Jojo et le Secret du Nuage Rose

Par Studio WonderJeunesse

**CHAPITRE 1 : Jojo et le drôle de nuage** Il était une fois, au cœur d’une prairie si verte qu’elle semblait avoir été peinte avec de la menthe et de la lumière, un petit lapin nommé Jojo. Jojo n’était pas un lapin tout à fait comme les autres. Ses oreilles étaient un peu plus longues que celles d...

Jojo et le drôle de nuage

**CHAPITRE 1 : Jojo et le drôle de nuage** Il était une fois, au cœur d’une prairie si verte qu’elle semblait avoir été peinte avec de la menthe et de la lumière, un petit lapin nommé Jojo. Jojo n’était pas un lapin tout à fait comme les autres. Ses oreilles étaient un peu plus longues que celles de ses cousins, et elles s’agitaient comme des ailes de papillon dès qu’il était joyeux. Et ce matin-là, Jojo était très, très joyeux ! Le soleil venait de se réveiller. Il étirait ses longs bras dorés sur les fleurs de trèfle qui sentaient bon le miel et la rosée. Jojo sortit le bout de son nez de son terrier. *Frrt, frrt, frrt !* Son petit museau rose frissonnait de bonheur. « Hop ! » fit Jojo en sautant sur un tapis de mousse toute douce. « Hop ! » fit-il encore, en faisant une cabriole au milieu des boutons d’or. Le monde était beau, le monde était frais. Jojo décida de s’allonger un instant sur le dos pour regarder le ciel. Le ciel était d’un bleu profond, un bleu de mer calme, un bleu de rêve. D’habitude, les nuages étaient blancs et ressemblaient à des petits moutons frisés qui faisaient la course. Mais aujourd’hui, quelque chose de merveilleux se préparait. Soudain, Jojo écarquilla ses grands yeux noirs, ronds comme des billes de réglisse. Il se frotta les paupières avec ses pattes de devant, car il n’en croyait pas ses yeux. « Oh là là ! » murmura-t-il, la voix pleine d’étoiles. « Qu’est-ce que c’est que ça ? » Juste au-dessus du grand chêne, un nuage venait d’apparaître. Mais ce n’était pas un nuage ordinaire. Ce nuage-là était d’un rose éclatant, un rose bonbon, un rose pétillant comme une grenadine. Et il était parfaitement rond, comme une énorme boule de glace à la fraise qui flotterait dans l'azur. Jojo se redressa d'un bond, ses oreilles pointées vers le zénith. « Regardez ! » cria-t-il aux petites coccinelles qui se promenaient sur une tige d'herbe. « Un nuage tout rose et tout rond ! On dirait une barbe à papa géante ! » Le nuage semblait danser. Il ne suivait pas le vent comme les autres. Il avançait doucement, en dandinant, comme s’il cherchait quelqu’un. Sous les rayons du soleil, les bords du nuage brillaient d’une poussière d’or, comme s'il était rempli de paillettes magiques. Jojo était fasciné. Il s'approcha en faisant de petits pas de loup — enfin, de petits pas de lapin. Plus il regardait le nuage, plus il lui trouvait un air amical. Le nuage rose semblait moelleux, si moelleux que Jojo imaginait déjà qu’il serait doux comme le doudou de son enfance. « Est-ce qu’il sent la fraise ? » se demanda Jojo en reniflant très fort. Il lui sembla alors qu’un parfum sucré, une odeur de fleur d’oranger et de sucre roux, descendait du ciel pour venir lui chatouiller les moustaches. « Bonjour, Monsieur le Nuage ! » lança Jojo en agitant sa patte. « Tu es bien beau avec ta couleur de coucher de soleil ! » À ce moment-là, une chose incroyable se produisit. Le drôle de nuage fit un petit mouvement, un léger frémissement, comme s’il rigolait tout bas. Puis, il descendit un tout petit peu vers la terre. Il n'était plus tout à fait là-haut, mais juste un peu au-dessus des fleurs les plus hautes. « Oh ! Tu veux jouer ? » demanda Jojo, le cœur battant de joie. Le nuage rose changea légèrement de forme. Il s’étira un peu sur les côtés, et Jojo crut voir apparaître deux petites pointes… On aurait dit des oreilles. Des oreilles de lapin, mais en nuage ! « C’est magique ! » s’exclama le petit lapin. « Tu me ressembles un petit peu, n’est-ce pas ? » Jojo se mit à courir à travers la prairie, et le nuage rose se mit à le suivre. Quand Jojo sautait par-dessus une marguerite, le nuage faisait un petit bond dans les airs. Quand Jojo s'arrêtait pour grignoter un brin de thym, le nuage s'arrêtait aussi et devenait d'un rose encore plus vif, comme s'il était content. Le petit lapin était transporté de bonheur. La prairie n'était plus seulement sa maison, elle était devenue un royaume de contes de fées. Les papillons bleus vinrent escorter le petit lapin et son ami rose. Les oiseaux s'arrêtèrent de chanter un instant pour admirer ce drôle de duo qui traversait les champs. Mais alors que Jojo arrivait au bord de la Grande Rivière d'Argent, le nuage rose s'arrêta net. Il se mit à briller d'une lueur étrange, une lueur qui semblait dire : « Écoute, Jojo… Écoute bien. » Jojo dressa ses oreilles au maximum. Le vent dans les saules pleureurs semblait chuchoter une chanson. Le nuage n'était pas là par hasard. Il avait un secret à partager, un secret caché dans son cœur de guimauve. « Qu’est-ce que tu veux me dire, beau nuage rose ? » demanda Jojo, le souffle court. Le nuage s'ouvrit doucement en son centre, comme une fleur qui s'épanouit, laissant deviner une lueur encore plus belle à l'intérieur… L'aventure de Jojo ne faisait que commencer.

Attends-moi, petit nuage !

**CHAPITRE : Attends-moi, petit nuage !** Soudain, un petit souffle de vent coquin, léger comme une caresse, vint chatouiller les moustaches de Jojo. *Ffiouuu... Ffiouuu...* faisait le vent en tourbillonnant autour des oreilles du petit lapin. Le nuage rose, qui brillait de mille feux au-dessus de la Grande Rivière d’Argent, frémit. Ses bords de guimauve s’étirèrent, s’allongèrent, et hop ! Dans un petit bruit de soie qui se froisse, il commença à s’élever dans le ciel bleu. — Oh non ! s’écria Jojo, ses grands yeux ronds écarquillés de surprise. Petit nuage, ne t’en va pas ! Mais le nuage rose semblait invité à une danse invisible. Il flottait avec élégance, s’éloignant doucement de la rive. Il laissait derrière lui une traînée de petites étincelles dorées qui retombaient sur l’eau comme des confettis magiques. *Plink, plank, plonk !* faisaient les étincelles en touchant la surface de l’eau d’argent. Jojo ne réfléchit pas une seule seconde. Son petit cœur faisait *boum-boum, boum-boum* de courage. Il ne pouvait pas laisser son nouvel ami s’envoler ainsi sans savoir où il allait. — Attends-moi ! jappa-t-il joyeusement. Je t’accompagne ! D’un bond vigoureux, Jojo s’élança. Ses pattes arrières, fortes et agiles, le propulsèrent par-dessus les premiers roseaux. *Hop !* Il atterrit sur une grosse pierre lisse qui trônait au milieu de la rivière. L’eau était si claire qu’il pouvait voir les petits poissons à écailles de lune s’agiter sous ses pattes. Le nuage rose s’arrêta un instant, juste au-dessus d'un saule pleureur aux branches tombantes. Il tourna sur lui-même comme une toupie de coton, envoyant une bouffée de parfum sucré — un mélange de fraise des bois et de miel chaud — vers le petit lapin. — Tu veux que je te suive, n’est-ce pas ? demanda Jojo en penchant la tête sur le côté. Le nuage fit une petite révérence dans les airs, montant puis descendant, comme pour dire : « Oui, Jojo ! Viens voir le secret ! » Alors, la course commença vraiment. C’était une course merveilleuse. Le nuage glissait dans le ciel comme un bateau sur un lac de soie, et Jojo, au sol, galopait avec une énergie de champion. Il traversa la prairie des hautes herbes qui lui chatouillaient le ventre. *Chut-chut-chut*, murmuraient les brins de verdure sur son passage. — Regardez-moi ! criait Jojo aux coccinelles qui se reposaient sur les marguerites. Je poursuis un morceau de rêve ! Le chemin devenait de plus en plus beau. Partout où l'ombre du nuage rose passait, les fleurs s'ouvraient en grand. Les clochettes bleues tintaient doucement : *Diling-diling !* et les coquelicots rouges semblaient applaudir avec leurs pétales soyeux. Jojo devait faire de grands bonds pour éviter les racines des arbres centenaires qui gardaient l'entrée de la forêt. Parfois, le nuage rose accélérait, devenant une petite tache de lumière entre les feuilles vert émeraude. Jojo, essoufflé mais tellement heureux, ne quittait pas des yeux son guide cotonneux. — Ne va pas trop vite, petit nuage ! haleta le lapin en riant. Mes pattes sont plus petites que tes ailes de vent ! Le nuage ralentit aussitôt. Il descendit un peu plus bas, frôlant presque le sommet des fougères. Il se mit à briller d’une couleur plus intense, un rose presque violet, comme le ciel juste avant que la lune ne se lève. Soudain, ils arrivèrent devant un immense rideau de lierre grimpant, caché au creux d’un rocher moussu. C’était un endroit que Jojo n’avait jamais vu, même s’il connaissait la forêt par cœur. Le nuage rose s'arrêta devant le rideau vert et se mit à sautiller sur place, tout excité. — Qu’est-ce qu’il y a derrière ? demanda Jojo à voix basse, impressionné par le silence magique de l’endroit. Le nuage ne répondit pas avec des mots, mais il projeta une petite boule de lumière rose directement contre le lierre. Les feuilles s’écartèrent d’elles-mêmes, comme pour laisser passer un invité de marque. Jojo s'approcha, le museau frémissant. L'air ici sentait la poussière d'étoiles et la mousse fraîche. Le nuage entra dans la grotte cachée, et Jojo, après une petite hésitation et un grand soupir de courage, s'y engouffra à sa suite. Il ne savait pas encore que ce qu'il allait découvrir allait changer toutes ses nuées et tous ses rêves… car au fond de cette grotte, le secret du nuage rose brillait plus fort que tous les soleils du monde.

Rencontre avec Mimi la Souris

Voici le nouveau chapitre de l’histoire de Jojo, écrit avec la magie du style « Wonder Engine » pour émerveiller les petits cœurs. *** ### Chapitre : Rencontre avec Mimi la Souris À l’intérieur de la grotte, le monde avait changé de couleur. Ce n’était pas une grotte sombre et triste, oh que non ! C’était une grotte **miroitante**, tapissée de cristaux qui brillaient comme des milliers de petites étoiles de poche. *Ploc ! Ploc !* faisaient les gouttes d’eau en tombant dans des vasques de pierre. *Frou-frou !* faisaient les ailes des papillons de nuit qui dormaient la tête en bas. Jojo avançait doucement, ses pattes de renardeau ne faisant aucun bruit sur le sable argenté. Devant lui, le petit nuage rose flottait joyeusement. Il ressemblait à une grosse barbe à papa qui aurait appris à voler. Mais soudain, le nuage accéléra ! Il fila entre deux stalactites, tourbillonna comme une toupie et… *Pouf !* Il disparut derrière un gros rocher rond qui ressemblait à un fromage géant. — Oh non ! s’écria Jojo, le cœur battant. Petit nuage, où es-tu ? Jojo essaya de courir, mais dans cette lumière bleutée et changeante, ses yeux étaient un peu perdus. Tout brillait trop, ou pas assez. C’est alors qu’une petite voix, fine comme un fil de soie, s’éleva du haut du rocher-fromage : — Hé là ! Doucement, jeune voyageur ! On ne court pas comme ça dans la Bibliothèque des Échos, on risque de s’emmêler les moustaches ! Jojo s’arrêta net. Perché sur un petit tabouret de mousse, il vit une minuscule souris. Elle était grise comme une plume de pigeon, portait un tablier de dentelle et tenait un minuscule plumeau entre ses pattes. C’était **Mimi la Souris**. — Bonjour, madame la Souris, dit Jojo en faisant une petite révérence avec son museau. Je cherche mon ami le nuage rose. Il est parti par là, mais je ne le vois plus du tout ! Mimi la Souris lissa ses longues moustaches et sourit. Ses yeux pétillaient de malice. — Le nuage rose, hein ? Celui qui sent la fraise des bois et les rêves d’enfants ? Il est rapide, celui-là ! C’est un coquin, il adore jouer à cache-cache avec les rayons de lune. Elle fouilla dans la poche de son tablier et en sortit un petit étui en écorce de bouleau. — Attends un instant, mon petit Jojo. Pour suivre un nuage magique, il ne faut pas seulement regarder avec ses yeux… il faut regarder avec de la clarté ! Mimi sortit de l’étui une paire de lunettes extraordinaires. Elles étaient toutes rondes, reliées par un fil d’or, et les verres n’étaient pas en verre, mais en gouttes de rosée solidifiées. Elle les posa avec soin sur son petit nez rose. *Clic !* firent les branches derrière ses oreilles. — Voilà ! s’exclama Mimi en ajustant ses binocles. Oh là là ! Mais c’est que ça pétille partout ici ! Viens, approche ! Jojo s’approcha tout près de la souris. Mimi pointa sa petite patte vers le fond de la grotte. — Regarde bien là-bas, derrière la cascade de perles. Tu vois cette traînée de paillettes qui flotte dans l’air ? C’est le chemin du nuage ! Mes lunettes voient la "poussière de joie" qu’il laisse derrière lui. Grâce aux indications de Mimi, Jojo plissa les yeux. Et soudain, miracle ! Il vit effectivement un petit ruban de lumière rose qui serpentait dans l’obscurité, comme un fil d’Ariane enchanté. — Je le vois ! Je le vois ! s’enthousiasma Jojo en remuant la queue si fort qu’il fit s’envoler quelques grains de sable. — Parfait ! dit Mimi en sautant du rocher pour atterrir avec la légèreté d’une miette de pain. Je viens avec toi. On n’est jamais trop deux pour attraper un secret, surtout s’il est fait de nuages et de mystères. Mimi grimpa sur l’épaule de Jojo et s’installa confortablement dans sa fourrure rousse. — En route, Jojo ! Galope doucement, et suis le rose ! Si on se dépêche, on découvrira ce qu’il cache avant que la lune ne soit tout en haut du ciel. Et hop ! Voilà nos deux nouveaux amis qui s’enfoncent plus loin encore dans les entrailles de la montagne, guidés par la lueur rose et les lunettes magiques de Mimi. L’air devenait de plus en plus chaud, et une musique douce, comme un chant de berceuse, commençait à résonner contre les parois de cristal… Le secret n’était plus très loin, et Jojo sentait que cette aventure allait être la plus belle de toute sa vie.

Le ruisseau qui chante

**CHAPITRE : LE RUISSEAU QUI CHANTE** L’air dans la montagne n’était plus frais et piquant comme un sorbet au citron. Non, il devenait tout doux, tout tiède, comme une couverture en laine qui sort du placard. Jojo trottinait joyeusement, ses petites pattes faisant un bruit de tambourin sur le sol de cristal : *Ting ! Tong ! Ting !* Sur son épaule, Mimi la souris ajustait ses lunettes magiques. Les verres brillaient comme des lucioles en plein milieu de la nuit. — Regarde, Jojo ! s’exclama-t-elle en pointant sa petite patte vers le fond de la grotte. Le reflet rose du nuage danse sur les parois ! On dirait que les murs sont recouverts de sirop de fraise. C’était vrai. La lueur rose devenait de plus en plus vive, colorant le bout du museau de Jojo et les moustaches de Mimi. Mais soudain, un bruit nouveau vint chatouiller leurs oreilles. Ce n’était plus seulement la berceuse mystérieuse du début. C’était un petit bruit rythmé, rigolo et très bavard. *Clic-clac ! Clic-clac-pouf !* — Oh ! Qu’est-ce que c’est ? demanda Jojo en s’arrêtant net, une patte en l’air. Devant eux, barrant le chemin comme un ruban de diamants liquides, coulait un petit ruisseau. L’eau n’était pas sombre comme dans les profondeurs de la terre. Elle était transparente et scintillante, parsemée de petits cailloux tout ronds, tout bleus et tout polis. Chaque fois qu’une goutte d’eau sautait sur un caillou, cela faisait : *Clic !* Et quand elle retombait dans le courant, cela faisait : *Clac !* — C’est le Ruisseau qui Chante ! expliqua Mimi avec un grand sourire. Écoute bien, Jojo. Il ne fait pas que du bruit, il raconte une histoire ! Jojo pencha la tête, ses oreilles en éventail. En s’approchant du bord, il vit que l’eau semblait s’amuser. Elle faisait des bulles qui éclataient en lançant des confettis de lumière. — Bonjour, Monsieur le Ruisseau ! lança Jojo poliment. Nous suivons le Secret du Nuage Rose. Est-ce qu’on peut passer ? Le ruisseau répondit par une cascade de rires : *Glou-glou-clic-clac !* Les cailloux bleus s’agitèrent au fond de l’eau, formant un petit pont de musique. Mais le ruisseau était juste un peu trop large pour que Jojo puisse le traverser sans se mouiller les pattes. — Il va falloir sauter, Jojo ! dit Mimi en s’accrochant bien fort à sa fourrure. Mais attention, c’est un saut magique. Si tu ne sautes pas en rythme, le ruisseau te chatouillera les orteils ! Jojo prit une grande inspiration. Son petit cœur battait *Poum-poum, poum-poum*. Il regarda le nuage rose qui l’attendait de l’autre côté, flottant comme un gros bonbon de coton. — Je suis prêt, Mimi ! On y va ? — Prêt ! On compte ensemble ? — Un... dit Jojo en remuant son derrière. — Deux... ajouta Mimi en fermant ses petits yeux derrière ses lunettes. — TROIS ! s'écrièrent-ils en chœur. Jojo poussa sur ses pattes arrière avec toute sa force de petit chien courageux. *Hop !* Il s’envola au-dessus de l’eau chantante. Pendant une seconde, il eut l’impression de voler comme un oiseau de coton. Sous lui, le ruisseau fit un dernier *CLIC-CLAC !* joyeux, et une petite goutte d’eau toute fraîche vint se poser sur le bout de son nez noir. *Pouf !* Jojo atterrit de l’autre côté, bien au sec, sur une mousse verte aussi moelleuse qu’un tapis de salon. — On a réussi ! jappa-t-il en faisant une petite danse de la victoire. Mimi, qui n’avait pas bougé d’un poil, ouvrit un œil, puis l’autre. — Bravo, Jojo ! Tu as sauté comme un champion de la montagne ! Regarde, même tes pattes brillent maintenant ! C’était vrai. En touchant la mousse magique après avoir traversé le ruisseau, les coussinets de Jojo laissaient derrière lui de petites empreintes dorées. Le ruisseau, derrière eux, semblait chanter encore plus fort, comme pour les encourager. La musique de la grotte changea de nouveau. Elle devint plus chaude, plus proche. Le nuage rose, lui, s’était arrêté juste devant une grande arche faite de pierres précieuses. Il semblait faire signe à Jojo et Mimi de se dépêcher. — Allez, Jojo ! Le secret nous attend derrière cette porte de lumière ! chuchota Mimi, toute excitée. Jojo sentit une douce chaleur envahir son ventre. Il n’avait plus peur du tout. Avec Mimi sur son épaule et ses empreintes dorées sur le sol, il s’élança vers la suite de l’aventure, tandis que le *clic-clac* du ruisseau s’effaçait doucement derrière eux, remplacé par le murmure du nuage qui les appelait par leurs noms...

La colline aux chatouilles

Voici le nouveau chapitre de l’aventure de Jojo, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine". *** # Chapitre : La colline aux chatouilles Dès que Jojo et Mimi franchirent l’arche de pierres précieuses, un spectacle éblouissant s’offrit à leurs petits yeux tout ronds. Devant eux ne s’étendait pas un chemin de terre grise, ni une route de cailloux pointus. Non, devant eux se dressait une colline toute ronde, toute douce, qui ressemblait à un immense gâteau à la pistache recouvert d’un glaçage de soie. C’était la Colline aux Chatouilles. Le petit nuage rose, lui, flottait juste au-dessus du sommet. Il tournait sur lui-même comme une toupie de coton, en laissant tomber de fines paillettes de joie. — Regarde, Mimi ! s’exclama Jojo en agitant ses petites oreilles. L’herbe est si haute qu’on dirait qu’elle veut toucher le ciel ! Mimi, solidement accrochée à l’épaule de son ami, écarquilla les yeux. Les herbes n’étaient pas simplement vertes. Elles étaient émeraude, turquoise et vert tendre, et elles brillaient comme si elles étaient saupoudrées de sucre glace. Elles dansaient doucement, même s'il n'y avait pas de vent, en faisant un petit bruit de soie : *Frou-frou, frou-frou…* Jojo avança une patte. Ses petits coussinets dorés touchèrent le sol et — *ZIP !* — une herbe longue et souple vint lui effleurer le bout du nez. — Hi hi ! fit Jojo en reculant d’un pas. Ça chatouille ! Mimi rigola, un son qui ressemblait à des petites clochettes d’argent. — C’est une colline rigolote, Jojo ! Allez, en route ! Le nuage rose nous attend ! Jojo prit une grande inspiration, gonfla son petit ventre tout rond, et s’élança dans les hautes herbes. Et là, ce fut un festival de sensations ! Les herbes étaient aussi douces que les plumes d’un poussin et aussi fraîches que l’eau du ruisseau. À chaque pas, les brins d’herbe s’enroulaient autour de ses pattes, glissaient sous ses aisselles et venaient lui brosser le ventre avec une tendresse infinie. — Guili-guili ! semblait chuchoter la colline. — Oh ! Ah ! Hi hi hi ! s’esclaffait Jojo. Il ne marchait plus, il rebondissait ! À chaque fois que son ventre touchait les herbes-plumes, Jojo ne pouvait s’empêcher de pousser des petits cris de joie. Mimi, sur son épaule, n’était pas épargnée. Les pointes des herbes venaient lui caresser les joues, lui faisant fermer les yeux de plaisir. — Ça sent la menthe et le bonbon à la fraise ! s’écria Mimi en humant l’air parfumé. C’était vrai. La colline ne se contentait pas de chatouiller, elle embaumait. Chaque fois que Jojo bousculait une fleur en forme de clochette, une poussière parfumée s’envolait, créant un petit brouillard de senteurs sucrées. Soudain, Jojo s’arrêta au milieu de la pente. Ses empreintes dorées brillaient intensément dans ce tapis de verdure. — Mimi, regarde ! On dirait que la colline joue avec nous ! En effet, là où Jojo passait, les herbes se courbaient pour dessiner un toboggan naturel, puis elles se redressaient en faisant *Boing !* comme des ressorts magiques. Jojo se sentait léger, si léger qu’il avait l’impression de flotter. La peur du noir ou des grands bruits avait totalement disparu. Ici, tout était murmure, caresse et éclat de rire. Le nuage rose descendit un peu vers eux. Il commença à frotter ses bords cotonneux contre le sommet de la colline. On aurait dit un gros chat rose qui faisait des câlins à la terre. En réponse, la colline se mit à vibrer doucement. Un ronronnement de musique douce monta du sol, une mélodie qui disait : *« Bienvenue, Jojo. Bienvenue, Mimi. Le secret est tout proche, juste là où le rire devient lumière. »* — On y est presque, Jojo ! Courage ! lança Mimi en agitant ses petites pattes. Jojo fit un dernier effort. Il grimpa la dernière partie de la pente, là où les herbes étaient les plus hautes et les plus folles. Elles lui passaient par-dessus la tête, créant un tunnel de verdure étincelante. Il traversa ce tunnel en courant, le ventre secoué de derniers petits rires, jusqu’à ce qu’il atteigne enfin le sommet dégagé. Arrivé en haut, Jojo s'assit dans l’herbe courte, un peu essoufflé mais le cœur bondissant de bonheur. Il regarda ses pattes : elles ne brillaient plus seulement d'or, elles étaient maintenant entourées d'une petite aura de lumière rose, comme s'il avait capturé un peu de la magie du nuage. Devant eux, de l'autre côté de la colline, le paysage changeait encore. Le nuage rose s'était immobilisé, flottant majestueusement au-dessus d'une vallée qui semblait faite de cristal et de miroirs. — Regarde, Jojo… murmura Mimi, impressionnée. Jojo se releva, sentant encore les petits picotements joyeux des chatouilles sur sa peau. Il était prêt. Avec Mimi et ses empreintes de lumière, il savait que plus rien ne pouvait l'arrêter. Le secret du Nuage Rose était là, juste à portée de patte, dans le creux de la vallée de cristal...

Le nuage s'arrête enfin

Voici le nouveau chapitre de l'histoire de Jojo, écrit dans un style sensoriel, doux et merveilleux, parfaitement adapté aux petits explorateurs de 3 à 5 ans. *** # CHAPITRE : Le nuage s’arrête enfin La vallée de cristal brillait sous les pattes de Jojo et Mimi comme un immense trésor à ciel ouvert. Partout, de grands rochers transparents lançaient des éclairs de lumière, comme si des milliers de petits soleils s'étaient cachés à l'intérieur. — Regarde, Mimi ! Chuchota Jojo en écarquillant ses grands yeux. On dirait que la terre porte un collier de diamants ! Mais le plus incroyable se passait juste au milieu de la vallée. Là, se dressait le **Grand Arbre**. C’était un arbre immense, avec un tronc large comme une maison et des feuilles d'argent qui tintaient doucement au passage du vent : *Gling ! Gling !* faisait la musique de l’arbre. Le Nuage Rose, lui, ne bougeait plus. Il flottait juste au-dessus des branches argentées. Puis, très lentement, comme une plume de duvet qui retombe sur un oreiller, il commença à descendre. *Frouuuuu...* fit le nuage en se posant. Il ne tomba pas brusquement. Non, il se déposa avec une infinie délicatesse sur la cime du Grand Arbre, comme une grosse boule de barbe à papa rose posée sur un cornet de feuilles d'argent. Il s'installa si confortablement qu'il semblait vouloir y faire une sieste pour l'éternité. — Il s'est endormi, je crois, murmura Mimi en s'approchant. Jojo fit un pas, puis deux. Ses pattes, toujours entourées de leur petite aura de lumière rose, ne faisaient aucun bruit sur le sol de cristal. — Chuuut... fit Jojo en posant un doigt sur son museau. Marchons sur la pointe des pattes, Mimi. Il ne faut pas réveiller le secret. *Tip-tap, tip-tap.* Jojo et Mimi avancèrent avec précaution. Autour d'eux, l'air commença à changer. Il ne sentait plus seulement l'herbe fraîche et la pluie. Il sentait maintenant quelque chose de délicieux... une odeur de fraise des bois, de vanille chaude et de rêve sucré. — Ça sent le goûter magique ! s'exclama Mimi dans un souffle, en remuant son petit nez. Plus ils approchaient du Grand Arbre, plus la lumière rose du nuage devenait intense. Elle n'éblouissait pas les yeux ; elle caressait le visage comme un rayon de soleil de fin d'après-midi. Jojo leva ses pattes devant lui. Sa propre lumière rose et celle du nuage semblaient se reconnaître. Elles dansaient ensemble, créant de petits tourbillons de paillettes dans l'air. — Mimi, regarde ! Mes pattes me guident ! Ils arrivèrent enfin au pied du Grand Arbre. Le tronc était doux comme du velours. En levant la tête, ils virent que le Nuage Rose débordait des branches, laissant pendre des petits morceaux de brume rose qui ressemblaient à des guimauves suspendues. Soudain, un petit bruit s'échappa du haut de l'arbre. *Ploc.* Une petite goutte de rosée rose tomba juste sur le bout du nez de Jojo. C'était frais, c'était doux, et ça brillait comme une étoile. Jojo loucha pour regarder son nez et ne put s'empêcher de sourire. — Le nuage nous attendait, Mimi. Il a fait tout ce chemin pour nous montrer le chemin du Grand Arbre. Mimi s'agrippa doucement à une branche basse. — Qu'est-ce qu'il y a là-haut, Jojo ? Est-ce que le secret est caché dans le ventre du nuage ? Jojo sentit son petit cœur battre d'excitation. Ce n'était pas une peur, non, c'était comme la sensation que l'on a juste avant d'ouvrir un cadeau d'anniversaire. Le Nuage Rose, bien calé au sommet de l'arbre, laissa échapper un long soupir de bien-être. Une petite musique cristalline commença à descendre des branches, une mélodie qui racontait des histoires de doudous perdus et de rêves retrouvés. — On y va ? demanda Jojo en tendant la patte vers Mimi. Mimi hocha la tête, les yeux brillants de mille reflets. Sur la pointe des pattes, avec un immense respect pour ce moment magique, les deux amis commencèrent l'ascension. À chaque branche grimpée, l'odeur de fraise devenait plus forte et la lumière plus chaude. Le Nuage Rose les enveloppait déjà de sa douceur, prêt à leur ouvrir son cœur de coton. Le secret était là, juste au-dessus de leurs têtes, dans le berceau d'argent du Grand Arbre. Et Jojo savait que ce qu'ils allaient découvrir allait changer leur forêt pour toujours.

Le secret est révélé

**CHAPITRE : LE SECRET EST RÉVÉLÉ** Le dernier petit effort fut le plus doux de toute leur vie. Jojo et Mimi arrivèrent enfin sur la plus haute branche du Grand Arbre, celle qui caressait le ventre du ciel. Là, juste devant leurs petits musots frémissants, le Nuage Rose les attendait. Il ne ressemblait à rien de ce qu'ils avaient vu auparavant. Ce n'était pas un nuage de pluie gris et grognon, ni un nuage blanc tout plat. Non, c'était une montagne de boucles légères, un immense dôme de tendresse qui scintillait sous les rayons du soleil. — Oh... murmura Mimi, les oreilles toutes droites. On dirait un gros gâteau qui flotte ! Jojo s’approcha doucement. Son cœur faisait *tic-tac, tic-tac* comme une petite horloge pressée. Il leva sa patte, hésita un instant, puis… *Plouf !* Il enfonça tout doucement ses coussinets dans la matière rose. — Mimi ! Regarde ! Ma patte disparaît dedans ! s'écria Jojo avec un rire émerveillé. Ce n'était pas mouillé, ce n'était pas froid. C'était chaud comme un câlin de maman, léger comme une plume et plus doux que le plus doux des doudous. En retirant sa patte, Jojo vit que de petits fils brillants restaient accrochés à ses griffes. On aurait dit des cheveux d’ange colorés, ou des fils de soie magique. Et puis, il y eut cette odeur. Une odeur si délicieuse qu’elle faisait danser les papilles. — Ça sent la fraise des bois... dit Mimi en reniflant de toutes ses forces. — Et le sucre chaud ! ajouta Jojo. N’y tenant plus, Jojo approcha son petit nez noir et prit une toute petite inspiration. Un petit morceau du nuage se détacha et vint se poser sur sa langue. Aussitôt, une explosion de bonheur envahit tout son corps. C’était sucré, c’était fondant, c’était... magique ! — Mimi ! Ce n'est pas un nuage de pluie ! C’est un Nuage de Barbe à Papa ! Une barbe à papa géante et enchantée ! Mimi n'en croyait pas ses yeux. Elle tendit la patte à son tour et attrapa une petite poignée de ce coton rose. Elle le goûta et ses yeux s'agrandirent comme des soucoupes. — C’est le secret ! s’exclama-t-elle. Le Nuage Rose est le gardien de la gourmandise de la forêt ! À ce moment-là, le nuage se mit à vibrer doucement. La musique cristalline devint plus forte, comme un rire léger. Une voix douce, qui semblait venir de partout et de nulle part à la fois, murmura dans le vent : *« Bienvenue, petits cœurs curieux. Je suis le Nuage des Sourires. Je me nourris des rires des enfants et de la gentillesse des animaux. Plus vous êtes heureux, plus je deviens grand, rose et sucré. »* Jojo et Mimi se regardèrent, émerveillés. Ils comprirent alors pourquoi la forêt semblait si triste quand le nuage s'éloignait. Sans lui, les rêves n'avaient plus le goût de fraise et les jeux semblaient un peu moins rigolos. — Regarde, Jojo ! dit Mimi en pointant le bas de l'arbre. Depuis les profondeurs de la forêt, tous les autres animaux commençaient à lever la tête. Ils voyaient la lueur rose qui s'intensifiait au sommet du Grand Arbre. Une pluie fine commença à tomber, mais ce n'était pas de l'eau. C’étaient des milliers de petits flocons de sucre rose qui voltigeaient comme des confettis magiques, venant se poser sur les fleurs et les buissons. — Le secret est là, dit Jojo en s'asseyant confortablement sur le bord du nuage de coton. La magie, ce n'est pas seulement de voir le nuage, c'est de savoir qu'il est fait de notre propre joie. Les deux amis restèrent là longtemps, les pattes enfoncées dans cette barbe à papa géante qui sentait bon l'été. Ils savaient que désormais, chaque fois qu'un habitant de la forêt partagerait un sourire ou un bonbon, le Nuage Rose brillerait encore plus fort. La forêt ne serait plus jamais la même. Elle serait désormais la Forêt du Sucre Rose, l'endroit où les rêves sont aussi doux que des nuages et où chaque journée finit par un goût de fraise sur le bout de la langue. Jojo soupira de bonheur. Il avait découvert le plus beau des trésors : un secret qui se partage et qui rend le monde plus doux, une bouchée après l'autre.

Un goûter pour tout le monde

**CHAPITRE : Un goûter pour tout le monde** En bas, au pied du grand chêne, un petit bruit de pattes se faisait entendre. *Trottis-trotta ! Frou-frou ! Flip-flap !* Tous les animaux de la forêt s’étaient rassemblés. Ils avaient levé leurs petits nez vers le ciel, intrigués par cette merveilleuse odeur de sucre chaud qui flottait dans l'air. Il y avait là Barnabé le gros ours brun, dont le ventre faisait toujours *Grrr-grrr* quand il avait faim. Il y avait aussi Noisette l’écureuil, avec sa queue en panache, et toute la famille Lapin, les oreilles bien droites et frétillantes. — Regardez ! s'écria Noisette en pointant sa petite patte vers le ciel. Jojo est sur le nuage ! Tout en haut, Jojo fit un grand signe de la main. Il se pencha vers le cœur du nuage, là où le rose était le plus brillant, le plus éclatant. — Petit nuage, murmura Jojo avec un sourire, mes amis ont faim. Est-ce qu’on peut partager un peu de ta douceur ? Le nuage sembla frissonner de plaisir. Il commença à se balancer doucement, comme un gros ventre qui rigole. Puis, *Pouf ! Pouf ! Patapouf !* le nuage se mit à distribuer ses trésors. Ce ne fut pas une pluie de gouttes d'eau mouillées et froides. Oh que non ! Ce fut une pluie de gourmandises. Des milliers de petits morceaux de nuage se mirent à descendre très lentement, comme des plumes magiques. Ils tourbillonnaient dans l'air en faisant un léger bruit de soie : *Ziiii... Floc !* — Ça tombe ! Ça tombe ! crièrent les petits lapins en sautillant de joie. Mimi la souris ouvrit tout grand ses pattes. Un petit flocon rose, léger comme une bulle de savon, vint se poser sur le bout de son museau. Elle ferma les yeux et goûta. — Miam ! dit-elle en agitant ses moustaches. On dirait une fraise qui a mangé un rayon de soleil ! Barnabé l'ours, lui, ouvrit sa grande bouche. *Slurp !* Un énorme morceau de barbe à papa rose tomba directement sur sa langue. — C’est doux comme un doudou, et ça fond comme du beurre ! s'exclama-t-il, les yeux brillants d'émerveillement. C’est le meilleur goûter de toute ma vie d’ours ! Le spectacle était magnifique. La forêt était devenue un immense palais de sucre. Les fleurs de mauve étaient saupoudrées de paillettes roses, et les feuilles des arbres brillaient comme si elles étaient en cristal de bonbon. Chaque animal avait reçu sa petite part de nuage. Jojo, perché sur son trône de coton, regardait ses amis d'en haut. Il voyait les sourires s'étirer sur tous les visages. Il voyait les queues remuer et les ailes battre de bonheur. Plus les animaux riaient, plus le nuage devenait gros, moelleux et d'un rose éclatant. — Tu vois, dit Jojo à son ami le nuage, plus on partage, plus tu es beau ! Soudain, le nuage envoya une petite pluie de confettis parfumés à la vanille. C’était le signal de la fête ! Sous les branches du grand chêne, tous les animaux se mirent à danser. Les hérissons ne piquaient plus, les loups ne grondaient plus, et même les hiboux, d'ordinaire si sérieux, faisaient des clins d'œil joyeux. Le goût du goûter changeait à chaque bouchée. Pour Noisette, ça avait le goût de la noisette sucrée. Pour les oiseaux, ça avait le goût de la rosée du matin mélangée à du miel. Pour chacun, c'était exactement ce qu'il préférait. C’était un moment de pure magie. Un moment où personne n'était pressé, où personne ne se chamaillait. Il n'y avait que le bruit des dents qui croquent doucement : *Crounch, crounch !* et les soupirs de contentement : *Aaaah...* Quand les petits ventres furent bien ronds et les cœurs bien remplis, le calme revint dans la Forêt du Sucre Rose. Le soleil commençait à descendre, colorant le ciel de la même couleur que le nuage de Jojo. — Merci Jojo ! Merci le Nuage ! crièrent tous les animaux en chœur. Jojo descendit doucement, glissant le long d'un rayon de soleil comme sur un toboggan. Il atterrit au milieu de ses amis, les mains encore un peu collantes de sucre, mais le cœur léger comme une bulle. Ce soir-là, toute la forêt sentait bon la fraise et la joie. Les animaux s'installèrent dans leurs nids, leurs terriers ou leurs grottes, la tête pleine de rêves sucrés. Jojo, lui, s'allongea dans l'herbe tendre. Il savait que demain, le nuage serait toujours là, prêt à briller pour ceux qui savent sourire. La forêt s'endormit doucement, bercée par le parfum du sucre rose, tandis qu'une dernière petite étoile de barbe à papa venait se poser, comme un bisou, sur la joue de Jojo.

Merci petit nuage !

Voici le chapitre final de votre conte, écrit avec toute la douceur et la magie du style "Wonder Engine". *** # CHAPITRE : Merci petit nuage ! Le crépuscule avait étendu son grand manteau de velours bleu sur la Forêt du Sucre Rose. Tout était calme, d’un calme délicieux et sucré. Les oiseaux ne chantaient plus que de petits « pioup-pioup » de sommeil, et les fleurs refermaient doucement leurs pétales en bâillant. Jojo était allongé sur un tapis de mousse tendre, les bras derrière la tête. Juste au-dessus de lui, à portée de main, son ami le nuage flottait encore. Il n'était plus tout à fait rose bonbon. Avec la lumière du soir, il ressemblait maintenant à une grosse barbe à papa à la pêche, toute dorée par les derniers rayons du soleil. — Tu as été merveilleux aujourd’hui, murmura Jojo dans un souffle. Regarde comme tout le monde est heureux. Le nuage fit une petite pirouette sur lui-même, créant un léger courant d’air qui sentait la vanille. On aurait dit qu’il souriait avec ses bords tout ébouriffés. Soudain, un petit phénomène magique commença à se produire. Le rose profond du nuage se mit à pâlir, tout doucement, comme si on versait un nuage de lait dans un bol de sirop de fraise. *Splash... Frouf... Chut...* — Oh ! Regarde ! s'exclama Jojo en s'asseyant sur ses genoux. Tu changes de couleur ! Le petit nuage perdait ses teintes de bonbon. Il devenait d'abord couleur crème, puis blanc comme la neige, et enfin aussi éclatant qu'un doudou tout neuf. Il n'était plus un nuage de sucre, il redevenait un petit nuage de coton, léger, léger, si léger qu’il commença à monter vers le ciel. — Est-ce que tu t'en vas ? demanda Jojo avec une petite pointe de tristesse dans la voix. Le nuage descendit une dernière fois pour venir frotter son bord tout doux contre le nez de Jojo. *Chatouillis-chatouilla !* Jojo ne put s'empêcher de rire : — Hi hi ! Ça gratouille ! Puis, comme s’il avait retrouvé toute sa force, le petit nuage blanc bondit vers le haut. Il s'éleva au-dessus des grands sapins, au-dessus de la colline aux framboises, et même au-dessus des montagnes bleues au loin. — Merci, petit nuage ! cria Jojo en agitant la main aussi fort qu'il le pouvait. Merci pour le secret ! Merci pour la fête ! De là-haut, tout en haut dans l'immensité du ciel qui devenait violet, le nuage envoya un dernier signe. Il s'étira longuement, se transformant l’espace d’un instant en une forme de grand cœur tout blanc, avant de se fondre parmi ses frères et sœurs les nuages de la nuit. Jojo soupira d'aise. Il se sentait merveilleusement bien. Ses mains ne collaient plus, car la rosée du soir les avait nettoyées, mais son cœur, lui, gardait tout le sucre de la journée. Il regarda autour de lui. Sous un grand chêne, la famille Lapin dormait en pelote, leurs petits nez frémissant de rêves gourmands. Plus loin, l’Ours Grognon (qui n’était plus grognon du tout) ronflait doucement en serrant son ventre bien rempli. Jojo comprit alors quelque chose de très important. Le secret du nuage rose, ce n'était pas seulement d'avoir un ami magique qui distribuait des friandises. Non, le vrai secret, c’était le bonheur de voir les yeux de ses amis briller de joie. C’était ce sentiment tout chaud qui vous envahit quand on partage ce qu’on a de plus précieux. — Demain, se dit Jojo en s’installant confortablement dans son petit lit de feuilles, je raconterai une histoire à tout le monde. L’histoire du nuage qui était rose parce qu’il aimait trop les sourires. La lune, comme une grosse tranche de citron jaune, se leva au-dessus de la forêt. Elle éclairait le chemin pour le petit nuage blanc qui voyageait désormais tout là-haut, parmi les étoiles filantes. Jojo ferma les yeux. Dans le silence de la forêt, on aurait pu jurer entendre le vent chuchoter : *« À demain, Jojo... À demain... »* Et sur la joue du petit garçon, une dernière étincelle de magie brilla un instant, comme un petit point de lumière, avant de s'envoler pour rejoindre le ciel. Jojo s'endormit, un sourire aux lèvres, car il savait que même si le nuage était redevenu blanc, la vie, elle, resterait toujours un peu rose dans la Forêt du Sucre Rose.

L'heure du dodo

Voici le chapitre final du conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine", idéal pour apaiser les petits cœurs avant le sommeil. *** ### Chapitre : L'heure du dodo Le soleil, fatigué d'avoir brillé toute la journée, commençait à glisser doucement derrière les grands chênes. Il ressemblait maintenant à une grosse orange bien mûre qui fondait sur l’horizon, colorant les feuilles de reflets cuivrés et d'ombres violettes. C’était l’heure où la forêt changeait de vêtement, troquant sa robe de lumière pour un pyjama de velours bleu nuit. Jojo le petit lapin, les pattes encore toutes fraîches de sa journée d’aventures, trottinait sur le sentier de mousse. *Flap, flop, flap.* Ses longues oreilles oscillaient au rythme de ses pas. Dans son cœur, il ressentait une chaleur délicieuse, comme s’il avait bu une tasse de chocolat chaud magique. — Tu as vu, Petit Nuage ? chuchota Jojo en levant les yeux vers le ciel où son ami, redevenu d'un blanc cotonneux, s'installait pour la nuit. On a bien travaillé aujourd'hui. Le nuage sembla s'étirer dans un long bâillement de vapeur, envoyant un petit courant d'air frais caresser les moustaches du lapin. Jojo comprit alors quelque chose de très important : un secret, c’est comme un bonbon. Si on le garde dans sa poche, il finit par fondre et disparaître. Mais si on le partage, c’est comme si on plantait une graine de bonheur qui fait fleurir des sourires sur tous les visages. Arrivé devant l’entrée de son terrier, niché entre deux racines de vieux chêne, Jojo s’arrêta. L’air sentait bon la terre mouillée et le jasmin qui s’ouvre à la lune. — Bonsoir les fleurs, dit-il doucement aux clochettes bleues qui fermaient leurs pétales. — Bonsoir Jojo... murmurèrent les fleurs dans un bruissement de soie. À l'intérieur du terrier, tout était doux et tamisé. Sa maman l'attendait avec une petite veilleuse faite d'une coque de noix où brillait un ver luisant. — Te voilà, mon petit aventurier du rose, dit-elle d'une voix lactée. Est-ce que tes pattes sont prêtes pour le pays des rêves ? Jojo hocha la tête. Il commença son petit rituel. D'abord, il se brossa la fourrure avec une brosse en poils de chardon, pour enlever la poussière d'étoiles et les brindilles de la journée. *Scratch, scratch, scratch.* Puis, il but une goutte de rosée sucrée dans une coupelle de gland. Il se glissa enfin sous sa couette faite de pétales de pivoines séchées et de duvet de coton. C’était si moelleux qu’il avait l’impression d’être couché sur un petit morceau du Nuage Rose lui-même. — Maman ? demanda Jojo alors que ses paupières devenaient aussi lourdes que des gouttes de pluie. — Oui, mon Jojo ? — Partager mon secret, c’était encore mieux que de le garder pour moi tout seul. C’est comme si le rose était maintenant partout, même dans le noir. Sa maman déposa un bisou papillon sur le bout de son nez humide. — C’est parce que la gentillesse est la couleur qui ne s’éteint jamais, Jojo. Dors maintenant. Dehors, la forêt s'était tue. Les grillons commençaient leur petit orchestre de nuit : *crî-crî, crî-crî.* La lune, toute ronde, veillait sur le monde comme une maman attentive. Elle lançait des ponts d'argent entre les arbres pour que les rêves puissent traverser la forêt sans trébucher. Jojo sentit ses pattes s'engourdir de bien-être. Il imaginait les sourires de ses amis, l’écureuil, l’oiseau et le vieux hibou, tous endormis avec un petit morceau de joie dans leur cœur. Dans sa tête, une image dansait : celle d'un monde où chaque nuage, chaque fleur et chaque caillou cachait un trésor de tendresse que l'on pouvait offrir en cadeau. Une dernière fois, Jojo remua le bout de son nez. Une dernière fois, il sentit l'odeur sucrée de la forêt enchantée. Puis, dans un soupir de contentement, il s’envola vers le pays des songes. Là-bas, les nuages sont de toutes les couleurs, les rivières chantent des berceuses et chaque enfant, petit ou grand, sait que le plus beau des secrets, c'est d'aimer et d'être aimé. Chut... Écoutez bien. On entend presque le ronflement léger du petit lapin. *Fait de beaux rêves, Jojo. À demain, pour une nouvelle histoire.*
Fusianima
Jojo et le Secret du Nuage Rose
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Seb Le Reveur

Jojo et le Secret du Nuage Rose

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**CHAPITRE 1 : Jojo et le drôle de nuage** Il était une fois, au cœur d’une prairie si verte qu’elle semblait avoir été peinte avec de la menthe et de la lumière, un petit lapin nommé Jojo. Jojo n’était pas un lapin tout à fait comme les autres. Ses oreilles étaient un peu plus longues que celles d...

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