrer à l’intérieur de l’arbre, comme un cœur qui bat en musique. — Bonjour Monsieur l’Arbre qui fait Lala ! dit Nino en levant la tête très haut. Est-ce que je peux chanter avec toi ? Pour toute réponse, une branche basse s’inclina doucement vers lui, balançant ses feuilles violettes juste au-dessus de son chapeau. Le vent souffla un peu plus fort, et la mélodie devint plus rythmée. *« La-la-la ! Poum-poum ! Li-li-la ! »* Nino commença à danser. Ses bottes magiques, ravies, faisaient des petits bruits de tambour sur la mousse moelleuse. — Un pas à gauche, un pas à droite ! Je tourne, je saute et je chante ! — *Laaaa-laaaa !* répondit l’arbre en choeur. C’était un concert merveilleux. Les fleurs autour de la clairière se mirent à dodiner de la tête en suivant la cadence. Le papillon d’or faisait des loopings au-dessus de Nino, laissant derrière lui une traînée de paillettes qui sentaient bon la cannelle. Nino se sentait léger, comme s'il était rempli de bulles de savon. Il comprit que dans la Forêt des Mille Curiosités, même les arbres avaient des secrets à partager. Celui-ci ne racontait pas d'histoires avec des mots, il les racontait avec des notes de musique. Au bout d'un moment, le vent se calma pour se reposer. L'arbre finit sa chanson sur une note très douce, longue et apaisante. — *Lala... chut...* Le grand chêne laissa alors tomber une petite feuille d'un bleu scintillant. Elle tourbillonna lentement, comme une plume de canari, avant de se poser délicatement dans la main de Nino. Elle était douce comme du satin et brillait encore d’une petite lumière intérieure. — Merci, Monsieur l’Arbre, murmura Nino en serrant précieusement son cadeau contre son cœur. C’était la plus belle chanson du monde. Le grand chêne fit craquer ses branches dans un dernier murmure de satisfaction. Le voyage n'était pas fini, mais Nino savait maintenant que tant qu'il y aurait du vent pour faire chanter les arbres, il ne se sentirait jamais seul dans la forêt. Guidé par son ami le papillon, et porté par ses bottes qui trépignaient déjà d'impatience, Nino se remit en route vers le sentier des champignons qui brillent, l'oreille encore pleine de cette douce musique. — En route, les bottes ! Qu’est-ce qu’on va découvrir maintenant ?

Les buissons qui font des guilis

Voici le nouveau chapitre des aventures de Nino, écrit avec la magie du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre : Les buissons qui font des guilis Nino trottinait sur le sentier de mousse, sa petite feuille bleue bien à l’abri dans sa poche. Ses bottes rouges faisaient un bruit joyeux : *lic-loc, lic-loc !* Elles semblaient avoir des ressorts sous les talons tellement elles étaient pressées de découvrir la suite de la forêt. Soudain, le papillon Zéphir s’arrêta, battant des ailes juste au-dessus d’un étrange barrage. Le chemin n’était plus fait de terre ni d’herbe. Il était complètement bouché par de gros buissons tout ronds, tout gonflés, qui ressemblaient à d’énormes barbes à papa vert menthe et rose bonbon. — Oh ! s’exclama Nino en ouvrant de grands yeux ronds. On dirait des nuages qui sont tombés du ciel pour faire la sieste ! Il s'approcha doucement et tendit un petit doigt pour toucher une branche. Ce n’était pas du bois dur, oh non ! C’était plus doux qu’un doudou, plus mouelleux qu’un oreiller de plumes, et ça sentait bon la fleur de sucre et le talc pour bébé. Mais dès que le doigt de Nino frôla une feuille, le buisson se mit à trembler. — *Hi hi hi !* fit une petite voix étouffée qui semblait sortir du feuillage. — *Hula hula !* répondit un autre buisson en s’agitant de gauche à droite. Nino recula d’un pas, tout surpris. — Monsieur le Papillon, est-ce que les buissons me parlent ? Zéphir fit une petite boucle dans les airs avant de se poser sur le nez de Nino. Cela voulait dire : « Ils ne parlent pas vraiment, Nino, ils sont juste très, très, TRÈS sensibles ! » Pour continuer son chemin vers les champignons qui brillent, Nino n’avait pas le choix : il devait traverser cette mer de feuilles cotonneuses. Il prit une grande inspiration, serra les poings de courage et fit un premier pas dans le premier buisson. *Frrrrrou !* Aussitôt, des dizaines de petites branches souples s’enroulèrent autour de ses chevilles. Mais elles ne serraient pas, elles le caressaient. — *Guili-guili-guili !* firent les feuilles en chatouillant le haut de ses bottes. Nino commença à sourire. C’était une sensation étrange, comme si mille petites fourmis en chaussons de laine dansaient sur ses jambes. Il fit un deuxième pas, s'enfonçant jusqu'à la taille dans le rose bonbon. Là, les buissons devinrent encore plus joueurs. Des petites feuilles rondes vinrent lui frôler le ventre, passer sous ses bras et grimper jusque derrière ses oreilles. — *Ah ! Ah ! Stop ! Arrêtez !* s’esclaffa Nino en se tortillant dans tous les sens. C’était plus fort que lui : il ne pouvait pas s’empêcher de rire. Plus il avançait, plus les buissons s’agitaient, ravis d’avoir trouvé un nouveau copain de jeu. Les branches faisaient des cercles sur son nombril, des petits tapotements sur ses genoux et des papouilles derrière son cou. — *Hi hi hi ! Oh non, pas sous les bras !* criait Nino entre deux éclats de rire. Il essayait de rester sérieux pour avancer, mais son rire s'envolait dans toute la forêt comme des bulles de savon. Ses bottes rouges, elles aussi, semblaient se tordre de rire, faisant des bruits de petits pouics à chaque mouvement. Les buissons, enchantés par la joie du petit garçon, se mirent à briller d’une lueur rose tendre. Ils se balançaient en rythme, créant une vague de chatouilles géantes. Nino ne marchait plus, il nageait dans une mer de tendresse et de rires. — Vous êtes... *hi hi*... les buissons les plus rigolos... *ho ho*... du monde ! parvint-il à dire entre deux respirations. Finalement, après une dernière grande caresse sur ses joues, Nino bondit hors du dernier buisson et retomba les fesses dans l'herbe tendre, de l'autre côté du sentier. Il était tout échevelé, ses joues étaient bien roses et il avait encore un petit hoquet de rire qui lui sautait dans la gorge. Il se retourna pour regarder les buissons. Ils ne bougeaient plus, mais ils semblaient ronronner de plaisir, satisfaits de leur farce. L'un d'eux laissa échapper une petite bulle de parfum qui vint éclater sur le nez de Nino. — Merci pour les guilis, les buissons ! lança-t-il en se relevant et en brossant son petit pull. Zéphir le papillon revint se placer devant lui, montrant une direction où la forêt devenait un peu plus sombre, mais où de petites lumières bleues et jaunes commençaient à clignoter au ras du sol. Le rire de Nino s’apaisa doucement, remplacé par une nouvelle curiosité. Les guilis l’avaient mis en pleine forme. Ses bottes, impatientes de voir la suite, se mirent à trottiner vers la lueur. — Regarde, Zéphir ! On dirait des petites étoiles qui ont poussé dans la terre. Ce sont eux, les champignons qui brillent ? Nino s’avança, le cœur léger, prêt à découvrir le secret de ces petites lanternes de la forêt.

Les fleurs aux parfums de gâteau

**CHAPITRE : Les fleurs aux parfums de gâteau** Nino s’approcha tout doucement, sur la pointe de ses petites bottes jaunes. Les lumières qui clignotaient au sol n’étaient pas des étoiles tombées du ciel, non ! C’étaient de grandes fleurs rondes, avec des pétales aussi doux que des coussins et des couleurs qui faisaient briller les yeux. — Oh ! murmura Nino en ouvrant de grands yeux ronds. Zéphir, regarde ! On dirait des sucettes géantes plantées dans la mousse ! Zéphir le papillon fit une pirouette dans l’air et vint se poser sur le bord d’une corolle d’un rouge éclatant. Il battait des ailes au rythme d’une petite musique invisible. Nino s'accroupit, les mains sur les genoux. En s'approchant un peu plus, son petit nez frétilla. *Snif, snif, snif…* — Ça sent… ça sent le dimanche matin ! s’exclama Nino en riant. Il s’approcha de la première fleur, une fleur toute ronde et pomponnée, d'un rose bonbon très vif. Dès qu'il passa sa main tout près d'elle, la fleur s'ouvrit en grand, comme pour lui faire un câlin. Un nuage de parfum s'en échappa. — Ça sent la fraise ! s’écria Nino. Mais pas n'importe quelle fraise… On dirait la tarte aux fraises que maman sort du four, quand le sucre brille encore sur les fruits. Miam ! Nino ferma les yeux une seconde pour mieux respirer cette odeur sucrée. Il avait presque l'impression d'avoir de la confiture sur le bout de la langue. La fleur-fraise semblait toute contente : elle s'agitait doucement de gauche à droite, en faisant un petit bruit de clochette. Zéphir s'envola alors vers une deuxième fleur, un peu plus loin. Celle-ci était d’un brun profond, avec des pétales épais qui ressemblaient à du velours tout doux. Elle ne brillait pas autant que la première, mais elle semblait très mystérieuse. Nino rampa sur le tapis de mousse pour la rejoindre. Il approcha son petit museau, avec précaution. *Snif, snif…* — Oh là là ! Zéphir, c’est magique ! Celle-ci sent le chocolat ! C’était une odeur chaude, réconfortante, comme un bol de chocolat chaud rempli de petites guimauves après une promenade dans le froid. Nino caressa un pétale. Il était chaud sous ses doigts, comme s’il venait d’être cuisiné par le soleil de la forêt. — Dis-moi, petite fleur, est-ce qu'on peut te manger ? demanda Nino avec un petit sourire coquin. La fleur de chocolat remua ses feuilles comme pour dire « non, non ! », et elle laissa échapper une petite pluie de paillettes brunes qui vinrent chatouiller les joues de Nino. — D’accord, d’accord, je ne te croque pas ! rit l’enfant en essuyant son visage. Soudain, une lueur d’un blanc crémeux attira son regard un peu plus haut. Entre deux racines couvertes de mousse dorée, une troisième fleur se tenait toute droite. Elle était élégante, avec de longs pétales fins qui se recourbaient comme des rubans de soie. Elle semblait faite de crème chantilly. Nino s’étira de tout son long pour porter son nez vers elle. *Snif… snif…* — La vanille ! souffla-t-il, émerveillé. Elle sent comme les petits gâteaux que Mamie cache dans sa boîte en fer. Le parfum était doux, léger et flottait tout autour de lui comme un voile de douceur. En respirant cette odeur de vanille, Nino se sentit tout calme, tout serein. C’était une odeur de doudou et de bisous. Le petit garçon se retrouva alors au milieu de ce jardin extraordinaire. À gauche, la fraise qui pétille. À droite, le chocolat qui réchauffe le cœur. Et devant lui, la vanille qui donne envie de faire un gros dodo. C’était la forêt la plus gourmande du monde entier ! — C’est un vrai goûter de géant, Zéphir ! Mais on n'a pas besoin de fourchette, on utilise juste nos narines ! Nino s’assit par terre, au milieu des trois fleurs. Elles commencèrent alors à danser ensemble, mélangeant leurs parfums pour créer une odeur incroyable de gâteau de fête. Les petites lanternes bleues et jaunes du sol se mirent à clignoter plus vite, comme pour applaudir. Zéphir se posa sur l'épaule de Nino et lui chatouilla l'oreille avec son antenne. Il était temps de continuer le voyage. — Tu as raison, Zéphir, dit Nino en se relevant avec énergie. Si les fleurs sentent le dessert, j’ai hâte de voir ce qui nous attend au prochain tournant ! Il envoya un petit baiser de la main aux fleurs-gâteaux, qui s’inclinèrent poliment, et suivit son ami papillon vers une partie de la forêt où les arbres semblaient avoir des bras pour jongler avec des nuages. Nino trottinait, le cœur rempli de sucre et de magie, prêt pour la suite de ses découvertes. Ses bottes jaunes faisaient « flic-floc » sur la mousse, et derrière lui, le parfum de fraise, de chocolat et de vanille l'accompagnait encore un peu, comme un souvenir sucré.

Le pont des pierres multicolores

# Chapitre : Le pont des pierres multicolores Nino continuait d'avancer, ses petites bottes jaunes rebondissant joyeusement sur le tapis de mousse. Le parfum de gâteau s’estompait doucement, remplacé par une odeur nouvelle, très fraîche, comme celle de la pluie qui tombe sur les feuilles en plein été. Soudain, un bruit étrange attira son attention. — *Glou-glou... Pshiiit ! Glou-glou... Pshiiit !* Nino s’arrêta net et pencha la tête. Devant lui, le chemin était coupé par un petit ruisseau très particulier. Ce n’était pas de l’eau ordinaire qui coulait là. Non, c’était une rivière de lumière liquide qui semblait pétiller comme de la limonade magique ! Des milliers de petites bulles dorées remontaient à la surface et éclataient dans un doux bruit de baiser : *Pops !* — Regarde, Zéphir ! s'exclama Nino en ouvrant de grands yeux ronds. La rivière fait la fête ! Zéphir le papillon fit trois pirouettes dans les airs avant de venir se poser sur un roseau qui ressemblait à une paille géante. — C’est le Ruisseau de l’Éclat, expliqua Zéphir avec une petite voix qui sonnait comme une clochette. Pour traverser, il ne faut pas nager, car l’eau chatouille beaucoup trop les orteils. Il faut utiliser le pont invisible ! Nino regarda à gauche, puis à droite. — Mais... je ne vois pas de pont, Zéphir. Juste de l'eau qui brille ! Le papillon battit des ailes très vite, et une fine poussière d'argent tomba sur la rivière. Soudain, comme par magie, des pierres rondes et lisses apparurent, flottant juste au-dessus des bulles. Il y en avait des bleues comme le ciel, des rouges comme des cerises et des vertes comme des pommes acidulées. — Oh ! On dirait de gros bonbons posés sur l’eau ! s'enthousiasma Nino. — Attention, Nino, prévint Zéphir en voletant autour de son nez. Ce sont des Pierres de Rythme. Pour traverser, tu dois sauter sur les couleurs dans l'ordre de la chanson de la forêt. Bleu, rouge, vert... et on recommence ! Nino prit une grande inspiration. Il ajusta son petit sac à dos et se prépara. Il se sentait un peu comme un explorateur courageux ou un petit crapaud champion de saut en longueur. — C’est parti ! lança-t-il. Il leva haut sa jambe et hop ! Il atterrit sur la première **pierre bleue**. Dès que sa botte toucha la pierre, un son de cloche retentit : *Ding !* La pierre s'illumina d'une lueur azur, et un jet de bulles bleues s'élança vers le ciel. — Bravo Nino ! cria Zéphir. Maintenant, la rouge ! Nino sauta sur la **pierre rouge**. *Dong !* fit la pierre. Elle était toute chaude sous ses pieds, comme un galet resté longtemps au soleil. Des étincelles rubis dansèrent autour de lui, dessinant des cœurs éphémères dans l'air. — Et de deux ! rit Nino, les joues roses d'excitation. Il ne restait plus que la **pierre verte**. Nino fit un petit bond gracieux et se posa en équilibre sur la pierre émeraude. *Zing !* Celle-ci fit un bruit de ressort rigolo. En touchant le vert, Nino sentit une odeur de menthe fraîche lui chatouiller les narines. Le ruisseau sembla rire avec lui, faisant tourbillonner ses bulles de plus belle. — Bleu, rouge, vert... Bleu, rouge, vert ! chantonnait Nino en continuant sa traversée. À chaque saut, la musique devenait plus joyeuse. *Ding ! Dong ! Zing !* Les couleurs se mélangeaient, créant un petit arc-en-ciel au-dessus de sa tête. Nino se sentait léger, presque comme s'il pouvait voler avec Zéphir. Arrivé au milieu du ruisseau, Nino s'arrêta un instant sur une grande pierre bleue pour regarder l'eau pétiller sous ses pieds. — Dis, Zéphir, pourquoi l'eau fait-elle « Pshiiit » ? — C'est parce qu'elle est remplie de rires de fées, répondit le papillon en buvant une goutte de rosée sur un pétale. Chaque fois qu'un enfant sourit dans le monde, une bulle apparaît ici. Nino fit son plus grand sourire, et immédiatement, une énorme bulle dorée sortit de l'eau et vint éclater juste devant son nez, laissant une petite poussière brillante sur ses cils. — Ça chatouille ! s'esclaffa-t-il. Il reprit sa marche : un saut sur le rouge, un saut sur le vert, un dernier bond géant sur le bleu... et *Vlan !* Le voilà de l'autre côté, sur l'herbe tendre de la rive opposée. Nino se retourna pour regarder le pont. Les pierres colorées disparurent doucement, redevenant invisibles sous la lumière du soleil qui jouait entre les arbres. Le ruisseau continuait de chanter son joyeux *Glou-glou-pshiiit*. — On a réussi, Zéphir ! On est de vrais aventuriers ! Nino tapa dans ses mains, ravi. Il se sentait plein d'énergie, comme si les pierres multicolores lui avaient donné une force magique. Devant lui, la forêt s'ouvrait sur un nouveau sentier où les arbres avaient des feuilles qui ressemblaient à des oreilles de lapin. — Où allons-nous maintenant ? demanda Nino en suivant l'ombre bleue de son ami papillon. Zéphir fit un signe vers le cœur de la forêt, là où la lumière était la plus dorée. — Là où les secrets murmurent, Nino. Là où la prochaine curiosité nous attend... Et Nino, le cœur léger et les bottes étincelantes, se remit en route, impatient de découvrir quel nouveau prodige la Forêt des Mille Curiosités lui réservait.

Hibou-Doudou donne un conseil

### Chapitre : Hibou-Doudou donne un conseil Nino et Zéphir s’enfonçaient maintenant dans une partie de la forêt qui semblait faite en barbe à papa verte. Les arbres, avec leurs feuilles toutes douces qui ressemblaient à des oreilles de lapin, semblaient écouter les pas du petit garçon. *Scrunch, scrunch, scrunch.* Les bottes étincelantes de Nino faisaient un bruit de biscuits qu’on croque sur le chemin de terre dorée. Soudain, Zéphir s’arrêta net, ses ailes bleues vibrant comme de petits éventails de soie. — Écoute, Nino… murmura le papillon. Juste au-dessus d’eux, sur une branche de chêne qui semblait porter un gros pull en mousse de velours, se trouvait une énorme boule de plumes. C’était une boule si ronde, si moelleuse et si grise qu’on aurait dit un nuage de dodo tombé du ciel. Tout à coup, la boule s’étira. *Bâââ-îîî-llle !* Deux grands yeux ronds, jaunes comme des citrons sucrés, s’ouvrirent lentement. — Oh ! Un doudou géant ! s’exclama Nino en ouvrant de grands yeux. La créature secoua ses plumes, ce qui fit s’envoler une petite pluie de poussière d’étoiles. — Je ne suis pas un doudou, mon petit aventurier, répondit une voix aussi chaude et profonde qu’un chocolat chaud. Je suis Hibou-Doudou, le gardien des murmures. Hibou-Doudou était si plumeux que son bec disparaissait presque sous son duvet. Il descendit de sa branche en planant sans un bruit, comme une plume de duvet portée par le vent, et se posa devant Nino. — Tu marches très vite, Nino, dit le hibou en penchant la tête sur le côté. Tes pieds font beaucoup de musique, mais tes oreilles, elles, font la sieste ! Nino toucha ses oreilles, un peu surpris. — Mes oreilles ? Mais je m'en sers pour t'écouter, Hibou-Doudou ! Le grand oiseau ébouriffa ses plumes avec un petit rire étouffé. — Pour ne pas se perdre dans la Forêt des Mille Curiosités, il ne suffit pas de regarder avec les yeux. Il faut apprendre à « voir avec les oreilles ». C’est le secret pour toujours retrouver son chemin. Hibou-Doudou invita Nino à s’asseoir sur un tapis de mousse tendre. — Ferme tes petits yeux, ordonna doucement le hibou. Voilà. Maintenant, imagine que tes oreilles grandissent, grandissent, comme les feuilles-oreilles des arbres autour de nous. Écoute la chanson de la forêt. Nino ferma les yeux très fort. Au début, il n’entendit que son propre petit cœur qui faisait *boum-boum*. Puis, petit à petit, le silence se remplit de couleurs sonores. — Qu’entends-tu derrière toi ? demanda Hibou-Doudou. Nino tendit l’oreille. — J’entends un petit rire d’eau… C’est le ruisseau ! *Glou-glou-pshiiit*. — Très bien, sourit le hibou. Et sur ta droite ? Nino tourna un peu la tête, les yeux toujours clos. — *Frou-frou… frou-frou…* Ce sont les feuilles-oreilles qui se frottent les unes contre les autres pour se raconter des secrets. — Et juste devant nous ? Nino se concentra très fort. Il entendit un bruit très léger, comme des miettes de pain qui tombent sur une nappe. — *Cric-crac…* C’est un petit écureuil qui grignote une noisette ! s’écria Nino en ouvrant les yeux, tout joyeux. Hibou-Doudou battit des ailes pour applaudir. — Bravo ! La forêt ne se tait jamais, Nino. Si tu l’écoutes, elle te dira toujours où tu es. Le ruisseau chante derrière toi pour te rappeler d’où tu viens. Le vent siffle dans les cimes pour te montrer le nord. Et le bourdonnement des abeilles te guide vers les fleurs les plus sucrées. Le hibou s’approcha de Nino et, d’un geste délicat, déposa une petite plume d’argent dans la main du garçon. — Garde cette plume. Elle est légère comme un secret. Quand tu te sentiras perdu, chatouille-toi l’oreille avec elle, et tu te souviendras d’écouter la grande chanson. Nino serra la plume contre son cœur. Elle était si douce qu’il crut tenir un morceau de rêve. — Merci, Hibou-Doudou ! Maintenant, je sais que la forêt me parle. Zéphir le papillon fit une pirouette dans l’air, tout content. — Alors, en route ? demanda-t-il. Nino se leva. Mais cette fois, il ne courut pas. Il marcha d’un pas léger, de « pattes de velours », comme le lui avait appris son nouvel ami. Il écoutait le bruissement du vent, le craquement des brindilles et le chant lointain d’un oiseau-trompette. — Tu entends, Zéphir ? chuchota Nino. La forêt nous dit que le chemin est par là, vers la lumière qui sent la fraise des bois ! Et c’est ainsi que Nino, guidé par les murmures de la forêt et sa plume magique, continua son voyage vers le prochain mystère, le cœur grand ouvert et les oreilles bien éveillées.

Le trésor des petits curieux

**CHAPITRE : Le trésor des petits curieux** Nino avançait avec précaution, ses petits pieds caressant la mousse comme s’il marchait sur un gâteau tout moelleux. Zéphir, le papillon aux ailes de nacre, volait juste devant son nez en faisant des petits loopings de joie. — Tu sens, Zéphir ? demanda Nino en gonflant sa petite poitrine. Ça sent le bonbon à la fraise ! L’air était devenu tout rose, comme si le soleil avait décidé de porter des lunettes de couleur. En écartant deux grandes feuilles de fougères qui ressemblaient à des oreilles d’éléphant vert, Nino s’arrêta net. Ses yeux s’agrandirent, ronds comme deux billes de verre. Là, juste devant lui, une lumière dansait entre les branches. Ce n’était pas une lumière ordinaire. Elle sautillait sur le sol, faisant briller chaque petite herbe. — Oh ! Regarde ! chuchota Nino. Coincée dans un buisson de « Fleurs-Bisous » qui s’ouvraient et se fermaient en faisant un petit bruit de baiser (*mouah, mouah !*), une plume extraordinaire attendait. Elle ne ressemblait pas à la plume grise de Hibou-Doudou. Celle-ci était une véritable palette de peintre. Elle commençait par un rouge cerise, se transformait en orange abricot, devenait jaune citron, puis vert menthe, bleu ciel et violet prune. — Une plume arc-en-ciel ! s’exclama Zéphir en battant des ailes très vite. C’est une plume de l’Oiseau-Arc-en-Ciel, Nino. On dit qu’elle est tombée d’un nuage pendant une bataille de chatouilles entre le soleil et la pluie ! Nino s’approcha doucement. Il tendit ses petits doigts et saisit la plume. Elle était si légère qu’il avait l’impression de tenir un souffle d’air. Quand il la faisait bouger, les couleurs changeaient et brillaient de mille feux, jetant des petits éclats colorés sur ses joues. — Elle est magique, dit Nino avec admiration. Elle va aller dans mon sac à merveilles. Il ouvrit son petit sac à dos, celui qui l’accompagnait partout, et y glissa la plume délicatement, à côté de la plume de Hibou-Doudou. *Clic-clac*, le trésor était bien gardé ! Mais la forêt n’avait pas fini de lui offrir des cadeaux. En se relevant, Nino vit quelque chose briller au pied d’un arbre dont l’écorce ressemblait à du chocolat. C’était un petit caillou. Mais pas un caillou gris et triste. Oh non ! Nino se pencha et le ramassa. Le caillou était parfaitement rond, aussi rond qu’une petite lune. Il était d’un blanc de lait, avec des petits points argentés qui scintillaient comme des étoiles miniatures. — Oh, qu’il est doux ! s’étonna le petit garçon. Il fit rouler le caillou dans le creux de sa main. La pierre était toute chaude, comme si elle avait fait la sieste au soleil pendant tout l’après-midi. Elle était si lisse qu’on aurait dit du savon, mais sans glisser. — C’est un Caillou-Lune, expliqua Zéphir en se posant sur l’épaule de Nino. Si tu le serres très fort dans ta main quand tu as un petit chagrin ou quand tu as un peu peur, il te redonne tout le courage de la forêt. C’est un caillou qui fait des câlins à l’intérieur de la main. Nino sourit. Il ferma les doigts sur le caillou et sentit une douce chaleur se propager dans tout son bras, jusque dans son cœur. C’était une sensation merveilleuse, comme si la forêt lui tenait la main pour lui dire : « Ne t’inquiète pas, je suis là avec toi. » — Dans le sac, petit caillou ! décida Nino. Tu seras mon compagnon de route. *Ploc !* Le caillou rejoignit les plumes. Le sac de Nino commençait à devenir un véritable coffre aux trésors. Ce n’étaient pas des trésors en or ou en argent, non. C’étaient des trésors de curieux. Des objets qui racontaient des histoires, des objets qui faisaient rêver. Nino se sentait maintenant très riche. Pas riche comme un roi dans un château, mais riche comme un enfant qui connaît les secrets des arbres et des oiseaux. — Zéphir, dit Nino en remettant son sac sur ses épaules, je crois que mon sac devient un sac magique. À chaque pas, il me semble plus léger, même si je le remplis ! Zéphir fit une petite danse aérienne. — C’est parce que les trésors de la forêt ne pèsent rien, Nino ! Ils te donnent des ailes au lieu de te ralentir. Écoute… tu entends ce petit chant ? Nino tendit l’oreille. Entre le bruissement des feuilles et le murmure du vent, il entendait maintenant un petit son cristallin, comme des milliers de clochettes en verre qui tintent doucement. — C’est la Cascade des Rires ! s’écria le papillon. On y est presque ! Nino, le cœur bondissant de joie, reprit sa marche. Avec sa plume arc-en-ciel pour la beauté et son caillou tout rond pour le courage, plus rien ne pouvait l’arrêter. La Forêt des Mille Curiosités n’avait pas fini de lui ouvrir ses bras, et Nino, le petit explorateur aux pattes de velours, était prêt pour la suite de l’aventure. Le chemin devant lui s’illuminait, parsemé de petites fleurs qui semblaient lui faire un clin d’œil au passage. — En route, Zéphir ! La curiosité est le plus beau des voyages !

Le chemin du retour

Voici le chapitre final de l'aventure de Nino. *** # CHAPITRE : Le chemin du retour Le soleil, là-haut dans le ciel, commençait à se faire tout rond et tout rouge, comme une grosse orange bien mûre. Il s’étirait longuement, lançant des rayons de lumière dorée entre les branches des grands arbres. C’était l’heure où la forêt change de costume, troquant son habit vert brillant pour une robe de paillettes et d'ombres douces. Zéphir, le papillon d’or, tourbillonna autour du petit nez de Nino. — Regarde, Nino ! dit-il d'une voix qui ressemblait au tintement d'une clochette. Le soleil va bientôt aller faire dodo derrière la colline. Il est temps de ramener tes trésors à la maison. Nino caressa son sac en bandoulière. À l’intérieur, la plume arc-en-ciel chatouillait doucement son flanc, et le caillou tout rond semblait lui murmurer des mots de courage. — Déjà ? demanda Nino un peu tristement. Mais j’aime tellement être ici avec toi ! Zéphir se posa sur l'épaule du petit chat aux pattes de velours. — Ne sois pas triste, petit explorateur. La forêt ne s'en va pas. Elle va juste se reposer pour rêver à ta prochaine visite. Viens, je vais te montrer le plus beau des chemins : le chemin qui ramène vers les câlins ! Le papillon s’envola et, d’un coup d’ailes magique, il laissa derrière lui une traînée de poussière scintillante. C’était comme si un collier de perles lumineuses venait de tomber sur l'herbe pour dessiner un sentier. Nino se mit en route. *Flic-flac, flic-flac*, faisaient ses petites pattes sur les feuilles sèches. À chaque pas, la forêt lui offrait un nouveau spectacle. Les fleurs-clochettes, qui étaient bien réveillées tout à l'heure, commençaient à fermer leurs pétales pour la nuit en faisant un petit bruit de bisou : *Mwa ! Mwa !* — Écoute, Zéphir ! chuchota Nino en s'arrêtant. Les arbres chantent ! En effet, un vent léger passait dans les feuilles, produisant un long soupir apaisant : *Shhhhhh... Shhhhhh...* C’était la berceuse de la forêt. Les écureuils rentraient dans leurs trous de troncs d’arbres en agitant leur queue touffue pour dire au revoir, et les oiseaux se blottissaient les uns contre les autres dans leurs nids de coton. — Regarde par terre, Nino ! s’exclama Zéphir en désignant des petits points brillants sous les fougères. C’étaient les lucioles-veilleuses. Elles s’allumaient une à une, comme de petites lanternes magiques, pour éclairer les pas de Nino. Le chemin sentait bon le pin, le miel sauvage et la mousse mouillée. Une odeur rassurante, une odeur de goûter et de sécurité. Nino se sentait grand. Il n’avait plus peur des grandes ombres qui dansaient, car il savait que c’étaient simplement les arbres qui se balançaient pour le saluer. Avec son caillou de courage dans son sac, il marchait la tête haute, les moustaches frémissantes de bonheur. Soudain, au détour d’un buisson de mûres qui sentait bon le sucre, les arbres s’écartèrent. Nino s’arrêta net et poussa un petit « Oh ! » d’admiration. Au bout du sentier, il vit sa petite maison. Elle semblait toute petite, avec sa cheminée qui laissait échapper une fine boucle de fumée bleue et sa fenêtre éclairée d’une lumière jaune et chaude. C’était comme une étoile posée sur la terre. Zéphir fit une dernière pirouette dans les airs. Ses ailes brillaient plus fort que jamais sous les premières étoiles du soir. — Voilà, Nino. Tu es arrivé. Tu as traversé la Forêt des Mille Curiosités, tu as trouvé la beauté et le courage, et tu as gardé ton cœur tout ouvert. Tu es un vrai grand explorateur ! Nino tendit sa patte, et le papillon vint y frotter ses antennes dorées. — Merci, Zéphir. Est-ce que tu seras là demain ? — Je suis toujours là où il y a de la curiosité, Nino. Ferme les yeux, et je serai dans tes rêves ! Dans un dernier éclat de lumière, Zéphir s'envola vers la lune d'argent. Nino resta un instant immobile, respirant l'air frais de la nuit qui tombait. Il sentit le poids léger de son sac. Il avait hâte de montrer la plume arc-en-ciel et le caillou magique à sa maman, de lui raconter la Cascade des Rires et les arbres qui soupirent. Il trottina vers sa porte, le cœur rempli de mille couleurs. La curiosité était vraiment le plus beau des voyages, mais le plus doux des moments, c’était celui où l’on rentrait chez soi pour raconter ses exploits. Nino poussa la porte. Il était fatigué, mais ses yeux brillaient encore de toute la magie de la forêt. Ce soir-là, sous sa couette douillette, le petit chat s’endormit très vite. Et dans ses rêves, il volait encore un peu, guidé par un papillon d’or, au-dessus d’un monde où chaque caillou et chaque plume cachait un merveilleux secret.

Le dodo de l'explorateur

Voici le dernier chapitre de l’histoire de Nino, écrit avec toute la tendresse et la magie du style Wonder Engine. *** # CHAPITRE : Le dodo de l'explorateur La porte de la petite maison s’ouvrit avec un léger *« clic-clac »* argenté. À l’intérieur, ça sentait bon la soupe aux potirons et le bois qui craque dans la cheminée. C’était une odeur de doudou et de sécurité. — Maman ! Papa ! Je suis revenu ! lança Nino d’une voix encore toute vibrante d'émotion. Ses parents étaient assis près du feu. En voyant leur petit chat, ils ouvrirent de grands bras accueillants. Nino s'y jeta comme on plonge dans un nuage de coton. Il était tout ébouriffé, ses moustaches frémissaient encore de l'air de la forêt, et ses yeux… oh, ses yeux brillaient comme deux petites lanternes magiques. — Doucement, petit explorateur ! rire sa maman en caressant ses oreilles douces. Tu as l’air d’avoir voyagé jusqu’au bout du monde ! — C’était mieux que le bout du monde, maman, murmura Nino en fouillant dans son sac. C’était la Forêt des Mille Curiosités ! Regardez ! Avec des gestes de magicien, il sortit ses trésors. D’abord, la **plume arc-en-ciel**. Dès qu’elle apparut, un petit reflet bleu, puis rose, puis doré dansa sur les murs de la cuisine. Puis, il posa sur la table le **caillou magique**, si rond et si lisse qu’il semblait garder la chaleur du soleil à l’intérieur. — Oh… firent ses parents en chœur, les yeux écarquillés. Nino commença alors son récit. Ses mots gambadaient comme des petits lapins. Il raconta la Cascade des Rires qui faisait *« glou-glou-ha-ha »*, les arbres qui soupiraient des secrets de feuilles, et Zéphir, le papillon d’or qui l'avait guidé. Il parlait avec les mains, imitait le bruit du vent et le balancement des fleurs géantes. — Et vous savez quoi ? dit Nino en s’asseyant sur son petit tabouret. Zéphir m’a dit que la curiosité, c’est ce qui rend le monde aussi beau. Son papa hocha la tête avec un sourire tendre : — C’est vrai, Nino. Quand on regarde les choses avec un cœur curieux, même un petit caillou devient un diamant, et chaque journée devient une grande aventure. La curiosité, c’est la baguette magique que tu portes en toi. Nino bailla si fort qu’on aurait pu voir ses petites dents de lait. La fatigue tombait sur lui comme une couverture lourde et chaude. Ses aventures l'avaient épuisé, mais d'une fatigue heureuse, celle qui donne envie de faire de beaux rêves. — Allez, hop ! Au dodo, l’aventurier, dit maman. Il y eut le rituel des petites pattes lavées à l’eau tiède, du pyjama en flanelle qui sent la lavande, et du brossage de dents qui fait de la mousse blanche. Nino monta dans son lit. Sa couette était un grand océan de douceur. Maman glissa la plume arc-en-ciel sur sa table de chevet et posa le caillou magique juste à côté de son oreiller. — Dis, maman… murmura Nino, la voix déjà ensablée par le sommeil. Est-ce que demain, le monde sera encore nouveau ? — Toujours, mon petit chat. Tant que tu poseras des questions, le monde aura des secrets à t'offrir. Papa déposa un baiser papillon sur son front. — Dors bien, explorateur. Tes rêves t'attendent. Nino ferma les yeux. Dans sa tête, les couleurs de la forêt commencèrent à danser. Il entendit le murmure lointain de la cascade. Il ne se sentait plus tout petit, il se sentait grand, rempli de tout ce qu’il avait appris. Il comprit, juste avant de basculer dans le sommeil, que le plus merveilleux des voyages ne s'arrêtait jamais vraiment. Dehors, la lune veillait sur la maison. Dans la chambre, le caillou magique brilla d'une lueur très douce, comme une petite veilleuse. Nino s'endormit avec un sourire aux lèvres. Il était prêt à rêver, prêt à grandir, et surtout, prêt à rester curieux de tout, pour toujours. *Chut… faites doucement… l’explorateur voyage au pays des rêves désormais.*
Fusianima
Nino et la Forêt des Mille Curiosités
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Seb Le Reveur

Nino et la Forêt des Mille Curiosités

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Voici le premier chapitre de ton conte, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Nino et ses bottes magiques Il était une fois, dans une petite maison aux volets couleur de menthe, un petit garçon nommé Nino. Nino était un grand explorateur de jardins, un che...

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