Miou Miou et le Secret du Vent Siffleur

Par Studio WonderJeunesse

Voici le premier chapitre de l’histoire de Miou Miou, écrit dans le style enchanteur du « Wonder Engine ». *** ### Chapitre 1 : Miou Miou et ses moustaches magiques Il était une fois, niché entre une colline de velours vert et un ruisseau qui chantait « glou-glou », un jardin merveilleux. Dans ce...

Miou Miou et ses moustaches magiques

Voici le premier chapitre de l’histoire de Miou Miou, écrit dans le style enchanteur du « Wonder Engine ». *** ### Chapitre 1 : Miou Miou et ses moustaches magiques Il était une fois, niché entre une colline de velours vert et un ruisseau qui chantait « glou-glou », un jardin merveilleux. Dans ce jardin, les fleurs ne se contentaient pas de pousser : elles dansaient. Les coquelicots faisaient de grandes révérences et les marguerites riaient aux éclats dès que les abeilles venaient leur chatouiller le cœur. C’est ici que vivait Miou Miou. Miou Miou était une petite chatte si douce qu’on aurait dit un petit nuage de lait tombé du ciel. Son pelage était blanc comme la crème, avec une petite tache de couleur caramel juste sur le bout de l’oreille droite. Elle avait un petit nez rose, tout humide, qui faisait « snif-snif » quand elle découvrait une nouvelle fleur, et quatre patounes de velours qui ne faisaient aucun bruit sur la mousse tendre. Ce matin-là, le soleil brillait comme une grosse orange d’or. Miou Miou, après avoir bu sa soucoupe de lait, décida qu’il était l’heure de faire la chose qu’elle préférait au monde : la sieste de cristal. Elle s’installa confortablement au pied d’un grand rosier qui sentait bon la confiture. Elle s’enroula en une boule de poils toute ronde, ferma ses yeux verts et commença à ronronner. *« Ron-ron, ron-ron... »* Mais Miou Miou n’était pas une petite chatte tout à fait comme les autres. De chaque côté de son museau, elle portait de longues, de très longues moustaches d’argent. Et ces moustaches-là étaient magiques. Soudain, alors qu’elle rêvait à des papillons en sucre glace, ses moustaches commencèrent à frémir. *Zing ! Zing !* Elles se mirent à briller d’une petite lueur bleutée, comme si elles avaient attrapé des morceaux d’étoiles. Miou Miou ouvrit un œil, puis l’autre. Elle ne bougea pas le corps, mais ses moustaches, elles, s’étiraient vers la gauche, puis vers la droite. Elles captaient des secrets que personne d’autre ne pouvait entendre. — Oh ! murmura Miou Miou d’une petite voix de soie. Quelque chose arrive… mes moustaches me disent que le jardin a un secret à me raconter. À ce moment-là, une petite coccinelle rouge avec sept points noirs se posa juste sur le bout de son nez. — Bonjour Miou Miou ! dit la coccinelle en agitant ses ailes. Pourquoi tes moustaches brillent-elles comme des guirlandes de fête ? Miou Miou s’étira, allongeant ses pattes loin devant elle comme pour toucher le soleil. — Bonjour petite Coccinelle. Mes moustaches picotent ! C’est le signe qu’une grande aventure se prépare. Elles sentent un vent nouveau, un vent qui ne vient pas d’ici. Écoute… Miou Miou se dressa sur ses pattes de coton. Elle dressa ses oreilles pointues. Le jardin devint tout calme. Les abeilles s’arrêtèrent de bourdonner et les fleurs cessèrent de danser. C’est alors qu’un bruit étrange se fit entendre. Ce n’était pas le bruit du ruisseau, ni celui des feuilles qui s’agitent. C’était un sifflement doux, comme une petite flûte de cristal cachée derrière les buissons de framboises. *« Fiiiouuuu… Siiiiiouuuu… »* — Tu entends ? demanda Miou Miou, les yeux grands ouverts de merveille. C’est le Vent Siffleur. Il m’appelle ! Ses moustaches magiques se mirent à vibrer plus fort. Elles pointaient maintenant vers le fond du jardin, là où les herbes sont si hautes qu’on dirait une forêt pour les chats. — Regarde ! s’exclama la coccinelle en s’envolant. Les moustaches de Miou Miou dessinent le chemin ! En effet, à chaque pas de la petite chatte, ses moustaches laissaient derrière elles de minuscules étincelles argentées qui montraient la voie. Miou Miou ne craignait rien. Elle savait que ses moustaches étaient ses guides et qu’elles ne se trompaient jamais. — Allez, mes jolies moustaches, guidez-moi ! dit-elle en trottinant joyeusement. Je veux savoir pourquoi le vent siffle cette jolie chanson. Et c’est ainsi que la petite chatte toute douce, avec son cœur plein de courage et ses moustaches pleines de lumière, s’enfonça dans les herbes hautes pour découvrir le premier secret de la journée. Le jardin semblait murmurer son nom : *« Miou Miou… Miou Miou… »* L’aventure ne faisait que commencer.

Le drôle de Siff-Siff

**CHAPITRE : Le drôle de Siff-Siff** Miou Miou s’enfonça un peu plus dans la jungle du jardin. Pour une petite chatte, les herbes hautes étaient comme des gratte-ciels de verdure ! C’était un monde tout vert, tout frais, qui sentait bon le trèfle et la terre mouillée. *Chatouille, chatouille !* Les brins d’herbe caressaient son ventre tout rose et ses pattes de velours. — Oh ! Regarde, petite Coccinelle ! s’écria Miou Miou en s’arrêtant devant une fleur de pissenlit toute ronde et toute blanche. On dirait un petit nuage tombé du ciel ! Mais alors qu’elle s’apprêtait à poser le bout de son nez humide sur le duvet de la fleur, un bruit très étrange fit vibrer ses oreilles. *« Siff-Siff ! »* Miou Miou s’arrêta net. Ses oreilles, aussi douces que des triangles de soie, se mirent à bouger dans tous les sens. L’oreille droite tourna vers le vieux pommier. L’oreille gauche s’orienta vers le buisson de roses. — Tu as entendu ? chuchota Miou Miou, les yeux ronds comme des billes d’or. Quelqu’un a sifflé ! *« Siff-Siff ! »* Le son était léger, comme une bulle de savon qui éclate, mais aussi joyeux qu’une petite flûte de sucre. Ce n’était pas un cri, ce n’était pas un craquement. C’était une invitation. — C’est lui ! C’est le Vent ! s’exclama la Coccinelle en faisant des loopings au-dessus de la tête de la chatte. C’est le Secret du Vent Siffleur qui t’appelle ! Soudain, une petite brise malicieuse passa entre les pattes de Miou Miou. Elle fit tourbillonner les pétales de marguerites et souleva les poils de sa queue en un joli panache de plumes. Et là, juste devant son petit museau, le vent sembla dessiner une forme invisible dans l’air. *« Siff-Siff… Miou Miou… Siff-Siff… Viens jouer ! »* La petite chatte ne put s’empêcher de rire. Le vent n’était pas juste de l’air qui bouge, c’était un compagnon de jeu ! Ses moustaches argentées s’illuminèrent de plus belle, projetant des éclats de lumière sur les feuilles de lierre. — Je viens, Monsieur le Vent ! répondit Miou Miou en faisant un petit bond de cabri. Mais où te caches-tu ? Elle suivit le son à travers un tunnel de branches de noisetier. Sous les feuilles, l’ombre était douce et bleutée. C’est ici que le « Siff-Siff » se faisait le plus fort. Miou Miou aperçut alors quelque chose de merveilleux. Dans le creux d’un vieux roseau cassé, le vent s’engouffrait avec malice. En entrant dans le petit tube de bois, l’air ressortait en faisant : *Siff-Siff !* C’était comme si le jardin possédait son propre instrument de musique. Chaque fois qu’une bouffée d’air passait par là, le roseau chantait. — Oh ! C’est une flûte magique ! s’émerveilla Miou Miou. Le vent utilise les secrets de la nature pour nous parler ! Elle s’approcha tout doucement et, d’un geste très tendre, posa sa patte sur le roseau. Elle sentit une vibration magique, un petit frisson de bonheur qui lui remonta jusqu’au cœur. Le vent n’était plus un mystère qui faisait un peu peur la nuit ; c’était un drôle de musicien qui aimait faire des farces. — Siff-Siff ! fit Miou Miou en essayant d’imiter le son. Le vent sembla ravi. Il souffla un peu plus fort, faisant danser les moustaches de la chatte. Les étincelles d’argent qui s’en échappaient s’envolèrent et se mélangèrent aux graines de pissenlit. Ensemble, elles s’élevèrent vers le ciel comme des petites étoiles de jour. — Regarde, Coccinelle ! Le vent emporte mes lumières ! — Il les emmène vers la colline aux Papillons, répondit la petite bête à pois rouges. C’est là que le vent cache son plus grand trésor. Veux-tu le voir ? Miou Miou hocha la tête avec enthousiasme. Son petit cœur battait la chamade. Elle n’avait plus peur de s’éloigner de la maison. Avec le vent pour musicien et ses moustaches pour boussole, le monde entier était un immense terrain de jeu. — En route ! s’écria-t-elle. Suivons le chant du Siff-Siff ! Et d’un pas léger, la petite chatte courageuse reprit sa marche, poursuivant les notes de musique invisibles qui flottaient dans l’air parfumé du matin. Elle ne savait pas encore que le vent lui réservait une surprise bien plus grande au sommet de la colline, là où le ciel et la terre se donnent un baiser.

Pipo le Moineau rigole

**CHAPITRE : Pipo le Moineau rigole** Le chemin qui menait à la colline aux Papillons ressemblait à un long ruban de velours vert. Sous ses petites pattes roses, Miou Miou sentait l’herbe fraîche qui la chatouillait. *Guili-guili !* semblait dire la terre. Les graines de pissenlit et les étincelles d’argent dansaient toujours au-dessus de sa tête, comme un petit chemin d’étoiles tracé dans le bleu du ciel. Plus Miou Miou avançait, plus le son devenait clair. *Siff-Siff... Siffloti... Sifflota...* C’était une musique douce, comme si quelqu’un soufflait dans une flûte de cristal cachée derrière un nuage. Miou Miou dressa ses oreilles pointues. Elle fit bouger ses moustaches de gauche à droite. — Oh ! s’exclama-t-elle en s’arrêtant net. Je vois quelqu’un ! Juste là, posé sur une branche de noisetier qui se balançait doucement, se tenait un petit oiseau tout rond. C’était Pipo, le moineau aux plumes couleur de chocolat et de cannelle. Il avait un petit bec orange et des yeux noirs qui brillaient comme des perles de rosée. Pipo gonflait son torse et ouvrait grand son bec. — C’est lui ! C’est forcément lui ! murmura Miou Miou. Elle s’approcha à pas de loup, ou plutôt à pas de chatte très, très polie. Elle ne voulait pas faire peur au petit musicien. Arrivée au pied de l’arbre, elle s’assit sur son derrière, enroula sa queue autour de ses pattes et leva le nez. — Bonjour, Pipo ! appela-t-elle d'une voix de miel. Dis-moi, petit oiseau, est-ce que c’est toi qui siffles cette chanson merveilleuse ? Est-ce que c’est toi qui fais « Siff-Siff » pour inviter les étincelles à danser ? Pipo s’arrêta de sautiller. Il pencha la tête à gauche, puis à droite, observant la petite chatte blanche avec curiosité. Soudain, son petit corps se mit à trembler de la tête aux plumes de la queue. — *Pio-pio-pio ! Hi-hi-hi !* Pipo éclata de rire. C’était un rire de clochette, un rire qui cascade et qui pétille. Il riait si fort qu’il faillit tomber de sa branche. Il battit des ailes pour retrouver son équilibre, tout en continuant de pépier joyeusement. — Oh, Miou Miou ! répondit Pipo entre deux éclats de rire. Tu es bien drôle ! Moi, je chante « Cui-Cui » ! Je chante la chanson du matin, je chante pour dire que le soleil est chaud et que les vers de terre sont dodus. Mais je ne sais pas siffler comme ça ! Miou Miou resta toute surprise. Elle ouvrit de grands yeux ronds. — Mais alors... si ce n’est pas toi, qui est-ce ? La musique est si proche ! Je sens même l’air bouger contre mes oreilles. Pipo s’envola de sa branche et vint se poser sur une grosse marguerite, juste à côté de Miou Miou. La fleur plia un peu sous son poids, comme une petite balançoire. — Écoute bien, petite chatte curieuse, dit Pipo en baissant le ton, comme pour raconter un grand secret. Ce que tu entends, c’est le **Vent Secret**. Il ne joue pas de la flûte avec son bec, il joue de la musique avec tout ce qu'il touche ! À ce moment-là, une brise légère passa entre eux. Elle fit frissonner les feuilles du noisetier. *Siff... Siff...* Elle s’engouffra dans un vieux tronc creux un peu plus loin. *Ouh... Ouh...* Elle caressa les hautes herbes de la colline. *Frou-frou... Frou-frou...* — Tu vois ? reprit Pipo en sautillant. Le vent utilise les arbres, les trous et même tes propres oreilles pour créer son chant. C’est lui, le grand chef d’orchestre ! Il siffle parce qu’il est heureux d’aller vers la colline. Miou Miou ferma les yeux. Elle essaya de ressentir le vent plutôt que de simplement l’écouter. Elle sentit un souffle frais caresser son petit nez rose. Ça sentait bon la menthe sauvage et la poussière de fée. — Le Vent Secret... répéta-t-elle avec émerveillement. Et il cache vraiment un trésor là-haut ? Pipo s’envola et commença à faire des cercles au-dessus de Miou Miou, l’encourageant à le suivre. — Plus qu'un trésor ! C’est une surprise qui brille, qui chante et qui vole ! Mais attention, Miou Miou, pour le voir, il faut grimper tout en haut, là où les nuages viennent se frotter contre les fleurs. Miou Miou sentit une nouvelle énergie circuler dans ses pattes. Le rire de Pipo lui avait donné du courage. Elle ne cherchait plus un oiseau siffleur, elle suivait maintenant un ami invisible qui l’invitait à découvrir les mystères du monde. — En avant, Pipo ! cria-t-elle en faisant un petit bond de joie. Allons voir ce que le vent nous a préparé ! Et sous le regard bienveillant du soleil, la petite chatte et le moineau chocolat s’élancèrent vers le sommet, portés par le sifflement joyeux de leur grand ami le vent.

Noisette et les feuilles qui dansent

Voici le nouveau chapitre de l’aventure de Miou Miou, écrit dans le style enchanté du « Wonder Engine ». *** # Chapitre : Noisette et les feuilles qui dansent Miou Miou trottinait avec entrain, ses petites pattes s’enfonçant dans un tapis de mousse aussi doux qu’un doudou. À ses côtés, Pipo le moineau chocolat faisait des loopings de joie. Plus ils montaient vers le sommet, plus la forêt changeait d’habit. Les arbres n’étaient plus seulement verts ; ils s’étaient habillés de manteaux de fête, rouges comme des fraises des bois et jaunes comme des gouttes de miel. Soudain, un bruit de grignotage attira l’oreille de Miou Miou. *Crounch, crounch, frou-frou !* — Regarde, Pipo ! chuchota Miou Miou en pointant son petit nez rose vers un gros chêne. Là-haut, sur une branche basse, un panache de poils roux s’agitait dans tous les sens. C’était Noisette, l’écureuil le plus pressé de la forêt. Il avait une queue si touffue qu’on aurait dit un gros nuage de caramel. Noisette tenait entre ses pattes un gland bien rond, mais il s’arrêta net en voyant les voyageurs. — Bonjour, bonjour ! s'écria Noisette d'une voix qui sautillait. Vous venez pour le spectacle ? Le Grand Orchestre du Vent va commencer ! Miou Miou pencha la tête, ses moustaches frémissant de curiosité. — Le spectacle ? On cherche le Secret du Vent Siffleur, Monsieur Noisette. Est-ce qu'il est ici ? Noisette lâcha son gland (qui tomba dans la mousse avec un petit *poc !* étouffé) et fit une pirouette sur la branche. — Le Vent ne fait pas que siffler, petite chatte ! Il sait aussi faire danser. Regardez bien ! À ce moment-là, une brise légère passa entre les troncs. Ce n’était pas un vent froid, mais un souffle tiède qui sentait la noisette grillée et l’herbe séchée. Noisette leva ses petites pattes vers le ciel, comme un chef d’orchestre. — Attention… un, deux, trois… Valsez ! Alors, une chose merveilleuse se produisit. Sous les yeux écarquillés de Miou Miou, une pluie de feuilles se détacha des arbres. Mais elles ne tombaient pas par terre comme d'habitude. Non, le vent les attrapait au vol ! Des feuilles orange vif se mirent à tourbillonner en faisant des cercles magiques. Des feuilles jaunes, brillantes comme des pièces d'or, montaient et descendaient en suivant une musique invisible. *Frou-frou… Chuchoti… Chuchota…* faisaient les feuilles en se frôlant. — Oh ! C’est une danse ! s’exclama Miou Miou en battant des pattes. — C’est la Danse des Feuilles-Papillons ! piailla Pipo en allant se mêler au tourbillon coloré. Miou Miou ne put s'empêcher de participer. Elle bondit sur ses pattes arrière, essayant d'attraper une grande feuille rouge qui volait juste au-dessus d'elle. Mais à chaque fois qu'elle tendait la patte, le vent siffleur donnait un petit coup de pouce à la feuille, qui s'envolait plus haut dans un rire de papier froissé. — Hop ! attrapée ! s’écria Miou Miou en retombant sur le ventre, une feuille dorée posée sur sa tête, juste entre ses deux oreilles. Noisette descendit de son arbre en quelques bonds agiles et vint s'asseoir à côté de la petite chatte. Ses yeux noirs pétillaient d'amusement. — Tu vois, Miou Miou, expliqua l’écureuil en caressant sa queue, le vent est un grand magicien. Il prend ce qui est vieux et sec, et il en fait un ballet de lumière. Il nous montre que même quand les feuilles quittent l’arbre, elles peuvent encore s’amuser avant de s’endormir pour l’hiver. Miou Miou regarda la feuille sur sa patte. Elle était douce, nervurée comme une petite main, et elle brillait sous les rayons du soleil qui perçaient à travers les branches. — Alors le Vent Siffleur n'est pas seulement un siffleur... c'est aussi un ami qui veut nous faire rire ? demanda-t-elle. — Exactement ! répondit Noisette en lui faisant un clin d'œil. Et plus tu monteras haut, plus sa musique sera belle. Écoute bien… Le vent souffla un peu plus fort, faisant bruisser toute la forêt d’un seul coup. C’était un son puissant et doux à la fois, comme une grande chanson qui disait : *« Allez-y, n'ayez pas peur, le monde est une fête ! »* Miou Miou se sentit toute légère, comme si elle aussi allait s’envoler avec les feuilles. Elle remercia Noisette d'un petit coup de langue affectueux sur son épaule rousse. — Merci, Noisette ! Je n'oublierai jamais cette danse. — Bon voyage, petite chatte ! Garde bien ton nez en l'air ! cria l'écureuil en grimpant déjà vers une autre branche. Portés par cette nouvelle magie, Miou Miou et Pipo reprirent leur route. Le sommet de la montagne semblait maintenant tout proche, nimbé d’une lumière dorée qui promettait encore bien d’autres secrets. Et dans le cœur de Miou Miou, le sifflement du vent ne faisait plus peur : il chantait une invitation à l'aventure.

La course après le courant d'air

**CHAPITRE : La course après le courant d'air** Le sentier de la montagne ressemblait maintenant à un ruban de velours vert, bordé de petites fleurs jaunes qui hochaient la tête sur le passage de Miou Miou. Le soleil, tel un gros bonbon au miel, versait sa lumière chaude sur le pelage de la petite chatte. Soudain, *ZOUIIIIC !* Un petit sifflement joyeux passa juste au-dessus des oreilles de Miou Miou. Ce n'était pas un oiseau, non. C’était une plume ! Une plume toute légère, blanche comme un flocon de crème, qui dansait dans le ciel. Elle tourbillonnait, montait, descendait, et faisait des pirouettes comme si elle était accrochée à un fil invisible. — Regarde, Pipo ! s’exclama Miou Miou en pointant son petit nez rose vers les nuages. On dirait qu’elle danse la samba ! Pipo, le petit chien aux oreilles tombantes, remua la queue si fort que tout son derrière se mit à dandiné. — C’est le vent qui s’amuse avec elle, Miou Miou ! C’est lui le chef d’orchestre ! Miou Miou n’écoutait déjà plus. Ses yeux verts, larges comme deux soucoupes, ne quittaient plus la petite plume blanche. Elle sentit ses pattes la démanger. Elle s’accroupit, les fesses en l’air, remuant son petit derrière de gauche à droite, de droite à gauche… Un, deux, trois… *POUF !* Elle bondit dans les herbes hautes. — Je vais t’attraper, petite plume ! Et j’attraperai le vent avec toi ! Mais la plume était malicieuse. Juste au moment où les griffes toutes douces de Miou Miou allaient la toucher, le vent fit *FROU-FROU*. La plume s’envola plus haut, tout là-haut, vers les branches d’un grand sapin bleu. — Oh, tu joues à cache-cache ? s’amusa Miou Miou. La petite chatte se mit à courir. Elle courait si vite que ses oreilles se couchèrent en arrière. Elle se sentait aussi légère qu’une bulle de savon. Autour d’elle, la forêt était devenue un grand terrain de jeu magique. Le vent lui chatouillait les moustaches. Il sentait bon la résine de pin et le sucre de fleur. — Attends-moi, Miou Miou ! criait Pipo en sautillant derrière elle. Le vent court plus vite que nous, il n’a pas de pattes ! Mais Miou Miou voulait voir à quoi ressemblait le vent. Si elle attrapait la plume, peut-être qu’elle pourrait tenir la main du courant d’air ? Elle sauta par-dessus un petit ruisseau qui faisait *GLOU-GLOU*. Elle grimpa sur un rocher tout rond qui ressemblait à un gros dos d’éléphant. La plume était là, juste devant elle, flottant tranquillement comme un petit bateau sur une vague invisible. Miou Miou se dressa sur ses deux pattes arrière. Elle tendit ses pattes avant vers le ciel, ouvrant grand ses coussinets roses. — Je t’ai ! Elle referma ses pattes sur… de l’air. Rien du tout ! La plume était repartie plus loin, portée par un souffle frais qui fit rire les feuilles des arbres. Miou Miou resta un instant les pattes en l’air, toute surprise. Elle ferma les yeux et écouta. Elle sentit le courant d'air glisser entre ses poils, passer sous son ventre, et caresser le bout de sa queue. C’était comme une grande caresse invisible, douce et fraîche à la fois. — Pipo ! s’écria-t-elle en rouvrant ses grands yeux. Je ne peux pas l’attraper avec mes pattes, mais je peux le sentir avec tout mon cœur ! Le vent, c’est comme un câlin qui bouge ! Pipo arriva tout essoufflé, la langue pendante. — Tu as vu ? Il est partout et nulle part en même temps. C’est ça, son secret. La petite plume blanche, après un dernier tour de piste, vint se poser délicatement sur le bout du nez de Miou Miou. La petite chatte loucha sur la plume et se mit à ronronner. *Ron-ron, ron-ron.* — Merci, Monsieur le Vent, chuchota-t-elle. Merci pour la course. Elle ramassa la plume avec précaution et la coinça derrière son oreille, comme un trophée d’aventure. La montagne l’appelait à nouveau. Là-haut, le sommet brillait comme une couronne d'or. Avec sa nouvelle amie la plume et son fidèle Pipo, Miou Miou sentait que plus rien ne pouvait l'arrêter. Le courant d'air n'était plus un mystère à attraper, c'était un ami qui la poussait doucement dans le dos pour l'aider à monter toujours plus haut. — En route, Pipo ! Vers le Secret du Vent Siffleur ! Et dans un grand éclat de rire, les deux amis reprirent leur marche, portés par la musique invisible de la forêt.

Le Grand Chêne qui chante

**CHAPITRE : Le Grand Chêne qui chante** Le chemin de terre était devenu aussi doux qu’un tapis de mousse. Sous les pattes de Miou Miou, les brindilles ne craquaient pas, elles semblaient sautiller de joie. Pipo, lui, remuait la queue si fort qu’on aurait dit un petit hélicoptère prêt à décoller. Soudain, la forêt changea de couleur. Le vert des feuilles devint plus brillant, presque doré, et l’air commença à sentir bon le miel et la pluie fraîche. — Chut… écoute, Pipo, murmura Miou Miou en dressant ses petites oreilles pointues. Au début, ce n'était qu'un petit souffle. Puis, cela devint un murmure. Et enfin, une mélodie s’éleva, profonde et ronde comme une bulle de savon. *« Hmm-mm-mm… La-la-li… »* Au milieu d’une clairière baignée de lumière, se dressait un géant. C’était un chêne si grand que sa tête touchait presque les nuages. Ses racines ressemblaient à de gros doigts de bois qui s’enfonçaient dans la terre, et son écorce était parsemée de petites paillettes de lumière. — Oh ! s’exclama Miou Miou, les yeux ronds comme des soucoupes. C’est lui ! C’est le Grand Chêne qui chante ! Elle s’approcha à pas de velours. En posant sa petite patte blanche sur le tronc, Miou Miou ressentit un drôle de chatouillis. L’arbre ne faisait pas que chanter avec ses feuilles ; il vibrait tout entier ! C’était comme si l’arbre avait un cœur immense qui battait la mesure. — Bonjour, Monsieur l’Arbre, dit Miou Miou en faisant une petite révérence. Quelle jolie chanson ! Le Grand Chêne frissonna. Des milliers de feuilles s’agitèrent en même temps, produisant un son de clochettes argentées. — *Bienvenue, petite voyageuse au nez de rose,* sembla répondre l’arbre dans un bruissement de branches. *Bienvenue, chien courageux à la queue joyeuse.* Pipo, impressionné, s’assit bien droit. — Monsieur le Chêne, est-ce que vous connaissez le Secret du Vent Siffleur ? demanda-t-il poliment. Le Grand Chêne laissa échapper un long soupir de bien-être qui fit s’envoler quelques chapeaux de glands. — *Le vent est mon plus vieux copain,* chanta l'arbre. *Il vient me gratouiller le sommet de la tête et me raconter les nouvelles du monde. Pour l'entendre, il ne faut pas seulement utiliser ses oreilles, Miou Miou. Il faut écouter avec ses moustaches et son petit cœur.* À cet instant, une brise légère se faufila entre les branches. Le Grand Chêne se mit à osciller doucement, de gauche à droite, comme s’il dansait une valse très lente. — Regarde, Pipo ! Il danse ! s’écria Miou Miou. La petite chatte ne put s’empêcher de l’imiter. Elle se dressa sur ses pattes arrière, sa petite plume blanche toujours calée derrière l’oreille, et commença à tournicoter. Pipo faisait des bonds par-dessus les racines, en essayant de suivre le rythme des feuilles. *Chic-chac, frou-frou !* C’était un moment de pure magie. La forêt entière semblait s’être arrêtée pour regarder la petite chatte, le chien et le géant de bois s’amuser ensemble. Les fleurs des bois ouvraient grand leurs pétales pour ne pas perdre une miette de la musique. Le Grand Chêne s’arrêta brusquement de chanter et laissa tomber une petite chose ronde et brillante aux pieds de Miou Miou. C’était un gland d'un vert émeraude, poli comme un bijou. — *Prends ceci, petite Miou Miou,* murmura l’arbre. *C’est un sifflet de bois. Si jamais tu te perds dans le brouillard de la montagne, souffle dedans. Le Vent Siffleur reconnaîtra ma chanson et viendra te montrer le chemin.* Miou Miou ramassa le cadeau avec émotion. Elle sentait la chaleur de l’arbre contre son pelage. Elle n'avait plus peur de la grande montagne qui l'attendait. — Merci, Grand Chêne ! On reviendra te voir, promis ! Elle rangea le sifflet magique dans sa petite sacoche imaginaire (celle qu’on garde dans son cœur) et fit un dernier signe de la patte. Alors qu’ils s’éloignaient, Miou Miou et Pipo entendirent encore longtemps la voix grave et douce de la forêt : — *Hmm-mm-mm… Bonne route, petits amis… Que le vent soit votre guide…* La montagne était maintenant juste là, devant eux, plus haute et plus belle que jamais. Et dans le ciel, la plume de Miou Miou semblait indiquer le sommet, là où le Secret attendait d'être découvert.

Le Secret de la branche creuse

Voici le nouveau chapitre de l’histoire de Miou Miou, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine", conçu pour enchanter les petites oreilles de 3 à 5 ans. *** # Chapitre : Le Secret de la branche creuse Le chemin montait, montait, comme un ruban de réglisse posé sur le flanc de la montagne. Sous les pattes de velours de Miou Miou, l’herbe n'était plus tout à fait la même. Elle était plus courte, plus drue, et brillait comme si des milliers de petites étoiles étaient tombées du ciel pendant la nuit. — Regarde, Pipo ! s’exclama Miou Miou en pointant son petit nez rose vers le haut. On dirait que les nuages sont des gros moutons de laine qu'on peut presque toucher ! Pipo, le petit oiseau aux plumes couleur de ciel, battait des ailes joyeusement. — Cui-cui ! C’est parce que nous approchons du sommet, Miou Miou ! Sens-tu l'air ? Il sent le sapin frais et la neige qui fond. Soudain, un bruit étrange s’éleva. Ce n'était pas le grondement du tonnerre, ni le craquement d'une branche. C'était un sifflement doux, une mélodie qui faisait *« Fiiiiii-houuuuu-fiiiiii »*. C’était une musique si légère qu’on aurait dit le rire d’une fée cachée derrière un rocher. Miou Miou s’arrêta net. Ses oreilles de chatte, pointues et attentives, pivotèrent à gauche, puis à droite. — Tu entends, Pipo ? On dirait que la montagne nous appelle. C’est le Vent Siffleur ! Il chante pour nous ! Les deux amis suivirent le son. Ils arrivèrent devant un vieil arbuste solitaire, tordu par le temps, qui semblait danser sur un pied. Ses branches étaient d'un gris d'argent, polies par les caresses de la pluie. Au milieu de l’arbuste, une petite branche, pas plus longue que la patte de Miou Miou, se balançait fièrement. Le vent souffla un peu plus fort : *« Houuuuuu-fiiiiii ! »* — Ça vient de là ! dit Miou Miou en s’approchant à pas de loup… enfin, à pas de chatte. Elle s'assit sur son petit derrière et observa la branche avec de grands yeux tout ronds. Elle remarqua alors quelque chose de magique. La branche n’était pas comme les autres. Elle était parsemée de petits trous ronds, parfaitement alignés, comme si un minuscule menuisier des bois les avait percés avec une aiguille d’or. — Oh ! murmura Miou Miou. Regarde, Pipo ! Elle est toute creuse, comme un tuyau ! À ce moment précis, une bourrasque de vent, joyeuse et espiègle, s’engouffra dans la branche. Miou Miou vit l’air s’inviter dans les petits trous. Et soudain… *Fiiiiii-luuuu-fiiii !* La branche se mit à chanter une note de cristal, si pure qu'elle fit vibrer les moustaches de la petite chatte. — J’ai compris ! s’écria Miou Miou en sautillant de joie. Le Vent Siffleur n’est pas un fantôme, et ce n’est pas un secret caché dans une boîte ! Le vent fait de la musique parce qu’il joue de la flûte avec les branches de la montagne ! Pipo se posa sur le bout de la branche creuse, sans l'écraser. — C’est incroyable ! La nature est un immense orchestre, Miou Miou. Chaque trou est une note, et le vent est le musicien ! Miou Miou sortit alors de sa sacoche imaginaire le petit sifflet en bois que le Grand Chêne lui avait offert. Elle le regarda avec émerveillement. Son sifflet à elle ressemblait exactement à cette branche. Elle comprit que le cadeau du Grand Chêne était un morceau de la chanson de la forêt qu'elle pouvait emmener partout avec elle. — Alors, si je souffle moi aussi, je peux répondre au Vent ? demanda-t-elle. Elle porta le sifflet à ses babines et souffla tout doucement : *« Piiiiiit ! »* Aussitôt, la branche creuse répondit : *« Fiiiiiit ! »* C’était comme si la montagne et la petite chatte discutaient en secret. Miou Miou ne se sentait plus du tout petite face à l'immense sommet. Elle se sentait faire partie de la musique. — On dirait que la montagne est contente que tu aies trouvé son secret, dit Pipo en frottant sa tête contre l'oreille de Miou Miou. Écoute, elle nous dit que le chemin est libre. Le cœur léger et les oreilles pleines de notes argentées, Miou Miou reprit sa marche. Elle savait maintenant que, peu importe la hauteur de la montagne, elle ne serait jamais seule. Le vent serait toujours là pour lui jouer un petit air de flûte sur une branche oubliée. Tout en grimpant, elle chantonnait à l'unisson avec les arbres : — *Le vent siffle, le vent chante, dans la branche toute tremblante…* Le sommet n’était plus très loin, et là-haut, tout en haut, la plume de Miou Miou brillait plus fort que jamais, prête à révéler le plus grand de tous les mystères.

L'orchestre des amis

### Chapitre : L’orchestre des amis Au détour d’un gros rocher tout rond, qui ressemblait à une énorme miche de pain doré, Miou Miou arriva dans une clairière extraordinaire. Ici, l’herbe n’était pas simplement verte : elle scintillait comme si on y avait saupoudré des paillettes de soleil. Au centre, un grand cercle d’amis attendait la petite chatte. Il y avait Barnabé, le gros ours au pelage couleur de chocolat chaud. Il y avait Lulu le lapin, avec ses oreilles si longues qu’elles traînaient un peu dans la mousse. Et tout en haut d’un sapin, Kiki le pic-vert s’apprêtait, son bec pointu brillant comme une aiguille d’argent. — Miou Miou ! Tu es arrivée ! gronda Barnabé d’une voix douce et profonde comme un ronronnement de montagne. Pipo nous a dit que tu avais trouvé la musique du vent. Miou Miou hocha fièrement la tête, ses petites moustaches frémissant d’excitation. — Oui ! Le vent n’est pas juste un courant d’air froid. C’est un musicien ! Et si nous jouions avec lui ? Les animaux ouvrirent de grands yeux émerveillés. Un orchestre avec le vent ? Quelle idée magique ! — Moi, je connais le rythme ! s’exclama Lulu le lapin. Il commença à taper ses pattes arrière sur un vieux tronc creux. *Poum-poum, patapoum !* Le son était sourd et joyeux, comme un cœur qui bat très fort. — Et moi, je m’occupe des percussions ! ajouta Kiki le pic-vert. Il se mit à tambouriner sur l'écorce d'un bouleau blanc. *Tac-tac-tac ! Tic-tic-tac !* C’était vif, précis, comme des petits diamants qui tombent sur un carreau. Barnabé l’ours s’approcha d’un buisson de baies sauvages. Il ne les mangea pas (même s'il en avait très envie !). Il les secoua doucement. Les branches chargées de fruits faisaient un bruit de grelots de fée : *Shhhh-shhhh-shhhh.* Miou Miou, elle, leva sa branche creuse vers le ciel. Elle attendit un instant, le nez en l'air, humant l'odeur sucrée des pins et de la liberté. Soudain, une petite brise caressa ses oreilles. Le vent arrivait ! Il s'engouffra dans la branche. *« Fiiiiiiiuuuuuuu ! »* chanta la flûte de Miou Miou. Alors, toute la forêt s’éveilla. C’était le plus beau concert que la montagne ait jamais entendu. Le vent faisait danser les feuilles qui murmuraient : *Ssss-ssss-ssss.* Lulu tapait : *Poum-poum !* Kiki frappait : *Tac-tac !* Et Barnabé balançait son gros corps de gauche à droite en fredonnant : *Hum-hum-hum.* C'était une musique qui sentait le miel et la mousse fraîche. Une musique qui donnait envie de sauter, de tourner et de faire des câlins aux arbres. Miou Miou ferma ses petits yeux bleus. Elle sentait les notes de musique grimper le long de ses pattes, chatouiller son ventre et ressortir par le bout de sa queue. — Regardez ! s'écria Pipo l'oiseau en volant au-dessus d'eux. La plume magique que Miou Miou portait commença à briller d'une lumière arc-en-ciel. À chaque note de l'orchestre, la plume lançait des étincelles de toutes les couleurs : du bleu comme les ruisseaux, du rose comme les fleurs de printemps et du doré comme les rayons du soir. La musique des amis était si forte et si belle qu'elle semblait pousser la petite chatte vers le haut. Le chemin vers le sommet n'était plus une montée difficile, c'était un escalier de chansons. Les animaux se mirent à marcher tous ensemble, en rythme. — *Un pas pour le vent, deux pas pour le chant !* chantonnait Miou Miou en sautillant. Le vent, ravi d'avoir enfin des compagnons pour jouer, souffla plus fort, mais de façon très douce, comme une caresse sur leurs pelages. Il portait leurs rires et leurs notes jusqu'aux nuages. Barnabé s'arrêta un instant pour souffler, un grand sourire aux lèvres. — Je n'ai jamais été aussi léger, dit l'ours en riant. Je crois que la musique me donne des ailes ! — C'est parce que c'est une musique d'amis, répondit Miou Miou en frottant son museau contre la patte de l'ours. Quand on chante ensemble, la montagne devient toute petite. Tout en haut, juste au-dessus d'eux, le sommet de la montagne les attendait. Il était entouré d'une brume légère, comme un voile de tulle. La plume de Miou Miou pointait maintenant directement vers cette brume. L'orchestre ne s'arrêta pas. Au contraire, il devint encore plus doux, plus tendre. Lulu, Kiki, Barnabé et Miou Miou arrivaient enfin au bout de leur voyage. Le Secret du Vent Siffleur n'était plus très loin, et grâce à la musique de leurs cœurs, ils étaient prêts à le découvrir ensemble.

Un gros dodo tout doux

**CHAPITRE : Un gros dodo tout doux** Au cœur de la brume, tout en haut de la montagne, le silence n’était pas tout à fait silencieux. C’était un silence qui chantait. Miou Miou, Barnabé, Lulu et Kiki firent un dernier pas, et là, ils découvrirent le Secret du Vent Siffleur. Ce n’était pas un monstre, ni une grosse machine. C’était une harpe géante faite de glace scintillante et de fils d'argent, nichée entre deux rochers de cristal. Quand le vent passait à travers, il ne faisait plus « Houuu ! » ou « Vrouuum ! », il murmurait une mélodie si sucrée qu’on aurait dit du miel qui coule dans les oreilles. — Oh… regardez comme ça brille, chuchota Lulu la lapine en écarquillant ses grands yeux roses. On dirait des étoiles qui sont tombées pour faire dodo. Miou Miou s’approcha de la harpe de glace. Sa petite plume magique, qu’elle tenait entre ses coussinets, se mit à briller d’une lumière dorée et toute chaude. — Le vent n’est pas en colère, comprit Miou Miou en ronronnant doucement. Il a juste besoin qu’on l’écoute pour nous raconter de belles histoires. Soudain, le Vent Siffleur changea. Il ne souffla plus pour faire voler les chapeaux ou pour bousculer les branches. Il devint une petite brise caressante, une sorte de main invisible et soyeuse. Il tourbillonna autour de Miou Miou, lui chatouillant les moustaches et lissant ses poils tout ébouriffés par le voyage. — C’est l’heure de rentrer, dit Barnabé l’ours en bâillant si fort qu’on aurait pu voir son gros cœur de miel. Mes pattes sont lourdes comme des enclumes en guimauve. Mais le chemin était long pour redescendre dans la vallée… Enfin, c’est ce qu’ils croyaient ! Car le Vent Siffleur avait une idée merveilleuse. Il s’étira, s’allongea et devint un grand toboggan de nuages, doux comme de la laine de mouton. — Montez sur mon dos ! sembla dire la brise en sifflotant joyeusement. Un par un, les amis se laissèrent glisser. *Zouuuu !* C’était comme glisser sur une couverture en soie. Miou Miou sentait l’air frais sur son petit museau, mais son cœur était bien au chaud. En quelques instants, les voilà de retour devant la petite maison de Miou Miou, juste au pied de la montagne qui brillait sous la lune. — Bonne nuit, Barnabé. Bonne nuit, Lulu. Bonne nuit, Kiki, murmura la petite chatte en frottant sa tête contre ses amis. Ses yeux commençaient à se fermer tout seuls, comme des petits rideaux de velours. Ses amis s'éloignèrent sur la pointe des pattes, tandis que le vent les accompagnait d'un dernier petit sifflement de berceuse. Miou Miou entra dans sa chambre. Tout était calme. Son petit panier l’attendait, rempli de coussins moelleux. Mais le Vent Siffleur n’était pas parti. Il se faufila par l’entrebâillement de la fenêtre, non pas pour faire froid, mais pour faire un petit nid de douceur. Le vent se fit tout petit, tout rond. Il se mit à bercer doucement le panier de Miou Miou. *Balan-ce… Balan-ce…* C’était un mouvement léger, comme une maman qui berce son bébé. — Merci, Monsieur le Vent, dit Miou Miou dans un souffle. La petite chatte s’enroula en boule, son nez rose caché sous sa queue touffue. Le vent passa une dernière fois sur son pelage, comme une caresse pour dire « Je t'aime ». Il apporta avec lui l’odeur des sapins et le parfum des rêves qui commencent. La plume magique de Miou Miou, posée sur sa table de nuit, s’éteignit doucement. Dehors, la montagne veillait, et le vent, devenu un simple murmure, chantait pour tous les enfants de la terre : — *Fais dodo… tout est beau… le vent fait un gros dodo…* Et dans un petit soupir de bonheur, Miou Miou s’endormit, emportée par le Secret du Vent vers un pays fait de nuages de sucre et de lunes en chocolat. **C’est la fin du voyage, et le début des rêves.**

Le vent est un copain

Voici le dernier chapitre de l'histoire de Miou Miou, conçu pour émerveiller les petits cœurs et transformer les frissons en sourires. *** # Chapitre : Le vent est un copain Le lendemain matin, un rayon de soleil tout jaune, comme un gros bonbon au citron, vint chatouiller le bout du nez rose de Miou Miou. La petite chatte ouvrit un œil, puis deux. Elle s’étira de tout son long, ses pattes avant cherchant le tapis moelleux, tandis que sa queue faisait un petit point d’interrogation dans l’air. — *Mmmm…* déjà le matin ? bailla-t-elle en montrant ses petites dents blanches. Soudain, un bruit bien connu fit frémir ses oreilles en pointe. *Frou-frou… Fffuitt !* C’était lui. Le Vent Siffleur. Il était là, juste derrière la vitre, à faire danser les rideaux de dentelle. La veille encore, ce bruit aurait fait trembler les moustaches de Miou Miou. Elle se serait cachée sous sa couverture en laine, le cœur battant comme un petit tambour. Mais ce matin, tout était différent. Miou Miou sauta de son panier avec la légèreté d’une plume. Elle s’approcha de la fenêtre et, d’un coup de patte courageux, l’entrouvrit. — Bonjour, Monsieur le Vent ! lança-t-elle avec un grand sourire. Le vent s’engouffra dans la chambre. Mais ce n’était pas un vent méchant qui voulait tout bousculer. Non, c’était un vent coquin, un vent rigolo. Il sentait bon la forêt, la sève de pin et la neige fraîche. Il tourbillonna autour de Miou Miou, faisant gonfler son pelage comme si elle était devenue une petite boule de coton toute ronde. *Hou-hou !* chantait le vent en faisant tournoyer un petit ruban oublié sur le sol. — Tu veux jouer ? demanda Miou Miou en sautant pour attraper le ruban invisible. La petite chatte comprit alors un secret merveilleux : le vent n’est pas un monstre caché dans l’ombre. C’est un grand voyageur qui a beaucoup de choses à raconter. Quand il siffle sous la porte, il ne gronde pas, il dit : « Ouvre-moi, j’ai vu des oursons jouer dans la vallée ! ». Quand il fait craquer le toit, il murmure : « Ne crains rien, je vérifie que les étoiles sont bien accrochées au ciel ». Miou Miou sortit sur le balcon. La montagne était magnifique, baignée de lumière. Les arbres balançaient leurs branches comme pour saluer une vieille amie. — Regarde, maman ! s’écria Miou Miou alors que sa maman chatte arrivait avec un petit bol de lait chaud. Le vent me raconte une histoire ! La maman sourit et caressa les oreilles de sa petite. — Tu as raison, Miou Miou. Parfois, le monde fait des bruits bizarres, des bruits qu’on ne connaît pas. On croit qu’ils font peur, mais c’est juste parce qu’on ne les a pas encore écoutés avec le cœur. Le vent fit une dernière pirouette. Il déposa sur le rebord de la fenêtre une jolie feuille d’automne, rouge comme une pomme, en guise de cadeau. C’était son message de remerciement. Miou Miou se sentit soudain très grande et très forte. Elle savait maintenant que la nuit, la pluie qui tape sur les carreaux fait de la musique pour les grenouilles, et que le tonnerre qui gronde au loin est juste le bruit des nuages qui jouent au bowling. La nature est une grande boîte à histoires, et chaque bruit est une page que l’on tourne. — Tu es un drôle de copain, Monsieur le Vent, murmura Miou Miou en lapant son lait. Mais tu es le meilleur de tous pour bercer mes rêves. Et tandis que le vent s’envolait vers les sommets pour aller réveiller les marmottes, Miou Miou resta là, sur son balcon, les moustaches au vent, prête à écouter toutes les belles aventures que la terre avait encore à lui raconter. Elle n’aurait plus jamais peur des bruits inconnus, car elle savait que derrière chaque "Chut", chaque "Crac" ou chaque "Pshhh", se cache souvent un ami qui veut simplement nous dire bonjour. **C’est la fin du Secret du Vent, mais le début de toutes les amitiés avec la nature.**
Fusianima
Miou Miou et le Secret du Vent Siffleur
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Miou Miou et le Secret du Vent Siffleur

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Voici le premier chapitre de l’histoire de Miou Miou, écrit dans le style enchanteur du « Wonder Engine ». *** ### Chapitre 1 : Miou Miou et ses moustaches magiques Il était une fois, niché entre une colline de velours vert et un ruisseau qui chantait « glou-glou », un jardin merveilleux. Dans ce...

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