La Clochette du Cœur et le Prince Théo

Par Studio WonderJeunesse

Voici le premier chapitre de votre conte, écrit avec la douceur et l’émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Le Prince Théo et son secret Il était une fois, niché entre deux montagnes de velours vert et sous un ciel bleu comme une tartine de confiture de myrtilles, le Royaume ...

Le Prince Théo et son secret

Voici le premier chapitre de votre conte, écrit avec la douceur et l’émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Le Prince Théo et son secret Il était une fois, niché entre deux montagnes de velours vert et sous un ciel bleu comme une tartine de confiture de myrtilles, le Royaume des Mille-Éclats. Dans ce château tout rond, avec des tours qui ressemblaient à des cornets de glace à la vanille, vivait un petit prince nommé Théo. Le Prince Théo n’était pas un prince comme les autres. Oh non ! Il avait des boucles brunes qui dansaient sur son front, des yeux malicieux qui pétillaient comme de la limonade, et surtout… il gardait au fond de lui un secret merveilleux. Ce matin-là, un rayon de soleil tout chaud vint chatouiller le bout du nez de Théo. Le petit prince ouvrit un œil, puis deux. Il s'étira de tout son long dans son lit douillet. Et soudain, au milieu de sa poitrine, on entendit un petit bruit tout fin, tout clair, tout cristallin : — *Diling !* Théo sourit de toutes ses dents. Ce petit bruit, c’était sa Clochette du Cœur. Personne ne pouvait la voir, car elle était cachée juste là, derrière son pyjama à rayures, bien au chaud dans son petit cœur d’enfant. C’était une clochette magique qui ne sonnait que pour une seule raison : quand Théo était heureux. — Bonjour, ma clochette ! chuchota Théo en posant sa main sur son torse. Tu es déjà réveillée ? Il sauta de son lit et enfila ses pantoufles en forme de lapins blancs. À chaque bond qu’il faisait sur le tapis moelleux, le petit son magique l’accompagnait. — *Diling ! Diling !* Théo descendit l’escalier en colimaçon pour rejoindre le grand jardin du château. Dehors, les fleurs sentaient bon le sucre d’orge et le chocolat chaud. Les papillons, avec des ailes aux couleurs de l’arc-en-ciel, faisaient la course avec les abeilles dorées. — Regarde, Mistigri ! appela Théo en s’adressant à son petit chat gris qui faisait sa toilette sur un banc. Mistigri dressa ses oreilles pointues. Théo venait de voir une énorme fraise rouge, toute ronde et toute brillante, qui l’attendait dans le potager. Il la cueillit délicatement. Elle était sucrée, fraîche et coulait sur sa langue comme un petit trésor. — *DILING !* fit la clochette, plus fort cette fois. Le son était si pur qu’il fit s’envoler un groupe de petits oiseaux bleus qui se mirent à chanter en chœur. — Tu entends ça, Mistigri ? demanda Théo en riant. C’est ma clochette qui danse ! Elle adore les fraises, elle aussi. Le petit prince s'assit dans l'herbe tendre. Il aimait écouter sa clochette. Parfois, elle faisait un petit "diling" timide quand il voyait une jolie coccinelle. D'autres fois, c'était un grand "DILING-DLANG" joyeux quand il faisait une galipette ou quand il recevait un bisou de la Reine Maman. — Est-ce que tout le monde a une clochette ? se demanda Théo en caressant le pelage de soie de son chat. Il posa son oreille contre le flanc de Mistigri. Il entendit un petit ronronnement régulier : *rron-rron, rron-rron*. — Toi, tu as un moteur à câlins, s'exclama Théo en rigolant. Puis, il alla voir les grandes fleurs de tournesol qui saluaient le soleil. — Est-ce que vous avez une clochette, vous aussi ? Les fleurs balancèrent leurs grosses têtes dorées sous la brise légère, faisant un doux bruit de froissement : *frou-frou, frou-frou*. Théo comprit alors que sa clochette était un cadeau très spécial. Elle était comme une petite lumière de musique qui lui disait : « Regarde, Théo, la vie est belle ! Regarde comme ce moment est merveilleux ! » Alors que le soleil montait de plus en plus haut dans le ciel, colorant les nuages en rose bonbon, Théo se mit à courir à travers les allées du jardin. Sa cape rouge flottait derrière lui comme l’aile d’un oiseau magique. — *Diling ! Diling ! Diling !* Le son de son cœur était si joyeux qu'il semblait faire briller l'herbe davantage et rendre l'eau de la fontaine plus pétillante. Théo était le Prince de la Joie, et tant que sa petite clochette chanterait dans son cœur, le monde entier ressemblerait à une fête merveilleuse. Il s'arrêta un instant, essoufflé mais radieux, et murmura pour lui-même : — C’est ça, mon secret. Mon cœur fait de la musique parce que je suis un petit garçon heureux. Et dans le silence du matin, la clochette répondit par un dernier petit tintement de bonheur : — *Diling…*

Le matin tout gris

Voici le nouveau chapitre de l'histoire du Prince Théo, écrit avec la douceur et la magie du style *Wonder Engine*. *** ### Chapitre 2 : Le matin tout gris Mais un jour, le réveil ne fut pas du tout comme les autres. Ce matin-là, le soleil semblait avoir oublié de se lever. À la place du ciel rose bonbon, il y avait de gros nuages tout lourds, tout mous et tout gris, qui ressemblaient à des moutons de poussière géants. Dans son lit douillet, le Prince Théo ne sauta pas de joie. Au contraire, il s’enroula dans sa couette comme un petit escargot boudeur. — Je n'ai pas envie de me lever, grommela-t-il dans son oreiller. Ses pieds, d’habitude si légers, semblaient peser aussi lourd que des enclumes en plomb. Ses cheveux étaient tout emmêlés, et même son pyjama aux motifs d'étoiles semblait avoir perdu de son éclat. Théo se sentait… *grincheux*. Un petit nuage noir semblait flotter juste au-dessus de sa tête, le suivant partout comme un chien fidèle mais pas très rigolo. Il descendit dans la grande salle de jeux du château. Là, ses jouets l'attendaient : le grand dragon en bois, le petit train qui fait « Tchou-tchou » et ses cubes multicolores qui permettaient de construire des tours plus hautes que les nuages. Soudain, la porte s'ouvrit avec un léger craquement. C’était la petite Princesse Lili, sa sœur. Elle portait ses chaussons en forme de lapins et souriait de toutes ses dents. — Théo ! Théo ! dit-elle en sautillant. Est-ce qu’on peut construire un château de géant ensemble ? Je peux prendre le dragon vert ? D’ordinaire, Théo aurait répondu « Oui ! » avec un grand rire. Mais aujourd’hui, son cœur était serré comme un nœud de chaussure trop difficile à défaire. Il attrapa son dragon et le serra fort contre sa poitrine. — Non ! s’écria-t-il d’une voix un peu pointue. C’est à moi ! Tout est à moi ! Va-t’en, Lili, je veux jouer tout seul ! Lili s’arrêta net. Son sourire tomba, comme une glace qui glisse de son cornet. Elle fit une petite moue triste et sortit de la pièce sur la pointe des pieds. Théo resta seul au milieu de ses trésors. Il s’attendit alors à entendre le petit son magique. Il attendit le doux *Diling !* qui le faisait toujours se sentir comme un champion. Il bougea un peu les épaules. Il sautilla. Il attendit encore. Mais rien. Le silence était total. Un silence lourd, un silence froid, comme de la neige qui tombe dans la nuit. Théo posa sa main sur son cœur, juste là, sous sa cape rouge. Il ne sentait plus la petite vibration joyeuse. Sa clochette magique ne chantait plus. — Clochette ? murmura-t-il. Tu es là ? Il secoua un peu son torse, comme on secoue une tirelire pour entendre les pièces de monnaie. Mais à l’intérieur de sa poitrine, c’était comme si la petite lumière de musique s’était éteinte. Théo regarda par la fenêtre. Le jardin, d’habitude si coloré, lui parut soudain très triste. L’herbe ne brillait plus, elle ressemblait à un vieux tapis râpé. L’eau de la fontaine ne pétillait plus, on aurait dit qu’elle était fatiguée de couler. Et les fleurs ? Les fleurs avaient fermé leurs pétales, comme pour faire dodo en plein milieu de la journée. — Pourquoi tout est devenu si gris ? se demanda Théo, une petite larme commençant à briller au coin de son œil. Il se rendit compte que sans la musique de son cœur, le monde entier avait perdu ses couleurs. Sans le *Diling !* de sa clochette, le château n’était plus qu’une grande maison de pierre toute froide. Théo regarda son dragon en bois. Il ne lui semblait plus du tout magique. Il ressemblait juste à un morceau de bois inerte. Le Prince de la Joie n’était plus joyeux du tout. Il était le Prince du Silence Gris, et ce n’était pas du tout une fête. — Ma clochette est cassée… souffla-t-il d'une voix tremblante. Elle ne veut plus me parler. Il s’assit par terre, tout seul dans son grand château, et pour la première fois de sa vie, Théo comprit que la magie ne venait pas de ses jouets, mais de la petite musique qu’il avait perdue ce matin-là. Comment allait-il faire pour que le monde redevienne rose bonbon ? Comment faire pour que la clochette se remette à danser ? Théo ferma les yeux et essaya d'écouter, très fort, le silence de son cœur.

À la recherche du son perdu

Voici le nouveau chapitre de l'histoire du Prince Théo, écrit avec toute la tendresse et la magie du style « Wonder Engine » pour les petits cœurs de 3 à 5 ans. *** # Chapitre 2 : À la recherche du son perdu Théo resta un long moment immobile sur le tapis tout doux de sa chambre. Il faisait un silence de coton, un silence si grand qu’on aurait pu entendre une fourmi marcher sur la pointe des pieds. Mais Théo, lui, n’écoutait pas les fourmis. Il cherchait son *Diling !*. — Il doit être caché quelque part, chuchota-t-il avec une petite moue déterminée. Les sons, ça ne s’envole pas comme ça, n’est-ce pas ? Le petit Prince se transforma alors en un véritable détective du bonheur. Ses yeux brillaient comme deux petites billes de verre. Il commença par le plus mystérieux des endroits : **le dessous du lit**. C’était là que se cachaient parfois les chaussettes solitaires et les miettes de biscuits à la cannelle. Théo se mit à quatre pattes, souleva la couette qui ressemblait à un gros nuage blanc, et plongea la tête dans l’ombre. — Coucou ? Petit son ? Tu es là ? demanda-t-il dans le noir. Il trouva son vieux camion de pompiers qui faisait d’habitude *Pin-Pon !*, mais le camion restait muet. Il trouva aussi Monsieur l’Ours, son doudou aux oreilles un peu mangées, qui dormait profondément. Théo tapota le sol, gratta le bois du parquet, mais rien. Pas le moindre petit grelot. Sous le lit, il n’y avait que des moutons de poussière qui faisaient la sieste. Théo se redressa, un peu déçu. Mais il n’abandonna pas ! Il fouilla dans **ses poches**. Les poches de son pantalon en velours bleu étaient comme deux petits sacs à trésors. Il y glissa ses mains potelées. Dans la poche droite, il trouva : - Un caillou tout rond et tout lisse, ramassé près de la rivière. - Une ficelle rouge emmêlée. - Et une plume d’oiseau, douce comme une caresse. Dans la poche gauche, il y avait : - Un bouton doré qui brillait un peu. - Une coque de noix vide. - Mais de *Diling !*, point du tout. — Ce n’est pas possible ! s’exclama Théo en retournant ses poches. Est-ce que mon cœur est devenu une boîte vide ? Il secoua ses vêtements, sautilla sur place pour voir si quelque chose allait tinter, mais il ne produisait que le petit bruit sourd de ses chaussons sur le tapis : *Pouf, pouf, pouf.* C’était un bruit triste, un bruit de pluie qui tombe dans la boue. Alors, Théo eut une idée. Une idée grande comme un soleil. — Si ma musique n’est pas dans ma chambre, c’est qu’elle est partie se promener dehors ! Il courut vers les grandes portes du château. Elles étaient si hautes qu'il dut se mettre sur la pointe des pieds pour attraper la poignée dorée. *Crrrriiiiic…* fit la porte en s’ouvrant sur le **Jardin Royal**. Dès qu’il franchit le seuil, l’air frais vint lui chatouiller les joues. D'habitude, le jardin était un festival de fanfares ! Les fleurs chantaient, le vent sifflotait dans les feuilles et les fontaines faisaient des percussions sur l’eau. Mais aujourd'hui, le jardin semblait avoir mis un gros pull en laine grise. Les couleurs étaient un peu fânées, comme si un peintre avait oublié de rincer son pinceau. Théo s’avança sur le chemin de graviers qui faisait *Crouch, crouch* sous ses pas. Il s’arrêta devant un immense massif de fleurs-clochettes. Elles étaient normalement d'un bleu éclatant, mais ce matin, elles penchaient un peu la tête. — Bonjour, les jolies fleurs ! appela Théo en s'accroupissant. Est-ce que vous avez vu passer mon *Diling !* ? Il est petit, il brille dans la poitrine, et il rend tout le monde joyeux. Les fleurs frissonnèrent sous une petite brise, mais elles ne répondirent pas. Elles semblaient attendre, elles aussi, que la magie revienne. Théo s’assit au milieu de l’herbe. Elle ne lui semblait plus aussi verte qu'avant. Elle était d'un vert menthe un peu fatigué. Il tendit l’oreille vers le vieux chêne, vers le bassin des poissons rouges, vers le ciel où les nuages passaient en silence. — S’il vous plaît, les oiseaux ! S’il vous plaît, le vent ! aidez-moi à retrouver ma petite clochette ! cria-t-il vers le ciel. Mais le ciel resta muet. Théo sentit une petite boule de chagrin monter dans sa gorge. Il se rendit compte que chercher un son, c’était beaucoup plus difficile que de chercher un jouet perdu. Un son, ça ne se rattrape pas avec les mains. Il posa sa main sur son cœur. C'était toujours calme là-dedans. Trop calme. — Je vais continuer de chercher, murmura-t-il courageusement. Je marcherai jusqu’au bout du monde, ou au moins jusqu’au bout du jardin, pour retrouver ma chanson. Et, d'un pas déterminé, le petit Prince s'enfonça plus loin dans le labyrinthe de rosiers, espérant qu'au détour d'un pétale ou sous une feuille de rosée, son cœur se remettrait enfin à danser.

L'oiseau Pip et les grimaces

Voici le nouveau chapitre de l'histoire du Prince Théo, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 2 : L'oiseau Pip et les grimaces Théo marchait doucement sous les grands rosiers du jardin. Ici, les fleurs étaient aussi larges que des parapluies et leurs pétales semblaient taillés dans du velours tout doux. Ça sentait bon la fraise des bois et le sucre glace. Soudain, un petit bruit fit vibrer les feuilles : *Frou-frou ! Frou-frou !* Une petite boule de plumes, orange comme une mandarine et violette comme une prune, tomba du ciel et se posa juste devant les chaussures vernies de Théo. C’était Pip, l’oiseau le plus rigolo du royaume. Pip avait des plumes qui rebiquaient sur le dessus de sa tête, comme une petite couronne de plumes fofolles. — Oh ! Bonjour petit oiseau, murmura Théo avec une petite voix triste. Pip pencha la tête à gauche. Puis il pencha la tête à droite. Il fixa Théo avec ses yeux ronds comme des billes de verre. Pip était un oiseau très malin : il voyait bien que le petit Prince n’avait plus sa clochette qui chantait dans son cœur. Le silence autour de Théo était trop lourd, comme un gros manteau d'hiver en plein été. — Cui-cui ? demanda Pip en sautillant sur une patte. Pourquoi ton cœur fait-il « dodo » ? — J’ai perdu ma chanson, Pip, répondit Théo en s’asseyant sur un tapis de mousse bien moelleux. Mon cœur est devenu tout muet. Et sans ma clochette, le monde a moins de couleurs. Pip gonfla ses plumes jusqu’à ressembler à un gros pompon tout rond. — Ne t’inquiète pas, petit Prince ! Moi, Pip, je connais le secret pour réveiller les clochettes endormies. Il faut faire de la place pour la joie ! Regarde bien ! Pip s’envola sur une branche de rosier basse, juste à la hauteur des yeux de Théo. Il prit une grande inspiration, gonfla ses petites joues, et soudain... *Zouit !* Pip loucha tellement fort que ses yeux semblèrent vouloir se toucher le bec. Il tira une minuscule langue rose et fit vibrer ses ailes à toute vitesse. Théo écarquilla les yeux. C’était très étrange de voir un oiseau faire une telle tête ! Il sentit un petit chatouillis au bord de ses lèvres. — Ce n’est pas fini ! s’écria Pip (enfin, il fit un petit cri qui voulait dire ça). L’oiseau se retourna, cacha sa tête sous son aile, et la fit ressortir par en dessous, tout en ébouriffant les plumes de son derrière. Il ressemblait à une crêpe à plumes qui aurait raté sa pirouette. Puis, il ouvrit grand son bec et fit : — *Proute-proute-pouët !* Théo ne put s’en empêcher. Un petit rire s’échappa de sa bouche. — Hi hi ! Tu es vraiment rigolo, Pip ! L’oiseau, ravi, continua son spectacle. Il se mit à danser le tango sur la branche, en faisant des clins d’œil exagérés et en gonflant son ventre comme un petit ballon de baudruche. Il fit une grimace si tordue, en étirant ses commissures avec ses pattes, qu’il ressemblait à un petit monstre de laine tout gentil. Théo riait. Il riait de bon cœur. Ses éclats de rire s'envolaient comme des bulles de savon dans l'air parfumé du jardin. Le rire, c'est comme du soleil qui chasse les nuages. Puis, le rire s’arrêta doucement. Théo posa sa main sur sa poitrine, là où la clochette d’or habitait d'habitude. Il ferma les yeux et écouta très, très fort. Rien. Le silence était toujours là. Un silence poli, un silence gentil, mais un silence quand même. Le rire de Pip l'avait amusé, mais il n'avait pas réveillé la petite musique magique. — Merci Pip, dit Théo en caressant doucement le sommet de la tête de l'oiseau. Tes grimaces sont les plus belles du monde. J'ai beaucoup ri ! Mais... ma clochette ne chante toujours pas. Je crois qu'elle a besoin d'autre chose que des chatouilles. Pip s'arrêta de sautiller. Il lissa ses plumes orange avec un air un peu sérieux. Il comprit que le chagrin de Théo était caché plus profondément, là où les grimaces ne peuvent pas aller. — Cui... murmura tristement le petit oiseau. — Ne sois pas triste, Pip, le consola le Prince en se relevant. Tu m'as redonné de la force pour marcher. Je vais continuer mon chemin. Il doit bien y avoir quelqu'un, ou quelque chose, qui sait comment on fait danser un cœur. Et, suivi par le petit oiseau mandarine qui voletait fidèlement au-dessus de lui, le Prince Théo quitta le labyrinthe de rosiers. Il se dirigea vers le Grand Étang de Cristal, là où l'eau brille comme des milliers de diamants tombés du ciel. Peut-être que le secret de la musique se cachait dans le reflet des vagues ?

Le petit chat qui pleurait

Voici le nouveau chapitre de l'histoire du Prince Théo, écrit avec la magie et la douceur du style « Wonder Engine ». *** # Chapitre : Le petit chat qui pleurait Le Prince Théo marchait sur le petit sentier de sable rose qui menait au Grand Étang de Cristal. À chaque pas, ses souliers faisaient un bruit tout doux : *crac, chuint, crac*. Derrière lui, Pip l’oiseau mandarine volait en faisant des loopings dans l’air parfumé à la vanille. Arrivé au bord de l’eau, Théo s’arrêta, ébloui. L’étang était si brillant qu’on aurait dit qu’un géant y avait renversé un sac rempli d’étoiles. L’eau faisait « *flic-floc* » contre les cailloux tout ronds, et les roseaux balançaient leurs têtes de velours dans le vent. — C’est ici que le secret se cache, murmura Théo en regardant son reflet dans l’eau claire. Mais soudain, un bruit étrange brisa le silence de cristal. Ce n’était pas le chant d’un oiseau, ni le rire du vent. C’était un petit bruit tout mouillé, tout triste : « *Miaou... snif... miaou...* » Théo tendit l’oreille. Pip se posa sur son épaule, ses petites plumes orange frémissant de curiosité. Le bruit venait d’un gros buisson aux feuilles d’argent, juste à côté d’un vieux saule pleureur. Théo s’approcha doucement, sur la pointe des pieds. En écartant les branches, il découvrit une petite boule de poils gris de la couleur des nuages de pluie. C’était un chaton, tout petit, tout ébouriffé. Ses moustaches tremblaient et de grosses larmes, brillantes comme des perles de rosée, roulaient sur son petit nez rose. — Oh, petit chat ! s’exclama Théo en s’accroupissant. Pourquoi pleures-tu ainsi ? As-tu perdu ton chemin ? Ou peut-être que ton doudou s'est envolé ? Le chaton leva ses grands yeux verts vers le Prince. Il avait l’air si seul et si petit au milieu des grandes feuilles. « *Miii...* », répondit-il en rentrant sa tête dans ses pattes de velours. Il tremblait comme une feuille de papier. Théo sentit quelque chose de tout chaud dans sa poitrine. Ce n'était pas de la joie, comme avec Pip, mais une sorte de douceur triste, un besoin immense de protéger ce petit être. Il s’assit dans l’herbe tendre et tendit la main, très lentement, comme s'il s’approchait d’un papillon fragile. — Ne crains rien, petit nuage de poils, chuchota Théo de sa voix la plus calme. Je suis là. Je ne te ferai aucun mal. Le chaton renifla la main de Théo. Le bout de son nez était frais et humide. Puis, d'un petit mouvement hésitant, il vint frotter sa joue contre les doigts du Prince. Théo commença alors à le caresser. C’était merveilleux : les poils du chaton étaient aussi doux que de la barbe à papa, et sa fourrure dégageait une odeur de soleil et d’herbe coupée. Théo passait ses doigts derrière les petites oreilles pointues, là où les chats préfèrent les câlins. — Tu es si doux, si précieux, disait Théo. Tout va bien aller, je te le promets. Sous les caresses de Théo, le chaton cessa de trembler. Ses larmes s'arrêtèrent de couler. Et soudain, un petit miracle se produisit. Du fond de la gorge du chaton, un moteur minuscule commença à ronronner : *ron-ron, ron-ron, ron-ron*. C’était la musique du bonheur retrouvé. C’est à cet instant précis que le miracle se produisit. *Ting !* Un son cristallin, léger comme une bulle de savon qui éclate, s'échappa de la poitrine de Théo. Ce n'était pas encore une grande chanson, ni une symphonie, mais c’était une note, une seule, pure et magique. Théo porta sa main à son cœur, les yeux écarquillés. Sa clochette venait de bouger ! — Tu as entendu, Pip ? s’écria-t-il dans un souffle. Elle a chanté ! Un tout petit peu, mais elle a chanté ! Pip fit une pirouette de joie dans le ciel : — Cui-cui ! Ting-ting ! Théo comprit alors quelque chose de très important. Sa clochette n'avait pas besoin de chatouilles pour rire, elle avait besoin de tendresse. En soignant le chagrin du petit chat, Théo avait réveillé un petit morceau de la musique de son propre cœur. Le chaton, maintenant rassuré, s'enroula en boule contre la jambe du Prince et ferma les yeux, s'endormant paisiblement. Théo resta là, immobile sous le saule pleureur, écoutant le *ron-ron* du chat et le *flic-floc* de l’eau. Il regarda le Grand Étang de Cristal et sourit. Il n'avait pas encore trouvé toute la musique, mais il savait maintenant que le chemin passait par la douceur des mains et la bonté du cœur. Le Prince Théo ne se sentait plus tout à fait perdu. La petite note de sa clochette résonnait encore en lui, comme une promesse de lumière.

Les pommes du jardinier

Voici le nouveau chapitre de l'histoire du Prince Théo, écrit avec la magie et la douceur du style Wonder Engine. *** # Chapitre : Les pommes du jardinier Le soleil du matin ressemblait à une grosse orange juteuse qui commençait à briller tout en haut du ciel. Prince Théo, avec Pip le petit oiseau bleu sautillant sur son épaule, marchait sur le sentier de sable doré du jardin royal. Dans sa poitrine, il sentait un tout petit chatouillis tiède. C’était sa Clochette du Cœur. Elle ne faisait plus de bruit pour l’instant, mais elle semblait briller doucement sous sa chemise de soie, comme une petite luciole endormie. Soudain, au détour d’un buisson de roses qui sentaient bon le sucre et la rosée, Théo entendit un bruit étrange. — *Heu-heup ! Oh là là !* faisait une voix chevrotante. C’était le vieux Barnabé, le jardinier du château. Barnabé était aussi vieux que le plus vieux des chênes. Il portait un grand chapeau de paille tout tressé et un tablier vert avec de grandes poches pleines de graines magiques. Dans ses bras, il portait un énorme panier d’osier, tressé avec soin, qui débordait de pommes. Mais les pommes étaient si grosses, si rondes et si nombreuses qu'elles dansaient dans le panier. — *Attention, Monsieur Barnabé !* s’écria Théo. Trop tard ! Le vieux jardinier trébucha sur une racine de réglisse qui dépassait du chemin. — *PATATRAS !* Le panier bascula. *Roulé-boulé !* Les pommes s’échappèrent en une joyeuse cascade rouge. Elles roulaient partout : sur le sable, sous les feuilles, et même jusque dans les fleurs de velours. Barnabé s’arrêta, tout triste. Ses mains tremblaient un petit peu. — Oh, mes pauvres pommes de rubis… soupira-t-il. Elles sont si capricieuses ce matin ! Il va me falloir des heures pour les ramasser, et mon vieux dos est un peu fatigué. Théo regarda les pommes. Elles étaient magnifiques, d’un rouge si brillant qu’on aurait dit des petits soleils de poche. Il se souvint alors du petit chat sous le saule. Il se souvint que sa clochette aimait la tendresse. — Ne vous inquiétez pas, Monsieur Barnabé ! dit Théo avec un grand sourire. Pip et moi, nous allons vous aider ! Aussitôt, le petit Prince s’accroupit sur le chemin. Pip, l’oiseau bleu, battait des ailes avec enthousiasme en faisant : — *Tui-tui ! Vite-vite !* Théo commença à ramasser les fruits. Il en prit une, puis deux, puis trois. *Frrrtt !* Pip utilisait son petit bec pour pousser une pomme cachée derrière un caillou vers les mains de Théo. Les pommes étaient lisses et fraîches sous les doigts du Prince. Elles sentaient l'automne, le vent frais et le miel. À chaque fois que Théo en déposait une délicatement dans le panier d’osier, il faisait attention de ne pas lui faire de bleu. Il les installait comme s'il bordait des petits bébés dans un nid douillet. — Tiens, une petite cachotière ! riait Théo en débusquant une pomme qui tentait de se cacher sous une feuille de rhubarbe. Barnabé regardait le petit Prince s'activer. Ses yeux, qui étaient un peu gris de fatigue, devinrent tout bleus de bonheur. — Tu es bien courageux, Prince Théo, dit le jardinier d'une voix douce. C’est un travail important de prendre soin des trésors de la terre. Et c’est à ce moment-là que la magie se produisit. Alors que Théo ramassait la toute dernière pomme, une pomme énorme et parfaitement ronde, il ressentit une onde de chaleur partir de son ventre et remonter jusqu’à son cou. *TING ! TING ! DONG !* La Clochette du Cœur venait de sonner. Mais ce n’était pas le petit son timide de tout à l'heure. C’était une note claire, ronde et joyeuse, comme le son d’une flûte d’argent. C’était une musique qui donnait envie de danser. — Oh ! Tu as entendu, Barnabé ? s’écria Théo en portant sa main à son cœur. Elle chante ! Elle chante plus fort ! Barnabé sourit et rangea son chapeau de paille. — C’est parce que tu as offert ton aide sans qu’on te le demande, mon petit Prince. La musique du cœur se nourrit de la gentillesse que l’on donne aux autres. Chaque fois que tu aides quelqu’un, ta clochette apprend une nouvelle note. Le vieux jardinier plongea sa main dans le panier et choisit la plus belle des pommes, celle qui brillait le plus. Il la tendit à Théo. — Tiens, c’est une pomme de l'amitié. Croque dedans, elle a le goût des bons moments. Théo mordit dans le fruit. *Cric !* C’était croquant, sucré et plein de jus. Pip vint picorer quelques miettes sur l’épaule de son ami. Théo ne se sentait plus seulement joyeux, il se sentait *fort*. Il comprit que pour retrouver toute la musique de son cœur, il ne devait pas seulement chercher des sons, il devait semer des petits gestes de lumière partout où il passait. — Merci, Monsieur Barnabé ! cria Théo en reprenant sa route. Tout en marchant, il sautillait en rythme avec sa clochette qui faisait désormais un joli *Gling-Gling* régulier, comme une petite chanson de poche qui l'accompagnait vers sa prochaine aventure.

Le doudou partagé

# Chapitre : Le doudou partagé Théo marchait dans les grands couloirs du château, là où le soleil dessinait des rectangles d’or sur le tapis de velours. À chaque pas, sa petite clochette faisait *Gling-Gling !* C’était un son clair, comme une goutte d’eau tombant dans une fontaine d’argent. Théo se sentait léger, aussi léger qu’une bulle de savon qui voyage dans le vent. Soudain, un bruit tout doux mais très triste vint chatouiller ses oreilles. *« Snif… Chni… Snif… »* Théo s’arrêta net. Il pencha la tête. Ce n’était pas le chant d’un oiseau, ni le murmure du vent dans les rideaux de soie. C’était un petit chagrin qui se cachait juste derrière la porte de la salle de jeux. Il poussa doucement la porte. Là, assise au milieu de ses cubes en bois, sa petite sœur Lili pleurait. Ses joues étaient toutes rouges et de grosses larmes, rondes comme des perles de rosée, roulaient sur son petit nez. Elle serrait ses mains contre son cœur, mais ses mains étaient vides. — Qu’est-ce qu’il y a, Lili ? demanda Théo en s’accroupissant à côté d’elle. — Mon ballon est parti tout là-haut, dans le grand arbre… murmura Lili avec une petite voix tremblante. Et maintenant, j’ai un gros nuage gris dans mon ventre. Je me sens toute seule. Théo regarda sa sœur. Il sentit son cœur battre un peu plus fort. Il se souvint des paroles du vieux jardinier Barnabé : *« Le cœur se nourrit de la gentillesse que l’on donne aux autres. »* Théo glissa sa main dans sa poche. À l’intérieur, il y avait son trésor le plus précieux : **Moumoute**. Moumoute était un doudou-lapin bleu ciel, avec de très longues oreilles et un petit ventre tout rebondi qui sentait bon la lavande et le lait chaud. Moumoute, c’était le compagnon de tous les secrets de Théo. Quand il avait un peu peur du noir, Moumoute était là. Quand il faisait un cauchemar, Moumoute chassait les monstres avec ses poils tout doux. Théo sortit le lapin bleu. Moumoute était si moelleux qu’on aurait dit un petit morceau de nuage que l’on peut tenir dans sa main. Théo hésita un instant. S’il prêtait Moumoute, il n’aurait plus son doudou pour lui tout seul… Mais en regardant les yeux mouillés de Lili, Théo sourit. Un sourire grand comme un arc-en-ciel. — Ne pleure plus, Lili. Tiens, c’est Moumoute. Il est très fort pour consoler les petits chagrins. Il va te faire un câlin de lapin. Théo tendit le doudou à sa sœur. Lili ouvrit de grands yeux ronds. Elle attrapa doucement Moumoute et le pressa contre sa joue. *« Oh… c’est tout doux… »* chuchota-t-elle. Et là, quelque chose de magique se produisit. Dès que le doudou toucha les bras de Lili, la clochette de Théo ne fit pas un simple *Gling*. Non, elle se mit à chanter pour de vrai ! *« Ting-li-ling ! Ting-la-la ! »* C’était une mélodie joyeuse, pétillante comme de la limonade, qui s’envola dans toute la pièce. Des petites étincelles de lumière, bleues et dorées, sortirent de la clochette et se mirent à danser autour des deux enfants, comme des lucioles en plein jour. Théo sentit une chaleur merveilleuse envahir sa poitrine. C’était comme si un petit soleil venait de s'allumer juste derrière ses côtes. Le nuage gris de Lili avait disparu, remplacé par un éclat de rire argenté. — Regarde, Théo ! Ta clochette brille ! s’exclama Lili en applaudissant avec les pattes de Moumoute. — Elle est contente, répondit Théo en riant. Elle a appris la note du partage. C’est une note qui sent le sucre et l’amitié. Pip, le petit oiseau, entra par la fenêtre ouverte et vint se poser sur la tête du lapin bleu. Il poussa un petit cri joyeux : *« Tuit-tuit ! Bravo Théo ! »* Théo comprit alors que donner un peu de son bonheur n'enlevait rien à sa propre joie. Au contraire, cela la faisait grandir, encore et encore. En prêtant son doudou, il n'avait pas perdu un ami, il avait gagné une chanson magique et le sourire de sa sœur. Lili ne pleurait plus du tout. Elle commença à faire danser Moumoute au rythme de la clochette. *Ting-li-ling !* faisait le cœur de Théo. *Hop-hop !* faisait le lapin bleu. Le Prince Théo se redressa, se sentant plus grand que le plus haut des donjons. Sa quête continuait, et il avait hâte de découvrir quelle serait la prochaine note que son cœur allait apprendre à chanter. Car désormais, il le savait : chaque geste de douceur était une graine de magie semée sur son chemin.

La grande fête du Diling !

**LA GRANDE FÊTE DU DILING !** Dans la poitrine du Prince Théo, la petite clochette ne faisait plus un bruit timide. Non, non ! Elle chantait à tue-tête. Elle faisait des bonds de joie, comme un petit ressort magique. *Diling ! Diling ! Diling !* C’était un son si doux et si brillant qu’on aurait dit des éclats de soleil qui tombent dans une fontaine de sirop de fraise. Théo sentait une chaleur délicieuse se répandre dans ses mains, dans ses pieds, et même jusqu’au bout de son nez. — Oh ! Regarde, Lili ! s’écria Théo en tournant sur lui-même. Mon cœur fait de la musique pour de vrai ! Lili ouvrit de grands yeux ronds comme des soucoupes. Elle serrait toujours Moumoute, le lapin bleu, contre elle. Et là, une chose extraordinaire arriva. À chaque *Diling !* de la clochette, une petite bulle de lumière dorée s’échappait du gilet de Théo. Les bulles flottaient dans l’air, puis elles éclataient en laissant derrière elles une odeur de chocolat chaud et de vanille. Pip, le petit oiseau, volait au milieu des bulles en faisant des pirouettes. — *Tuit-tuit ! C’est la fête ! C’est la fête du partage !* chantait-il. Soudain, le son de la clochette devint si puissant qu’il sortit de la chambre. Il fila dans le couloir comme un courant d’air rigolo. Et là, la magie du « Wonder Engine » se mit à chatouiller tout le château. *Ting-li-ling !* Les grands rideaux de velours rouge du salon commencèrent à se balancer, comme s’ils dansaient la valse avec le vent. Les armures de chevaliers, d’ordinaire si sérieuses, se mirent à taper le rythme avec leurs gantelets de fer : *Clap ! Boum ! Clap !* Dans la cuisine, les cuillères en bois sortirent des tiroirs et se mirent à jongler avec les casseroles. Les petits pois sautèrent hors de leurs cosses pour faire une course de billes sur la grande table. Tout le monde riait, même les murs du château qui semblaient briller d’un rose tout doux. Le Roi Papa et la Reine Maman arrivèrent en courant, attirés par cette symphonie de bonheur. En entrant dans la chambre, ils ne purent s’empêcher de remuer les épaules. — Mais que se passe-t-il ? demanda le Roi en riant. Mes pieds ne veulent plus s'arrêter de sautiller ! — C’est Théo ! répondit Lili en montrant son frère. Son cœur fait danser les nuages ! Théo prit la main de sa sœur, et ensemble, ils commencèrent une danse joyeuse. *Hop !* On saute à gauche. *Hop !* On saute à droite. La clochette de Théo suivait le mouvement : *Diling-diling-diling !* C’était une musique qui disait : *« Je suis content que tu sois contente ! »* C’était la chanson du lien qui unit ceux qui s’aiment. Le Prince Théo s’approcha de la fenêtre. Dehors, dans le jardin du royaume, les fleurs s’ouvraient pour écouter le concert. Les papillons faisaient des cercles autour des tours du château. On aurait dit que le monde entier était devenu un grand gâteau à partager. — Tu vois, Pip, murmura Théo à l'oiseau qui s'était posé sur son épaule. Quand on garde tout pour soi, on est tout seul avec son silence. Mais quand on donne un peu de sa magie, on crée une fête géante ! Lili, les joues toutes roses de bonheur, tendit Moumoute à Théo. — Tiens, Théo. Moumoute a bien dansé avec moi. Maintenant, il peut te faire un câlin à toi aussi. En reprenant son doudou, Théo sentit une nouvelle note vibrer dans son cœur. Ce n’était plus seulement le *Diling* du partage, c’était le *Dong* de la gratitude. Un son grave, chaud et rassurant, comme une couverture en laine un soir d’hiver. — Merci Lili, dit-il doucement. Le château continua de danser jusque tard dans la soirée. Les étoiles, là-haut dans le ciel, semblaient clignoter au rythme de la clochette de Théo. Ce soir-là, tout le monde s’endormit avec un sourire aux lèvres, car la musique du cœur est la plus belle des berceuses. Théo ferma les yeux, sa main posée sur sa poitrine. Sa clochette ne faisait plus qu'un petit murmure apaisé : *Ting... ting...* Il était prêt pour de nouveaux voyages. Car il savait maintenant que son cœur était un instrument magique, et qu'il avait encore beaucoup de chansons à apprendre au monde. La quête du Prince Théo ne faisait que commencer, mais elle sentait déjà le sucre de l'amitié et la lumière des beaux jours. *Chut... écoutez bien... entendez-vous le petit Diling qui sommeille en vous ?*

Le secret du bonheur

# Chapitre : Le secret du bonheur Le lendemain matin, le soleil se leva sur le royaume comme une grosse crêpe toute chaude et bien dorée. Dans sa chambre aux murs couleur de ciel, le Prince Théo s’éveilla avec une sensation étrange et merveilleuse. Ce n’était pas un chatouillis dans le nez, ni une envie de manger des tartines au miel. C’était son cœur. Son petit cœur faisait : *Boum-Diling… Boum-Dong…* Théo sauta de son lit, ses pieds nus faisant *Plip-Plop* sur le parquet brillant. Il courut vers la fenêtre et appela son amie : — Lili ! Lili, vite ! Viens voir ! Lili la petite fée, qui dormait dans une fleur de tulipe juste en dessous, arriva en voletant. Ses ailes laissaient échapper de la poussière d’étoiles qui brillait même en plein jour. — Qu’y a-t-il, Théo ? Tu as trouvé un trésor caché ? Théo posa sa main sur sa poitrine. Ses yeux pétillaient comme des bonbons acidulés. — Mieux que ça, Lili ! Je crois que j’ai trouvé la recette. La recette pour que la clochette chante toujours, même quand il pleut, même quand on est un peu fatigué. Lili pencha sa petite tête, curieuse. — Une recette ? Est-ce qu’il faut du sucre glace et des fraises des bois ? Théo rit, un rire qui ressemblait à des bulles de savon qui éclatent. — Non ! Viens, je vais te montrer. Ils descendirent dans le grand jardin du château. Là, près de la fontaine qui faisait *Glou-Glou*, ils virent Barnabé, le vieux jardinier. Barnabé était tout courbé. Il essayait de ramasser de grosses pommes rouges, mais son panier était bien trop lourd pour lui. *Ouf… Aïe…* soupirait le vieux monsieur. D’habitude, Théo serait passé devant en courant pour aller jouer au ballon. Mais là, il s'arrêta. Il sentit sa clochette s'agiter doucement : *Ting ? Ting ?* Théo s’approcha de Barnabé. — Attendez, je vais vous aider ! dit le petit Prince avec son plus beau sourire. Avec ses petites mains, Théo ramassa les pommes, une par une. *Hop !* Une pomme ronde. *Hop !* Une pomme lisse. Il les déposa délicatement dans le panier. Puis, il prit une anse du panier, et Barnabé prit l’autre. Ensemble, ils portèrent les fruits jusqu’à la cuisine. À ce moment-là, quelque chose de magique arriva. La clochette de Théo ne fit pas juste un petit bruit. Elle se mit à vibrer si fort que tout le corps du prince devint chaud, comme s'il avait bu un grand chocolat chaud avec plein de guimauves. Un son magnifique s'éleva : *Dilindong-Câlin ! Dilindong-Soleil !* — Oh ! s’exclama Lili en frappant dans ses mains. Regarde, Théo ! Ta clochette brille comme un petit phare ! Barnabé, le jardinier, redressa son dos et sourit. Ses rides semblaient danser de joie. — Merci, petit Prince. Tu as mis du soleil dans ma matinée. Théo se tourna vers Lili, les joues toutes roses de bonheur. — Tu as vu, Lili ? C’est ça, le secret ! Pour que la clochette chante la plus belle des musiques, il n’y a pas besoin de baguette magique. Il s’assit sur l’herbe douce qui sentait bon la menthe et le grand air. — Le secret du bonheur, murmura Théo, c’est d'ouvrir son cœur tout grand. C’est être gentil, juste pour voir le sourire des autres. Quand on partage un peu de son amour, ou même juste un petit service, la clochette devient super-heureuse ! Lili se posa sur l'épaule de Théo. — C’est comme si l'amour était le carburant de la musique, n'est-ce pas ? — Oui ! s'écria Théo. Plus on donne de gentillesse, plus la musique est belle. Et le plus drôle, Lili, c'est que plus je donne de bonheur, plus j'en ai à l'intérieur de moi ! C'est un trésor qui ne finit jamais. Les deux amis restèrent un long moment à regarder les papillons s'amuser avec les fleurs. Théo comprit que sa mission de Prince était très spéciale. Il n'allait pas seulement porter une couronne en or. Il allait devenir un "Semeur de Douceur". Partout où il irait, il chercherait un moyen d'aider, un moyen de dire "je t'aime", un moyen de faire plaisir. Car maintenant, il connaissait la chanson. Il savait que chaque petit geste de bonté faisait briller une étoile dans le cœur des gens. Et toi, petit enfant qui écoutes cette histoire… Sens-tu ta petite clochette qui frétille ? Peut-être qu’en faisant un bisou à maman, en prêtant ton jouet préféré ou en aidant un ami à se relever, tu l’entendras, toi aussi. *Écoute bien… Écoute ton cœur…* *Diling… Dong… C’est la musique du bonheur !*
Fusianima
La Clochette du Cœur et le Prince Théo
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Seb Le Reveur

La Clochette du Cœur et le Prince Théo

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Voici le premier chapitre de votre conte, écrit avec la douceur et l’émerveillement du style "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Le Prince Théo et son secret Il était une fois, niché entre deux montagnes de velours vert et sous un ciel bleu comme une tartine de confiture de myrtilles, le Royaume ...

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