Momo et le Mystère de la Lune d'Argent

Par Studio WonderJeunesse

Voici le premier chapitre de l'histoire de Momo, écrit avec la douceur et l'émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Momo et son Panier de Rêves Au creux d’une petite colline toute ronde, cachée sous les racines d’un vieux chêne protecteur, se trouvait la maison de Momo. Momo n...

Momo et son Panier de Rêves

Voici le premier chapitre de l'histoire de Momo, écrit avec la douceur et l'émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Momo et son Panier de Rêves Au creux d’une petite colline toute ronde, cachée sous les racines d’un vieux chêne protecteur, se trouvait la maison de Momo. Momo n’était pas un lapin comme les autres : il était un petit nuage de poils blancs, aussi doux que la mousse des bois et aussi souple qu’une guimauve. Ses longues oreilles se terminaient par des pointes de couleur caramel, et son petit nez rose ne s’arrêtait jamais de frétiller, faisant « pit-pit-pit » dès qu’il sentait une odeur de trèfle ou de menthe fraîche. Ce soir-là, la forêt s'était enveloppée d'un grand manteau de velours bleu. À l'intérieur du terrier, tout était calme et douillet. Une petite bougie à la cire d’abeille dansait sur une table en bois de noisette, jetant des reflets d'or sur les murs tapissés de mousse séchée. Momo s’étira de tout son long. *« Ouaaaah… »* bailla-t-il en ouvrant une bouche ronde comme une petite framboise. Ses pattes de coton foulèrent le tapis de brindilles souples alors qu'il se dirigeait vers son coin préféré : son Panier de Rêves. C’était un panier tressé avec des tiges de saule argenté, garni de plumes de cygne et de laine de mouton. Momo l’appelait ainsi parce que, chaque soir, il y déposait ses plus jolis souvenirs de la journée pour qu'ils se transforment en rêves merveilleux pendant la nuit. Mais avant de se glisser sous sa couverture en patchwork, Momo s'arrêta devant sa petite fenêtre ronde. Dehors, le monde semblait saupoudré de sucre glace. Et là, suspendue au milieu du ciel, trônait la Lune d’Argent. Elle était immense, ronde et brillante, comme une pièce de monnaie magique tombée dans un océan d'étoiles. Elle ne se contentait pas d'éclairer ; elle semblait murmurer une chanson de lumière. Ses rayons, fins comme des fils de soie, traversèrent la vitre pour venir caresser les moustaches de Momo. — Bonsoir, Dame Lune ! murmura Momo d’une petite voix flûtée. Tu brilles si fort ce soir… On dirait que tu as lavé ton visage dans le ruisseau de diamant ! La Lune ne répondit pas avec des mots, mais elle brilla un peu plus fort, envoyant un reflet argenté pile sur le nez du petit lapin. Momo s’esclaffa doucement. Il avait l’impression que la Lune lui faisait un clin d’œil secret. — Regarde, mon doudou Carotte, dit-il en attrapant son petit compagnon en tissu orange. La Lune a allumé sa veilleuse rien que pour nous. Elle veille sur la forêt pour que les hiboux ne se cognent pas les ailes et que les fleurs puissent dormir tranquilles. Momo prit une grande inspiration. L’air sentait bon la terre mouillée et la sève de pin. Il se sentait en sécurité, comme dans un câlin géant. Il s’approcha de son Panier de Rêves et commença son petit rituel. — Ce soir, je mets dans mon panier… la saveur de la pomme sucrée que j'ai croquée à midi, commença-t-il en faisant semblant de déposer quelque chose de précieux dans son lit. Et puis… le rire de mon amie la mésange. Et aussi… la chaleur du soleil sur mon dos. Une fois son panier rempli de ces trésors invisibles, Momo s’y installa. Il se roula en boule, son petit menton posé sur ses pattes de devant. Le panier était si moelleux qu’il avait l’impression de flotter sur un nuage de lait. — Dis-moi, Dame Lune, chuchota-t-il alors que ses paupières devenaient lourdes, très lourdes… Quel est ton secret ? Pourquoi es-tu si belle ce soir ? À cet instant, un rayon de lune particulièrement vif vint se poser sur le bord de sa fenêtre. Il laissa derrière lui une petite traînée de poussière scintillante, comme de la neige de lumière qui ne fond jamais. Momo écarquilla un peu les yeux. Était-ce une invitation ? Un mystère à découvrir ? Mais le sommeil était plus fort. Les étoiles semblaient chanter une berceuse de cristal. Momo ferma les yeux, son petit nez faisant un dernier « pit-pit » de satisfaction. Dans son Panier de Rêves, les souvenirs commençaient déjà à se transformer en aventures fantastiques. Dehors, la Lune d’Argent continuait de veiller, gardienne silencieuse des secrets de la nuit, prête à guider Momo vers un mystère qu’il n'allait pas tarder à découvrir… ***

Le Ciel s'éteint !

**CHAPITRE : Le Ciel s'éteint !** Momo était en plein milieu d’un rêve délicieux. Il rêvait qu’il patinait sur un lac de crème à la vanille, avec des poissons en sucre qui lui faisaient des clins d’œil. Son petit nez faisait « pit-pit » de bonheur et ses moustaches frémissaient doucement. Tout était calme, tout était doux, tout était… argenté. Mais soudain, sans un bruit, sans même un petit « pshitt » de vent, tout changea. **POUF !** C’était comme si quelqu’un, là-haut, tout en haut des nuages, avait appuyé sur l’interrupteur de la nuit. La lumière douce qui caressait les moustaches de Momo s’évanouit d’un coup. La chambre, qui ressemblait d’habitude à un cocon de nacre, devint sombre comme le fond d’une poche. Momo ouvrit un œil. Puis l’autre. — Oh ? murmura-t-il, la voix encore toute pleine de sommeil. Où est passée ma veilleuse de ciel ? Il se redressa sur ses petites pattes de velours. Il regarda par la fenêtre. Ce qu’il vit lui fit faire un bond de surprise qui le fit presque tomber de son panier. — Houlà ! Mais… mais que se passe-t-il ? La Lune d’Argent n’était plus d’argent du tout. Elle ne brillait plus. Elle ne scintillait plus. Elle ressemblait maintenant à une grosse pierre toute triste, à un vieux galet gris oublié dans le ciel noir. Même les étoiles semblaient avoir peur ; elles clignotaient très faiblement, comme des bougies prêtes à s’éteindre. Le monde était devenu tout noir, noir comme de la réglisse, noir comme le ventre d’une baleine. — Dame Lune ? appela Momo en collant son petit museau contre la vitre froide. Tu as oublié de te brosser les rayons ? Tu fais une petite sieste ? Mais la lune restait grise, terne comme une vieille pièce de monnaie perdue sous un canapé. Sans sa lumière, le jardin en bas semblait mystérieux. Les fleurs ne montraient plus leurs jolies couleurs et les arbres ressemblaient à de grands géants qui auraient perdu leurs reflets. Momo sentit un petit frisson de courage chatouiller son ventre. Il ne pouvait pas laisser la nuit s'éteindre comme ça ! Comment les chatons allaient-ils retrouver leur chemin ? Comment les rêves pourraient-ils voyager sans lumière ? — Je dois aller voir ça de plus près, déclara-t-il avec détermination. Il sauta de son panier — *hop !* — et trotta vers son petit coffre à trésors. À l’intérieur, il y avait ses objets les plus précieux. Il en sortit ses **Bottes de l'Aventure**. C’étaient de petites bottes d’un rouge éclatant, avec des boucles dorées qui faisaient « clic-clac » quand on marchait. Elles étaient magiques : elles ne faisaient pas de bruit sur le bois, mais elles donnaient l'impression d'être un grand explorateur. *Cric… Crac… Zip !* Momo enfila sa botte gauche. *Cric… Crac… Zip !* Momo enfila sa botte droite. — Voilà ! Maintenant, mes pattes sont prêtes pour le Mystère, se dit-il en ajustant son petit collet. Il s’approcha de la porte qui menait au jardin. Dehors, l’air sentait la menthe fraîche et la terre mouillée. Le silence était si épais qu’on aurait pu le découper avec une petite cuillère. Momo fit son premier pas sur l’herbe. *Flic ! Floc !* faisaient ses petites bottes rouges dans la rosée. — C’est vraiment très, très noir, chuchota Momo. On dirait que le ciel a mis son pyjama de suie. Il leva les yeux vers la grosse boule grise là-haut. Elle avait l'air si seule. Momo s'avança courageusement sur le sentier de gravier. Il s'arrêta près d'un buisson de roses qui dormaient tout de travers. — Réveillez-vous, les fleurs ! chuchota-t-il. Pourquoi la lumière est-elle partie ? Mais les fleurs ne répondirent pas, elles se contentèrent de secouer leurs pétales sombres. Soudain, Momo remarqua quelque chose d’étrange par terre. Sur le chemin, là où la lumière de la lune tombait d'habitude, il n'y avait plus de poussière d'argent... mais de petites taches grises, comme des traces de pas de fantômes de lumière. — Oh là là, dit Momo en écarquillant ses grands yeux de chat. Le mystère commence pour de vrai. Dame Lune n'est pas fatiguée... on dirait qu'on lui a volé son éclat ! Et, bien décidé à rendre son pyjama brillant au ciel, le petit chat aux bottes rouges s’enfonça dans l’ombre du jardin, prêt à découvrir qui avait bien pu éteindre la lumière de la nuit.

Monsieur Hibou et la Lanterne

**CHAPITRE : Monsieur Hibou et la Lanterne** Momo avançait à petits pas de velours. Ses jolies bottes rouges faisaient un bruit rigolo sur la mousse du vieux chêne : *prouti-prouta, prouti-prouta*. Tout autour de lui, le jardin semblait avoir mis un grand manteau de nuit trop grand pour lui. Le noir n'était pas noir, il était bleu foncé, comme une tartine à la myrtille. — Oh là là, murmura Momo en serrant sa petite queue contre lui. On n’y voit rien du tout. On dirait que la nuit a éteint toutes ses bougies. Soudain, là-haut, tout en haut du plus grand arbre, deux grosses billes dorées s'allumèrent. *Cligne, cligne.* On aurait dit deux sucettes au citron qui brillaient dans l'obscurité. — Hou-hou ? fit une voix douce et grave, comme le son d'un gros tambour en coton. Qui va là, avec des bottes aussi rouges que des fraises des bois ? Momo leva le museau. C’était Monsieur Hibou. Il était rond, très rond, avec des plumes aussi douces que le doudou de Momo et des sourcils qui ressemblaient à de petits éventails gris. Il portait sur son bec un minuscule lorgnon en or. — C’est moi, Momo, répondit le petit chat. Monsieur Hibou, avez-vous vu ? La Lune a perdu ses paillettes d’argent. Mon pyjama est tout gris, et le ciel est tout triste ! Monsieur Hibou descendit de sa branche en battant des ailes silencieusement. *Vlouff, vlouff.* Il se posa devant Momo et lissa ses plumes avec sérieux. — C’est vrai, petit chat. Le ciel est sombre comme une vieille casserole. Dame Lune a un gros chagrin, et quand la Lune pleure, sa lumière s'éteint. Pour retrouver l'éclat perdu, il faut traverser la Forêt des Ombres Longues. Momo regarda les arbres sombres. Ils avaient l'air de grands géants qui se cachaient pour lui faire peur. Il sentit ses moustaches trembler un tout petit peu. — Mais… j'ai peur de me perdre, avoua Momo. Monsieur Hibou sourit, et ses yeux brillèrent encore plus fort. Il fouilla sous son aile et en sortit une petite lanterne. Elle était en fer blanc, avec des vitres toutes propres, mais à l'intérieur, il n'y avait pas de bougie. Elle était vide. — Tiens, Momo. Voici la Lanterne aux Mots Doux. Elle ne brûle pas avec du feu, car le feu peut piquer. Elle brille grâce à la gentillesse. Momo prit la lanterne entre ses pattes. Elle était froide et silencieuse. — Comment ça marche ? demanda-t-il, un peu perplexe. — C'est un secret de vieux hibou, chuchota l'oiseau en se penchant vers son oreille. Pour l'allumer, il faut dire quelque chose de gentil. Un mot qui caresse le cœur. Plus le mot est doux, plus la lumière est belle. Momo réfléchit. Il regarda Monsieur Hibou, avec ses plumes duveteuses et son air si sage. — Monsieur Hibou, dit Momo d'une voix flûtée, vous avez les plus belles plumes du monde. Elles ont l'air aussi douces qu'un nuage de lait. À peine avait-il fini sa phrase qu'une petite étincelle apparut dans la lanterne. *Ting !* Puis une deuxième. Et soudain, une magnifique lumière dorée, chaude comme un rayon de soleil en plein hiver, remplit la cage de fer. La lanterne se mit à briller, éclairant les bottes rouges de Momo et les racines du vieux chêne. — Ça alors ! s'écria Momo, les yeux écarquillés. Elle fait de la lumière avec des compliments ! — Exactement, dit Monsieur Hibou en hochant la tête. Mais attention, Momo : si tu grognes ou si tu dis des mots méchants, la lumière s'envolera comme un petit oiseau effrayé. Garde ton cœur léger, et cette lanterne te guidera jusqu'au sommet de la Colline aux Étoiles. Momo serra fort la poignée de la lanterne. Il se sentait maintenant courageux, comme un petit chevalier de la nuit. La lumière dorée dansait devant lui, faisant s'enfuir les ombres qui n'osaient plus s'approcher. — Merci, Monsieur Hibou ! dit Momo en faisant une petite révérence. — Bonne route, Momo ! Hou-hou ! N’oublie pas : la gentillesse est la plus belle des lampes de poche. Et c'est ainsi que Momo, le petit chat aux bottes rouges, s'enfonça plus loin dans le jardin, sa lanterne magique à la main, prêt à offrir ses plus beaux mots au monde pour retrouver le trésor de la Lune. Chaque fois qu'il murmurait « merci » à un caillou ou « tu es beau » à un arbre, la lanterne brillait un peu plus fort, transformant la nuit noire en un chemin de miel et d'étoiles.

La Forêt des Lucioles Dansantes

Voici le nouveau chapitre de l'histoire de Momo, écrit avec toute la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** # Chapitre : La Forêt des Lucioles Dansantes Momo, le petit chat aux bottes de feutre rouge, s’avança vers la lisière de la grande forêt. Là-bas, les arbres n’étaient pas de simples arbres : ils étaient d'immenses géants de bois avec des bras de feuilles qui semblaient vouloir chatouiller le ventre de la lune. *Plic, ploc, plic, ploc.* Les petites bottes de Momo faisaient un bruit de bisou sur la mousse toute douce. La forêt sentait bon le sapin bleu, la menthe fraîche et le chocolat chaud que l’on boit avant de faire dodo. Mais sous les grands chênes, il faisait un peu sombre, comme si la nuit avait enfilé son plus grand manteau de velours noir. Momo s’arrêta. Ses petites oreilles en pointe frémirent. Le silence était grand, aussi grand qu’une montagne. — N'aie pas peur, petit cœur, se murmura Momo à lui-même. Monsieur Hibou a dit que la gentillesse est la plus belle des lumières. Il leva sa petite lanterne magique. À l'intérieur, la flamme scintillait comme un bonbon au miel. Pour se donner du courage, Momo regarda un gros buisson de fougères et dit tout doucement : — Bonjour, joli buisson. Tu as des feuilles très élégantes, on dirait des plumes de paon ! Soudain, *ZING !* Une étincelle d'or jaillit de la lanterne. Puis une deuxième. Puis une centaine ! Mais ce n'étaient pas des étincelles ordinaires. C'étaient de minuscules créatures ailées, rondes comme des perles de rosée et brillantes comme des mini-soleils. — Oh ! Des lucioles ! s'exclama Momo en ouvrant de grands yeux ronds. Les lucioles arrivèrent en escadrille, dans un joyeux tourbillon de poussière d'étoiles. Elles n'étaient pas timides du tout. En un clin d'œil, elles entourèrent les oreilles de Momo. *Bzzz-dou... Bzzz-dou...* On aurait dit le murmure d'une chanson de berceau. Les lucioles se mirent à danser une valse magique autour de sa tête. Elles volaient à gauche, puis à droite, dessinant des rubans de lumière citronnée dans l'air frais. — Par ici, petit chat ! semblaient dire les lucioles en faisant clignoter leur petit derrière lumineux. Momo se mit à rire. Les petites pattes des insectes lui chatouillaient les moustaches. C’était comme si mille petites fées jouaient à cache-cache autour de son nez. — Vous êtes merveilleuses, mes amies ! dit Momo en trottinant. Vous brillez plus fort que les diamants de la couronne du roi ! À chaque compliment, la forêt changeait de couleur. Grâce aux lucioles et à la lanterne, les troncs des arbres devenaient argentés, et le sentier, autrefois caché par l'ombre, apparaissait maintenant comme un tapis de sucre glace brillant. Momo se sentait si léger qu’il avait l'impression que ses bottes rouges ne touchaient plus le sol. Il suivait la danse des lucioles. Elles s'envolaient en haut, vers les branches, pour lui montrer les racines sur lesquelles ne pas trébucher, puis elles redescendaient pour éclairer une petite fleur de nuit qui s'ouvrait en baillant. — Regarde, Momo ! lança une petite luciole plus hardie que les autres, en venant se poser un instant sur le bout de son nez rose. Le chemin est un jeu d'enfant quand on marche ensemble ! Momo sourit de toutes ses dents. Il n'avait plus peur du tout. La forêt n'était plus un endroit mystérieux et sombre, mais une immense salle de bal où les feuilles applaudissaient doucement au passage du vent. Plus il avançait, plus les lucioles étaient nombreuses. Elles formaient maintenant une longue traîne dorée derrière lui, comme si Momo portait une cape de lumière de super-héros. — Merci pour le chemin, les lucioles ! cria Momo avec bonheur. Merci d'être mes lanternes volantes ! La forêt résonna de petits rires cristallins. Au loin, derrière les derniers sapins, une lueur bleutée commençait à poindre. La Colline aux Étoiles n'était plus très loin. Momo serra sa lanterne magique contre son petit gilet de laine, le cœur rempli de chansons et les yeux pleins de paillettes. Grâce à ses nouveaux amis et à ses mots tout doux, le mystère de la Lune d'Argent n'allait bientôt plus être un secret pour lui. Car dans la Forêt des Lucioles Dansantes, Momo avait appris que celui qui sème des gentillesses récolte toujours un chemin de lumière.

Le Pont de Guimauve

**CHAPITRE : LE PONT DE GUIMAUVE** Momo arriva enfin au bord d’un grand ravin scintillant. Mais ce n’était pas un trou sombre et profond, oh que non ! En bas, on aurait dit qu’une rivière d’étoiles coulait tranquillement, en faisant un petit bruit de clochettes : *Gling ! Gling !* Pour continuer son voyage vers la Lune d’Argent, Momo devait traverser. Et là, juste devant son petit nez retroussé, se dressait la chose la plus extraordinaire qu’il ait jamais vue : un pont immense, tout rose, tout blanc et tout rebondi. — Oh ! s’exclama Momo en écarquillant les yeux. On dirait un nuage qui est tombé dans un pot de confiture ! Il s’approcha et renifla un grand coup. Ça sentait bon, mais alors, tellement bon ! Une odeur de vanille chaude, de fraise sucrée et de fleur d’oranger. Ce n’était pas un pont en bois, ni un pont en pierre. C’était un véritable **Pont de Guimauve**. Momo avança une petite patte prudente. *Pshhhoufff...* Son pied s’enfonça doucement dans la matière moelleuse, comme s’il marchait sur un énorme oreiller tout chaud. — C’est tout mou ! rigola Momo. Il fit un deuxième pas. *Plop !* Le pont répondit par un petit bruit rigolo. Momo, tout joyeux, commença à presser le pas. Mais soudain… *BOING !* Le pont lui donna une petite impulsion, et Momo se retrouva propulsé en l’air, les pattes s’agitant dans le vide ! — Ouh là là ! cria-t-il en retombant avec un bruit de ressort : *Sproutch !* — Attention, petit voyageur ! hulula une voix douce au-dessus de lui. Momo leva les yeux. Perché sur un fil de sucre filé, un petit Hibou en Sucre Glace le regardait en clignant des yeux. Il était tout blanc, avec des plumes qui ressemblaient à de la chantilly. — Bonjour, Monsieur le Hibou ! dit Momo en essayant de rester bien droit sur le pont qui balançait doucement. Pourquoi le pont fait-il « Boing » ? — C’est un pont farceur, répondit le Hibou avec un petit rire poudré. Si tu marches trop vite, il croit que tu veux jouer à saute-mouton avec les étoiles ! Et si tu rebondis trop haut, tu risques de t’envoler comme un ballon de baudruche avant d’arriver de l’autre côté. Momo regarda le ciel. La Lune d’Argent brillait de mille feux, mais elle était encore un peu loin. Il ne fallait pas se tromper de chemin ! — Comment dois-je faire alors ? demanda Momo. — Il faut marcher avec des **pattes de velours**, murmura le Hibou. Imagine que tu marches sur des bulles de savon sans vouloir les casser. Sois léger, sois doux, et surtout… écoute la musique du sucre. Momo ferma les yeux un instant. Il sentit la douceur du pont sous ses pieds. Il ne fallait pas courir, il fallait danser. *Un pas de souris…* *Un pas de chat…* Momo avançait maintenant très lentement. À chaque pas, la guimauve s’écrasait tendrement : *Squeak, squeak.* C’était une sensation merveilleuse, comme si le pont lui faisait des chatouilles sous les pieds. — Regarde, petite lanterne ! chuchota Momo à sa lumière magique. On dirait que nous marchons sur un gâteau géant ! Parfois, une petite étoile filante passait juste à côté de lui, et Momo devait s’arrêter pour ne pas perdre l’équilibre. Le pont oscillait comme un hamac. *Gauche, droite, gauche, droite…* Momo utilisait ses bras pour faire la balance, comme un petit équilibriste de cirque. De petits flocons de sucre glace tombaient du ciel et venaient se poser sur son gilet de laine. Momo tira la langue pour en attraper un. — Miam ! C’est frais et sucré ! Le milieu du pont était la partie la plus difficile. Là, la guimauve était encore plus molle, comme de la pâte à modeler magique. Momo sentait que s’il restait immobile trop longtemps, il allait s’enfoncer jusqu’aux genoux ! — Vite, vite, mais tout doucement ! se dit-il à lui-même. Il se mit à fredonner une petite chanson pour garder le rythme : *« Un petit pas de doudou,* *Sur le pont qui est tout mou.* *Je ne saute pas trop haut,* *Pour ne pas toucher les oiseaux ! »* Le Hibou en Sucre Glace s’envola et tourna autour de lui en l’encourageant : — C’est ça, Momo ! Tu es aussi léger qu’une plume de duvet ! Continue ! Enfin, après de longs efforts et beaucoup de concentration, les pattes de Momo touchèrent un sol plus ferme. Il venait de traverser le ravin ! Il se retourna pour voir le Pont de Guimauve qui scintillait dans la nuit. Il semblait briller d’une lueur rose bonbon. — Merci, Monsieur le Pont ! Merci, Monsieur le Hibou ! cria Momo en agitant sa petite main. Il se sentait fier de lui. Il n’était pas tombé, il n’avait pas rebondi trop loin, et il avait même appris à marcher comme un petit nuage. Devant lui, la Colline aux Étoiles se dressait maintenant, majestueuse. Les marches étaient faites de cristal et menaient directement vers la grande Lune d'Argent qui semblait lui sourire. Momo remit son petit sac bien droit, serra sa lanterne contre son cœur et reprit sa route. Le mystère était presque à portée de main, et son cœur battait la chamade, aussi joyeux qu’un petit tambour de fête.

Le Nuage Coquin

**CHAPITRE : Le Nuage Coquin** Momo s’élança sur la Colline aux Étoiles. *Cric-clic ! Cric-clic !* Ses petites pattes trottaient sur les marches de cristal. À chaque pas, une petite note de musique s’échappait du sol, comme si le cristal chantait une chanson douce pour l’encourager. Tout autour de lui, l’air sentait bon la fleur de jasmin et le sucre glace. — Oh, que c’est beau ! chuchota Momo en écarquillant ses grands yeux. Plus il montait, plus le ciel devenait d'un bleu profond, un bleu velouté comme le doudou qu'il laissait sur son lit le matin. Les étoiles n’étaient plus de simples points brillants ; elles ressemblaient à des petits diamants qui dansaient la polka. Momo se sentait grand, fort, et presque assez léger pour s'envoler. Enfin, il atteignit le sommet. La vue était incroyable ! On voyait toute la Forêt des Murmures en bas, qui ressemblait à un grand tapis de mousse sombre. Mais Momo ne regardait pas en bas. Il regardait juste devant lui, là où la Lune d’Argent trônait, immense et magnifique. Pourtant, quelque chose n'allait pas. La Lune ne brillait pas aussi fort qu'avant. Sa belle lumière argentée semblait étouffée, un peu comme une lampe cachée sous une grosse couverture de laine. — Mais… que se passe-t-il ? s’étonna Momo en fronçant son petit nez. En s’approchant tout doucement, sur la pointe des pattes, il vit une chose très étrange. Ce n’était pas une couverture. C’était un petit nuage. Un petit nuage tout gris, tout bouclé, qui ressemblait à une grosse barbe à papa oubliée sous la pluie. Le petit nuage était agrippé à la Lune. Il l’entourait de ses bras vaporeux, la serrant très, très fort, comme si c’était un trésor secret. — Ohé ! Petit Nuage ! appela Momo d’une voix douce. Le nuage sursauta. Il se tourna vers Momo, et deux petits yeux brillants de larmes apparurent dans sa brume grise. Il poussa un petit reniflement qui fit un bruit de tonnerre miniature : *Pof-badaboum !* — C’est à moi… murmura le Petit Nuage d’une voix un peu enrhumée. Toute cette lumière est à moi ! Je ne veux pas la partager ! Momo s’assit sur la dernière marche de cristal, posant sa lanterne à côté de lui. — Mais pourquoi, Petit Nuage ? La Lune est là pour tout le monde. Elle éclaire les chemins des voyageurs, elle rassure les petits lapins et elle fait briller les rivières. Le Nuage Coquin serra la Lune encore plus fort. On aurait dit qu’il lui faisait un énorme câlin, mais un câlin un peu trop serré. La pauvre Lune semblait toute chiffonnée derrière ce voile gris. — Parce que j’ai peur ! s’écria le petit nuage en boudant. Quand je suis tout seul dans le grand ciel noir, j’ai froid. Je me sens tout petit et tout triste. Mais ici, contre la Lune, je suis au chaud. Je brille un peu moi aussi. Si je la lâche, je redeviendrai un simple nuage gris que personne ne regarde. Momo comprit tout de suite. Le Nuage Coquin n’était pas méchant, il était juste un peu jaloux et très, très inquiet. Il voulait garder toute la magie pour lui pour ne plus avoir peur du noir. — Tu sais, dit Momo en tendant sa petite main vers le nuage, si tu caches la Lune, tout le monde en bas devient triste. Les fleurs ferment leurs pétales et les amis se perdent dans l'obscurité. Tu es un nuage, tu es fait pour voyager, pour danser avec le vent ! — Mais le vent me pousse toujours trop loin… renifla le nuage en laissant échapper quelques gouttes de pluie qui tombèrent comme des perles sur les pieds de Momo. Momo chercha dans son petit sac. Il n'avait pas de baguette magique, mais il avait son grand cœur. — Regarde ma lanterne, Petit Nuage. Elle brille parce qu'elle partage sa lumière. Si je l'enfermais dans une boîte, elle finirait par s'éteindre. La Lune, c'est pareil. Elle a besoin que le monde entier la regarde pour briller de mille feux. Le nuage desserra un tout petit peu ses bras de coton. La Lune laissa échapper un rayon argenté qui vint caresser le museau de Momo. C’était une sensation de douceur, comme un baiser de maman sur le front. — Tu es un Nuage Coquin, mais tu es aussi un Nuage de Lumière, continua Momo avec un sourire encourageant. Si tu te décales juste un peu, la Lune pourra te refléter, et tu deviendras un nuage d'argent, le plus beau de tout le ciel ! Le petit nuage hésita. Il regarda Momo, puis il regarda la grande Lune qui attendait patiemment. Il se sentait un peu honteux d'avoir voulu garder toute la clarté pour lui tout seul. — Tu crois… que je serai beau même si je ne la tiens pas ? demanda-t-il timidement. — Tu seras éblouissant ! affirma Momo. Le Nuage Coquin prit une grande inspiration, ce qui fit gonfler ses joues vaporeuses, et tout doucement, il commença à glisser... Mais alors qu'il se détachait, un nouveau mystère apparut. Car maintenant que le nuage ne cachait plus la surface de la Lune, Momo vit quelque chose d’incroyable gravé sur le disque d’argent. Ce n’était pas juste de la roche de lune… C’était une porte. Une petite porte ronde avec une poignée en forme d’étoile. Momo resta le souffle coupé. Le mystère de la Lune d'Argent ne faisait que commencer !

La Danse des Chatouilles

**CHAPITRE : La Danse des Chatouilles** Momo fixait la petite porte ronde avec des yeux grands comme des soucoupes. Une porte sur la Lune ! C’était encore plus merveilleux que tout ce qu’il avait imaginé. Mais pour s’en approcher, il fallait que le Nuage Coquin s’écarte tout à fait. Le petit nuage, lui, faisait de gros efforts. Il tortillait ses fesses vaporeuses, il agitait ses petites mains de brume, mais il semblait un peu coincé, comme un flocon de coton accroché à une branche. — Je n'y arrive pas, Momo ! pouffa le nuage en s'étirant. Je suis trop lourd de toute cette lumière que j'ai grignotée ! Momo posa un doigt sur son menton, réfléchissant très fort. Il savait que pour faire bouger quelque chose de léger comme un nuage, il ne fallait pas pousser, mais le faire s'envoler de joie. — J’ai une idée ! s'exclama Momo avec un clin d'œil malicieux. Petit nuage, est-ce que tu connais l'histoire de l'étoile qui voulait devenir un gâteau ? Le nuage s'arrêta de gigoter et pencha sa tête vaporeuse, curieux. — Non, raconte ! Momo prit une grande inspiration et commença à raconter d'une voix chantante : — C’est une toute petite étoile, brillante comme un diamant, qui en avait assez de briller dans le froid. Elle se disait : « Oh, j'aimerais tant être un gros gâteau d'anniversaire avec de la crème et des bougies ! ». Alors, elle a sauté du ciel… *Pschitt !* Elle est tombée pile dans un nuage de chantilly. Mais au lieu de faire un gâteau, elle a fait un énorme éternuement de sucre glace : *ATCHOUM !* Et depuis ce jour, quand il neige, ce ne sont pas des flocons, ce sont les miettes du gâteau-étoile qui cherche ses bougies ! Le petit nuage commença à trembler. Un petit son sortit de sa bouche de brume : « Hi hi hi ! ». C’était un bruit de clochettes en cristal qui tintent doucement dans le vent. — Des miettes de gâteau ! Quel drôle de vœu ! s’esclaffa le nuage. Momo vit que le nuage devenait de plus en plus léger en riant. C’était le moment ! — Et attention… dit Momo en avançant ses mains, les doigts agiles comme de petits lutins. Voilà les chatouilles de l’espace ! Momo tendit les bras et, avec une douceur infinie, il commença à faire des « guili-guili » sur le ventre tout mou du nuage. — Guili-guili sous les bras de coton ! Guili-guili sur les joues de guimauve ! Le nuage explosa de rire. C'était un rire délicieux, qui sentait bon la pluie d'été et la fleur d'oranger. Il se tortillait dans tous les sens, se roulait en boule, puis s'étirait comme un élastique. — Oh non ! Arrête, Momo ! Hi hi hi ! Ça chatouille trop ! Je vais m’éparpiller partout ! Ha ha ha ! Le nuage riait tellement qu'il commença à rebondir contre le ciel nocturne. À chaque éclat de rire, il devenait un peu plus transparent, un peu plus fluide. Ses pieds de brume quittèrent le bord de la Lune. Il dansait, il tournait sur lui-même comme une toupie de soie. Soudain, dans un dernier grand « Éclat de Rire Argenté », le Nuage Coquin fit une immense pirouette et glissa loin, très loin sur le côté, comme un savon dans une baignoire. — OUAH ! s'écria Momo. Libérée de son cache-cache, la Lune d'Argent laissa jaillir ses rayons. Ce n’était pas juste de la lumière, c’était comme une cascade de lait magique qui inondait le ciel. Les rayons d’argent coulèrent tout autour de Momo, transformant ses vêtements en habits de prince des étoiles. L'air devint doux, scintillant, et une musique de harpe sembla monter de la terre. Le petit nuage, épuisé d'avoir tant ri, se reposait désormais un peu plus loin, brillant de mille feux comme Momo l'avait promis. Il était devenu un magnifique voile d'argent, fier et scintillant. — Regarde, Momo ! murmura le nuage d'une voix apaisée. La porte... elle s'ouvre ! Momo se tourna vers le disque lunaire. Maintenant que tout était bien éclairé, la petite porte ronde avec sa poignée en forme d’étoile ne demandait qu’à être touchée. Elle scintillait d'une lueur bleutée, invitant Momo à découvrir le secret le mieux gardé du ciel. D'un pas léger, Momo s'avança sur le pont de lumière d'argent qui menait droit au cœur de la Lune. L'aventure, la vraie, l'attendait juste derrière cette poignée étoilée.

Le Bisou de la Lune

Voici le nouveau chapitre de l'histoire de Momo, écrit avec toute la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** # Chapitre : Le Bisou de la Lune Momo posa son petit pied sur le pont d’argent. C’était incroyable ! Le chemin ne craquait pas comme le bois, il ne faisait pas de bruit comme la pierre. Sous ses chaussons, la lumière était aussi douce et moelleuse que de la mousse de savon dans un bain chaud. — Oh ! ça chatouille un peu les orteils ! s’exclama Momo en riant. Il avança prudemment, les bras écartés pour garder l’équilibre, comme un petit funambule des étoiles. Autour de lui, des milliers de petites bulles de lumière dansaient. Elles sentaient bon la fleur d’oranger et le sucre glace. Le petit nuage, tout fier de son nouvel éclat, le suivait en faisant des pirouettes. Arrivé devant la grande porte ronde, Momo s’arrêta. Son cœur faisait *tic-tac, tic-tac* très fort, comme une petite horloge impatiente. Il tendit la main et effleura la poignée en forme d’étoile. *Cric, crac, pshhh...* La porte ne s'ouvrit pas en grand, elle s'évapora doucement comme une brume légère. Derrière elle, ce n'était pas une maison, ce n'était pas une grotte... c'était le cœur de la Lune. C’était un jardin de cristaux bleus où chaque fleur brillait comme une veilleuse. Soudain, une voix s’éleva. C’était une voix de velours, profonde et calme, comme une chanson que maman murmure à l’oreille pour s’endormir. — Entre, petit Momo. N’aie pas peur. Au milieu du jardin, une silhouette immense et lumineuse apparut. C’était la Dame Lune. Sa robe était tissée avec des fils de comètes et ses cheveux ressemblaient à de la soie de lait. Elle sourit, et son sourire éclaira tout le ciel, de la montagne la plus haute jusqu’au fond des océans. — Merci, Momo, dit-elle en penchant sa grande tête brillante vers lui. Grâce à ton rire et à ta gentillesse, tu as aidé mon ami le nuage. Tu as nettoyé la poussière d’ennui qui m’empêchait de briller. Regarde comme la nuit est redevenue belle ! Momo regarda par-dessus le rebord de la Lune. En bas, très loin en bas, le monde était transformé. Les arbres n’étaient plus noirs, ils étaient vêtus de capes d’argent. Les rivières ressemblaient à des rubans de diamants qui couraient entre les collines. Même les dodos des petits enfants semblaient plus doux sous cette lumière magique. — C’est si joli, murmura Momo, les yeux écarquillés. On dirait que tout le monde porte un pyjama de lumière. La Dame Lune s’approcha de Momo. Elle sentait le frais, le propre et le rêve. — Tu as un cœur d’or, petit garçon. Et pour te remercier d'avoir sauvé la magie de la nuit, je veux te donner un trésor que tu garderas toujours avec toi. Elle se pencha très bas, si bas que Momo put voir les reflets des étoiles dans ses grands yeux clairs. Elle ne dit plus un mot. Elle ferma les yeux et, tout doucement, elle déposa un baiser invisible sur le bout du nez de Momo. *Plic !* C’était un petit bruit d’eau claire. À l’endroit où les lèvres de la Lune avaient touché la peau de Momo, une petite tache d’argent apparut. C’était un minuscule éclat de lune, un grain de lumière qui scintillait comme une petite luciole apprivoisée. — Oh ! Mon nez brille ! s’écria Momo en essayant de loucher pour voir le bout de son visage. Ça me fait des guilis ! — C’est le Bisou de la Lune, expliqua la Dame en riant. Désormais, même quand les nuages cacheront mon visage, tu auras toujours une petite part de ma lumière avec toi. Tu ne craindras plus jamais l’obscurité, car tu porteras l’éclat d’argent partout où tu iras. Le petit nuage vint se frotter contre la joue de Momo, comme un chaton vaporeux. Il était temps de rentrer. La nuit était maintenant calme, sereine et parfaitement magique. Les étoiles s’étaient mises à chanter en chœur une mélodie de harpe. Momo se sentait léger, si léger qu’il avait l’impression de flotter. Il salua la Dame Lune d’un grand signe de la main. — Au revoir, Dame Lune ! Merci pour le bisou ! Alors qu’il redescendait le pont de lumière, le petit éclat d’argent sur son nez éclairait ses pas. La forêt en bas l’attendait, baignée dans une douceur lactée. Le mystère de la Lune d’Argent était résolu, et dans le cœur de Momo, une petite veilleuse s'était allumée pour toujours. La nuit n'était plus un rideau noir. C'était devenu un immense livre d'images, écrit avec de l'encre d'argent, juste pour lui. Et sur son petit nez, le grain de lumière continuait de danser, promettant des rêves plus beaux que tous les jouets du monde.

Un Dodo Bien Mérité

Voici le dernier chapitre de l'histoire de Momo, écrit avec toute la tendresse et la magie du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre : Un Dodo Bien Mérité Le pont de lumière s’effaçait doucement derrière Momo, comme un nuage de sucre qui fond dans une tasse de lait chaud. Le petit garçon posa ses pieds sur la mousse de la forêt. *Plic, ploc*, faisaient ses petits pas sur les feuilles encore humides de rosée. Mais Momo n’avait plus peur du tout. La forêt n'était plus un grand manteau sombre ; elle était devenue un immense jardin de velours bleu. Sur le bout de son nez, la petite étincelle d’argent brillait comme une minuscule luciole. Elle éclairait le chemin juste devant lui, transformant chaque caillou en diamant et chaque branche en baguette magique. — Regardez ! chuchota Momo aux fleurs qui fermaient leurs pétales pour la nuit. J’ai un morceau de Lune avec moi ! En passant près du vieux chêne, Momo vit une petite famille d’écureuils blottis les uns contre les autres. Ils tremblaient un petit peu à cause du vent frais. Momo s’approcha doucement, sur la pointe des pieds. Il effleura l’écorce de l’arbre avec son doigt encore tout imprégné de la poussière d’étoiles de Dame Lune. Soudain, une douce lueur argentée enveloppa le nid. Les écureuils poussèrent un petit soupir de contentement. Ils n’avaient plus froid. Ils étaient maintenant entourés d’une chaleur de lumière, douce comme une couverture de laine. Momo sourit. C’était cela, le secret de Dame Lune : la lumière est encore plus belle quand on la partage. Il continua son chemin en fredonnant la chanson de la harpe des étoiles. *« Do, ré, mi, la Lune est ici... Mi, fa, sol, elle brille sur le sol... »* Enfin, il aperçut sa petite maison. Elle ressemblait à un gros champignon rassurant sous les grands arbres. Une petite lumière orange brillait à la fenêtre : c’était la veilleuse que sa maman avait allumée. Mais ce soir, Momo n’en avait même plus besoin. Son nez éclairait tout le jardin ! Il poussa la porte qui fit un petit cri joyeux : *Cric-crac !* L’intérieur de la maison sentait bon le chocolat chaud et la cannelle. Momo grimpa l’escalier, marche après marche. *Un, deux, trois...* Arrivé dans sa chambre, il enfila son pyjama tout doux, celui qui a des petites planètes brodées sur les manches. Il se glissa sous sa couette. Oh, qu’elle était bonne ! Elle était moelleuse comme un gros gâteau à la crème. Momo s'installa confortablement, la tête bien calée sur son oreiller qui sentait la lavande. — Merci pour cette belle aventure, murmura-t-il en regardant par la fenêtre. Dehors, Dame Lune le regardait. Elle semblait lui faire un clin d’œil à travers les carreaux. Momo voyait maintenant que chaque ombre dans sa chambre était un ami : l’ombre de sa chaise ressemblait à un ours protecteur, et celle de son rideau à l’aile d’un ange. Le petit éclat d’argent sur son nez commença à scintiller plus lentement, au rythme de sa respiration. *Inspirer... Expirer...* Le point de lumière devint une petite veilleuse intérieure, nichée juste au fond de son cœur. Momo ferma les yeux. Il se sentait lourd, si lourd, comme s’il était fait de sable fin et de rêves. Il pensait à tous les enfants du monde qui regardaient la même lune, et il était heureux de savoir que lui, Momo, avait aidé la lumière à revenir. — Bonne nuit la Lune, souffla-t-il dans un dernier bâillement. Bonne nuit les étoiles... Le marchand de sable n’eut pas besoin de passer bien longtemps. Momo était déjà parti au pays des songes. Un pays où les nuages sont des chatons, où l’on fait du toboggan sur les rayons de lune, et où chaque bisou brille comme une pièce d’argent. Et sur son visage, un magnifique sourire resta dessiné toute la nuit. Car Momo le savait maintenant : même quand il fait tout noir, il suffit d’un petit grain de courage et d’un bisou de lune pour que le monde entier devienne féerique. Dehors, le vent soufflait une berceuse dans les feuilles des arbres. La forêt chantait tout doucement pour ne pas réveiller le petit garçon. Le Mystère de la Lune d'Argent était résolu, et le plus beau des voyages ne faisait que commencer : celui des rêves. **Fais de beaux rêves, Momo.**
Fusianima
Momo et le Mystère de la Lune d'Argent
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Momo et le Mystère de la Lune d'Argent

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Voici le premier chapitre de l'histoire de Momo, écrit avec la douceur et l'émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Momo et son Panier de Rêves Au creux d’une petite colline toute ronde, cachée sous les racines d’un vieux chêne protecteur, se trouvait la maison de Momo. Momo n...

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