Le Petit Louis et le Soleil en Musique

Par Studio WonderJeunesse

Voici le premier chapitre de votre conte, conçu avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine", pour transporter les petits lecteurs dans un monde de sons et de couleurs. *** # CHAPITRE 1 : Louis et son petit tambour Il était une fois, dans une petite maison qui sentait bon la brioche à la ...

Louis et son petit tambour

Voici le premier chapitre de votre conte, conçu avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine", pour transporter les petits lecteurs dans un monde de sons et de couleurs. *** # CHAPITRE 1 : Louis et son petit tambour Il était une fois, dans une petite maison qui sentait bon la brioche à la cannelle et la fleur d’oranger, un petit garçon nommé Louis. Louis avait des boucles brunes qui dansaient sur son front et des yeux qui pétillaient comme deux petites étoiles curieuses. Mais ce que Louis aimait par-dessus tout, plus que les tartines au miel et plus que les cache-caches dans les rideaux, c’était la musique. Pour Louis, tout chantait : la pluie qui faisait *plic-ploc* sur le carreau, le vent qui faisait *frou-frou* dans les saules, et même la bouilloire qui sifflotait joyeusement dans la cuisine. Au pied de son lit, bien sagement posé sur un tapis tout doux, l’attendait son plus grand trésor : un petit tambour. Il était d’un rouge aussi brillant qu’une pomme d’amour, avec des cercles dorés qui brillaient sous les rayons de la lune le soir, et deux baguettes en bois léger qui semblaient n’attendre que ses mains. Ce matin-là, un petit rayon de soleil tout jaune, fin comme un fil de soie, se glissa par la fenêtre et vint chatouiller le bout du nez de Louis. — Atchoum ! éternua Louis en riant. Il sauta de son lit, les pieds nus sur le plancher qui faisait *crac-crac*. Il attrapa son tambour, passa la sangle autour de son cou, et s’exclama : — Bonjour, Monsieur Tambour ! Aujourd’hui, c’est une journée pour faire danser le monde ! Louis sortit dans le jardin. L’herbe était encore toute mouillée de rosée, parsemée de petites perles d’eau qui brillaient comme des diamants. Mais le jardin était bien silencieux. Les fleurs avaient encore leurs pétales refermés, comme de petites couvertures de soie. Les tulipes rouges dormaient la tête basse, et les marguerites blanches semblaient faire de beaux rêves. — Chut... murmura Louis en s’approchant d’un massif de fleurs. Elles dorment encore. On va leur chanter une chanson pour les réveiller en douceur ? Il leva ses baguettes, ses petits bras bien hauts vers le ciel bleu. Et puis, avec un grand sourire, il commença : ***BOUM ! BOUM !*** Le son était rond, chaud et joyeux. C’était un son qui donnait envie de sautiller. ***BOUM ! BOUM ! PATATRAS !*** — Debout, mes jolies ! chanta Louis d’une voix claire. Le soleil est arrivé, il est l’heure de danser ! À chaque coup de baguette, une chose merveilleuse se produisait. Ce n’était pas juste du bruit, c’était de la magie. À chaque *BOUM !*, une petite étincelle dorée s’échappait du tambour et s’envolait vers les fleurs. Regardez ! La grosse tulipe rouge, juste devant les orteils de Louis, commença à frissonner. Ses pétales s’écartèrent doucement, un par un, comme si elle s’étirait après une longue sieste. — Oh ! s’émerveilla Louis. Tu es réveillée ! Il continua de jouer, de plus en plus vite, avec un rythme qui faisait *Tadam-Tadam-Boum !* Les marguerites ouvrirent leurs grands yeux jaunes. Les clochettes des muguets se mirent à tinter en silence, balancées par la musique de Louis. Même un petit papillon bleu, caché sous une feuille de menthe, déploya ses ailes et se mit à voltiger autour du tambour, suivant la cadence. — Regarde, maman ! cria Louis en voyant sa maman apparaître sur le perron. Mon tambour fait pousser les sourires des fleurs ! Sa maman sourit, car elle voyait bien que le jardin était devenu un véritable bal de couleurs. Le rouge des tulipes, le jaune des boutons d’or et le violet des lavandes semblaient vibrer au rythme du tambour de Louis. Le petit garçon ne s’arrêtait plus. Il marchait dans les allées, fier comme un petit soldat de la joie. Ses pieds faisaient *flic-flac* dans l’herbe, et son tambour répondait par des éclats de bonheur. — **BOUM ! BOUM !** Réveillez-vous ! **BOUM ! BOUM !** Le monde est beau ! Soudain, Louis s'arrêta au milieu de la pelouse. Il leva les yeux vers le grand Soleil qui montait dans le ciel. Le Soleil paraissait si grand, si rond... il ressemblait presque à un énorme tambour de feu. Louis pencha la tête sur le côté et murmura : — Et si le Soleil, lui aussi, aimait la musique ? Il ne savait pas encore que sa baguette allait bientôt toucher un secret bien plus grand, un secret caché tout là-haut, dans les rayons d'or de l'été... Mais pour l'instant, Louis était le petit roi de son jardin, et son tambour était le cœur battant de la matinée. ***BOUM !*** fit une dernière fois le tambour, comme un petit point final plein de lumière. ***

Le Soleil fait la grasse matinée

**CHAPITRE 2 : Le Soleil fait la grasse matinée** Ce matin-là, quand le petit Louis ouvrit un œil, puis l’autre, il crut que ses paupières étaient encore collées par un reste de rêve. D’habitude, à cette heure-ci, un grand doigt d’or venait toujours lui chatouiller le bout du nez pour lui dire : *« Debout, petit bonhomme ! »* Mais aujourd'hui… rien. La chambre de Louis était toute grise, toute pâle, comme si quelqu’un avait renversé un bol de lait tiède sur le monde. Louis sauta de son lit, ses petits pieds faisant *clic-clic* sur le parquet. Il courut jusqu’à la fenêtre et écrasa son nez contre la vitre froide. — Oh ! s’exclama-t-il, la bouche en forme de O. Le ciel a mis son pyjama de laine ! Dehors, le jardin semblait bouder. Les fleurs n'étaient pas réveillées. Les tulipes rouges pendaient la tête, toutes tristes, et les marguerites avaient refermé leurs pétales comme de petits parapluies blancs. Même les oiseaux ne chantaient pas. Ils restaient blottis dans les arbres, les plumes ébouriffées, en chuchotant : — *Chut… chut… il fait tout gris, on s’ennuie…* Louis fronça les sourcils. Ce n'était pas normal. Le Soleil était un grand travailleur, d'habitude ! Il attrapa son fidèle tambour, le cala sous son bras, et sortit dans le jardin. L’herbe était toute mouillée, mais elle ne brillait pas. Elle ne faisait pas de petits diamants sous ses pas. Louis leva la tête vers les gros nuages cotonneux qui ressemblaient à des moutons mal peignés. — Monsieur Soleil ? appela Louis de sa petite voix claire. Monsieur Soleil, où es-tu ? Soudain, derrière un rideau de brume très épaisse, Louis aperçut une lueur. Ce n’était pas une lumière éclatante, non. C’était une petite lueur timide, orange et fatiguée. Le Soleil était là, caché derrière un nuage qui ressemblait à un énorme oreiller. Le Soleil poussa un long soupir. Un soupir si chaud que Louis sentit un petit courant d'air tiède sur ses joues. — Oh, petit Louis… murmura le Soleil avec une voix qui semblait sortir d'un vieux gramophone un peu cassé. Je n'y arrive pas aujourd'hui. Je n'ai pas la force de me lever. Louis écarquilla les yeux. — Mais pourquoi, Monsieur Soleil ? Tout le monde t'attend ! Les fleurs ont froid, et les coccinelles cherchent leurs points noirs dans le noir ! Le Soleil bougea un peu, faisant trembler les nuages comme de la gelée. — C'est ma chanson, Louis… expliqua le grand astre d'un ton triste. Chaque matin, j'ai une petite musique dans la tête. C’est elle qui me donne l’énergie de grimper tout en haut du ciel. C’est elle qui fait briller mes rayons. Mais ce matin… je l'ai perdue. Elle s'est envolée pendant mon sommeil. Et sans ma musique, mon cœur est tout éteint. Je n'ai plus envie que de faire la grasse matinée… Louis resta silencieux un instant. Il regarda son tambour. Il regarda ses baguettes en bois poli. Le silence dans le jardin était lourd, comme une couverture de plomb. On n'entendait même plus le vent. On n'entendait plus que le *plic-ploc* triste d'une goutte de rosée qui tombait d'une feuille. — Une chanson ? demanda Louis. Quelle chanson ? — Une chanson qui fait danser la lumière, répondit le Soleil en baillant. Une chanson qui donne envie de rire et de faire des bonds. Sans elle, je suis comme un tambour sans baguette, Louis. Je suis vide. Le petit garçon sentit un petit pincement dans son cœur. Il aimait tant le Soleil ! Il aimait quand la lumière faisait danser des poussières d’or dans sa chambre. Il aimait quand le Soleil lui chauffait le dos pendant qu'il jouait. Il ne pouvait pas laisser son ami comme ça, tout seul dans son lit de nuages. — Ne t'inquiète pas, Monsieur Soleil ! s'écria Louis en serrant son tambour contre lui. Si tu as perdu ta chanson, je vais t'aider à en trouver une nouvelle ! Le Soleil ouvrit un tout petit peu plus ses rayons, et une lueur d'espoir, fine comme un cheveu d'ange, traversa le ciel gris. — Tu ferais ça pour moi, petit Louis ? — Bien sûr ! Mon tambour connaît des milliers de notes. On va faire tellement de musique que tu ne pourras plus rester couché ! Mais Louis savait que ce ne serait pas facile. Le monde était si silencieux ce matin-là que même le son du tambour semblait avoir un peu peur de sortir. Louis prit une grande inspiration, leva ses baguettes, et se prépara. Il fallait retrouver la joie. Il fallait réveiller la lumière. Et pour ça, il allait avoir besoin d'un rythme magique... un rythme que seul un petit garçon au cœur de musicien pouvait inventer.

Le départ pour la Montagne Jaune

Voici le nouveau chapitre de l’histoire du Petit Louis, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre : Le départ pour la Montagne Jaune Louis rentra en courant dans sa petite maison en bois qui sentait bon la cannelle et le chocolat chaud. Il ne fallait pas perdre une seule seconde ! Si le Soleil restait couché, les fleurs ne s’ouvriraient jamais et les oiseaux oublieraient de chanter. — Vite, Barnabé ! chuchota Louis en attrapant son doudou-lapin par ses longues oreilles toutes douces. On part en mission secrète ! Barnabé ne répondit pas (les doudous sont très doués pour garder les secrets), mais Louis vit bien à ses petits yeux en bouton qu’il était prêt pour l’aventure. Louis installa Barnabé confortablement dans son sac à dos, la tête dépassant juste assez pour qu’il puisse voir le paysage. Puis, il fixa fièrement son fidèle tambour autour de son cou. *Boum-poum !* fit le tambour contre son ventre. C’était un son chaud, un son qui donnait du courage. Louis sortit sur le perron. Le jardin était étrange ce matin. D’habitude, l’herbe brillait comme si on avait jeté des poignées de diamants dessus, mais aujourd'hui, elle semblait porter un pyjama gris et tout triste. Les fleurs de mauve avaient la tête penchée, comme si elles faisaient une petite sieste de mauvaise humeur. Louis leva les yeux vers le ciel, vers le gros nuage moelleux où Monsieur Soleil boudait. — Au revoir, Monsieur Soleil ! cria Louis en agitant sa main. Ne bouge pas de ton lit, je reviens avec une chanson toute neuve, une chanson qui pétille ! Un tout petit rayon, timide comme un chaton, glissa sous le nuage pour lui faire un clin d’œil. Louis sourit. Il serra les sangles de son sac, empoigna ses baguettes de bois clair et se mit en route. *Flic-flac, flic-flac !* faisaient ses petites bottes rouges sur le chemin de terre. Le voyage allait être long. Tout au bout de la vallée, là où la terre touche le ciel, se dressait la **Montagne Jaune**. On disait qu’elle était faite de poussière d’or et de miel séché. C’était là-bas, et nulle part ailleurs, que naissaient les plus beaux sons du monde : le rire du vent, le tintement des pierres et le murmure des sources d’eau sucrée. — Tu as vu, Barnabé ? demanda Louis en pointant le sommet de la montagne qui commençait à briller au loin. On dirait une énorme pyramide de beurre ! Sur le chemin, le silence était épais, comme une couverture de laine un peu trop lourde. Louis n'aimait pas beaucoup ce silence-là. Alors, pour s'encourager, il commença à frapper tout doucement sur son tambour. *Poum... poum-poum...* À chaque coup de baguette, une petite étincelle dorée s'échappait de la peau du tambour et s'envolait dans l'air gris. — Regarde ! s'exclama Louis. Ma musique fait de la lumière ! Un petit écureuil, qui avait la queue toute terne à cause du manque de soleil, sortit le bout de son nez d'un vieux chêne. En entendant le rythme de Louis, ses moustaches se mirent à frétiller. *Tic-tic-tic !* Il fit une petite pirouette et retrouva un peu de sa couleur rousse. — Bonjour Petit Écureuil ! chanta Louis. Je vais à la Montagne Jaune pour réparer le matin ! Tu veux venir ? L'écureuil secoua la tête et montra ses noisettes à ranger, mais il salua Louis d'une petite patte amicale. Louis marchait maintenant d'un pas plus décidé. Il traversa le Pont des Soupirs (qui ne soupirait plus du tout car il écoutait le tambour) et longea la Forêt des Murmures. Plus il avançait, plus la Montagne Jaune devenait grande, immense, gigantesque ! Elle semblait l'appeler avec un bruit de clochettes lointaines. Mais soudain, le chemin s'arrêta devant un immense tapis de brume épaisse, comme une barbe de coton géante qui barrait le passage. On ne voyait plus rien, ni les fleurs, ni les cailloux, ni même le bout de ses propres bottes. Louis s'arrêta. Il sentit son petit cœur faire *toc-toc* contre sa poitrine. Barnabé, dans le sac, semblait se serrer un peu plus fort contre lui. — N'aie pas peur, Barnabé, murmura Louis. On a notre tambour. Et le tambour, c'est comme une lampe, mais pour les oreilles. Louis prit une grande inspiration, leva ses baguettes très haut vers le ciel gris, et s'apprêta à jouer son rythme le plus joyeux pour percer le brouillard et atteindre enfin le pied de la Montagne Jaune...

L’oiseau qui siffle 'Frou-frou'

Voici le nouveau chapitre des aventures du Petit Louis, écrit avec la douceur et la magie du style "Wonder Engine". *** ### Chapitre : L’oiseau qui siffle « Frou-frou » Louis leva ses baguettes, ferma les yeux très fort, et *POUM ! PATAPOUM !* Le son du tambour s’envola comme une grosse bulle d’énergie. Dans le brouillard tout blanc, le rythme fit de drôles de chatouilles. La brume se mit à bouger, à tourbillonner, comme si elle dansait la polka. Mais elle restait là, épaisse comme une crème chantilly géante. Soudain, à travers le rideau de coton, un bruit nouveau se fit entendre. Ce n’était pas un *poum*, ni un *clac*. C’était un sifflement léger, gracieux, qui faisait : — *Frou-frouuu… Frou-frou-frouuu…* Louis s’arrêta de jouer. Il pencha la tête. Barnabé, le doudou lapin, sortit ses longues oreilles du sac pour mieux écouter. — Tu as entendu, Barnabé ? On dirait que le brouillard chante ! C’est alors qu’une petite étincelle bleue apparut juste devant le nez de Louis. Ce n’était pas une étoile, non. C’était un petit oiseau, plus bleu que le ciel d’été, plus brillant qu’un saphir. Ses plumes semblaient saupoudrées de poussière de lune. Il battait des ailes si vite qu’il ressemblait à un petit cœur qui bat. — *Frou-frou !* fit l’oiseau en se posant délicatement sur le bord du tambour de Louis. — Oh ! Bonjour, petit oiseau, murmura Louis en retenant son souffle pour ne pas l’effrayer. Je m’appelle Louis. Et voici Barnabé. Nous allons à la Montagne Jaune pour réveiller le Soleil. Mais ce brouillard est trop grand pour nous. On ne voit plus le chemin ! L’oiseau pencha sa petite tête à droite, puis à gauche. Ses yeux étaient comme deux petites perles noires toutes brillantes de malice. Il semblait comprendre chaque mot. Il s’envola brusquement, fit trois pirouettes dans les airs, et hop ! Il se remit à siffler sa mélodie enchantée : — *Frou-frou-frou… Flûûût !* À chaque sifflement, une petite fente apparaissait dans la brume, laissant passer un rayon de lumière dorée. — Tu es un magicien ? demanda Louis, les yeux écarquillés d’admiration. L’oiseau ne répondit pas avec des mots, mais il s’approcha de Louis et, d’un petit coup de bec gracieux, il détacha une plume de son aile. Ce n’était pas une plume ordinaire. Elle était longue, fine, et changeait de couleur, passant du bleu azur au vert émeraude. L’oiseau la lâcha, et la plume tomba en tourbillonnant, tout doucement, pour venir se poser exactement entre les mains de Louis. — C’est pour moi ? demanda l'enfant. — *Frou-frou !* répondit l’oiseau en hochant la tête. Louis prit la plume. Elle était légère comme un secret. Soudain, un petit souffle de vent passa par là. En effleurant la plume, le vent se transforma en une musique cristalline. La plume se mit à siffler toute seule, comme une petite flûte enchantée. — Écoute, Barnabé ! C’est la chanson du vent ! Louis comprit alors ce qu’il devait faire. Il tint la plume magique bien haut dans sa main gauche, et de sa main droite, il recommença à battre son tambour. *Poum !* fit le tambour. *Frou-frou !* répondit la plume. C’était merveilleux ! Le son grave du tambour et le sifflement léger de la plume s’embrassèrent pour former une musique si puissante que le brouillard commença à s’écarter pour de bon. La « barbe de coton » se déchira comme du papier de soie. L’oiseau bleu volait juste devant Louis, montrant la voie. — Regarde ! s'écria Louis. Le chemin revient ! Merci, petit oiseau ! Grâce à la plume-flûte et au petit oiseau bleu, Louis ne craignait plus de se perdre. Il marchait maintenant d’un pas léger, porté par la musique. La Montagne Jaune n’était plus très loin. Elle brillait de mille feux, tout là-haut, et Louis savait qu’avec ses nouveaux amis et ses instruments magiques, il allait bientôt pouvoir offrir au monde le plus beau des concerts : celui du réveil du Soleil. L’oiseau fit un dernier cercle au-dessus de la tête de Louis avant de se percher sur son épaule. — On y va, Frou-frou ? demanda Louis. — *Frou-frou !* répondit l’oiseau. Et ensemble, le petit garçon, le doudou lapin et l’oiseau bleu s’enfoncèrent dans la lumière, là où la musique commande aux nuages.

Monsieur Écureuil et les noisettes 'Clap-clap'

**CHAPITRE : Monsieur Écureuil et les noisettes « Clap-clap »** Le sentier qui menait à la Montagne Jaune était maintenant tout illuminé. On aurait dit qu’un géant avait renversé un pot de confiture d’abricots sur la forêt, tant les couleurs étaient chaudes et sucrées. Le petit Louis avançait joyeusement, son doudou Frou-frou serré contre son cœur et l’oiseau bleu posé comme une couronne de plumes sur son épaule. Soudain, un bruit étrange attira l’oreille de Louis. *Tac-at-ac… Clac ! Tac-at-ac… Clac !* — Tu entends ça, Frou-frou ? chuchota Louis en s’arrêtant net. On dirait que les arbres applaudissent ! Louis écarta deux grandes feuilles de fougère qui ressemblaient à des mains vertes et découvrit une drôle de scène. Sur une souche de bois moussue, aussi douce qu’un tapis de velours, se tenait un petit personnage très affairé. C’était un écureuil avec une fourrure orange comme un incendie de joie et une queue si touffue qu’elle ressemblait à un gros nuage de sucre roux. Mais cet écureuil ne cherchait pas de cachette pour l’hiver. Non, il jonglait ! Il lançait en l’air trois, quatre, puis cinq noisettes d’un brun luisant. Les noisettes tourbillonnaient dans le ciel comme des petites planètes de bois. Et à chaque fois qu’elles se touchaient en plein vol, elles faisaient un bruit sec et joyeux : *Clap ! Clap !* — Oh ! Que c’est beau ! s’extasia Louis en battant des mains. L’écureuil fit une dernière pirouette, rattrapa toutes ses noisettes d’un seul coup et s’inclina devant Louis en agitant ses petites oreilles pointues. — Bonjour, petit voyageur ! s’écria l’écureuil d’une voix qui pétillait comme de l’eau gazeuse. Je m’appelle Monsieur Écureuil, le gardien du rythme de la forêt. Tu arrives juste à temps pour la répétition ! — Je m’appelle Louis, et voici Frou-frou et mon ami l’oiseau bleu. Nous allons réveiller le Soleil. Monsieur Écureuil grimaça de plaisir. — Le Soleil ? Oh, il adore la musique, celui-là ! Mais pour le réveiller, il ne faut pas seulement chanter, il faut que ça balance, il faut que ça danse, il faut que ça fasse... *Clap-clap !* Monsieur Écureuil relança ses noisettes. *Clap ! Clap !* Le son était vif, clair, et donnait immédiatement envie de gigoter des pieds. Louis comprit tout de suite. Il sortit son petit tambour, celui qui brillait comme un sou neuf. — Est-ce que je peux jouer avec vous ? demanda Louis les yeux brillants. — Avec plaisir ! répondit Monsieur Écureuil. Donne-moi le battement du cœur, et moi, je donnerai le battement de la joie ! Louis commença doucement. *Boum… Boum… Boum…* Monsieur Écureuil lança ses noisettes plus haut, plus vite. *Clap ! Clap ! Clap-clap-clap !* C’était magique. Le *Boum-boum* profond du tambour de Louis faisait vibrer la terre, et le *Clap-clap* cristallin des noisettes faisait danser les feuilles des arbres. Même Frou-frou le lapin semblait battre la mesure avec ses longues oreilles douces. — Regarde, Monsieur Écureuil ! s’écria Louis en riant. Les fleurs s’ouvrent pour nous écouter ! Et c’était vrai. Autour d’eux, des clochettes mauves et des marguerites dorées se balançaient au rythme de leur duo. L’oiseau bleu, pour ne pas être en reste, s’envola et se mit à siffler une mélodie qui s’entortillait autour du rythme comme un ruban de soie. *Boum ! Clap ! Boum ! Clap !* *Boum-boum, Clap-clap !* Louis se sentait pousser des ailes. La musique n'était plus seulement un bruit, c'était une force qui lui chatouillait le ventre et lui donnait une énergie de géant. Il n'était plus fatigué. Ses jambes marchaient toutes seules, emportées par le tempo rigolo de l'écureuil jongleur. — Tu as le rythme dans la peau, Petit Louis ! lança Monsieur Écureuil en faisant une cabriole. Tiens, prends ces deux noisettes « Clap-clap ». Elles ne se mangent pas, elles chantent ! Si jamais le chemin te semble trop silencieux, entrechoque-les, et la joie reviendra ! Louis attrapa les deux noisettes magiques. Elles étaient chaudes et vibraient doucement dans sa paume. — Merci, Monsieur Écureuil ! — Allez, file ! La Montagne Jaune t’attend, et le Soleil commence à s’étirer derrière les sommets ! Louis, Frou-frou et l’oiseau bleu reprirent leur marche. À chaque pas, Louis tapait discrètement ses noisettes l'une contre l'autre. *Clap ! Clap !* Et à chaque fois, un petit éclair d'or jaillissait entre ses doigts, éclairant les pierres du sentier. La musique était désormais leur boussole. Et là-haut, tout là-haut, la Montagne Jaune semblait leur faire un clin d’œil, prête à accueillir le plus merveilleux des concerts.

Le gros Nuage qui boude

### Chapitre : Le gros Nuage qui boude Le petit sentier de la Montagne Jaune grimpait, grimpait comme un serpent de réglisse. Louis marchait d’un pas décidé, son sac à dos sautillant sur ses épaules. Dans ses mains, les noisettes « Clap-clap » brillaient d’un éclat de miel. *Clap ! Clap !* À chaque choc, une petite étincelle dorée s'échappait des noisettes et allait se poser sur les fleurs du chemin. Les fleurs, toutes joyeuses, se mettaient à danser en agitant leurs pétales de velours. Frou-frou, le petit chien, remuait la queue si fort qu’on aurait dit un petit ventilateur à poils. Mais soudain, le ciel changea de couleur. Le bleu tendre devint gris souris, puis gris loup, puis tout à fait sombre. Un grand froid, doux comme une glace à la menthe, descendit sur les épaules de Louis. — Oh ! Regardez ! s’exclama Louis en s’arrêtant net. Juste devant eux, en plein milieu du chemin, était assis un énorme nuage. Ce n’était pas un petit nuage léger comme une barbe à papa, non ! C’était un nuage immense, tout bouffi, tout gonflé, qui ressemblait à un gros oreiller ronchon. Il avait de gros sourcils froncés et il faisait une moue si longue qu’elle touchait presque ses pieds de brume. — Je boude ! gronda le nuage d’une voix sourde, comme le bruit d’un tambour caché sous une couverture. Je boude et je ne bougerai pas ! Frou-frou poussa un petit "Wouf" d'étonnement. L’oiseau bleu, perché sur l’épaule de Louis, inclina sa petite tête couronnée de plumes. — Pourquoi boudes-tu, Monsieur le Nuage ? demanda Louis avec douceur. Le nuage laissa échapper un gros soupir qui sentait la pluie et la terre mouillée. — Parce que personne ne me regarde jamais ! On attend toujours que je m’en aille pour voir le soleil. On dit : « Oh non, un nuage ! » ou bien « Vite, rangeons le goûter ! ». Alors voilà, j’ai décidé de bloquer le chemin. Si je m’ennuie, tout le monde s’ennuiera avec moi ! Louis regarda ses noisettes magiques. Il sentit leur petite chaleur contre ses doigts. Il comprit que Monsieur le Nuage n’était pas méchant, il avait juste le cœur un peu lourd, rempli de grisaille. — Monsieur le Nuage, dit Louis avec un sourire malicieux, et si on faisait un marché ? Si on te montre que tu es le plus beau danseur du ciel, est-ce que tu nous laisseras passer ? Le nuage ouvrit un œil, puis l’autre. — Moi ? Danser ? Mais je suis trop lourd ! Je suis une grosse boule de coton mouillé ! — C’est ce qu’on va voir ! s’écria Louis. Louis ferma les yeux et commença à frapper ses noisettes magiques. *Clap-clap-clap !* Le rythme était vif, joyeux, comme une petite souris qui fait des claquettes. L’oiseau bleu comprit tout de suite. Il s’envola au-dessus du nuage et se mit à siffler une mélodie de cristal, une musique qui pétillait comme de la limonade. Frou-frou, lui, utilisait ses pattes pour frapper le sol en cadence : *Boum-patapoum ! Boum-patapoum !* Au début, le gros Nuage resta immobile, ses gros sourcils toujours froncés. Mais la musique des noisettes était magique. Des notes de musique dorées s’envolèrent et vinrent chatouiller le gros bedon du nuage. — Hi hi ! fit le nuage. Ça… ça me gratouille ! *Clap-clap ! Clap-clap !* Louis accéléra le tempo. Le nuage ne put plus résister. Un de ses coins commença à s’agiter. Puis ce fut son sommet qui se mit à onduler. Soudain, dans un grand éclat de rire qui ressemblait à un coup de tonnerre rigolo, le nuage se leva. Il se mit à tourbillonner sur lui-même comme une toupie géante ! Il faisait des pirouettes, il s’étirait, il devenait long comme un spaghetti, puis rond comme un ballon de plage. En dansant, sa couleur grise s'évaporait. Il devenait d’un blanc éclatant, brillant comme du sucre glace. — Regardez-moi ! Je suis léger ! Je suis un nuage de soie ! s’écria-t-il en faisant un bond prodigieux par-dessus la cime des sapins. Il riait si fort que de petites gouttes de pluie, tombant comme des confettis, vinrent rafraîchir le visage de Louis. Mais c’était une pluie de bonheur, qui sentait la fleur d’oranger. Épuisé mais ravi, le nuage s’écarta du chemin en faisant une grande révérence. — Merci, Petit Louis ! Merci pour cette musique ! Je n'ai plus du tout envie de bouder. Je vais aller danser au-dessus du grand lac pour faire rire les poissons ! Le nuage s’envola, léger comme une plume de duvet, laissant le passage libre. Aussitôt, un grand rayon de soleil, chaud et doré comme du miel liquide, vint inonder le sentier. Louis, Frou-frou et l’oiseau bleu reprirent leur marche, le cœur léger. La Montagne Jaune était maintenant tout près, et là-haut, on entendait déjà les premiers échos du Grand Orchestre Solaire qui s'accordait. — On a réussi, les amis ! chuchota Louis en serrant ses noisettes contre lui. La musique peut même faire sourire les nuages les plus tristes. Et dans le ciel, un petit nuage tout blanc leur fit un dernier signe de la main avant de disparaître derrière les sommets.

La grande chanson du réveil

Voici le nouveau chapitre de ton conte, écrit avec toute la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** # CHAPITRE : La grande chanson du réveil Le dernier petit caillou roula sous les pieds de Louis. Enfin, ils y étaient ! Le sommet de la Montagne Jaune s’étalait devant eux comme un immense tapis de velours doré. Ici, l’air ne sentait pas seulement la fleur d’oranger ; il sentait le pain d’épices tout chaud et le sucre de lune. — Oh là là ! s’exclama Frou-frou l’écureuil en se frottant les yeux avec ses petites pattes rousses. C’est... c’est encore plus beau que dans mes rêves les plus frisés ! Tout autour d’eux, des instruments de musique extraordinaires flottaient dans la lumière. Il y avait des harpes faites de rayons de miel, des tambours en peau de nuage et des trompettes qui ressemblaient à de grandes fleurs de lys en or. C’était le Grand Orchestre Solaire. Mais les instruments restaient silencieux, attendant le signal. Au centre du sommet, le Soleil était encore un peu caché derrière un voile de brume rosée. Il ressemblait à une grosse orange fatiguée qui hésitait à sortir de sous sa couette de coton. — Il dort encore un tout petit peu, chuchota l’oiseau bleu en se posant sur l’épaule de Louis. Il faut l’aider, Petit Louis. Il faut lui donner toute notre joie ! Louis hocha la tête. Il sentit son cœur battre très fort, comme un petit tambour d'impatience. Il sortit ses précieuses noisettes musicales et sa petite flûte de bois. — Prêts, les amis ? demanda-t-il avec un grand sourire. — Prêt ! couina Frou-frou en ajustant son petit ventre. — Prêt ! pépia l’oiseau en gonflant son poitrail bleu. Louis prit une grande inspiration, remplit ses poumons d’air doré, et souffla la toute première note. *Fouuuuu-ti-louuuu !* La note s’envola, scintillante comme une bulle de savon qui ne veut pas éclater. Aussitôt, Frou-frou se mit à frapper dans ses mains : *Clap ! Clap ! Patapoum !* Ses petites pattes allaient si vite qu’on aurait dit des ailes de papillon. L’oiseau bleu, lui, lança un sifflement si pur qu’il fit vibrer les fleurs de montagne : *Tchip-tchip-trala-la !* Louis se mit à danser. Il jouait de la flûte, puis il entrechoquait ses noisettes magiques : *Cric-crac-poum !* La musique n’était pas seulement un son, c’était une pluie de couleurs. À chaque note, des rubans de lumière bleue, jaune et rose s'enroulaient autour d'eux. — Plus fort ! Plus joyeux ! s'écria Louis en riant. Alors, l'improbable arriva. Les instruments de l'Orchestre Solaire commencèrent à s'animer tout seuls ! Les harpes de miel se mirent à vibrer : *Diling-diling !* Les tambours de nuages répondirent : *Boum-badaboum !* C’était une symphonie de pur bonheur. C’était une chanson qui disait : « Bonjour la vie ! Bonjour les amis ! Bonjour le jour ! » Sous l’effet de cette musique incroyable, le gros Soleil commença à bouger. On l’entendit bailler – un immense baillement qui sonnait comme un accord de piano – et soudain, il ouvrit un œil, puis deux. Ses yeux étaient de grandes billes de lumière qui pétillaient de malice. — Quelle jolie chanson... murmura le Soleil d'une voix chaude comme un chocolat chaud. Ça me donne envie de sauter hors de mon lit ! D’un coup, le Soleil repoussa sa couette de brume. Une explosion de lumière dorée inonda la montagne. La chaleur caressa les joues de Louis, chatouilla le nez de Frou-frou et fit briller les plumes de l’oiseau bleu. La musique monta encore d'un cran. Louis jouait de toutes ses forces, ses petits doigts gambadant sur sa flûte. Il se sentait léger, comme s'il pouvait s'envoler. Frou-frou faisait des pirouettes, ses claps-claps marquant le rythme avec une énergie débordante. — Regardez ! cria l’oiseau bleu en plein vol. La vallée se réveille ! En bas, loin sous leurs pieds, ils virent les fleurs ouvrir leurs pétales, les rivières se mettre à briller comme des colliers de diamants et les arbres secouer leurs feuilles pour saluer le nouveau jour. La tristesse du petit nuage de tout à l'heure n'était plus qu'un lointain souvenir. Le Soleil, maintenant tout à fait réveillé, se mit à chanter avec eux. Sa voix était faite de mille rires d'enfants. La symphonie était si puissante que même les pierres de la montagne semblaient danser la gigue. Louis s’arrêta un instant, essoufflé mais le visage rayonnant. Il regarda ses amis, il regarda le monde qui brillait, et il comprit une chose merveilleuse : quand on unit son cœur à celui de ses amis pour créer de la beauté, on peut réveiller le monde entier. La grande chanson du réveil résonna longtemps, longtemps, emportant le bonheur par-delà les collines, jusqu’aux oreilles de tous ceux qui avaient besoin d'un peu de lumière.

Le Soleil ouvre un œil

**CHAPITRE : Le Soleil ouvre un œil** La musique s’envolait dans le ciel comme des milliers de bulles de savon colorées. Chaque note jouée par Louis, chaque battement d’ailes de l’oiseau bleu, et chaque rire de la vallée montaient de plus en plus haut, grimpant sur les échelles de coton des nuages. Tout en haut, bien caché derrière un gros édredon de brume grise, le Soleil commençait à remuer. Il avait entendu un petit *« do »*, puis un grand *« ré »*, et enfin un joyeux *« sol ! »* qui lui chatouillait les oreilles. — Oh ? murmura une voix profonde et chaude, comme le ronronnement d’un énorme chat. Est-ce que c’est déjà l’heure de briller ? Doucement, très doucement, le Soleil écarta ses couvertures de nuages avec ses mains de lumière. Et là, au milieu du ciel bleu azur, il se passa une chose extraordinaire. Le Soleil ouvrit un œil. Juste un. Un grand œil tout rond, jaune et brillant comme un bonbon au citron. Il regarda en bas, vers la Terre. Il vit le petit Louis qui soufflait dans son instrument avec ses joues toutes roses. Il vit l’oiseau bleu qui faisait des pirouettes dans l’air. Et surtout, il entendit la merveilleuse symphonie de l’amitié. Alors, le Soleil ouvrit son deuxième œil. *Pop !* Il était maintenant tout à fait réveillé. En voyant ce spectacle si beau, son cœur de feu se remplit de joie. Un immense sourire se dessina sur son visage tout rond, un sourire si large qu’il touchait presque les deux côtés de l’horizon. — Quelle jolie chanson ! s’exclama le Soleil. Merci, mes amis, de m’avoir réveillé avec tant de douceur. Pour remercier Louis, le Soleil décida de faire un cadeau tout spécial. Il choisit son rayon le plus fin, le plus doux et le plus doré. Ce petit rayon descendit du ciel en glissant sur un toboggan d’air transparent. Il passa entre les branches des chênes, frôla les oreilles d’un lapin curieux et… *Zoup !* Il vint se poser juste sur le bout du nez de Louis. — Oh ! s’écria Louis en s’arrêtant de jouer. Ça chatouille ! C’était une sensation merveilleuse. On aurait dit un petit bisou de lumière, ou une caresse de velours tout chaud. Louis sentit la chaleur se répandre sur ses joues, puis sur son cou, et jusque dans ses petites mains. Le froid du matin s’était envolé comme par magie. Le Soleil se mit alors à briller de toutes ses forces. Sa lumière n’était plus timide, elle était éclatante ! Elle changea la couleur du monde. L’herbe devint d’un vert émeraude si vif qu’on aurait dit des petits bijoux plantés dans la terre. Les fleurs de la vallée, qui étaient encore un peu endormies, redressèrent la tête d’un seul coup. — Regardez ! s'enthousiasma l’oiseau bleu en se posant sur l'épaule de Louis. Le Soleil nous envoie ses étincelles ! Partout autour d’eux, tout se mit à scintiller. Les gouttes de rosée sur les pétales se transformèrent en perles d’or. La rivière, qui coulait un peu plus loin, se mit à chanter elle aussi, en faisant briller ses écailles d’argent sous les rayons chauds. Louis leva les yeux vers le grand disque d’or. Il n'avait plus besoin de plisser les yeux, car le Soleil le regardait avec une telle tendresse qu’il se sentait en sécurité, comme dans les bras de sa maman. — Bonjour Monsieur le Soleil ! cria Louis en agitant joyeusement la main. Tu as bien dormi ? Le Soleil répondit par un clin d’œil éblouissant. Il envoya une nouvelle vague de chaleur qui réchauffa la veste de Louis et fit briller les boutons de son gilet. Les abeilles commencèrent à sortir de leurs ruches en faisant *Bzzz Bzzz*, impatientes de goûter au miel de cette journée si lumineuse. Tout était redevenu vivant. La tristesse du petit nuage gris était oubliée, remplacée par une explosion de couleurs et de parfums. On sentait maintenant l’odeur de la terre chaude, de la lavande qui se réveille et du pain doré. Louis reprit son instrument. Mais cette fois, sa musique n'était plus une invitation à se réveiller. C'était une danse de bonheur. Ses doigts volaient sur les touches, créant une mélodie qui disait « Merci ». Le Soleil, bien installé dans son fauteuil de ciel bleu, se mit à briller encore plus fort. Il savait que grâce à Louis et à sa musique, la journée allait être la plus belle de toute l’année. Il continua de chauffer le petit nez de Louis, car c'était son endroit préféré pour déposer ses rayons d'or. Et dans toute la vallée, on pouvait entendre le cœur du monde battre joyeusement, au rythme de la lumière et de l’amitié. La magie du réveil était terminée, mais la magie de la journée, elle, ne faisait que commencer.

La fête dans le village

Voici le nouveau chapitre de ton conte, écrit avec toute la magie et la douceur pour les petits yeux et les petites oreilles. *** # Chapitre : La fête dans le village Louis marchait d’un pas léger, presque comme s’il rebondissait sur des coussins de mousse. Au-dessus de lui, le ciel était d’un bleu si pur qu’on aurait dit une grande nappe de soie dépliée pour un pique-nique de géants. Le Soleil, son grand ami tout doré, l’accompagnait en faisant briller les petits cailloux du chemin comme s'ils étaient des diamants rigolos. Sous son bras, Louis serrait fort son tambour. Ce n’était pas un simple instrument, non. C’était une boîte à secrets qui ne demandait qu’à éclater de joie. Quand il arriva à l’entrée du village, une odeur délicieuse vint lui chatouiller les narines : c’était l’odeur du pain chaud et de la brioche au sucre. Monsieur Farine, le boulanger, sortit sur le pas de sa porte en s'essuyant les mains sur son grand tablier blanc. — Regardez ! s'écria-t-il avec une voix qui chantait. Regardez qui nous ramène la lumière ! C’est notre petit Louis ! D’un seul coup, comme par magie, toutes les fenêtres s’ouvrirent. *Clac ! Plic ! Ploc !* Les rideaux à fleurs dansaient au vent. Les habitants, qui étaient restés cachés sous leurs couettes quand le nuage gris était là, sortirent dans la rue en pyjamas colorés, en robes à pois ou en tabliers de jardinier. Louis s'installa sur la place du village, juste à côté de la fontaine qui faisait glou-glou de bonheur. Il leva ses baguettes, regarda le Soleil qui lui fit un petit clin d’œil brillant, et... **BOUM ! BADABOUM ! TRALALA !** Le rythme était si entraînant qu’il donnait des fourmis dans les jambes. Louis frappait sur son tambour avec douceur, puis avec énergie. *Boum !* C’était le cœur de la terre qui battait. *Ti-tap !* C’était le rire des rayons de lumière. — Allez, tout le monde ! Dansez ! appela Louis en riant. Mamie Rose, avec son grand chapeau de paille décoré de marguerites, fut la première à faire un petit pas de côté. Elle attrapa les mains de Monsieur Farine, et hop ! Ils se mirent à tourner, tourner, comme des toupies joyeuses. — Quel bonheur de revoir tes rayons, Monsieur Soleil ! chantait Mamie Rose en levant les bras vers le ciel. Les enfants du village arrivèrent en courant, leurs souliers claquant sur les pavés. Ils formèrent une immense ronde autour de Louis. Ils sautaient comme des petits lapins, ils tourbillonnaient comme des feuilles d’automne emportées par un vent de rigolade. — Regardez les couleurs ! criait le petit Léo. L’herbe est devenue vert-bonbon et les fleurs sont rouge-cerise ! Même les animaux participaient à la fête. Le gros chat roux du boulanger faisait des pirouettes sur les murets, et les oiseaux, installés sur les branches des tilleuls, ajoutaient leurs sifflements mélodieux au tambour de Louis. *Cui-cui ! Boum-boum !* C’était le plus bel orchestre du monde. Louis ferma les yeux un instant. Il sentait la chaleur du soleil sur ses joues et le vent léger qui jouait dans ses cheveux. Il se sentait grand, non pas par la taille, mais par la joie qu’il partageait. Sa musique n'était plus seulement du son, c'était une caresse, un câlin géant qui enveloppait tout le village. Monsieur le Maire, qui portait toujours une écharpe très sérieuse, se mit même à faire des bonds de grenouille en riant aux éclats. — Merci, Louis ! Merci pour cette lumière ! Alors, Louis changea de rythme. Il joua une mélodie plus douce, comme un murmure de miel. Les gens se rapprochèrent, se prirent par les épaules et se balancèrent doucement, de gauche à droite, de droite à gauche. Le Soleil, ravi du spectacle, décida de faire une surprise. Il envoya des milliers de petits grains de lumière — des "poussières d'or" — qui se posèrent sur les épaules des danseurs. Tout le village se mit à scintiller, comme si les étoiles étaient descendues faire la fête en plein jour. — Regardez, je brille ! s’émerveilla une petite fille en regardant ses mains. — On brille tous ! répondit Louis dans un grand éclat de rire. La fête dura longtemps. On apporta de grandes tables dehors, couvertes de tartes aux pommes et de jus d’orange frais qui pétillait dans les verres. Louis, épuisé mais le cœur rempli de chansons, posa enfin ses baguettes. Le village n'était plus le même. La tristesse s'était envolée, emportée par la musique et la chaleur. Chaque habitant avait maintenant un petit morceau de soleil rangé dans sa poche, prêt à être ressorti si jamais un nuage gris essayait de revenir. Et Louis, en regardant ses amis heureux, sut que tant qu’il aurait son tambour et un peu d’amour dans le cœur, le Soleil ne s'éteindrait jamais vraiment. La journée était éclatante, la fête était géante, et la vie était tout simplement... merveilleuse.

Le secret de la joie

# Chapitre : Le secret de la joie Le lendemain matin, le village de Louis s’éveilla sous une couverture de lumière toute douce. Ce n’était pas un soleil qui brûle ou qui pique, non. C’était un soleil de miel, un soleil de tartine beurrée qui caressait les joues des enfants à travers les rideaux. Dans sa petite chambre qui sentait bon la paille propre et la lavande, Louis ouvrit un œil, puis l’autre. Il resta un moment immobile, caché sous sa couette en patchwork, à écouter. *Écouter le silence.* Mais ce n’était plus le silence triste d'autrefois, ce silence lourd qui pesait comme un gros caillou gris. C’était un silence qui pétillait, rempli de petits bruits secrets : le « flic-floc » joyeux de la fontaine, le « crac-crac » des oiseaux qui grignotaient des graines, et le « frou-frou » du vent qui jouait à cache-cache dans les feuilles des arbres. Louis s’étira comme un petit chat. Il sentait dans sa poitrine quelque chose de très particulier. Comme si un petit oiseau de chaleur y avait fait son nid et battait doucement des ailes. — C’est ça, la joie, chuchota-t-il pour lui-même. Ça fait des guilis à l’intérieur. Il sauta de son lit, ses pieds nus faisant « tap-tap » sur le parquet de bois. Il ne chercha ni ses jouets, ni ses gâteaux. Il alla droit vers son tambour, celui qui avait sauvé le village. Il prit une seule baguette, une baguette légère comme une plume. Il s’approcha de la fenêtre grande ouverte sur le matin bleu. Il ferma les yeux, respira l’air frais qui sentait la rosée, et... *Ting !* Il frappa une toute petite note sur le bord de son tambour. Une note ronde, dorée, transparente comme une bille de verre. Une note qui disait : « Bonjour le monde ! Je suis là, et je t'aime déjà. » La petite note s'envola par la fenêtre. Elle rebondit sur le toit rouge de la voisine, fit une pirouette au-dessus du clocher et alla réveiller les fleurs du jardin. Les marguerites ouvrirent leurs grands yeux blancs et les coquelicots redressèrent leurs chapeaux rouges. Louis sortit dans la rue. Le village était en train de s'animer. Le boulanger sortait ses pains dorés qui chantaient « croustic-croustac » en refroidissant. La dame des fleurs arrosait ses géraniums en fredonnant une mélodie sucrée. — Bonjour Louis ! lança un vieux monsieur qui taillait sa haie. Tu as entendu ? Le matin a une voix de cristal aujourd'hui ! Louis sourit de toutes ses dents. Il avait compris le grand secret. Le secret que les grandes personnes oublient parfois, mais que les enfants et les tambours connaissent par cœur. Il s'assit sur un petit banc de pierre, juste à côté de la petite fille qui, la veille, brillait de mille feux. Elle tenait dans sa main un caillou bien lisse qu'elle peignait en jaune. — Dis, Louis, demanda-t-elle avec une petite voix de flûte, est-ce que le Soleil va rester pour toujours cette fois ? Louis réfléchit un instant. Il regarda ses mains, puis son tambour, puis le grand ciel tout bleu. — Le Soleil est comme un ami, répondit-il doucement. Parfois, il va se reposer derrière les nuages parce qu'il est fatigué. Mais si on garde une petite musique dans notre cœur, il ne s'éteint jamais vraiment. La musique, c'est comme une petite bougie qu'on allume à l'intérieur de nous. La petite fille ouvrit de grands yeux ronds. — Et on fait comment pour l'allumer, la petite bougie ? Louis lui tendit sa baguette. — C’est facile. Tu vois ce matin qui brille ? Tu vois comme on est bien, tous ensemble ? C’est ça, la mèche. Et pour l’allumer, il suffit de donner une petite note de musique ou un grand sourire au monde. Alors, ensemble, ils inventèrent la « Chanson du Matin ». *Boum-poutoum, la vie est belle !* *Boum-poutoum, le jour m'appelle !* D’autres enfants arrivèrent. Puis des papas avec leurs gros tabliers et des mamans avec leurs écharpes colorées. Chacun apportait un petit bruit : un battement de mains, un sifflement léger, ou même le « clic-clic » de deux cuillères entrechoquées. Ce n'était pas une grande fête bruyante comme la veille. C'était une musique douce, comme une caresse. Une musique qui disait que tout allait bien. Louis comprit alors que son tambour n'était pas seulement un instrument pour faire du bruit. C'était un traducteur de bonheur. Il transformait l'amitié en lumière et les rires en poussière d'étoiles. Désormais, chaque matin, avant même de boire son chocolat chaud, Louis se tenait sur le pas de sa porte. Il regardait l'horizon, là où le ciel devient rose comme une joue d'enfant, et il jouait sa petite note. *Ting !* Et chaque matin, le monde lui répondait. Les arbres frissonnaient de plaisir, les ruisseaux riaient entre les pierres, et chaque habitant du village sentait ce petit morceau de soleil, bien caché au fond de sa poche, qui se mettait à chauffer doucement. Le gris avait disparu, pour laisser place à un arc-en-ciel permanent dans les cœurs. Louis n'était plus seulement un petit garçon avec un tambour. Il était le gardien de la lumière, celui qui savait que tant qu'il y aurait une note de musique et un peu d'amour à partager, la nuit n'aurait plus jamais peur de briller. Et c'est ainsi que dans le village du Soleil en Musique, on apprit que la plus belle des richesses ne se comptait pas en pièces d'or, mais en chansons partagées au petit matin. La vie était douce. La vie était chantante. Et Louis, avec son tambour sur l'épaule, marchait vers l'avenir, un sourire aux lèvres et une baguette magique à la main, prêt à transformer chaque nuage en une partition de joie.
Fusianima
Le Petit Louis et le Soleil en Musique
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Voici le premier chapitre de votre conte, conçu avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine", pour transporter les petits lecteurs dans un monde de sons et de couleurs. *** # CHAPITRE 1 : Louis et son petit tambour Il était une fois, dans une petite maison qui sentait bon la brioche à la ...

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