Insatiable : Le Poids de mes Envies

Par ErosRomance

Je me réveille avec la sensation d’une lame de rasoir qui me parcourt l’entrejambe. Ce n’est pas de la douleur, pas vraiment. C’est un fourmillement acide, une démangeaison interne que même mes propres doigts, crispés sur mon clitoris dès l’ouverture des yeux, ne parviennent plus à calmer. À vingt-six ans, ma vie est régie par une horloge biologique détraquée. On appelle ça la nymphomanie. Un mot ...

La Faim comme Seule Boussole

Je me réveille avec la sensation d’une lame de rasoir qui me parcourt l’entrejambe. Ce n’est pas de la douleur, pas vraiment. C’est un fourmillement acide, une démangeaison interne que même mes propres doigts, crispés sur mon clitoris dès l’ouverture des yeux, ne parviennent plus à calmer. À vingt-six ans, ma vie est régie par une horloge biologique détraquée. On appelle ça la nymphomanie. Un mot clinique, presque joli, pour décrire l’enfer d’un vide que rien ne comble. Stade 10. La limite où le plaisir n’est plus une option, mais une survie, une drogue dont le manque me fait trembler les mains avant même que j’aie bu mon premier café. Ce matin, le draps de lin sont trempés de ma propre sueur et de ce liquide clair que mon corps sécrète en continu, comme une fontaine empoisonnée. Je suis déjà mouillée, une flaque chaude entre mes cuisses qui me brûle la peau. Je me lève, le corps lourd, le regard vide. Dans le miroir, Nathalie a l’air d’une femme superbe, assurée, avec ses cheveux sombres en bataille et ses lèvres naturellement charnues. Mais derrière ce masque, il n’y a qu’un gouffre béant, une chatte qui hurle sa famine. Paris, 8h30. Le froid de novembre s'écrase contre les vitres. Je m'habille sans sous-vêtements. Je ne supporte plus le frottement du coton contre ma vulve irritée par trop d’excès. Un jean slim noir, des bottines, un pull en cachemire qui laisse deviner la pointe de mes tétons déjà durs, érigés par la simple pensée du contact à venir. Chaque pas que je fais sur le trottoir mouillé est une torture délicieuse. Je sens l’air frais s'engouffrer sous mon manteau, lécher mes lèvres charnues, mais ce n'est pas assez. Il me faut de l'humain. Il me faut du foutre. Il me faut l'oubli. Je pousse la porte d'un café anonyme près de la Bastille. L’odeur est un mélange de torréfaction, de tabac froid et de graillon. Je m’installe au comptoir. Mon regard, une boussole réglée sur le désir, balaie la salle. Ils sont tous là, ces hommes gris dans leurs costumes trop larges, ces ouvriers au teint mat, ces étudiants aux yeux cernés. Je les déshabille machinalement. Je soupèse leurs couilles, j'imagine la circonférence de leur bite, le goût de leur peau salée. Et puis, je le vois. Il est assis au fond, près des toilettes. Un type d'une quarantaine d'années, une veste en cuir élimée, les mains larges, calleuses, enserrant un mug de café noir. Il a la mâchoire carrée, une barbe de trois jours et ce genre de regard sombre, lourd, qui ne s'embarrasse pas de politesse. Un prédateur. Ou une proie parfaite. Je commande un double espresso. Ma voix est un murmure rauque, cassé par l'excitation qui me tord le ventre. Je ne détache pas mes yeux de lui. Je sens ma chatte s'ouvrir, palpiter au rythme de mon cœur. Je suis une flaque de désir pur. Je me lève, ma tasse à la main, et je traverse la salle avec cette démarche de louve qui sait exactement ce qu'elle veut. Je m'arrête à sa table. Je ne demande pas la permission. Je m'assois en face de lui, écartant légèrement les jambes sous la table. Je sais qu'il sent mon odeur. L'odeur d'une femme en chaleur, une odeur de musc et de mouille qui s'échappe de mon entrejambe libre. — Tu as ce que je cherche, je dis, ma voix vibrant d'une intensité presque douloureuse. Il ne sourit pas. Il pose sa tasse lentement. Ses yeux descendent sur ma gorge, puis s'arrêtent sur ma poitrine qui se soulève frénétiquement. Je vois son regard changer, se durcir. Une lueur animale s'y installe. Il a compris. Ils comprennent toujours quand je suis dans cet état. — Et qu'est-ce que tu cherches, petite ? demande-t-il, sa voix basse comme un grondement d'orage. — Je veux que tu m'éteignes. Je veux que tu me remplisses jusqu'à ce que je ne sache plus qui je suis. Sous la table, je décroise mes jambes et je sens le cuir de la banquette contre mes fesses nues. Je glisse ma main entre mes cuisses, mes doigts plongeant sans pudeur dans ma propre humidité. Je les ressors, luisants de mon jus, et je les porte à mes lèvres sous ses yeux. Je lèche le liquide transparent, fixant son regard, le défiant de reculer. — Je suis trempée, je souffle. Ma culotte est restée chez moi parce que je savais que je croiserais un homme comme toi. Un homme qui n'a pas peur de se salir les mains. Je vois la veine de son cou battre violemment. Sa main, sur la table, se crispe jusqu'à ce que ses articulations blanchissent. La tension érotique est si épaisse qu'elle étouffe les bruits de la machine à café et les conversations alentour. Nous sommes seuls dans notre bulle de perversion. — Les toilettes sont au fond, dit-il simplement. Elles ne ferment pas à clé. Il se lève. Sa carrure est impressionnante, une masse de muscles et de testostérone qui me donne envie de hurler. Je vois la bosse imposante dans son jean, sa bite déjà furieuse, réclamant son dû. Mon clitoris hurle, une pulsation électrique qui me fait vaciller. Je le suis. Mes pas sont lourds, mon sexe est en feu. Chaque seconde qui nous sépare de l'acte est une agonie. Je me fous du décor, du carrelage pisseux ou de l'anonymat. J'ai besoin de sa chair, de son poids, de sa violence pour faire taire le vide qui me bouffe les entrailles. La faim est ma seule boussole, et elle pointe droit vers l'obscurité de ce couloir étroit. La porte grince en se refermant derrière nous, un gémissement de métal qui scelle mon destin pour les vingt prochaines minutes. L’endroit pue le désinfectant bon marché, l’urine rance et la vieille cigarette, mais l’odeur qui domine tout, c’est celle de son corps. Une odeur de mâle, de cuir et de sueur froide qui m’assaille les narines comme une gifle. Il ne perd pas une seconde. Avant même que je puisse reprendre mon souffle, il se retourne et me plaque contre le carrelage froid. Le choc me fait lâcher un petit cri, un son aigu qui se perd dans sa gorge alors qu’il m’écrase de tout son poids. Ses mains, larges et calleuses, encadrent mon visage avec une brutalité qui me fait frémir de plaisir. Je sens la rugosité de sa peau contre mes joues, la force de ses doigts qui s’ancrent dans mon cuir chevelu. — Regarde-moi, grogne-t-il. Sa voix est un roulement de tonnerre, basse et menaçante. J’obéis, les yeux noyés de désir, cherchant son regard. Ses pupilles sont dilatées, deux abîmes noirs de luxure pure qui reflètent ma propre déchéance. Il n'y a aucune tendresse ici, aucune promesse d'avenir, juste l’urgence animale de deux prédateurs qui se sont trouvés dans la jungle urbaine. Ma main descend, guidée par un instinct vieux comme le monde. Je tâte le tissu de son jean, rugueux sous mes doigts tremblants, et je trouve enfin ce que je cherchais : sa bite. Elle est là, monstrueuse, une barre d’acier qui palpite contre ma paume. Je sens la chaleur qui s'en dégage à travers le denim. Elle est si dure qu’elle semble vouloir déchirer la braguette. Je serre les doigts dessus, sentant la veine saillante qui la parcourt sur toute sa longueur. Un gémissement sourd s’échappe de sa poitrine, un son de bête blessée qui me fait mouiller instantanément. — T’as faim, hein ? souffle-t-il contre mes lèvres. T'as l'air d'une chienne qui n'a pas bouffé depuis des jours. — Remplis-moi, je murmure, ma voix brisée par l'attente. Fais-moi oublier qui je suis. Détruis-moi. Il lâche mes cheveux pour s'attaquer à mon jean. Ses gestes sont brusques, impatients. Il tire sur le bouton, descend la fermeture éclair dans un bruit de métal qui résonne contre les parois de la cabine exiguë. Il ne s'embarrasse pas de me déshabiller proprement. Il baisse mon pantalon et ma culotte en dentelle d’un seul geste sec, les bloquant au niveau de mes genoux. Le froid de la pièce me saisit les cuisses, mais entre mes jambes, c'est la fournaise. Ma chatte est inondée, mes lèvres gonflées par le sang, offrant au grand jour le spectacle de ma luxure. Il recule d'un pas, ses yeux dévorant mon intimité exposée. Je vois sa pomme d'Adam bouger alors qu'il déglutit. Ma chatte brille sous la lumière crue du néon, les sécrétions perlant sur mes poils pubiens, coulant lentement le long de mes cuisses. Je suis une flaque de désir, une plaie ouverte qui ne demande qu'à être suturée par sa chair. — Regarde comme tu mouilles, dit-il d'une voix rauque. Tu pues le sexe, Nathalie. Tu trempes de partout. Il plonge deux doigts à l'intérieur de moi sans prévenir. Je cambre le dos, les ongles s'enfonçant dans ses épaules massives. Le bruit est obscène, un son de succion humide qui remplit l'espace restreint. Il me laboure sans ménagement, ses doigts cherchant mon col de l'utérus pour le percuter avec force. La douleur se mélange au plaisir dans un cocktail explosif qui me fait perdre pied. — Plus fort... s'il te plaît... Il retire ses doigts, les portant à sa bouche pour les lécher avec une lenteur provocante, son regard ancré dans le mien. Puis, il s'attaque à sa propre braguette. Il libère sa bite, et je manque de défaillir. Elle est massive, d'un rouge sombre, la tête déjà couronnée d'une perle de pré-sperme qui luit comme un diamant sale. Elle bat au rythme de son cœur, une arme de destruction massive que je ne demande qu'à encaisser. Il me saisit par la taille et me soulève comme si je ne pesais rien. Mes jambes s'enroulent instinctivement autour de ses hanches puissantes, mes talons frappant ses fesses de marbre. Le contact de son sexe contre ma chatte trempée est un choc électrique. Le gland frotte contre mon clitoris en feu, propageant des ondes de choc jusqu'à mon cerveau embrumé. — Tu vas la sentir passer, celle-là, grogne-t-il en positionnant la pointe de son membre à l'entrée de mon antre. Je vais t'éclater le bide jusqu'à ce que tu ne saches plus comment tu t'appelles. Il n'attend pas ma réponse. Il pousse. D'un coup sec, brutal, il s'enfonce en moi. Je sens ma chair s'écarter, se déchirer presque sous l'assaut de ce membre trop gros, trop dur. Un cri de douleur et d'extase pure m'échappe, étouffé contre son cou musclé. Il est entier en moi, comblant chaque millimètre de vide, chaque recoin de ma solitude avec sa présence massive. Mon bassin est plaqué contre le sien, le bruit de l'impact des chairs résonnant dans la petite pièce comme des coups de feu. Il ne bouge pas encore, il savoure le fait d'être logé au plus profond de moi, sentant mes parois se contracter désespérément autour de lui, essayant de l'aspirer davantage. — Bordel, t'es serrée comme une vierge, siffle-t-il entre ses dents serrées. Tu vas me faire jouir en dix secondes si tu continues de me pomper comme ça avec ta chatte. Je ne réponds pas, je ne peux pas. Je suis trop occupée à essayer de survivre à la sensation de plénitude totale qu'il m'impose. Sa bite est si large qu'elle me donne l'impression d'être écartelée de l'intérieur. Je sens chaque veine, chaque pulsation de son sexe contre mon point G. Puis, il commence à bouger. Lentement d'abord, un va-et-vient cruel qui me fait gémir de frustration. Il se retire presque entièrement, laissant juste la pointe de son gland à l'entrée, avant de se ruer à nouveau en moi de tout son poids. À chaque coup, ma tête bascule en arrière, venant frapper le carrelage, mais je m'en fous. La douleur n'est qu'un assaisonnement à la jouissance qui commence à monter, une marée noire qui menace de m'engloutir. Ses mains agrippent mes fesses, les pétrissant avec une telle force que je sais que j'aurai des bleus demain. Mais demain n'existe pas. Il n'y a que ce couloir, ce carrelage pisseux, et cet homme qui me laboure comme si sa vie en dépendait. Son foutre monte, je le sens, je le devine à la façon dont ses muscles se tendent, à la façon dont son souffle devient un râle animal. L'air est saturé d'une odeur de sexe brut et de sueur. Je suis une loque entre ses mains, une poupée de chair qu'il utilise pour vider son trop-plein de testostérone. Et c'est exactement ce que je voulais. C'est la seule façon de calmer la tempête sous mon crâne, la seule façon de faire taire les cris de mon âme. Le rythme s'accélère. Il n'est plus question de plaisir maintenant, c'est de la rage. Une lutte au corps à corps où le seul but est l'anéantissement de l'autre. Ses coups de boutoir me soulèvent, me percutent, m'atomisent. Je sens sa bite glisser dans mon jus, le bruit de la baise devenant de plus en plus gras, de plus en plus sale. Chaque pénétration est une promesse de fin du monde. — Oh oui... encore... détruis-moi... j'en ai besoin... plus fort, putain ! Ma voix n'est plus qu'un croassement. Je n'ai plus de fierté, plus de dignité. Je ne suis plus qu'une chatte affamée autour d'une bite furieuse. Et le plus dur reste à venir. Car la faim n'est jamais vraiment rassasiée, elle ne fait que s'endormir pour mieux se réveiller. Il retire brusquement son sexe de mon corps, me laissant vide et pantelante. Je retombe lourdement sur mes pieds, mes jambes flageolantes manquant de me trahir. Il me retourne sans douceur, me plaquant le visage contre le réservoir des toilettes, les fesses en l'air, m'offrant à nouveau à son appétit carnassier. — Tu voulais du hardcore ? dit-il en crachant sur son propre sexe pour le lubrifier. Tu vas être servie, ma jolie. Je sens la pointe de son gland chercher l'entrée de mon cul, et je serre les dents, prête à accueillir la prochaine décharge de violence. Le froid du réservoir de la chasse d'eau me brûle le front, un contraste violent avec la fournaise qui dévore mon bas-ventre. Je sens son gland, large et impitoyable, qui presse contre le cercle étroit de mon anus. C’est une intrusion sèche, brutale, qui me fait cambrer l’échine comme une bête qu’on égorge. — Oh putain… murmurai-je, les doigts griffant le carrelage dégueulasse. Il ne répond pas. Il pousse. D’un coup sec, sans transition, il déchire mon intimité la plus close. La douleur est fulgurante, une lame de fond qui me parcourt la colonne vertébrale jusqu’à la nuque. Je pousse un cri sourd, étouffé par le bruit de l'eau qui coule dans les canalisations voisines. Il est en moi, intégralement. Sa bite est une barre de fer chauffée à blanc qui écarte mes parois, colonisant chaque millimètre de ma chair avec une arrogance totale. — T’es tellement serrée, bordel, grogne-t-il dans mon cou. Une vraie petite usine à foutre. Il commence son va-et-vient. Lent d’abord, pour me laisser le temps de m’étirer, de me rompre à sa taille. Puis, le rythme s’accélère. À chaque coup de boutoir, ses couilles frappent mes fesses avec un claquement sec, un bruit de viande contre viande qui résonne dans la cabine étroite. Je sens mes sphincters se tendre, se soumettre, tandis que l’onde de choc se répercute dans ma chatte restée béante, qui dégouline de mon propre désir sur mes cuisses. Je suis une épave. Mes jambes tremblent, mes genoux menacent de se dérober sur le sol poisseux. Je sens l’odeur de sa sueur, de sa peau, mêlée à l’effluve métallique du sang qui afflue et à la puanteur de ce lieu de passage. C’est sale. C’est dégradant. Et c’est exactement ce qu’il me faut pour faire taire le hurlement de vide en moi. — Plus… s'il te plaît… enculé-moi plus fort… Il saisit mes hanches avec une telle violence que je sens ses doigts s'enfoncer dans ma peau. Il me manipule comme une poupée de chair. Il se retire presque entièrement, me laissant un bref instant de répit avant de s’enfoncer à nouveau d’un coup de rein sauvage qui me fait voir des étoiles. La sensation est totale. Je sens la texture de ses veines, la chaleur pulsante de son sexe qui cherche à atteindre mes entrailles les plus profondes. Ma main descend, cherche mon clitoris gorgé de sang, dur comme une pierre. Je me triture frénétiquement pendant qu’il me défonce par l’arrière. Les deux plaisirs se rejoignent, une double tension insoutenable qui me fait perdre pied. Je ne suis plus Nathalie, la femme sans histoire du café ; je ne suis qu’une zone érogène géante, un réceptacle à brutalité. — Je vais venir… grogne-t-il. Je vais t’en foutre partout. Il lâche mes hanches pour attraper mes cheveux, tirant ma tête en arrière. Mon dos se cambre jusqu'à la limite de la rupture. Il martèle mon cul avec une fureur animale, sa respiration devenant un râle rauque. Je sens l’orgasme monter, une vague de fond noire et épaisse. Ma chatte se contracte, expulsant des filets de cyprine, alors que mon sphincter serre sa bite dans un spasme désespéré. — Maintenant ! hurle-je. Donne-moi tout ! Il pousse un dernier cri, un grondement de bête blessée, et je sens les décharges brûlantes de son sperme inonder mon rectum. Un jet, deux jets, trois jets… C’est une inondation chaude qui me remplit de l’intérieur, une souillure bénie. Au même instant, mon propre plaisir explose, un éclair blanc qui me vide le cerveau. Mes muscles se tendent à l’extrême avant de lâcher prise totalement. Le silence retombe brutalement, seulement troublé par nos souffles courts et le goutte-à-goutte d'un robinet mal fermé. Il se retire lentement, le bruit de succion de sa bite sortant de mon cul me fait frissonner une dernière fois. Je m’écroule presque contre les toilettes, mon corps n’étant plus qu’une masse de nerfs à vif. Sans un mot, il remonte son jean, réajuste sa ceinture. Je ne le regarde pas. Je ne peux pas. Je sens encore le liquide s’écouler doucement de mon anus, tachant mes collants déchirés. Il jette un coup d'œil rapide vers la porte, puis vers moi. Il n’y a aucune tendresse dans ses yeux, juste la satisfaction froide d’un besoin assouvi. — Merci pour le dessert, lance-t-il avec un demi-sourire cynique. Il sort de la cabine sans se retourner. La porte claque. Je reste là, seule dans l'ombre sale, les fesses nues et la peau couverte de marques rouges. La douleur commence à irradier, sourde, là où il a frappé le plus fort. Je me redresse avec difficulté, mes doigts tremblants ramassant mes sous-vêtements. Je sens le goût du sang dans ma bouche à force d’avoir mordu ma lèvre. Je me regarde dans le petit miroir piqué au-dessus du lavabo. Mes yeux sont vides, mes cheveux en bataille, mon maquillage a coulé. Je ressemble à ce que je suis : une femme en ruine qui vient de s'offrir à un inconnu pour quelques minutes de néant. La faim a disparu. Pour l'instant. Mais je sais déjà qu'elle reviendra. Elle se tapit là, sous ma peau, prête à se réveiller dès que le silence se fera trop lourd. Je sors du café, le vent frais de la rue frappant mon visage. Je marche, une douleur lancinante à chaque pas, le rappel physique de ce que je viens de vivre. Je suis pleine de son foutre, vide de toute âme, et le monde continue de tourner comme si de rien n'était. La faim n'est jamais rassasiée, elle ne fait que s'endormir pour mieux nous dévorer au prochain réveil.

Ligne 13 : Sueur et Anonymat

La bouche de métro de la Place de Clichy recrache une odeur de pisse tiède et de poussière électrique. Je descends les marches quatre à quatre, mes talons claquant sur le carrelage poisseux. Chaque impact résonne dans mon bas-ventre, réveillant la brûlure sourde que l'inconnu du café y a laissée il y a moins d'une heure. Je sens encore son foutre sécher contre mes cuisses, une pellicule collante qui tire sur ma peau à chaque mouvement. Je devrais rentrer. Je devrais me doucher, me rouler en boule sous ma couette et pleurer jusqu’à ce que ce vide immense dans ma poitrine se referme. Mais la faim est déjà là. Elle ne dort jamais vraiment. Elle s'est réveillée au contact de l'air frais, plus hargneuse, plus exigeante. Une nymphomanie de stade 10, c’est ce que dirait un psy. Pour moi, c’est juste un trou noir qui bouffe tout sur son passage. Le quai de la ligne 13 est noir de monde. Une masse compacte, grouillante, en sueur sous les néons blafards qui grésillent. C’est l’heure de pointe, l’heure où les corps s’entassent sans pudeur, où l’anonymat devient une cape. L’air est irrespirable, chargé d’ozone et de l'humidité des imperméables trempés par la pluie fine de Paris. Je me faufile, jouant des hanches, sentant les regards se poser sur ma jupe trop courte, sur le décolleté de mon chemisier en soie qui colle à ma peau. Le métro déboule dans un fracas de métal hurlant. La rame est déjà pleine à craquer, mais la foule pousse. Je suis propulsée à l’intérieur, compressée contre les portes opposées. Un mur de chair m’entoure. Et là, je le sens. Il est juste derrière moi. Un bloc de muscles et de chaleur. Je ne vois pas son visage, seulement ses mains qui agrippent la barre au-dessus de ma tête. Des mains larges, aux phalanges marquées, avec un tatouage noir qui dépasse de sa manche de sweat-shirt : une gueule de loup stylisée. L'odeur de son parfum — cuir, tabac froid et quelque chose de plus animal — m'envahit les narines, balayant la puanteur du wagon. Le train s'ébranle dans une secousse brutale. Mon dos percute son torse. Je sens la dureté de ses pectoraux, la rigidité de son abdomen. Il ne recule pas. Au contraire, il s'ancre davantage au sol, ses jambes encadrant les miennes. Dans le reflet de la vitre sombre, je vois ses yeux. Deux iris sombres, intenses, qui ne fixent pas le vide comme les autres passagers. Il me regarde moi. Directement. Il voit la trace de mascara sous mon œil, il voit ma lèvre encore un peu gonflée, il voit la prédatrice aux abois. Je devrais avoir peur. Au lieu de ça, ma chatte recommence à pulser, une décharge électrique qui me fait serrer les dents. Je suis trempée. Je sens l’humidité imbiber mon string en dentelle, se mêlant aux restes de l’homme précédent. C’est dégueulasse. C’est divin. Le métro tangue. Je joue le jeu de la promiscuité subie. Je laisse mon fessier s'écraser contre son entrejambe. Un gémissement silencieux meurt dans ma gorge quand je sens, à travers l'épaisseur de son jean et de ma jupe, une barre de fer se dresser contre mes reins. Il est déjà dur. Une érection massive, impitoyable, qui cherche son chemin. Je tourne légèrement la tête, mon souffle court venant lécher son cou tatoué. — C’est serré, ici, je murmure, ma voix n'étant qu'un craquement rauque. Il ne répond pas par des mots. Sa main quitte la barre de métal. Je sens ses doigts longs, calleux, se poser sur ma hanche. Il serre, ses ongles s'enfonçant dans le tissu fin de ma jupe. C’est une prise de possession, brutale, sans sommation. La douleur de sa poigne me fait défaillir de plaisir. Le train hurle dans un tunnel, les lumières du wagon vacillent et s'éteignent une seconde. Dans le noir, sa main glisse. Elle remonte le long de ma cuisse, soulevant le pan de ma jupe. L'air frais du métro frappe ma peau nue avant que la paume de sa main ne vienne se plaquer sur ma chair brûlante. Il remonte, ses doigts cherchant l'élastique de mon string. Je ferme les yeux, ma tête basculant en arrière sur son épaule. Le bruit de la rame en mouvement couvre le son de ma respiration qui s'accélère. Autour de nous, les gens sont à quelques centimètres, absorbés par leur téléphone ou leur fatigue, ignorant totalement qu'à portée de main, une femme est en train de se noyer dans son propre désir. Il trouve l'entrée de mon sexe. Ses doigts sont déjà poisseux de mon excitation. Il ne demande pas la permission. Il enfonce deux doigts d'un coup en moi, avec une violence qui me fait arquer le dos. — Putain… je lâche dans un souffle, mes doigts s'agrippant à la paroi métallique froide. C'est profond. Il explore mon corps comme s'il cherchait à en arracher quelque chose, à atteindre cette solitude que je cache si mal. Ses doigts s'activent, brutaux, rythmés par les cahots du métro. Je sens ses ongles griffer mes parois internes, chaque mouvement de va-et-vient déplaçant le foutre séché à l'intérieur de moi, créant un bruit de succion humide que j'espère inaudible pour les autres. Il se penche à mon oreille, sa barbe de quelques jours m'irrite la peau. — Tu as faim, Nathalie ? murmure-t-il. Mon sang se glace. Comment connaît-il mon nom ? Je tente de me retourner, mais sa main sur ma hanche me cloue sur place, tandis que ses doigts redoublent de vigueur dans ma chatte, me pilonnant avec une précision chirurgicale. Il sait exactement où appuyer. Il sait que je suis au bord du gouffre. — Ne bouge pas, ordonne-t-il, sa voix basse vibrant jusque dans mes ovaires. Profite de l'anonymat tant qu'il dure. Sa main libre descend vers sa braguette. J'entends le bruit sec de la fermeture éclair qu'on descend. La chaleur de son sexe dégainé se presse contre mes fesses. C’est une bite énorme, brûlante, que je sens palpiter contre le tissu de ma jupe. Il écarte le tissu, dégageant mon cul pour qu'il n'y ait plus aucun obstacle entre son acier et ma chair. Le métro ralentit. La station Saint-Lazare approche. La foule se prépare à s'extraire, les corps se bousculent. Dans ce chaos imminent, il saisit mon bassin à deux mains, ses pouces s'enfonçant dans mes fossettes sacro-iliaques. Sans prévenir, il se positionne à l'entrée de mon cul, là où la peau est la plus fine, la plus tendue. — Tu veux oublier qui tu es ? demande-t-il en me pressant contre la vitre. Je ne réponds pas. Je ne peux plus. Je suis une flaque, une plaie ouverte, une nymphomane qui ne demande qu'à être brisée. Je hoche la tête frénétiquement. Je veux qu'il m'explose, qu'il me remplisse, qu'il me fasse disparaître dans la sueur de la ligne 13. Les portes s'ouvrent. La foule se déverse sur le quai. Personne ne nous regarde. Nous sommes deux ombres dans le coin sombre de la rame, au moment précis où il s'enfonce d'un coup sec, sans lubrifiant, déchirant mon souffle et mon identité. Le choc de son intrusion me coupe les cordes vocales. Ce n'est pas une pénétration, c'est une effraction. Sans lubrifiant, sa bite s'est frayée un chemin dans l'étroitesse de mon cul avec la subtilité d'un bélier enfonçant une porte dérobée. La douleur est fulgurante, une déchirure brûlante qui irradie depuis mon sphincter dilaté jusqu'à la base de ma colonne vertébrale. Je plaque mon front contre la vitre froide de la rame, mes doigts griffant désespérément le métal pour ne pas m'effondrer. — Putain... j'ai soufflé, la voix étranglée par un sanglot qui n'est pas de la tristesse, mais un trop-plein de sensation. Il ne répond pas tout de suite. Il reste immobile un instant, planté au plus profond de moi, laissant mon corps s'adapter à l'énormité de son membre. Je sens chaque veine de sa bite pulser contre les parois de mon rectum. C’est une occupation totale. Je ne suis plus Nathalie, l’employée de bureau effacée ; je suis un réceptacle de chair, une extension de son envie. Dehors, sur le quai de Saint-Lazare, le flux humain est un flou de couleurs et de bruits. Un homme en costume passe à quelques centimètres de la vitre, son regard fixé sur sa montre, à des années-lumière d'imaginer que de l'autre côté de la paroi, une femme se fait défoncer le cul en public. Cette impunité me donne le vertige. Il commence à bouger. Lentement d’abord. Un retrait presque total, jusqu’à ce que je sente la pointe de son gland chatouiller l’entrée ensanglantée de mon trou, puis une botte puissante, un coup de rein sec qui me projette le bassin contre le rebord de la fenêtre. — Regarde-les, Nathalie, murmure-t-il à mon oreille, sa voix n’étant plus qu’un grognement rauque. Regarde tous ces moutons. Aucun d’eux ne voit que tu es en train de te faire remplir comme une chienne. Ses mains quittent mes hanches. L’une d’elles remonte pour saisir ma gorge, pas pour m’étouffer, mais pour m’ancrer, pour m'imposer le rythme. L’autre main plonge vers l’avant, glissant entre mes cuisses tremblantes. Ses doigts, rugueux et impatients, écartent mes lèvres déjà gorgées de cyprine. Il trouve mon clitoris d’un geste précis, presque clinique, et commence à le triturer alors qu’il continue de pilonner mon cul avec une régularité de métronome. Le contraste est insoutenable. Le feu à l'arrière, l'électricité à l'avant. Je sens ma chatte s'inonder, un jus épais et chaud qui coule le long de mes jambes, se mélangeant à la sueur de mes genoux. — T’es tellement mouillée, salope... Tu crèves d’envie qu’ils se retournent, pas vrai ? Tu veux qu’ils voient comment ma bite disparaît dans ton cul ? Je lâche un gémissement rauque, la bouche ouverte contre la vitre. La buée de mon souffle obscurcit le monde extérieur, créant un cocon d'obscénité au milieu de la foule. Il accélère. Le son est maintenant explicite : le claquement de ses couilles contre mes fesses, le bruit de succion de sa bite qui entre et sort de mon trou du cul de plus en plus lubrifié par ma propre douleur et les fluides qui commencent à s'y mêler. Les portes du métro émettent leur signal sonore strident. *Bip-bip-bip-bip.* Le signal du départ. La rame s'ébranle dans un sursaut violent qui le pousse encore plus profondément en moi. Je pousse un cri sourd que j'étouffe dans ma propre main. La douleur a muté. Elle n'est plus un obstacle, elle est le moteur. Chaque coup de boutoir me fait basculer un peu plus dans une démence sensorielle. — Dis-le, ordonne-t-il en tirant violemment sur mes cheveux, forçant ma tête en arrière pour que je croise mon propre reflet dévasté dans le verre sombre du tunnel. Dis-moi ce que tu es. — Je suis... je suis ta traînée... enfonce-la... s'il te plaît, explose-moi le cul... Je sens ses doigts s'enfoncer dans ma chatte, deux doigts qui fouillent mon humidité tandis que son pouce continue de broyer mon bouton de plaisir. Je suis écartelée, ouverte en deux. Le rythme devient frénétique. Il ne cherche plus la retenue. Il cherche la destruction. Son souffle est court, brûlant contre ma nuque. Je sens sa propre excitation monter, sa bite devenir encore plus dure, plus exigeante, si c’est seulement possible. La rame prend de la vitesse, tanguant sur les rails de la ligne 13. À chaque virage, nos corps s’entrechoquent, la sueur de son torse collant à mon dos nu. Je ne sens plus mes jambes. Je ne sens plus que ce pieu de chair qui me ramone les entrailles et ses doigts qui me préparent à une explosion que je sens venir du plus profond de mon ventre. L'anonymat du métro nous protège et nous condamne. On est à mi-chemin entre Miromesnil et nous, et je sais que je ne pourrai pas tenir jusqu'au prochain arrêt sans hurler mon plaisir à la face des passagers qui se tiennent à quelques mètres, dos à nous, accrochés à leurs barres de métal, ignorants du séisme qui me déchire. Ses coups de reins se font plus courts, plus rapides. Il me broie les hanches de ses mains puissantes, laissant des marques qui seront bleues demain, des trophées de cette agression consentie. — Tu sens ça ? grogne-t-il, sa voix vibrant jusque dans mes poumons. Tu sens comme mon foutre pousse derrière ? Je vais te déborder, Nathalie. Je vais te salir tellement fort que tu n'oseras plus jamais regarder un homme dans les yeux ici. Je n'ai plus de mots. Je n'ai plus de pensée. Je ne suis qu'un nerf à vif, un cri silencieux, attendant l'impact final alors que le tunnel défile comme un ruban de ténèbres derrière la vitre. Chaque fibre de mon être est tendue vers cette rupture imminente, ce moment où la douleur, le plaisir et la honte ne feront plus qu'un. Le train vire à gauche, m’envoyant violemment contre la vitre froide tandis que son corps, cette masse de muscles et de chaleur brute, m’écrase davantage. Je sens chaque veine de sa bite, gonflée à bloc, qui râpe les parois de ma chatte déjà en feu. C’est un frottement barbare, presque douloureux, qui me donne envie de mordre mon propre bras pour ne pas hurler. Ses doigts s'enfoncent dans la chair de mes fesses avec une telle force que je sens mes os craquer sous la pression. Il ne fait plus semblant de suivre le rythme du métro ; il dicte le sien. C’est un martèlement sourd, une cadence de bête. À chaque coup de rein, son gland vient percuter mon col de l'utérus, provoquant une décharge électrique qui remonte jusque dans ma nuque. Je sens la mouille couler le long de mes cuisses, un mélange visqueux et chaud qui lubrifie ce massacre charnel. — Regarde-les, Nathalie, souffle-t-il contre mon oreille, ses dents effleurant mon lobe. Regarde ces ombres qui ne voient rien. Ils sentent l'odeur de ta chatte ouverte et ils croient que c'est la ville qui pue. Je rouvre les yeux, embués de larmes. À deux mètres de nous, un vieil homme somnole, la tête ballante. Une jeune femme fixe son téléphone, ses écouteurs vissés sur les oreilles. Ils sont là, à portée de main, et moi je me fais défoncer contre la paroi rayée d'un wagon en fin de vie. L'humiliation est un carburant. Elle embrase mes entrailles. Je cambre le dos, offrant ma croupe avec une impudeur totale, sentant sa bite ressortir presque entièrement avant de s'engouffrer à nouveau, de plus en plus profondément, cherchant à atteindre ce point de rupture où je cesserai d'exister. L'air dans le wagon devient irrespirable, saturé de l'odeur d'ozone, de sueur et de sexe. Je sens le spasme arriver, cette onde de choc qui part de mon clitoris, lequel frotte frénétiquement contre le denim de son jean à chaque mouvement. C’est une agonie délicieuse. Ma chatte se contracte, elle cherche à broyer ce membre intrusif, à en extraire la moindre goutte de vie. — Ça vient… gémit-il, et sa voix n'est plus qu'un grognement animal. Je vais te remplir, petite salope… Je vais t’en foutre jusque dans les tripes. Il lâche mes hanches pour passer ses mains sous mes aisselles, me soulevant presque de terre. Je suis suspendue à sa bite, mon poids mort accentuant la pénétration. C’est là que le séisme se déclenche. Mon orgasme me frappe comme un accident de voiture. Ma vision se fragmente en mille éclats blancs. Je serre les dents tellement fort que j’ai peur qu’elles se brisent. Ma chatte pulse, des spasmes violents et désordonnés qui aspirent sa bite. En réponse, il donne trois coups de boutoir d’une violence inouïe, s’enfonçant jusqu’à la garde, cherchant à m’éventrer de plaisir. Puis, je le sens. L'explosion. Ce n’est pas une simple éjaculation, c’est une inondation. Je sens le jet brûlant de son foutre percuter le fond de mon vagin. Un jet, deux jets, trois jets… C’est épais, massif. La sensation de ce liquide visqueux qui se répand en moi, qui comble chaque millimètre de vide, me fait défaillir. Il continue de décharger, ses testicules battant contre mon périnée dans un rythme saccadé. Il me remplit jusqu’au bord, jusqu’à ce que je sente le surplus commencer à couler, à déborder de ma chatte pour glisser lentement le long de mes lèvres congestionnées. Il reste ainsi, soudé à moi, le souffle court, son front appuyé contre mon épaule. Je sens sa bite qui palpite encore à l'intérieur de moi, baignant dans son propre foutre. Le silence revient dans ma tête, alors que le bruit du métro reprend ses droits. Le train ralentit. « Saint-Lazare ». Le freinage brusque nous balance vers l'avant. Il se retire d'un coup sec. Le bruit de succion — ce *flap* humide et sale — résonne à mes oreilles comme une insulte. Je me sens soudain vide, horriblement exposée. Je sens le liquide s’écouler librement entre mes jambes, mouillant ma culotte que j'essaie de remonter tant bien que mal, les mains tremblantes. Il ne me regarde pas. Il réajuste son pantalon, ferme sa braguette d'un geste sec et professionnel. L'homme mystérieux a disparu, remplacé par un passager anonyme parmi tant d'autres. Les portes coulissent dans un sifflement pneumatique. Avant de sortir, il se penche vers moi, une dernière fois. Son odeur — tabac froid et foutre frais — m'envahit les narines. — Garde-le bien au chaud, Nathalie. C'est tout ce qu'il te reste de moi. Il s'élance sur le quai, se fondant instantanément dans la foule pressée qui s'engouffre dans le wagon. Je reste là, adossée à la vitre, les jambes en coton, sentant la tiédeur de sa semence poisser ma peau sous mes vêtements de bureau. Une femme s'assoit en face de moi, me jette un regard distrait avant de reprendre sa lecture. Elle ne sait pas. Personne ne sait. Je baisse les yeux sur mes mains. Mes doigts sont encore un peu brillants. Je les porte à mes lèvres, discrètement, et je goûte son sel. C'est le goût de ma déchéance, et je sais, avec une certitude terrifiante, que je reprendrai la ligne 13 demain, et tous les jours d'après, dans l'espoir de me noyer à nouveau dans cette sueur et cet anonymat qui me consument. Les portes se referment. Le tunnel m'avale à nouveau.

L'Ombre de Julian

La galerie d’art « L’Écorché » porte bien son nom ce soir. Située dans une ruelle sombre du Marais, c’est une boîte de verre et de béton froid où se presse la fausse noblesse parisienne, un verre de champagne tiède à la main et le mépris au bord des lèvres. Moi, je détonne. Je le sens. Je ne suis pas là pour les toiles abstraites ou les installations conceptuelles. Je suis là parce que le vide en moi hurle plus fort que d’habitude. Sous ma jupe crayon noire, la sensation est insupportable. Le foutre de l'inconnu du métro a séché. Il a formé une pellicule rigide, une sorte de colle organique qui plaque mes petites lèvres l’une contre l’autre et fait coller la dentelle de mon string à ma peau irritée. À chaque pas, le tissu tire sur les poils de ma chatte, un rappel cinglant de ma déchéance de tout à l’heure. C’est délicieux et humiliant. Je suis trempée, à nouveau. Ma propre cyprine vient diluer les restes de sa semence, créant un mélange poisseux qui s’écoule lentement le long de mes cuisses. Je sens l’odeur. Une fragrance musquée, de sexe et de métal, qui s’échappe de mon entrejambe à chaque mouvement. J'ai l'impression que toute la pièce peut la sentir. Que ces bourgeois aux nez pincés savent que je porte le sperme d'un étranger à l'intérieur de moi comme un secret sale. Je me sers un verre de blanc, mes doigts tremblent légèrement sur le pied en cristal. Je bois d'un trait. Ma gorge est sèche. Ma peau est en feu. J'ai besoin d'une proie. J'ai besoin de quelqu'un pour effacer la trace du précédent, ou pour l'écraser sous un poids plus lourd encore. C’est là que je le vois. Il est debout devant une toile immense, une explosion de rouge et de noir qui ressemble à une plaie ouverte. Il est plus grand que la moyenne, massif. Une carrure de boxeur dissimulée sous une chemise en lin gris anthracite dont les manches sont retroussées sur des avant-bras puissants, couverts de tatouages sombres qui se perdent sous ses poignets. Ses mains sont immenses. Des mains faites pour briser ou pour posséder. Je fixe ses phalanges, imaginant leur dureté contre ma peau, imaginant ces doigts s'enfoncer en moi sans prévenir. Je m'approche, lentement, le pas feutré. Mon instinct de prédatrice prend le dessus, éclipsant la honte qui me rongeait l'estomac. Je me place à ses côtés, assez près pour que mon épaule frôle la sienne, assez près pour qu'il ne puisse pas ignorer l'effluve de mon excitation qui transpire à travers mon parfum hors de prix. — C’est violent, non ? murmuré-je en fixant le tableau. Il ne se détourne pas immédiatement. Son profil est taillé à la serpe : une mâchoire carrée, un nez droit, et une cicatrice fine qui barre le haut de sa pommette gauche. Il dégage une aura de calme absolu, une domination tranquille qui me fait l'effet d'une décharge électrique dans le bas-ventre. Ma chatte se contracte violemment, expulsant une goutte de ce mélange de foutre et de jus qui vient s'écraser dans le fond de ma culotte. — Ce n’est pas de la violence, répond-il d'une voix grave, profonde, qui résonne jusque dans mes os. C’est de l’abandon. L’artiste ne frappe pas la toile, il s’y vide. Il tourne enfin la tête vers moi. Ses yeux sont d'un bleu délavé, presque gris, d'une lucidité terrifiante. Il ne regarde pas mon visage comme le font les autres hommes, avec cette politesse feinte ou cette luxure immédiate. Il me regarde comme s'il lisait le script de ma vie. Son regard descend sur ma bouche, puis s'arrête une seconde de trop sur le creux de mon décolleté avant de remonter. — Vous avez l'air d'en savoir beaucoup sur l'abandon, ajoute-t-il avec un demi-sourire qui n'atteint pas ses yeux. Je sens mon assurance vaciller. Ce n'est pas le jeu habituel. Normalement, j'ai le contrôle. Je suis celle qui choisit, celle qui consomme et qui rejette. Mais sous l'ombre de cet homme, je me sens soudainement transparente. Il a vu la trace de sueur sur mon front. Il a peut-être même capté l'odeur de la ligne 13 qui émane de mes pores. — Je préfère le terme de... consommation, rétorqué-je en tentant de reprendre mon masque de femme fatale. L'abandon, c'est pour ceux qui ont quelque chose à perdre. Je porte mon verre à mes lèvres, mes yeux ancrés dans les siens. Je veux qu'il voie la faim. Je veux qu'il comprenne que je suis un gouffre. — Et vous, Nathalie, qu'est-ce que vous consommez ce soir ? Le choc de l'entendre prononcer mon nom me fait presque lâcher mon verre. Je ne me suis pas présentée. Nous ne nous connaissons pas. Un frisson de peur, mêlé à une excitation pure et brutale, remonte le long de ma colonne vertébrale. — Comment savez-vous mon nom ? Il fait un pas vers moi. Un seul. Mais c'est assez pour que je sente la chaleur qui émane de son corps. Il sent le cuir, le bois de santal et quelque chose de beaucoup plus sauvage, une odeur d'homme, de vrai. Ses yeux descendent vers ma taille, là où ma jupe plaque mes hanches. — Je sais beaucoup de choses, dit-il d'un ton presque confidentiel, se penchant vers mon oreille. Je sais par exemple que vous portez le sceau d'un autre sur vous en ce moment même. Et je sais que ça vous rend folle de ne pas pouvoir vous en débarrasser. Ma respiration se bloque. Mon cœur cogne contre mes côtes comme un animal en cage. Le type est un psychopathe ou un génie. Ou peut-être juste le miroir dont j'avais peur. Ma main libre descend instinctivement vers ma cuisse, serrant le tissu de ma jupe. Je sens l'humidité à travers le tissu fin. — Vous m'espionnez ? sifflé-je, bien que ma voix manque de conviction. — Je vous observe, nuance-t-il. Il y a une différence. Les gens comme vous, Nathalie, on ne les espionne pas. On attend qu'ils craquent. Il tend la main. Je crois qu'il va me toucher le visage, mais ses doigts s'arrêtent à quelques centimètres de mon cou. Je peux sentir la chaleur de sa paume. Mon sexe est en pulsation, une douleur sourde et rythmée qui réclame qu'on s'occupe d'elle. J'ai envie de prendre sa main, de la foutre entre mes jambes, de lui faire sentir l'état dans lequel ses paroles me mettent. Je veux qu'il sente le foutre froid qui me souille. — Vous avez une tache, là, dit-il avec une douceur cruelle. Ses doigts effleurent le coin de ma lèvre inférieure. Il frotte lentement, son pouce insistant sur la peau sensible. C’est là que j’ai goûté l’autre, dans le métro. C’est là que j’ai léché le sel de ma propre honte. Il retire son doigt et le regarde. Il sait. Il sait exactement ce que c’est. — C’est amer, pas vrai ? Je ne réponds pas. Je suis incapable de parler. La galerie autour de nous semble s'effacer, les bruits de conversations et le tintement des verres ne sont plus qu'un bourdonnement lointain. Il n'y a plus que lui, cette ombre massive qui m'écrase de sa présence, et cette humidité insupportable entre mes jambes qui demande grâce. — Je m'appelle Julian, dit-il en ancrant son regard dans le mien. Et je pense que vous avez fini de jouer les prédatrices pour ce soir. Vous avez plutôt l'air d'une petite fille qui s'est perdue dans le noir et qui cherche quelqu'un pour lui rappeler qui elle est. Ou pour l'aider à s'oublier tout à fait. Il marque une pause, son regard descendant vers mon sexe avec une intensité qui me fait mouiller instantanément, un nouveau flot chaud venant s'ajouter à la détresse de ma culotte. — On sort d'ici ? Ou vous préférez que je vous baise contre ce mur, devant tous ces gens qui ne voient rien ? Le défi qu’il vient de lancer reste suspendu entre nous comme une lame de rasoir. Ma respiration est courte, saccadée, chaque inspiration me brûle les poumons. Je regarde ses yeux sombres, deux gouffres de certitude qui m'aspirent. Je devrais être outrée. Je devrais faire demi-tour, l'insulter, reprendre mon masque de femme fatale inaccessible. Mais mes jambes tremblent et mon entrejambe me trahit avec une violence telle que j'ai l'impression de me vider de mon sang. Sauf que ce n'est pas du sang. C'est ce jus de désir, épais et brûlant, qui imbibe ma lingerie fine jusqu'à la rendre transparente, collante contre mes lèvres. Julian ne sourit pas. Il n'attend pas ma permission. Ses doigts d'acier se referment sur mon poignet. Ce n'est pas une caresse, c'est une capture. Il m'entraîne sans un mot vers le fond de la galerie, là où la lumière décline, derrière une immense installation de métal brut qui sert de paravent. Les bruits de la foule s'étouffent instantanément. Ici, ça sent la poussière, l'huile de lin et la sueur froide des gens nerveux. Il me plaque contre le mur de briques froides avec une brutalité contrôlée. Le choc me fait lâcher un petit cri sourd qu’il étouffe aussitôt en écrasant sa bouche contre la mienne. Ce n'est pas un baiser de cinéma. C'est un assaut. Il me force la bouche, sa langue envahissant mon palais avec une autorité sauvage, goûtant mon silence, ma soumission immédiate. Je sens le goût du tabac froid et d'un alcool onéreux, une mixture virile qui me donne instantanément envie de gémir. — Alors, la petite prédatrice a perdu sa langue ? murmure-t-il contre mes lèvres, son souffle chaud m'électrisant la peau. Ses mains descendent le long de mon corps, pétrissant ma taille avant de s'ancrer fermement sur mes hanches. Il me soulève d'un coup sec, me forçant à écarter les cuisses pour qu'il puisse se loger dans le creux de mon bassin. Je sens immédiatement la masse imposante de sa bite, dure comme du fer, qui presse contre mon sexe à travers les couches de vêtements. C'est monstrueux. Je n'ai jamais rien senti d'aussi massif, d'aussi déterminé. — Regarde-moi, ordonne-t-il d'une voix sourde. Je lève les yeux, mes pupilles dilatées par la terreur et l'excitation. Il lâche mes hanches et, d'un mouvement brusque, il remonte ma robe de soie jusqu'à ma taille. L'air frais de la galerie caresse mes cuisses nues, mais la honte n'a pas le temps de s'installer. Sa main descend, immense, et vient s'écraser directement sur ma chatte trempée. Je lâche un gémissement étranglé. Il enfonce ses doigts à travers la dentelle fine de ma culotte, cherchant sans détour mon clitoris déjà gonflé à bloc. Il frotte avec une force qui frise la douleur, mais c'est exactement ce dont j'ai besoin. Je me cambre, ma tête heurtant la brique derrière moi. — Putain, t'es une vraie fontaine, Nathalie, grogne-t-il, utilisant mon prénom pour la première fois comme une insulte délicieuse. Tu mouilles tellement que ça coule sur mes doigts. C’est ça que tu voulais ? Que je découvre à quel point t’es une sale petite chienne en chaleur sous tes airs de bourgeoise ? — Julian… je… s’il te plaît… Ma voix n’est plus qu’un souffle pathétique. Je ne suis plus la femme qui chasse. Je suis la carcasse qu’on dévore. Il ne répond pas. Il saisit le tissu de ma culotte et, dans un craquement sec qui me fait frissonner jusqu'à la moelle, il la déchire. La soie cède, libérant mon sexe offert, ruisselant, exposé à l'ombre de cette réserve improvisée. Il retire sa main, et pendant une seconde, je me sens abandonnée, vulnérable. Mais le silence est rompu par le bruit d'une fermeture éclair qu'on descend lentement. Le son est métallique, définitif. Mes yeux se baissent, fascinés, malgré moi. Il libère son membre. Elle est là, dressée, sombre et veineuse, une arme de chair qui semble pulser au rythme de mon propre cœur affolé. Elle est magnifique et terrifiante. Le gland est déjà perlé d'un suc translucide, brillant sous le faible néon de la pièce. Julian me saisit la nuque, me forçant à regarder ce qu'il s'apprête à me faire. — Touche-la, commande-t-il. Mes doigts tremblants s'approchent de sa bite. La peau est brûlante, presque fiévreuse. Dès que je l'effleure, Julian lâche un grognement de prédateur et me plaque encore plus fort contre le mur. Il attrape mes deux mains et les bloque au-dessus de ma tête d'une seule poigne, me laissant totalement impuissante, le sexe béant devant lui. Il approche son visage du mien, si près que je peux voir l'éclat de cruauté et de désir pur dans son regard. — Je vais te baiser si fort que tu vas oublier comment tu t'appelles, Nathalie. Je vais te remplir de mon foutre jusqu'à ce que tu ne puisses plus marcher. Et tu sais ce qui est le pire ? C'est que tu vas adorer chaque seconde de cette humiliation. Il descend son regard vers ma chatte qui palpite, offerte, les lèvres charnues et luisantes de mon propre désir. Il ne pénètre pas encore. Il se contente de frotter le bout de son gland contre mon clitoris, un va-et-vient lent, tortueux, qui me fait perdre la raison. La sensation est électrique. Le contraste entre sa peau rugueuse et ma muqueuse sensible me tire des sanglots de frustration. — S'il te plaît, Julian… enfonce-toi… je n'en peux plus… — Pas encore, murmure-t-il en léchant le lobe de mon oreille. Je veux d'abord que tu sentes à quel point tu m'appartiens. Je veux que tu sentes l'odeur de ta propre excitation mêlée à la mienne. Ses doigts libres s'insèrent brutalement en moi, deux doigts qui fouillent mes profondeurs avec une autorité sans nom, testant mon humidité, élargissant mon entrée pour ce qui va suivre. Je sens l'air entrer en moi, le froid, puis la chaleur suffocante de son contact. Il me travaille sans aucune douceur, cherchant le point exact qui me fera basculer. Je sens mes parois se contracter autour de sa main, réclamant plus, réclamant tout. — Regarde comme tu es ouverte pour moi, ricane-t-il. Tu es une vraie petite traînée, Nathalie. Une prédatrice qui n'attendait qu'un maître pour lui mettre une laisse. Je ferme les yeux, mes hanches bougeant d'elles-mêmes, cherchant désespérément un contact plus profond. Je sens le bout de sa bite qui presse maintenant contre mon entrée, là où la peau est la plus fine, la plus réceptive. Il ne pousse pas. Il attend. Il savoure ma détresse, mon besoin animal de me faire déchirer. — Ouvre les yeux, Nathalie. Regarde-moi te détruire. J’ouvre les yeux, le souffle court, les pupilles dilatées par une terreur qui n'est que l'autre nom de mon excitation. Le visage de Julian est à quelques centimètres du mien, un masque de marbre froid, cruel, d’une beauté qui fait mal. Ses doigts sortent d'un coup sec, me laissant vide un instant, un vide insupportable que l’air frais vient mordre. Mais ce n’est qu’une seconde de répit. Je sens la tête de sa bite, large, brûlante, qui vient s'écraser contre mon clitoris gorgé de sang avant de redescendre vers mon entrée. Il appuie. Lentement. Je sens ma peau se tendre à rompre, mes lèvres inférieures qui s’écartent pour laisser passer ce membre massif qui semble vouloir me fendre en deux. Je pousse un gémissement rauque, une plainte animale, tandis qu’il force le passage. — Regarde, Nathalie, chuchote-t-il, sa voix vibrant jusque dans mes entrailles. Regarde comment je te prends. Je baisse les yeux, fascinée par le spectacle de ma propre déchéance. Sa bite, sombre et veinée, disparaît pouce par pouce dans ma chatte rose et dégoulinante. La friction est totale, brute. Je sens chaque pli de ma chair être lissé, écrasé par sa circonférence. C’est une douleur exquise, une sensation d’invasion qui me donne envie de hurler et de le supplier de ne jamais s'arrêter. Quand il est enfin au fond, enfoncé jusqu'aux couilles contre mes fesses, je sens son gland heurter mon col avec une violence qui me fait voir des étoiles. Il reste immobile un instant, savourant ma plénitude forcée. Je suis clouée, remplie, possédée comme je ne l’ai jamais été. Mon propre jus coule le long de ses couilles, se mélangeant à la sueur qui commence à perler sur son torse. Puis, il commence le massacre. Il se retire presque entièrement, laissant juste le bout de son gland me narguer, avant de frapper à nouveau. Un coup sourd, violent. *Schlak*. Le bruit de nos sexes qui s'entrechoquent résonne dans la pièce comme un coup de fouet. Je bascule la tête en arrière, les ongles plantés dans ses avant-bras, cherchant un appui alors qu'il accélère la cadence. — Tu voulais jouer la prédatrice ? grogne-t-il en me saisissant les cheveux pour m'obliger à le regarder. Tu n'es qu'une petite chienne qui a faim. Dis-le. Dis que tu as besoin de ma bite pour te sentir exister. — Oui… murmure-je dans un sanglot de plaisir. Julian, s’il te plaît… défonce-moi… Il obéit. Ses mouvements deviennent erratiques, sauvages. Il me pilonne sans aucune pitié, cherchant à atteindre ce point en moi qui me fera perdre la raison. À chaque coup, je sens mon utérus se contracter, mes parois vaginales enserrer son membre dans un spasme désespéré. L’odeur est entêtante : un mélange d’encens de la galerie, de son parfum de luxe et de l’odeur âcre de notre foutre et de ma cyprine qui s’évapore sous la chaleur de nos corps. Il me lâche les cheveux pour m’empoigner les hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma chair, laissant sûrement des marques qui seront bleues demain. Je m'en fous. Je veux ces marques. Je veux qu'il m'imprime sa possession. Ses coups de reins deviennent plus courts, plus rapides, une mécanique de précision destinée à m'anéantir. Je sens la vague monter, un tsunami de feu qui part de mon sexe et irradie dans tout mon ventre. Mes muscles se tendent à l'extrême. Je ne suis plus Nathalie, l'acheteuse d'art sophistiquée. Je suis une fente ouverte, une bouche qui implore, un corps qui se liquéfie sous l'assaut d'un maître. — Je vais venir, Julian… je vais… — Regarde-moi ! ordonne-t-il. Je plonge mes yeux dans les siens, ces gouffres noirs où je me perds. Au moment où il sent mes premières contractions l'enserrer, il donne un dernier coup de rein, plus profond que tous les autres, s'ancrant en moi. Je hurle, mon orgasme m'arrachant un cri qui se meurt dans sa bouche alors qu'il m'embrasse avec une brutalité sauvage. À l'intérieur de moi, c'est l'explosion. Je le sens durcir encore, si c'est possible, avant qu'il ne lâche les vannes. Je sens le jet chaud de son foutre frapper mon col, une, deux, trois fois. C’est une inondation brûlante, une souillure sacrée qui me remplit jusqu’au bord. Il continue de décharger son sperme en moi tandis que mon corps est secoué par des spasmes interminables. Nous restons ainsi, soudés, haletants, le silence de la galerie retombant sur nous comme une chape de plomb. Sa bite bat encore à l'intérieur de moi, s'affaissant lentement. Il se retire d'un coup, et je ne peux m'empêcher de gémir devant cette sensation de perte. Un mélange laiteux et rosâtre s'écoule lentement entre mes cuisses, venant tacher le sol immaculé de la galerie. Julian se rhabille avec une nonchalance insultante, boutonnant sa chemise sans même me regarder. Le prédateur a fini son repas. Je reste là, tremblante, les jambes en coton, l'ombre de lui encore gravée dans mes entrailles. Il s'approche une dernière fois, me relève le menton d'un doigt glacé. Son regard est redevenu celui d'un étranger, distant et supérieur. — Tu as ta réponse, Nathalie. L’art n’est rien sans la douleur de la possession. Ne l’oublie pas. Il se détourne et s'enfonce dans l'obscurité des couloirs, me laissant seule avec l'odeur de son sperme et le goût amer de ma propre soumission. Je ferme les yeux, une larme de rage et d'extase coulant sur ma joue. Il ne m'a pas seulement baisée. Il m'a détruite. Et le pire, c'est que je sais déjà que je ramperai pour qu'il recommence. FIN DU CHAPITRE.

La Proie Devient Chasseur

Je reste prostrée sur le marbre froid de la galerie, les genoux écartés, fixant sans vraiment la voir la flaque de foutre et de sang qui s’étale sous moi. C’est le portrait craché de ma vie : un gâchis esthétique, une souillure d’art contemporain. Julian est parti. Le claquement de la porte de secours a résonné comme un coup de feu, mais l’écho qui hurle dans mon bassin est bien plus assourdissant. Ma chatte me lance, pulsant au rythme de mon cœur affolé. Elle est béante, meurtrie, gorgée de lui, et pourtant, le vide revient déjà. Cette nymphe insatiable en moi, cette bête immonde qui dévore ma dignité, réclame déjà son dû. Je me redresse avec difficulté. Mes muscles tremblent. Je sens le liquide visqueux glisser le long de ma cuisse intérieure, une trace thermique qui me rappelle ma défaite. Je ne cherche même pas à m’essuyer. Je remonte ma culotte en dentelle, qui s'imbibe instantanément de son odeur, cette fragrance de mâle, de tabac froid et de sueur musquée qui me monte à la tête comme une drogue dure. Je lisse ma robe noire, réajuste mes talons. Mon reflet dans une vitre me renvoie l'image d'une femme dont les yeux brillent d'une fièvre malsaine. Je ne suis pas une victime. Je suis une camée en manque de son dealer. Je sors dans la nuit parisienne. L’air frais de novembre me gifle, mais il ne suffit pas à éteindre l’incendie qui couve entre mes jambes. La rue est sombre, mouillée par une pluie fine qui transforme le bitume en miroir déformant. Au bout de l'allée, je vois sa silhouette. Julian marche d’un pas lent, assuré, ses larges épaules découpées par la lumière blafarde d'un réverbère. Il ne se retourne pas. Il sait que je suis là. Il sent mon sillage, cette odeur de femelle en chaleur qu'il a lui-même provoquée. Je le suis. À distance. Chaque pas est un supplice et une extase. Le frottement du tissu contre mes lèvres gonflées me fait gémir tout bas. Je glisse une main dans ma poche, mes doigts crispés sur le vide, imaginant sa main à lui, sa main calleuse qui m'écraserait à nouveau. La faim me tord les entrailles. Ce n’est plus de la nymphomanie à ce stade, c’est une érosion de l’âme. Je veux qu’il me reprenne, là, contre un mur décrépi, sous la pluie, au milieu des passants s'il le faut. Je veux qu'il vide ce qui lui reste de foutre dans ma gorge jusqu'à ce que j'étouffe, jusqu'à ce que je n'existe plus que par sa semence. Il s'engouffre dans la bouche du métro, la station Richard-Lenoir. Je presse le pas, le cœur battant à tout rompre. L'odeur change : l'ozone, l'urine, la poussière métallique. C’est mon élément. C’est là que les prédatrices comme moi chassent d’ordinaire, dans l’anonymat des rames bondées, cherchant un frottement, une main qui s'égare, un regard qui consent. Mais ce soir, le gibier est unique. Je le repère sur le quai désert. Il est debout, les mains dans les poches de son manteau de laine sombre, fixant les rails noirs. La tension est telle que l'air semble se figer. Je m'approche, mes talons claquant sur le carrelage poisseux. Je m'arrête à deux mètres de lui. L'humidité ambiante fait boucler mes cheveux, et je sens une goutte de sueur, ou peut-être de son sperme qui a fini par déborder, couler lentement dans le creux de mon genou. Il ne bouge pas d'un iota. Son calme est une insulte à mon agonie. — Pourquoi tu me suis, Nathalie ? dit-il enfin, sa voix de baryton résonnant dans le tunnel vide. Le son de mon nom dans sa bouche me provoque une décharge électrique qui me fait serrer les cuisses. Ma chatte est une plaie ouverte, une bouche qui implore. — Tu n'as pas fini le travail, je souffle, ma voix brisée, rauque de désir et de haine. Tu m'as laissée là comme une merde. J'ai encore faim, Julian. J'ai toujours faim. Il se tourne lentement vers moi. Ses yeux sombres sondent les miens, perçant mon masque de libertine pour atteindre la gamine terrifiée qui se cache derrière. Il voit tout : la nymphomanie qui me déchire, la solitude qui me bouffe, et ce besoin viscéral d'être possédée pour me sentir exister. Il esquisse un sourire cruel, presque tendre. — Ta faim est un puits sans fond, petite. Je pourrais te baiser jusqu'à ce que tes jambes ne te portent plus, jusqu'à ce que ton utérus crie grâce, que tu reviendrais ramper pour une goutte de plus. Il fait un pas vers moi. Je ne recule pas. Au contraire, j'avance, ma poitrine frôlant son torse puissant. Je sens la chaleur qui émane de lui, une fournaise qui m'attire. — Alors prouve-le, je réplique en ancrant mon regard dans le sien. Détruis-moi pour de bon. Ne te contente pas de m'effleurer avec ton art de galerie. Je veux le vrai Julian. Celui qui a les mains sales. Celui qui n'a pas d'empathie. Je pose ma main sur son entrejambe, sentant déjà la rigidité de son sexe sous le tissu épais. Mon doigt dessine les contours de sa bite, une promesse de fer que je veux sentir me déchirer de l'intérieur. Son souffle s'accélère. La proie pense avoir piégé le chasseur, mais dans l'ombre du métro, les rôles sont déjà en train de se brouiller. Le grondement du train qui approche au loin fait vibrer le sol sous nos pieds, une métaphore du chaos qui s'apprête à nous submerger à nouveau. — Tu veux de la saleté, Nathalie ? murmure-t-il à mon oreille, sa main saisissant brutalement ma nuque pour me forcer à lever les yeux. Tu veux que je te traite comme la chienne en chaleur que tu es ? Il appuie son bassin contre le mien, m'écrasant contre un pilier métallique froid. Le contraste entre le métal glacé sur mon dos et sa bite brûlante contre mon ventre me tire un gémissement rauque. — Oui... je siffle entre mes dents. Fais-moi oublier qui je suis. Fais-moi oublier que j'ai un nom. Le métro déboule dans la station dans un fracas de ferraille, inondant le quai d'une lumière crue. Les portes s'ouvrent sur un wagon presque vide. Julian me lâche brusquement, me laissant chancelante. — Monte, ordonne-t-il. Ce n'est pas une invitation. C'est un arrêt de mort pour ma dignité. Et je m'exécute, le suivant dans la gueule du monstre d'acier, mon corps entier vibrant d'une impatience obscène. Le premier tiers de cette nuit ne fait que commencer, et je sens que je vais y laisser bien plus que quelques fluides sur un sol de galerie. Les portes du wagon se referment dans un sifflement pneumatique qui sonne, à mes oreilles, comme le verrou d’une cellule de prison. Le train s’ébranle, les roues de métal hurlent contre les rails dans un crissement strident qui me fait tressaillir. Julian ne me regarde pas. Il se tient debout, une main agrippée à la barre centrale, son corps oscillant avec la fluidité d’un prédateur marin. Il y a deux autres passagers au bout de la rame : un type avec un casque audio et une femme endormie contre la vitre. Ils n'existent pas. Pour Julian, je ne suis qu'un objet qu’il a ramassé sur le quai, un déchet de luxe dont il va disposer. — Assieds-toi, Nathalie, lâche-t-il sans même me jeter un regard. Je m’exécute, mes jambes flageolantes me trahissant presque. Je m’affale sur le siège en plastique bleu, dur et froid. Il s’approche, se postant juste devant moi, bloquant mon horizon avec sa carrure. L'odeur de son parfum mêlée à celle de la sueur froide et de l’ozone du métro m'enivre. Je lève les yeux vers lui, cherchant une trace de pitié, d’humanité. Je n'y trouve qu'une détermination glaciale. Il attrape le bas de ma robe en soie. D’un geste sec, lent, presque cérémonieux, il la remonte jusqu’à ma taille. Je sens l’air climatisé, vicié et frais, frapper la peau nue de mes cuisses, puis l'humidité brûlante de mon entrejambe. Je n'ai pas mis de culotte. Je savais ce qui m'attendait, ou plutôt, je l'espérais avec une ferveur de martyre. — Regarde-toi, murmure-t-il, sa voix couverte par le vrombissement du moteur. Regarde comme tu es offerte. Il écarte mes genoux de ses mains gantées de cuir. Le cuir noir sur ma peau blanche est une insulte esthétique, un contraste violent. Il plonge ses yeux dans les miens pendant qu'il descend sa main vers ma fente. Quand ses doigts effleurent mes lèvres gonflées, je lâche un hoquet qui meurt dans ma gorge. Je suis trempée. Un filet de désir visqueux coule déjà le long de mes fesses, maculant le plastique du siège. — Tu es une putain de fontaine, Nathalie. Tu mouilles pour un homme qui te méprise. Ça te plaît, n'est-ce pas ? De sentir que tu n'as plus aucune valeur à part celle de ce trou entre tes jambes ? Il n’attend pas de réponse. Il enfonce brutalement deux doigts en moi. Je cambre le dos, les ongles plantés dans le skaï du siège voisin. C’est trop, trop vite. Ses doigts fouillent mes entrailles avec une rudesse technique, sans aucune douceur. Il cherche mon col, le malmène, tandis que son pouce écrase mon clitoris avec une pression insoutenable. — Julian... je t'en prie... — Tu t'en pries quoi ? Que je t'encule ici même ? Que je laisse ces gens te voir te vider de ton foutre ? Il retire ses doigts dans un bruit de succion écœurant et excitant. Il les porte à ses lèvres, lèche le suc brillant qui les recouvre en me fixant, un sourire cruel étirant ses lèvres. Puis, sans prévenir, il ouvre sa braguette. Sa bite jaillit, violente, déjà furieuse. Elle est massive, parcourue de veines saillantes, le gland violacé et déjà perlé d'un liquide séminal translucide. L'odeur de son sexe, cette odeur de mâle en rut et de cuir, m'envahit les sinus. — Prends-la, ordonne-t-il. Je veux que tu nettoies tes fluides sur mon nœud. Je glisse du siège pour me retrouver à genoux sur le sol sale du wagon. Les vibrations du train remontent dans mes os, faisant s'entrechoquer mes dents. Je saisis sa queue à pleines mains. Elle est brûlante, dure comme du granit. Je lèche d'abord la base, remontant lentement le long de la hampe, sentant chaque battement de son sang sous la peau fine. Julian pose sa main sur ma tête, ses doigts s'emmêlant dans mes cheveux pour guider mon mouvement. — Ouvre grand, chienne. Je l'engouffre. Ma gorge se serre, mes yeux pleurent alors qu'il s'enfonce jusqu'à la garde, ses couilles venant frapper mon menton. Le goût est âpre, métallique, divin. Il commence un va-et-vient impitoyable, ne me laissant aucune chance de reprendre mon souffle. Je m'étouffe à moitié, le bruit de ma succion se mêlant au vacarme du métro qui s'engouffre dans un tunnel étroit. Il me tire brusquement par les cheveux pour me forcer à lâcher prise. Un fil de salive et de cyprine relie ma bouche à son gland luisant. — Pas encore, siffle-t-il. Je ne vais pas te laisser finir aussi facilement. Il me relève d'une main de fer et me retourne contre la paroi vitrée du wagon. Mon visage est écrasé contre la vitre sombre où se reflète, par intermittence, l'éclairage des néons du tunnel. Mes fesses sont offertes, mes jambes écartées par ses bottes qu'il glisse entre les miennes. Je sens la pointe de son sexe presser contre mon entrée, là où la peau est la plus fine, la plus sensible. Il ne pénètre pas tout de suite. Il frotte son gland contre ma chatte, étalant mon propre jus de bas en haut, de mon anus jusqu'à mon clitoris qui hurle de manque. — Tu sens ça, Nathalie ? C’est le poids de ta déchéance. On arrive bientôt à ma station. Et si je décidais de te baiser ici, devant tout le monde, alors que les portes s'ouvrent ? Il attrape mes hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma chair jusqu'au bleu. Il se cabre, prêt à m'embrocher, et je sens l'extrémité de sa bite forcer le passage, écartant mes chairs avec une puissance dévastatrice. Le train ralentit. Les freins hurlent. Mon cœur cogne contre mes côtes comme un animal en cage. L'obscurité du tunnel laisse place à la lumière crue d'une nouvelle station. Des gens attendent sur le quai. — Julian... s'il te plaît... fais-le... maintenant... Il ricane, un son bas et guttural, et s'enfonce de quelques centimètres, juste assez pour me faire basculer dans une agonie de plaisir pur, avant de s'arrêter net alors que le train s'immobilise. Les portes bipent. Le monde extérieur est à deux mètres de nous. Il est là, garé en moi, son souffle chaud dans mon cou, alors que les premiers passagers tournent la tête vers le fond du wagon. L’adrénaline se mélange à l’excitation la plus sale. Je suis à la merci de son prochain coup de rein. Tout ce qui me reste de dignité est suspendu à sa décision de me détruire en public ou de m'emmener plus loin dans son enfer personnel. Sa bite palpite à l'intérieur de moi, une promesse de déflagration que je sens monter du plus profond de mes entrailles. — On sort, dit-il avec un calme terrifiant, alors que sa queue glisse hors de moi, me laissant vide, béante et tremblante. On va finir ça là où personne ne t'entendra hurler. Il me saisit par le bras, me traînant hors du wagon alors que je tente désespérément de rajuster ma robe sur mes cuisses couvertes de son foutre et de ma moiteur. Le plus dur est à venir, et je sais que je ne suis pas prête pour ce qu'il a prévu pour la suite. Le froid du parking souterrain me claque au visage, mais c’est un incendie qui ravage mes entrailles. Julian me traîne, ses doigts s’enfonçant dans la chair de mon bras comme des serres. Je trébuche, mes talons claquant sur le béton poisseux, alors que je sens le mélange visqueux de sa semence et de ma propre mouille couler lentement le long de ma cuisse interne. C’est humiliant. C’est atroce. Et c’est la seule chose qui me fait me sentir vivante. Il s’arrête devant une berline noire, massive, tapie dans l’ombre d’un pilier en béton. D’un geste sec, il déverrouille les portières et me projette contre la carrosserie froide. Avant que je puisse reprendre mon souffle, il me retourne et m’écrase le visage contre la tôle. — Tu voulais jouer, Nathalie ? murmure-t-il à mon oreille, sa voix n'est plus qu'un grognement animal. Tu voulais voir jusqu'où j'irais ? On y est. Il soulève brutalement l’arrière de ma robe. L'air frais sur mes fesses nues me fait frissonner, mais la chaleur de ses mains qui m'écartent les fessiers est une brûlure. Sans aucun préambule, sans une once de tendresse, il libère à nouveau sa queue de son pantalon. Je l’entends défaire sa ceinture, le cuir qui grince, le métal qui tinte. Puis, je sens la pointe de son gland, large et brûlante, contre mon entrée encore palpitante du wagon. Il ne demande rien. Il prend. Il s'enfonce d'un coup sec, une lame de chair qui me déchire et me comble en même temps. Je pousse un cri qui se perd contre la carrosserie. Ma chatte, gorgée de sang et de cyprine, s'étire violemment pour accueillir sa circonférence brutale. Il ne s'arrête pas. Il commence un va-et-vient sauvage, ses hanches percutant mon cul avec un bruit de viande contre viande qui résonne dans le silence du parking. — Regarde-toi, souffle-t-il en attrapant mes cheveux pour forcer ma tête en arrière. Regarde ton reflet dans la vitre. Tu n'es qu'une chienne en manque de foutre. Je vois mon visage déformé par la douleur et le plaisir dans le reflet sombre de la fenêtre. Mes yeux sont révulsés, ma bouche ouverte sur des halètements saccadés. Chaque coup de rein de Julian me soulève, me brise, me reconstruit. Sa bite est énorme, dure comme du fer, elle racle les parois de mon utérus à chaque poussée. Je sens ses couilles lourdes frapper contre mon périnée, une percussion sourde qui me rend folle. Il retire sa main de mes cheveux pour la plaquer sur ma nuque, m'écrasant davantage contre la voiture. De l'autre main, il descend entre mes jambes, ses doigts rugueux trouvant mon clitoris gonflé, le triturant sans aucune pitié alors qu'il continue de m'enfoncer. La double stimulation est insoutenable. Je sens l'orgasme monter, une vague de fond noire et violente. — Julian... s'il te plaît... Julian ! — Quoi ? Qu'est-ce que tu veux ? Hurle-le ! — Défonce-moi ! Fais-moi mal ! Remplis-moi ! Il grogne, un son primitif, et accélère encore la cadence. Il n'est plus un homme, il est une machine de guerre. Je sens sa queue gonfler encore à l'intérieur de moi, battre au rythme de son cœur. Ma chatte se contracte en spasmes douloureux, serrant son membre à le broyer. La jouissance explose, une décharge électrique qui me paralyse les membres. Je hurle, mon front cognant contre la vitre, alors que je sens le premier jet de son foutre brûlant percuter le fond de ma gorge utérine. Il ne s'arrête pas. Il continue de pilonner mon corps convulsé, déchargeant jet après jet sa semence en moi, m'inondant, me marquant de son empreinte la plus intime. Son souffle est court, haché. Il finit par s'immobiliser, enfoncé jusqu'aux couilles, sa queue tressaillant encore dans ma chaleur. Le silence retombe, lourd, seulement troublé par nos respirations erratiques. Il se retire lentement, le bruit de succion de sa bite quittant ma chatte béante est la chose la plus sale que j'aie jamais entendue. Je m'effondre contre la portière, mes jambes refusant de me porter. Je sens le liquide chaud déborder de moi et couler en filets épais sur le béton. Julian se rhabille avec un calme olympien, ajustant sa cravate comme s'il sortait d'une réunion d'affaires. Il me regarde, une lueur de mépris et de possession absolue dans les yeux. — Nettoie-toi, dit-il en jetant un mouchoir en tissu à mes pieds. On n'en a pas fini. Ce n'était que l'apéritif. Il monte dans la voiture et démarre le moteur. Je reste là, tremblante, le ventre lourd de son foutre, réalisant avec une terreur délicieuse que je ne suis plus la proie qui chasse. Je suis son esclave, et le pire, c'est que je ramperais dans la merde pour qu'il recommence. Le chapitre se ferme sur le bruit sourd de la portière qu'il m'ouvre, m'invitant à monter vers ma destruction finale.

Le Premier Naufrage

La banquette en cuir de sa berline allemande est glacée contre mes cuisses nues. Je ne porte plus de culotte, jetée quelque part sur le bitume poisseux du parking souterrain. À chaque cahot de la route, à chaque accélération brutale de Julian dans les rues désertes de Paris, je sens son foutre, épais et encore chaud, glisser hors de ma chatte pour venir poisser le creux de mes fesses. C’est une sensation de souillure absolue, une marque de propriété liquide qui me rappelle que je ne m’appartiens plus. Julian conduit d’une main, l’autre posée avec une désinvolture insultante sur le levier de vitesse. Ses phalanges sont tatouées, ses muscles bandés sous la chemise dont il a remonté les manches. Il ne me regarde pas. Il n’en a pas besoin. Il sait que je suis là, réduite à l'état de flaque, les yeux fixés sur son profil de prédateur. L’odeur dans l’habitacle est un mélange écœurant et addictif de tabac froid, de cuir et de notre sexe. — Tu trembles, Nathalie, lâche-t-il sans quitter la route des yeux. Sa voix est un grondement sourd qui fait vibrer mes entrailles encore douloureuses de son assaut précédent. — J’ai froid, je mens, la voix brisée. — Non. Tu as faim. Ton corps réclame déjà ce que je vais lui infliger. Ta petite maladie de nymphomane est en train de te bouffer de l’intérieur, et tu pries pour que je sois celui qui te vide de toute cette tension. Il a raison. C’est ce qui est terrifiant chez lui. Il lit sous mon masque de fille facile, il voit la faille béante, ce trou noir dans ma poitrine que je tente de combler avec des bites anonymes depuis des années. Mais Julian n’est pas anonyme. Il est le marteau qui va briser la vitre. Il pile brusquement devant un immeuble de type industriel près du canal Saint-Martin. Un ancien entrepôt transformé en loft. Il sort, ne m’attend pas. Je le suis comme une chienne, les jambes flageolantes, ma robe de soie remontée trop haut, révélant à qui voudrait le voir que je suis trempée de son sperme. L’ascenseur monte dans un silence de cathédrale. Je me vois dans le miroir de la cabine : cheveux en bataille, maquillage étalé, lèvres gonflées par ses baisers brutaux. Je ressemble à ce que je suis : une épave sexuelle. Julian se tient derrière moi. Il ne me touche pas, mais sa chaleur irradie. Je sens son regard peser sur ma nuque, là où il m’a mordu tout à l’heure. — Dans mon monde, on ne triche pas, murmure-t-il contre mon oreille alors que les portes s’ouvrent sur son loft. Tu voulais jouer la prédatrice ? Ici, tu n'es que la matière première. Le loft est immense, froid, rempli d'acier et de béton ciré. Très peu de meubles. Un lit monumental au centre de la pièce principale, sous une verrière qui laisse filtrer la lumière sale des réverbères parisiens. L'air est chargé d'une tension électrique. Julian retire sa veste et la jette sur un fauteuil. Il se tourne vers moi. Ses yeux sombres sondent mon âme avec une précision chirurgicale. — À genoux. Le commandement tombe, sec, sans appel. Mon cœur rate un battement. D’ordinaire, c’est moi qui mène la danse, moi qui décide quand et comment. Mais avec lui, ma volonté s'évapore. Je m'exécute. Mes genoux percutent le béton froid. Je lève les yeux vers lui, les mains tremblantes posées sur mes cuisses. Il s’approche lentement, déboutonnant sa chemise. Sa musculature est saillante, couverte de motifs noirs complexes qui semblent s'animer sous sa peau. Il s'arrête juste devant mon visage. Je suis à la hauteur de sa braguette, là où son sexe, déjà dur, déforme le tissu de son pantalon de costume. — Ouvre-le, ordonne-t-il. Et fais-le avec tes dents. Je veux voir jusqu'où va ta soumission, Nathalie. Je veux voir si tu es capable d'être autre chose qu'une simple consommatrice de viande. Je sens mes joues s'empourprer. L'humiliation se mélange à une excitation sauvage, presque douloureuse. Je m'approche, l'odeur de son sexe à travers le tissu m'enivre. Je plante mes dents dans le métal de la fermeture éclair. C'est froid, dur. Je tire lentement, centimètre par centimètre. Le bruit de la crémaillère résonne dans le loft vide comme un coup de feu. Dès que le curseur descend, sa bite jaillit, sombre, massive, pulsante de sang. Elle est magnifique et terrifiante. Les veines sont gonflées, la peau est tendue à craquer. Le gland, déjà perlé de cyprine et de restes de notre précédente étreinte, est d'un rouge sombre. — Regarde-la, me dit-il en m'empoignant les cheveux pour me forcer à garder la tête haute. C’est ça que tu cherches dans chaque lit, non ? L’oubli. Eh bien, je vais te le donner jusqu’à ce que tu en crèves. Il ne me laisse pas le temps de répondre. Il saisit mon visage entre ses mains puissantes et me force à ouvrir grand la bouche. Il n'y a aucune douceur. Il enfonce sa bite profondément, sans préliminaire, jusqu'au fond de ma gorge. Je m'étouffe, mes yeux s'embuent de larmes réflexes, mais il ne s'arrête pas. Il commence un va-et-vient brutal, sa main tenant fermement mon crâne pour me transformer en un simple réceptacle de chair. Le bruit de sa peau contre mes lèvres, le claquement de ses testicules contre mon menton, c’est la seule musique de ce naufrage annoncé. Je sens l’acier de son désir me déchirer la gorge, et pour la première fois de ma vie, j'ai l'impression de ne plus exister. C'est exactement ce que je voulais. C'est exactement ce qui va me détruire. Il se retire brusquement. Le bruit de sa bite qui glisse hors de ma gorge, humide et sonore, résonne dans le silence oppressant du loft. Je m’écroule en avant, les mains à plat sur le parquet froid, secouée par une quinte de toux rauque qui me déchire les poumons. Un filet de salive visqueuse coule de ma lèvre inférieure, s’étirant jusqu’au sol. Je suis pitoyable. Je suis brisée. Et j’en redemande. Julian ne me laisse pas reprendre mon souffle. Il m’attrape par la taille, m’arrachant à la pesanteur pour me projeter sur le lit immense aux draps de soie noire. Je rebondis sur le matelas, le corps pantelant, les jambes grandes ouvertes dans une vulnérabilité totale. Il se tient debout devant moi, défaisant la boucle de sa ceinture dans un cliquetis métallique qui sonne comme un glas. — Regarde-moi, Nathalie, ordonne-t-il d'une voix qui n'admet aucune réplique. Je lève les yeux. Sa bite est là, dressée, massive, parcourue de veines saillantes qui pulsent au rythme de son sang. Elle est luisante de ma propre bave, un dard d’acier prêt à m’exécuter. Il ne porte plus que sa chemise blanche déboutonnée, ses abdominaux tracés par une ombre dure sous la lumière rouge. Il a l'air d'un dieu vengeur, et je ne suis que l'offrande qu'il s'apprête à dévorer. Il s'approche, grimpe sur le lit et s’agenouille entre mes cuisses. Ses mains, larges et calleuses, saisissent mes genoux pour les écarter davantage, jusqu'à la limite de la douleur. Il plonge son regard dans le mien, cherchant la moindre trace de résistance, n’y trouvant que ma déchéance consentie. — Tu mouilles déjà comme une traînée, crache-t-il en glissant un doigt brutal dans ma chatte. Je lâche un cri étranglé. Le contraste entre le froid de l'air et la chaleur de son doigt me foudroie. Il enfonce deux, puis trois doigts d'un coup, sans aucun ménagement, labourant mes parois intérieures qui se serrent désespérément sur lui. Le bruit est obscène : un claquement de fluides, un succion grasse qui témoigne de mon excitation honteuse. Ma chatte est en feu, gorge de sang, inondant ses doigts de cette cyprine brûlante qui coule maintenant le long de mes fesses. — Dis-le, murmure-t-il en se penchant sur moi, son souffle chaud sur mon oreille. Dis-moi que tu n’es rien d’autre qu’un trou pour moi. Dis-le ou je m'en vais. — Je ne suis… rien, je hoquète, le bassin soulevé par les spasmes qu'il provoque avec sa main. Je suis ton trou, Julian. Prends-moi. Détruis-moi. Il retire ses doigts avec une lenteur calculée, me laissant vide et haletante. Il saisit sa bite à pleine main, la masturbant deux ou trois fois pour faire perler un peu de liquide séminal à son sommet. Je vois le gland pourpre, énorme, qui vient s'écraser contre mon clitoris. La sensation me fait cambrer le dos, mes ongles s'enfoncent dans le matelas. — Pas encore, décrète-t-il. Retourne-toi. À quatre pattes. Je m'exécute, mes muscles tremblants menaçant de me lâcher à chaque seconde. Je me retrouve face au mur, les fesses offertes, le dos creusé. Je sens son regard peser sur mon intimité béante, exposée sans aucune pudeur sous la lumière crue. C'est le moment où la honte se mélange à un plaisir si pur qu'il en devient insoutenable. Julian s’installe derrière moi. Je sens la pointe de son sexe qui cherche l’entrée, qui presse contre mes lèvres gonflées. Il ne rentre pas tout de suite. Il joue avec mon attente, frottant sa tige contre ma fente, étalant mon foutre et mon désir sur toute la longueur de sa bite. Chaque va-et-vient extérieur est une torture. — Tu sens ça ? me demande-t-il en m'agrippant violemment les hanches, ses pouces s'enfonçant dans ma chair. Tu sens comme tu es ouverte pour moi ? Tu vas prendre chaque centimètre, Nathalie. Tu vas l'encaisser jusqu'au fond des tripes. Il crache sur sa main et vient étaler sa salive sur mon anus, puis sur l’entrée de ma chatte. Le geste est d'une vulgarité sans nom, et pourtant, il me fait gémir de besoin. Mon corps réclame l'invasion. Je veux qu'il me déchire, qu'il comble ce vide immense qui me ronge le cœur depuis toujours. D’un coup sec, il enfonce le gland. La douleur est fulgurante, une déchirure sourde qui me fait hurler contre l’oreiller. Il s'arrête un instant, me laissant le temps d'intégrer la taille de son membre qui m'écarte de l'intérieur. Je me sens pleine, étirée à l'extrême, chaque millimètre de ma muqueuse collé contre sa peau brûlante. — Respire, ordonne-t-il avec une dureté sans faille. Ce n'est que le début. Il reprend sa progression, centimètre par centimètre. Je sens sa bite forcer le passage, s'enfonçant plus loin que quiconque n'est jamais allé. À chaque poussée, j'ai l'impression que mes organes se déplacent, qu'il redessine ma géographie interne avec sa brutalité. Quand il arrive enfin à la garde, ses testicules frappant mon périnée avec un bruit sourd, je ne suis plus qu'un cri muet. Il commence alors un mouvement lent, profond, dévastateur. Il se retire presque entièrement, me laissant aspirer l'air, avant de s'engouffrer à nouveau avec la force d'un bélier. Le lit grince sous la violence de l'assaut. Ma tête cogne contre la tête de lit, mais Julian ne ralentit pas. Au contraire. Il accélère, transformant la pénétration en une joute sauvage. — Regarde derrière toi, grogne-t-il. Regarde comment je t'encule, putain ! Je tourne la tête, le cou tordu par la douleur et l'extase. Je vois sa bite disparaître et réapparaître dans ma chatte rouge, le va-et-vient expulsant de petites bulles de fluides mêlés. L'odeur du sexe, de la sueur et du cuir m'enveloppe, m'asphyxie. Je ne suis plus Nathalie. Je ne suis plus cette femme brisée par le deuil. Je suis une femelle sous le joug d'un mâle qui a décidé de lui arracher son âme par le sexe. Le plaisir commence à monter, vicieux, électrique. Il n'est pas doux. C'est une décharge qui part de l'endroit où il me frappe le col de l'utérus pour irradier dans tout mon ventre. Julian le sent. Il sait exactement où frapper pour me faire perdre la raison. Ses mains lâchent mes hanches pour venir s'enrouler autour de mon cou, serrant juste assez pour que ma vision se trouble. — C'est ça que tu voulais ? L'oubli ? me crie-t-il alors qu'il redouble de violence, ses coups de rein devenant erratiques, bestiaux. Je vais te donner tellement de plaisir que tu vas oublier ton propre nom ! Je ferme les yeux, mes doigts griffant désespérément les draps. La vague arrive. Elle est immense, noire, terrifiante. Je sens mon orgasme se préparer dans un spasme de douleur et de luxure pure, tandis que Julian, derrière moi, commence à haleter comme un animal traqué, sa bite devenant encore plus dure, plus exigeante, prête à exploser en moi. Je n'ai plus d'air. La pression de ses doigts sur ma trachée m'arrache un sifflement rauque, tandis que ma vue se parsemé d'étoiles noires. Ce n'est plus du sexe, c'est une exécution. Julian est une machine de guerre, ses hanches claquant contre mes fesses avec une régularité terrifiante. Chaque coup de boutoir est une invasion, sa bite énorme et brûlante venant ramoner mon utérus avec une force qui me donne envie de hurler et de mourir en même temps. — Regarde-moi, putain, m'ordonne-t-il, sa voix n'étant plus qu'un grognement guttural. Il me force à tourner la tête, me saisissant la mâchoire pour que je croise son regard. Ses yeux sont sombres, injectés de sang, dépourvus de toute pitié. Il n'y a plus de Julian, l'homme d'affaires, le séducteur. Il n'y a qu'un prédateur qui prend ce qui lui est dû. Ma chatte est en feu, trempée de mon propre jus qui gicle à chaque va-et-vient, lubrifiant l'assaut barbare qu'il m'inflige. Je sens les parois de mon sexe se gonfler, se crisper désespérément autour de son membre, cherchant à la fois à le repousser et à le broyer pour ne plus jamais le lâcher. — Tu es à moi, Nathalie. Dis-le. Dis que tu n'es qu'une traînée sous ma bite. — Je... je suis à toi... Julian... s'il te plaît... Je ne sais même pas ce que je demande. La fin ? Le plaisir ? La mort ? Il redouble de violence, ses couilles frappant mon périnée avec un bruit sourd de viande contre viande. La douleur de l'impact se mélange à l'électricité du plaisir, créant un cocktail toxique qui me fait perdre tout contact avec la réalité. Je ne suis plus qu'une plaie ouverte, un orifice béant dédié à sa jouissance. L'orgasme monte, une déferlante de lave qui s'accumule à la base de mon échine. C'est insoutenable. Mon ventre se tord en noeuds serrés. Ses doigts s'enfoncent davantage dans ma gorge, m'étouffant presque, et c'est ce manque d'oxygène qui finit de me briser. Mes muscles vaginaux explosent dans une série de spasmes convulsifs, enserrant sa bite comme un étau de fer. Je hurle, un cri muet étouffé par sa main, alors que mon sexe m'échappe, expulsant des jets de cyprine contre ses cuisses. Julian rugit. Il lâche mon cou pour s'agripper à mes épaules, ses ongles s'enfonçant dans ma peau. Il donne trois derniers coups de rein d'une sauvagerie inouïe, s'enfonçant si profondément que j'ai l'impression qu'il va me transpercer l'estomac. Puis, il se fige. Je sens sa bite palpiter, s'élargir encore à l'intérieur de moi alors qu'il décharge. Des vagues de foutre brûlant inondent mon fond, un flot ininterrompu qui me brûle de l'intérieur. Il se vide en moi avec une intensité qui le fait trembler de tout son long, sa semence m'emplissant jusqu'au bord, coulant déjà sur mes cuisses en ruisseaux gluants. On reste ainsi de longues secondes, soudés l'un à l'autre par la sueur et le sperme, le seul bruit étant celui de nos souffles hachés qui déchirent le silence du loft. Julian est lourd sur moi, une masse de muscles et de possession. Puis, sans un mot, il se retire. Le bruit de succion de son sexe quittant ma chatte meurtrie me fait monter les larmes aux yeux. Je m'effondre sur le ventre, le visage écrasé contre le drap froissé qui sent l'amour sale et la défaite. Je sens le mélange de nos fluides s'écouler de moi, une souillure chaude qui s'étale sur le matelas. Julian se lève. Je l'entends ramasser ses vêtements dans le noir. Il n'y a pas de caresse post-coïtale, pas de murmure tendre. Le naufrage est total. Il s'arrête au bord du lit, sa silhouette imposante se découpant contre la lueur des grat-ciels de Manhattan à travers la baie vitrée. — Ne te méprends pas sur ce qui vient de se passer, Nathalie, dit-il d'une voix désormais froide, dénuée de toute l'émotion brutale de l'acte. Tu voulais l'oubli. Tu l'as eu. Maintenant, tu sais quel est le prix. Il quitte la chambre. La porte claque avec une finalité métallique qui résonne dans ma poitrine vide. Je reste seule dans l'obscurité, les jambes tremblantes, le sexe douloureux et plein de lui. Je ferme les yeux, laissant enfin les larmes couler sur mes joues. Julian ne m'a pas seulement baisée. Il m'a démantelée, pièce par pièce, laissant derrière lui une épave dérivant dans un océan de foutre et de regrets. Le premier naufrage est terminé. Et je sais, avec une certitude terrifiante, que je ne reverrai jamais la terre ferme. Je ramène mes genoux contre ma poitrine, ignorant la sensation de sa semence qui continue de perler de mes entrailles, et je m'endors dans l'odeur de ma propre destruction.

Le Réveil des Cicatrices

Le froid de l'aube parisienne filtre à travers les persiennes, découpant des lames de lumière grise sur le désordre de la chambre. Je me réveille avec une migraine lancinante et cette sensation familière, cette lourdeur poisseuse entre mes cuisses. Je bouge légèrement et une grimace m'échappe ; ma chatte est en feu, les parois encore distendues par la violence des assauts de Julian. Je passe une main tremblante sur le drap. Il est vide. Froid. Il est parti dans l'autre pièce ou peut-être est-il déjà dehors, me laissant seule avec les débris de ma propre déchéance. Je me redresse, les muscles de mon ventre se contractant douloureusement. Une traînée de foutre séché, devenue une pellicule rigide sur l'intérieur de ma cuisse, me rappelle l'humiliation de la veille. Il ne s'est pas contenté de me prendre ; il m'a vidée de mon venin pour le remplacer par le sien. Je déteste ce silence. Il hurle des vérités que je ne suis pas prête à entendre. Je me lève, les jambes flageolantes. Dans le miroir de la salle de bain, l'image qui me fait face est celle d'une naufragée. Mes lèvres sont gonflées, mordues jusqu'au sang, et mon cou est marqué de succions violentes, des stigmates rouges et violets qui témoignent de sa possession. Je plonge mes mains dans l'eau glacée, essayant de laver l'odeur de lui, cette odeur de musc, de sueur et de mâle qui semble imprégnée jusque dans mes pores. Mais l'eau ne suffit pas. Rien ne suffit jamais. Le vide dans ma poitrine s'élargit, une béance noire qui aspire tout. Julian a touché quelque chose en moi que j'avais enterré sous des tonnes de chair anonyme. Il a vu la gamine brisée derrière la nymphomane insatiable. Et ça, c'est impardonnable. Je m'habille en quatrième vitesse, les gestes saccadés, presque brutaux. Je ne mets pas de sous-vêtements ; le frottement du jean contre ma vulve irritée m'envoie des décharges électriques qui me rappellent que je suis encore en vie. Je me maquille grossièrement, étalant du noir sur mes paupières pour cacher les cernes de ma déroute. Je quitte l'appartement sans un regard en arrière, fuyant avant qu'il ne revienne, avant qu'il ne pose à nouveau son regard de prédateur empathique sur moi. L'air de Paris est une gifle. Il est sept heures du matin. Le bitume est humide, exhalant une odeur de poussière mouillée et d'échappement. Je marche vite, le cœur battant à tout rompre dans ma gorge. Je me sens exposée, dénudée, comme si chaque passant pouvait voir les traces de la bite de Julian gravées dans mon corps. Je descends dans la bouche de métro "Le Peletier". La chaleur moite de la station m'enveloppe, chargée d'une odeur de ferraille et d'humanité fatiguée. C'est ici que je me sens chez moi. Dans l'anonymat crasseux, dans le frôlement des corps qui ne se connaissent pas. Je m'arrête sur le quai, adossée à un pilier dont la peinture s'écaille. Mes doigts tremblent alors que je sors mon téléphone. J'ai besoin d'une dose. Tout de suite. Une dose d'oubli, une injection de chair pour faire taire les battements de mon cœur qui crie le nom de Julian. Je lance Grindr, Tinder, peu importe. Je cherche la proximité. Le premier prédateur disponible. *« Dispo tout de suite. Sans préliminaires. Hardcore uniquement. »* Mon message est une ligne de sang jetée dans l'océan. Je sens l'humidité revenir entre mes lèvres, cette lubrification réflexe, cette soumission biologique à ma propre pathologie. Ma chatte pulse, réclamant un nouveau remplissage, une nouvelle agression pour anesthésier la douleur de la précédente. Un homme s'arrête à quelques mètres de moi. La quarantaine, un costume gris un peu trop serré, les yeux rougis par le manque de sommeil ou l'excès de quelque chose. Il me regarde. Je soutiens son regard, les jambes légèrement écartées, laissant deviner l'absence de culotte sous mon denim. — Tu cherches quelque chose, petite ? murmure-t-il d'une voix rauque. Je ne réponds pas avec des mots. Je porte ma main à mon entrejambe, pressant ostensiblement la couture de mon jean contre mon clitoris gonflé. Je sens ma propre chaleur traverser le tissu. L'homme déglutit. Sa braguette se tend. — Viens, je dis simplement. Le métro arrive dans un fracas de métal hurlant. Je ne monte pas dans la rame. Je l'entraîne vers le fond du quai, là où les caméras ont des angles morts, là où l'obscurité des tunnels commence à dévorer la lumière des néons. Je me fiche de savoir qui il est. Je me fiche de son nom, de sa vie. J'ai besoin qu'il m'utilise, qu'il me salisse, qu'il efface l'empreinte de Julian avec la brutalité d'un étranger. Je me plaque contre le mur de carrelage froid, relevant brusquement mon pull. Mes seins sautent, les tétons durcis par le froid et l'excitation nerveuse. — Prends-les, je commande. Bourre-moi. L'homme n'hésite pas. L'animal en lui a reconnu l'odeur de la femelle en rut. Il se jette sur moi, ses mains calleuses empoignant mes seins avec une violence qui m'arrache un gémissement de soulagement. Sa bouche sent le café rance et le tabac froid alors qu'il m'embrasse brutalement, écrasant ses lèvres contre les miennes. Il déboutonne son pantalon dans une hâte fébrile. Je sens sa bite, dure et impatiente, cogner contre ma cuisse. — T'es une vraie petite traînée, hein ? souffle-t-il en me retournant face contre le carrelage. — Oui... Vas-y... Encule-moi de tes envies, fais-moi oublier que j'existe. Je baisse mon jean jusqu'aux genoux, offrant mes fesses pâles à l'obscurité de la station. Je sens son souffle court sur ma nuque, puis la pointe de son gland qui cherche l'entrée de mon enfer. Je ferme les yeux, me préparant à l'impact, espérant que cette fois, la déchirure sera assez profonde pour que je ne ressente plus rien du tout. Le carrelage est glacé sous mes paumes, un contraste violent avec la chaleur poisseuse qui émane de cet inconnu derrière moi. Je sens le métal de la boucle de ma ceinture qui cogne contre le sol tandis que je m'écrase un peu plus contre la paroi pisseuse de la remise. Je n'ai pas besoin de douceur. La douceur, c'est ce qui m'a brisée ce matin. Ce qu'il me faut, c'est ce poids brut, cette absence totale de considération, cette bestialité qui va broyer mes pensées. Il ne prend pas de gants. Je l'entends cracher dans sa main, un bruit humide et sourd qui me fait frissonner de dégoût et d'envie. Puis, je sens sa main calleuse écarter brutalement mes fesses, ses doigts s'enfonçant dans ma chair comme s'il voulait me marquer. — Tu la veux, ma grosse bite, hein ? grogne-t-il contre mon oreille. Regarde-toi, t'es déjà trempée, petite chienne. Il ne ment pas. L'humiliation et le besoin d'oubli ont ouvert les vannes. Ma chatte est une plaie béante, offerte, ruisselante de ce désir toxique. Je sens la pointe de son gland, large et brûlante, qui vient s'écraser contre mon entrée. Il ne cherche pas à être tendre. Il pousse. D’un coup sec. Le cri reste coincé dans ma gorge alors qu'il s'enfonce en moi. La douleur est fulgurante, une déchirure nécessaire qui irradie jusque dans mon ventre. Il est énorme, une barre de fer chauffée à blanc qui écarte mes parois avec une violence inouïe. Je sens chaque veine de sa queue, chaque millimètre de sa peau rugueuse qui racle mon intimité. Je suis remplie, possédée, gommée par sa taille. — Putain... t'es serrée... susurre-t-il, sa voix étranglée par l'effort. Il commence son va-et-vient, un mouvement de piston lourd et saccadé. À chaque coup, son bassin percute mes fesses avec un claquement sec, un bruit de viande contre viande qui résonne dans la pièce exiguë. Mes mains glissent sur le carrelage humide de condensation, je peine à rester à quatre pattes sous la force de ses assauts. Il m'attrape par les cheveux, tirant ma tête en arrière pour m'obliger à cambrer l'échine, m'exposant encore plus à sa rage. — Est-ce que c'est ça que tu voulais ? Hein ? Que je te défonce comme une moins que rien ? — Oui... plus fort... tue-moi... jappe-je entre deux gémissements. Je ferme les yeux. Je ne vois plus la saleté du sol, je ne vois plus l'ampoule qui grésille au plafond. Je ne sens que lui. Je sens l'odeur de sa sueur forte qui se mélange à l'arôme métallique de mon propre sang et à l'acidité de mon excitation. Sa bite est un instrument de torture et de rédemption. Elle va et vient, s'enfonçant jusqu'au fond de mon col, me retournant les tripes à chaque poussée. Il accélère la cadence. Il n'y a plus de rythme, juste une série d'impacts brutaux. Je sens ma chatte s'échauffer, le frottement devenant de plus en plus abrasif, presque insupportable. Le liquide séminal de l'autre — celui de ce matin, celui que je voulais fuir — doit encore être là, quelque part, se mélangeant à la cyprine et à la sueur de cet étranger. C'est un chaos de fluides, une souillure totale que je recherche de chaque fibre de mon être. Ses mains quittent mes cheveux pour venir écraser mes seins. Il les pétrit avec une telle force que je sais que j'aurai des bleus demain. Tant mieux. Je veux des preuves de ma déchéance. Il se penche sur moi, son torse velu et trempé de sueur s'écrasant contre mon dos nu. Je sens sa respiration courte, saccadée, le râle d'un animal qui arrive au bout de sa traque. — Regarde ta chatte se faire démolir, ordonne-t-il en m'attrapant le menton pour me forcer à regarder vers le bas, par-dessus mon épaule. Je vois l'aller-retour frénétique de sa queue sombre qui s'engouffre dans ma fente rougie, dilatée à l'extrême. Je vois la peau de mes lèvres se tendre, se retourner sous l'assaut, le jus qui gicle à chaque pénétration, maculant ses testicules lourds qui frappent mon périnée. C'est obscène. C'est immonde. C'est exactement ce qu'il me faut pour ne plus penser à ses yeux à lui, à sa douceur, à la façon dont il m'a regardée comme si j'étais précieuse. Je ne suis pas précieuse. Je suis ce trou béant qui encaisse la haine et le foutre. L'homme grogne, un son viscéral qui remonte du fond de ses poumons. Ses coups de reins deviennent erratiques, plus profonds encore, si c'est possible. Il cherche le fond, il cherche à m'éclater de l'intérieur. Je sens l'orgasme monter, non pas comme une caresse, mais comme une explosion de rage. Une tension électrique qui me tord les membres, qui me donne envie de hurler, de mordre, de disparaître. — Je vais venir... je vais t'en mettre partout... prévient-il, sa voix n'étant plus qu'un sifflement de prédateur. Il ne ralentit pas. Au contraire, il redouble de férocité. Ma tête cogne contre le mur de briques à chaque poussée, mais je m'en moque. Je veux qu'il me vide, qu'il me remplisse de sa crasse, qu'il noie chaque souvenir de tendresse sous une vague de semence anonyme et brûlante. Je sens ses muscles se tétaniser contre moi. Ses mains s'ancrent dans mes hanches, ses doigts s'enfonçant comme des griffes dans ma peau. Le rythme devient fou, une vibration qui s'empare de tout mon corps. Je suis au bord du précipice, prête à basculer dans le vide noir de la jouissance pure et dévastatrice. Je sens le bout de sa bite cogner contre mon col, un choc sourd qui résonne jusque dans ma gorge. Ce n’est plus du sexe, c’est une exécution. Il me défonce avec une régularité de machine, ses couilles venant claquer violemment contre mes fesses avec un bruit de viande mouillée qui me donne envie de pleurer et de jouir en même temps. Je suis plaquée contre la brique froide, la peau de mon ventre râpée par la pierre, mais la douleur n’est qu’un écho lointain face à l’incendie qu’il propage entre mes cuisses. Ma chatte est une plaie ouverte, gorgée de sang et de sa propre cyprine qui coule le long de mes jambes, lubrifiant chaque coup de boutoir. Je sens les veines de son sexe palpiter contre mes parois, cette barre de chair brûlante qui cherche à me fendre en deux. Je rejette la tête en arrière, ma nuque craque, mes yeux se révulsent. Je ne vois plus le plafond crasseux, je ne vois plus l'inconnu qui me laboure ; je ne vois que le vide que j'essaie désespérément de combler. — Regarde-moi, grogne-t-il, sa main s'écrasant sur mon visage pour forcer ma tête contre le mur. Regarde comme je te défonce. Ses doigts s'enfoncent dans mes joues, m'obligeant à ouvrir la bouche. Je bave, un filet de salive s'étirant entre mes lèvres alors qu'il redouble de violence. Le rythme devient inhumain. Il ne s'arrête plus pour respirer. Chaque poussée est un cri muet, une tentative d'atteindre ce point de non-retour où l'esprit s'efface devant la chair. Je sens son gland frotter, écorcher, s’ancrer au plus profond de moi. C’est trop. C’est exactement ce qu’il me faut. Le spasme arrive, brutal, comme un coup de poignard électrique. Mes muscles vaginaux se referment sur lui dans une série de contractions convulsives. Je l'agrippe, mes ongles s'enfonçant dans ses avant-bras, arrachant des lambeaux de peau alors que mon orgasme m'emporte. C'est une décharge de haine et de plaisir pur qui me tord les entrailles. Je ne suis plus Nathalie, je suis juste un trou qui hurle, une masse de nerfs à vif qui implose sous le poids d'une solitude insupportable. — Putain... Nathalie... putain ! Il lâche un râle animal, un son qui vient du plus profond de ses poumons. Je sens sa bite gonfler encore, doubler de volume à l'intérieur de moi, puis le premier jet. C’est une brûlure liquide qui m'inonde. Un jet, deux jets, trois jets... Il me remplit, me sature de son foutre chaud et épais. Je sens la marée visqueuse glisser sur mes parois, s'accumuler au fond de moi avant de déborder. Sa semence coule sur mes cuisses, se mélangeant à ma propre mouille et au sang des écorchures du mur. Il continue de pomper, son bassin percutant mes hanches dans un dernier réflexe convulsif, s’assurant que chaque goutte de son jus finisse en moi. Il est lourd, il pue la sueur et le tabac froid, et je reste là, suspendue à ses bras, le corps tremblant de spasmes résiduels. Puis, le silence. Un silence assourdissant, seulement coupé par nos souffles courts et le bruit de sa bite qui sort de moi avec un "pop" mouillé. Je me laisse glisser le long du mur. Mes genoux frappent le sol avec un bruit sec. Je sens le froid du carrelage, la sensation poisseuse du foutre qui s'échappe de ma chatte et coule lentement sur mes talons. Je suis vidée. Anatomiquement et émotionnellement. La douleur dans mon bas-ventre est une ancre qui me ramène à la réalité, mais elle ne suffit pas. L'anesthésie s'estompe déjà. Il se rhabille sans un mot, remonte sa braguette avec un bruit métallique qui me déchire les tympans. Il ne me regarde même pas. Je ne suis déjà plus qu'un souvenir de chair, un réceptacle qu'il a utilisé pour évacuer son trop-plein de testostérone. — Tu devrais te nettoyer, lâche-t-il froidement en ajustant sa veste. T’en as partout. Il sort. La porte claque. Je reste seule dans la pénombre, accroupie, les cuisses trempées de son sperme qui commence à sécher et à me coller à la peau. Je porte mes mains à mon visage, l'odeur de lui, de l'acte, de la crasse est partout. Et soudain, le premier sanglot monte. Pas un sanglot de tristesse, mais un cri de rage étouffé. J'ai voulu m'anesthésier, j'ai voulu m'oublier dans la brutalité d'un autre, mais les cicatrices sont toujours là. Elles brûlent sous la couche de foutre. Elles crient sous la peau. Je me relève péniblement, les jambes flagellantes. Je ramasse ma culotte déchirée, je l'enfile sans même m'essuyer, sentant la viscosité froide s'écraser contre mon entrejambe. Je quitte la pièce, le regard vide, emportant avec moi l'odeur de ma propre déchéance. Le réveil des cicatrices n'était qu'un début. Maintenant, il faut apprendre à marcher avec la plaie béante que je viens d'ouvrir. FIN DU CHAPITRE.

Le Sanctuaire de l'Excès

Le froid de Paris m’a cinglé le visage dès que j'ai franchi le seuil de cet appartement miteux, mais ce n'était rien comparé à la brûlure que Julian avait laissée dans mes entrailles. Son mépris, cette façon de me jeter ses mots comme on jette un os à un chien galeux, ça me rongeait. Je marchais vite, mes talons claquant sur le bitume humide du Marais, ignorant les frissons qui parcouraient mon corps. Entre mes jambes, la sensation était insupportable. Son foutre séchait, collant mes lèvres, créant une pellicule rigide et irritante contre le tissu de ma culotte déchirée. Chaque pas était un rappel de mon humiliation, une caresse abrasive qui ravivait un feu que je ne savais pas éteindre. Je n'allais pas rentrer chez moi. Pas dans cet appartement vide qui sentait l'absence et le regret. J'avais besoin de bruit. J'avais besoin de sueur. J'avais besoin de disparaître sous le poids de la chair anonyme. Le "Sanctuaire de l'Excès" portait bien son nom. C’était une porte dérobée dans une ruelle sombre, sans enseigne, juste un videur immense au regard de marbre qui me connaissait trop bien. J'ai à peine ralenti. Il a hoché la tête, m'ouvrant la voie vers les profondeurs. Dès que j'ai passé le sas, l'odeur m'a percutée. C’est un mélange lourd, presque solide, de parfums de luxe, de poppers, de sueur acide et de sécrétions génitales. Les basses de la techno sombre vibraient dans mon plexus, accordant mon rythme cardiaque à la cadence brutale de l'endroit. Ici, personne ne jugeait. Ici, j'étais dans mon élément, une prédatrice en quête d'anesthésie. Je me suis débarrassée de mon manteau au vestiaire, restant uniquement vêtue de ma robe de soie noire, si courte qu'elle n'était qu'une promesse, et de mes bas autofixants. Je n'avais pas pris la peine de me laver. Je voulais que l'odeur de Julian se mélange à celle des autres, qu'elle se noie dans l'orgie pour devenir insignifiante. Je me suis avancée vers le bar central, le regard fixe, ignorant les mains qui commençaient déjà à frôler mes hanches au passage. La lumière était rouge, crue, découpant les corps qui s'agitaient déjà sur les banquettes de velours. À ma gauche, un homme, la cinquantaine athlétique, était agenouillé devant une femme dont il dévorait la chatte avec une frénésie animale, ses doigts s'enfonçant dans ses fesses pour l'écarter davantage. Elle gémissait, la tête renversée, ses yeux révulsés rencontrant les miens une fraction de seconde. Elle était là où je voulais être : dans l'oubli total. — Une vodka pure. Double, ai-je ordonné au barman sans même le regarder. Il a servi le liquide glacé que j'ai avalé d'un trait. Le feu dans ma gorge a répondu au feu dans mon entrejambe. Je sentais la pression monter. Ma nymphomanie n'était pas une envie, c'était une nécessité biologique, une démangeaison sous-cutanée qui ne s'apaisait que par l'invasion. Je me suis retournée, le dos appuyé contre le zinc froid, et j'ai ouvert les jambes de quelques centimètres, laissant la soie remonter. J'ai glissé une main sous ma robe, devant tout le monde. Mes doigts ont rencontré la viscosité séchée du sperme de Julian, puis l'humidité brûlante qui recommençait à perler de mon méat. J'étais trempée. J'étais une plaie ouverte. C'est là qu'ils m'ont vue. Deux hommes, la trentaine, le regard lourd de cette faim que je connaissais par cœur. L'un était grand, blond, avec un visage d'ange déchu ; l'autre était plus trapu, les bras couverts de tatouages qui rappelaient vaguement ceux de Julian, ce qui me fit un pincement au cœur que je m'empressai d'étouffer. — Tu as l'air d'avoir très faim, petite, a murmuré le blond en s'approchant si près que je sentais la chaleur de son érection contre ma cuisse. Il n'a pas attendu de réponse. Sa main a plongé directement sous ma robe, ses doigts calleux écartant brutalement mes lèvres pour s'enfoncer en moi. J'ai lâché un soupir qui ressemblait à un râle. Il a ricané en sentant la substance collante qui maculait encore ma peau. — C'est quoi ça ? T'as déjà pris ta dose ? T'en as plein la chatte, ça pue encore le foutre frais. — Continue, j'ai grogné en agrippant ses cheveux. Ne parle pas. Baise-moi. Le deuxième homme, le tatoué, s'est placé derrière moi. J'ai senti ses mains saisir mes hanches pour me retourner et m'écraser contre le bar. Il a déballé son sexe d'un geste sec. Une bite imposante, violacée par l'afflux de sang, qui a frappé contre mes fesses. — On va te nettoyer tout ça, a-t-il lâché d'une voix rauque. Il a attrapé ma robe et l'a relevée jusqu'à ma taille, exposant ma nudité crue aux yeux des passants qui commençaient à s'attrouper. Le blond s'est agenouillé devant moi. Sans aucune hésitation, il a plaqué sa bouche contre mon entrejambe. Sa langue, râpeuse et experte, a commencé à lécher avidement le sperme séché de Julian sur mes cuisses, remontant vers mon clitoris gorgé de sang qu'il a aspiré avec une force qui m'a fait cambrer le dos. Pendant ce temps, derrière moi, le tatoué ne perdait pas de temps. Il a craché une épaisse glaire sur son gland pour lubrifier l'entrée, puis, d'un coup de rein brutal, il a enfoncé sa bite dans mon cul. Le cri que j'ai poussé a été étouffé par la musique, mais la douleur exquise m'a déchirée de l'intérieur. C'était trop sec, trop violent, exactement ce dont j'avais besoin pour ne plus penser. Il me ramonait les boyaux avec une cadence de métronome, sa bite s'enfonçant jusqu'à la garde à chaque poussée, tandis que devant, le blond utilisait ses deux doigts pour élargir ma chatte, préparant le terrain pour la suite, sa langue ne lâchant pas mon bouton de plaisir qui vibrait sous ses assauts. Je n'étais plus Nathalie. J'étais un réceptacle. Un sanctuaire de chair où ces hommes venaient déverser leur bestialité. Les fluides commençaient à couler le long de mes jambes, un mélange de ma propre cyprine, du crachat de l'un et des restes de l'autre. La scène attirait de plus en plus de monde. Une femme s'est approchée, a sorti ses seins de son corset et a commencé à les frotter contre mon visage. J'ai ouvert la bouche, hantée par le besoin de contact, et j'ai happé un mamelon dur, le mordillant tandis que les deux hommes continuaient de me dévaster les orifices. C'était le début. Le début de la fin de ma conscience. Le cercle se refermait sur moi, une forêt de mains et de sexes prêts à m'engloutir. Et dans ce chaos de luxure brute, j'espérais enfin ne plus entendre la voix de Julian me dire que j'étais une épave. Car ici, j'étais la reine de l'abîme. Le mamelon de cette inconnue était dur comme une pierre sous mes dents, et le goût de sa peau, un mélange de parfum coûteux et de sueur acide, m’emplissait les narines. Je le mordillais avec une rage sourde, une faim qui n’avait rien à voir avec le désir et tout à voir avec l’autodestruction. Julian m’avait traitée d’épave ? Très bien. J’allais être le naufrage le plus spectaculaire de cette putain de ville. — Regardez-la, murmura la femme au-dessus de moi, sa voix tremblante d’excitation. Elle a tellement faim. Elle veut tout prendre. Derrière moi, l’homme qui s'occupait de mon cul ne faisait pas de quartier. J’ai senti son pouce s’enfoncer d’abord dans mon anus pour l’élargir, puis, sans aucun préambule, sa bite a percuté mon sphincter. La douleur a été un éclair blanc derrière mes paupières, une déchirure brutale qui m’a fait lâcher le sein de la femme pour hurler. Mais mon cri a été étouffé par le sexe de l’autre homme, celui qui se tenait devant moi. Il a profité de ma bouche ouverte pour y enfoncer sa verge d’un coup sec, me faisant haut-le-cœur. — Tais-toi et avale, salope, grogna-t-il. Je n'avais plus d'air. J'étais prise en étau. Devant, sa bite me raclait le fond de la gorge, m'obligeant à déglutir ses premières gouttes de liquide séminal au goût de javel. Derrière, la pression était insoutenable. L’homme me labourait l’anus avec une régularité de métronome, chaque coup de boutoir me poussant un peu plus vers l’avant, m’empalant davantage sur celui qui me baillonnait. J'ai agrippé les hanches de l'homme devant moi, mes ongles s'enfonçant dans sa chair. Je voulais qu'il ait mal. Je voulais que nous ayons tous mal. La main de la femme à ma droite est descendue pour se perdre entre mes cuisses, là où ma chatte était déjà un brasier dégoulinant. Ses doigts, longs et agiles, ont trouvé mon clitoris gonflé et ont commencé à le triturer avec une cruauté délicieuse. — Elle est trempée, haleta-t-elle à l'adresse du groupe qui nous entourait. Elle pisse la cyprine. Qui veut se servir ? Un murmure de convoitise a parcouru la foule. Je sentais des mains partout. Sur mes hanches, sur mes fesses, une paume lourde qui me pétrissait un sein, une autre qui me tirait les cheveux en arrière pour exposer mon cou aux baisers voraces d’un étranger. J'étais une carcasse jetée aux loups, et je jouissais de cette dépersonnalisation. Julian n'existait plus. Ses reproches étaient noyés sous le bruit des corps qui s'entrechoquent, sous les râles et les bruits de succion. L’homme dans mon cul a accéléré la cadence. Le frottement de sa peau contre la mienne produisait un claquement humide et sourd, un rythme barbare qui résonnait dans tout mon bassin. Mon anus me brûlait, dilaté à l'extrême, mais cette douleur était mon ancrage. — Oh oui, défonce-moi ce petit cul de reine, lâcha un spectateur en s'approchant pour se masturber juste au-dessus de mon visage. Soudain, l'homme qui me pénétrait buccalement s'est retiré brusquement. J'ai eu à peine le temps de reprendre mon souffle, un filet de salive et de foutre coulant sur mon menton, qu'il m'a retournée avec une force brute. Je me suis retrouvée à quatre pattes, les reins cambrés, le visage écrasé contre le velours froid du divan. Celui qui me sodomisait n'a pas lâché prise. Il est resté ancré en moi, sa bite toujours profondément enfoncée dans mes entrailles, profitant du changement de position pour m'enfoncer encore plus loin. J'ai gémi contre le tissu, mes doigts griffant le canapé. — Regarde-toi, me souffla-t-il à l'oreille, sa voix rauque, chargée de luxure. Tu es juste un trou. Un magnifique trou qui ne demande qu'à être rempli. Il s'est retiré d'un coup sec, et le vide qu'il a laissé a été presque plus douloureux que la pénétration. Mais le vide n'a pas duré. Un autre homme, plus massif, a pris sa place. J'ai senti la pointe de sa bite, énorme et impatiente, chercher l'entrée de ma chatte. Il a craché une épaisse glaire sur mon sexe pour lubrifier le passage et, d'un coup de rein sauvage, il s'est enfoncé en moi jusqu'aux couilles. — Putain... t'es serrée comme une vierge, grogna-t-il en me saisissant les hanches pour me maintenir contre lui. Il me pilonnait avec une violence qui me soulevait du sol. À chaque impact, je sentais mon utérus être percuté, une sensation sourde qui faisait vibrer tout mon être. Pendant ce temps, l'homme qui m'avait quittée par l'arrière est revenu. Il ne voulait pas me lâcher. Il a attrapé ma tête, me forçant à me redresser sur les genoux tout en étant toujours prise par l'autre derrière. — Reprends-la, ordonna-t-il en me présentant son sexe dressé, encore luisant de ma propre sueur. J'ai ouvert la bouche docilement. J'ai gobé sa bite, le laissant me baiser le visage pendant que l'autre me dévastait les entrailles. J'étais écartelée, possédée de toutes parts. La femme au corset est revenue, s'agenouillant devant moi, me présentant son sexe glabre et humide. — Lèche-moi, Nathalie, murmura-t-elle en utilisant mon prénom pour la première fois, ce qui me fit l'effet d'un coup de poignard. Oublie qui tu es. Sois juste une chienne. Je l'ai fait. J'ai plongé ma langue dans ses replis, goûtant son excitation alors que deux hommes me prenaient par les deux bouts. Le mélange des saveurs — le sel de la femme, l'amertume du sperme, l'odeur de cuir et de sexe — m'enivrait. Je ne savais plus où s'arrêtait mon corps et où commençait celui des autres. L’homme derrière moi a commencé à grognonner, son rythme devenant erratique, signe qu'il approchait de la fin. Ses mains s'enfonçaient dans mes fesses, y laissant des marques rouges. — Je vais te remplir, petite pute... je vais te noyer là-dedans... Je sentais la tension monter en moi aussi. Une onde de choc partait de ma chatte malmenée pour irradier jusqu'à mon cerveau. Je ne voulais pas que ça s'arrête. Je voulais que cette forêt de chair m'étouffe, qu'on me vide de toute pensée. — Plus vite, ai-je réussi à articuler entre deux coups de langue sur le clitoris de la femme. Plus fort ! Cassez-moi ! Le cercle s'est resserré encore. Un troisième homme s'est approché, sa bite à la main, prêt à prendre le relais ou à s'inviter dans le moindre espace de peau encore libre. La chaleur dans la pièce était devenue insupportable, saturée d'hormones et de fluides. J'étais au centre du cyclone, le point de convergence de tous les désirs les plus vils, et pour la première fois depuis des mois, je ne me sentais plus seule. J'étais une épave, peut-être, mais j'étais une épave que tout le monde voulait piller. Le troisième homme n'a pas attendu d'invitation. Il a saisi ma mâchoire d'une main ferme, ses doigts s'enfonçant dans mes joues pour me forcer à lever la tête, m'arrachant au sexe de la femme que je léchais avec une frénésie de possédée. Sa bite a heurté mon visage, lourde, brûlante, parcourue de veines saillantes. Elle sentait la sueur et l'excitation brute. Sans un mot, il l'a enfoncée dans ma bouche, d'un coup sec, me faisant refluer un haut-le-cœur que j'ai ravalé aussitôt. Je voulais ça. Je voulais être étouffée. — Prends-la, chienne, a-t-il grogné. Prends tout. Il a commencé à me baiser la gorge, un rythme saccadé, violent, pendant que derrière moi, le premier homme redoublait de férocité. J'étais prise en étau, un sandwich de chair et de muscles. Le mec derrière me défonçait littéralement le cul, ses couilles claquant contre mes fesses avec un bruit de viande mouillée qui résonnait dans toute la pièce. À chaque coup de boutoir, je sentais ma chatte, déjà gorgée de cyprine et de lubrifiant, se contracter désespérément dans le vide. La femme, dont j'avais délaissé le sexe, s'est mise à califourchon sur ma tête, frottant sa vulve trempée contre mon front et mes yeux, m'aveuglant de ses fluides. L'odeur était entêtante : un mélange de sperme, de musc féminin et de cuir. C’était le chaos. C’était l’enfer. C’était exactement ce qu’il me fallait pour faire taire le fantôme de Julian. — Regardez cette petite pute comme elle encaisse, a lâché celui qui me pénétrait par l'arrière, sa voix rauque de plaisir. Elle en redemande. Elle veut qu'on la brise. Il a attrapé mes cheveux, tirant ma tête en arrière alors que l'autre continuait de me ramoner la bouche. Ma colonne vertébrale se cambrait jusqu'à la limite de la rupture. La douleur commençait à se transformer en une jouissance électrique, une agonie délicieuse qui me parcourait les nerfs. Je sentais mon clitoris battre comme un cœur indépendant, gonflé, douloureux, implorant le moindre contact. Le rythme s'est encore accéléré. Celui qui me baisait la bouche a commencé à gémir, ses coups devenant plus erratiques, cherchant le fond de ma gorge. Derrière, les hanches de l'homme me percutaient avec une force animale. Je sentais les parois de mon rectum s'échauffer, au bord de la déchirure, mais je ne voulais pas qu'il ralentisse. Je voulais qu'il me transperce. — Je viens... je vais te remplir le cul de foutre... chuchotait-il, le souffle court. L'imminence de l'explosion a agi sur moi comme un déclencheur. Mon propre orgasme a surgi des profondeurs de mon ventre, une lame de fond dévastatrice. J'ai commencé à hurler, mais le cri est resté coincé dans ma gorge obstruée par le membre du troisième homme. Mes muscles pelviens se sont mis à se contracter violemment, broyant le vide, tandis que mes doigts s'enfonçaient dans les cuisses de la femme au-dessus de moi, lui arrachant un cri de jouissance pure. C’est arrivé tout d’un coup. Un séisme de chair. L'homme dans ma bouche a eu un dernier spasme violent. J'ai senti le premier jet de son foutre chaud frapper le fond de mon palais, puis un deuxième, un troisième. Le goût âcre et salé a envahi mes papilles alors qu'il me forçait à tout avaler, sa main serrée sur ma nuque pour m'empêcher de reculer. Au même instant, celui qui me sodomisait a poussé un rugissement de bête. Il s'est enfoncé en moi jusqu'aux couilles, restant immobile, soudé à mon corps par la force de son éjaculation. Je sentais physiquement le liquide brûlant inonder mes entrailles, remplir l'espace qu'il avait conquis. C'était une sensation d'invasion totale, de souillure absolue. Je n'étais plus Nathalie. Je n'étais plus l'ex de Julian. J'étais un réceptacle, une chose vidée de son âme et remplie de la semence d'inconnus. La femme s'est effondrée sur nous, son corps secoué de tressaillements, sa chatte inondant mon visage d'un dernier flot de plaisir. Puis, le silence est revenu. Un silence lourd, poisseux, seulement troublé par nos respirations erratiques. Les hommes se sont retirés lentement. J'ai senti le vide glacial succéder à la chaleur de leurs bites. Le foutre a commencé à couler de ma bouche, le long de mon menton, tandis qu'entre mes fesses, une traînée blanchâtre et visqueuse s'échappait pour souiller le tapis. J'étais étalée au sol, les membres en coton, la peau rougie par les impacts et les morsures. Ils sont partis sans un mot, comme on quitte une scène de crime. La femme m'a jeté un regard vide avant de disparaître dans l'ombre du club. Je suis restée là, seule au milieu du Sanctuaire, baignant dans le mélange de nos fluides. Mon corps tremblait encore, mais mon esprit était un désert de cendres. J'avais réussi. Pendant quelques minutes, Julian n'existait plus. Mais alors que je tentais de me redresser, les mains glissantes sur le sol poisseux, son image est revenue, plus nette que jamais. J'étais couverte de la merde et du sperme des autres, et pourtant, le vide en moi était toujours aussi vaste. L'excès ne m'avait pas sauvée. Il m'avait juste rendue plus sale dans ma détresse. Je me suis laissée retomber sur le tapis, fermant les yeux, laissant le foutre refroidir sur ma peau, tandis qu'une larme solitaire traçait un sillon propre sur ma joue couverte de luxure. Le chapitre de ma dignité était clos. Celui de ma déchéance ne faisait que commencer.

L'Inattendu au Club

Le tapis du Sanctuaire était d’un rouge si sombre qu’il semblait boire la lumière, tout comme il buvait les fluides que nous y laissions. Je restais là, étalée, les membres en coton, sentant le froid de la climatisation mordre la pellicule de sueur et de sperme qui recouvrait mon ventre. Ma chatte me lançait, une pulsation sourde et douloureuse, souvenir des assauts répétés que je venais de subir. C’était cette douleur que je cherchais, cette brûlure qui, pendant quelques instants, faisait taire le hurlement de vide dans ma poitrine. L’odeur me monta au nez : un mélange âcre de latex, de musc masculin et de cette senteur de foutre si particulière, à la fois organique et métallique. J’en avais partout. Sur mes cuisses, entre mes seins, et je sentais une traînée visqueuse couler lentement le long de ma fesse pour aller tacher le velours. J’étais une décharge. Un réceptacle. Une nymphomane de stade 10, comme l'avait dit ce psy que j'avais envoyé chier l'année dernière. Je ne voulais pas être soignée, je voulais être consumée. Je me redressai sur les coudes, mes cheveux collés à ma nuque par la moiteur. Autour de moi, le club continuait de respirer. Des gémissements étouffés provenaient des alcôves voisines, le rythme lourd de la techno filtrant à travers les murs tendus de cuir noir. Je cherchai ma culotte du regard, mais elle avait disparu dans la bataille. Peu importait. Je n’en avais plus besoin pour ce que j’étais devenue. Je passai une main tremblante sur mon visage, essuyant une trace de salive sur le coin de ma lèvre. C’est là que je le vis. À une dizaine de mètres, adossé à un pilier de béton brut, Julian me fixait. Le choc fut si violent que j’en eus le souffle coupé. Ce n’était pas censé arriver. Julian ne venait jamais ici. Le Sanctuaire était mon refuge de boue, l’endroit où je pouvais être la chienne que je refusais d’être devant lui. Et pourtant, il était là. Il n’était pas nu comme les autres hommes qui rôdaient dans les couloirs. Il portait un jean noir et un tee-shirt ajusté qui laissait deviner la puissance de ses pectoraux et les entrelacs d'encre sombre qui couraient sur ses bras. Ses mains, ces mains que je connaissais si bien, étaient enfoncées dans ses poches. Il ne bougeait pas. Il ne bandait pas ostensiblement comme les voyeurs habituels. Il me regardait simplement, avec cette intensité dévastatrice qui semblait peler chaque couche de mon masque. La honte me submergea, plus brûlante que n’importe quelle pénétration. Je me sentais soudainement immonde. Je pris conscience de l’état de mon corps : mes jambes écartées par habitude, ma chatte encore béante et luisante de la semence des deux types qui venaient de me quitter, mes tétons rougis et mordus. J’étais une plaie ouverte sous ses yeux. — Julian… murmurai-je, le son mourant dans ma gorge. Il ne répondit pas. Son regard descendit lentement de mon visage à mon entrejambe. Je vis sa mâchoire se contracter. L’empathie que je craignais tant chez lui se mêlait à une noirceur nouvelle, quelque chose de possessif et de violent qui me fit frissonner. Il voyait tout. Il voyait la solitude derrière ma provocation. Il voyait que je n’avais pas pris de plaisir, que j’avais juste cherché à m’anesthésier dans la chair des autres. Je tentai de ramasser les restes de ma dignité. Je me relevai lentement, sans chercher à me couvrir. Si c’était ce qu’il voulait voir, qu’il regarde. Qu’il voie jusqu’où je pouvais descendre. Je me tins debout, chancelante sur mes talons hauts, le dos cambré, offrant ma nudité souillée à son jugement. Une goutte de foutre s'échappa de moi et perla le long de ma cuisse intérieure. Je ne l'essuyai pas. — Tu es venu pour quoi ? lançai-je d'une voix que je voulais provocante, mais qui trahissait un tremblement pathétique. Pour te rincer l'œil ? Pour voir la bête dans son habitat naturel ? Il se décolla du pilier. Chaque pas qu’il faisait vers moi semblait faire vibrer le sol. L’air autour de nous devint électrique, saturé de cette tension qu'on ne trouve que dans les zones de guerre ou les chambres à coucher avant l'explosion. Les autres membres du club semblèrent s'effacer, devenir des ombres sans importance. Il n'y avait plus que lui, son odeur de tabac froid et de santal qui tranchait avec la puanteur de sexe ambiante. Il s'arrêta à quelques centimètres de moi. Il était si grand que je devais renverser la tête pour le regarder. Ses yeux étaient sombres, orageux. Il ne regardait plus mon corps, il me regardait *moi*. — Je suis venu te chercher, Nathalie, dit-il d'une voix basse, éraillée, qui me fit l'effet d'une caresse de papier de verre sur mon âme. — Je n'ai pas fini, mentis-je en reculant d'un pas, mon dos rencontrant le mur froid. J'ai encore faim. Regarde-moi, Julian. Je suis pleine d'eux. Tu sens l'odeur ? C'est ce que je suis. Je pris sa main et, dans un geste de pur défi désespéré, je la plaquai contre mon ventre poisseux. Je voulais qu'il ait dégoût de moi. Je voulais qu'il parte pour que je puisse retourner me perdre dans l'anonymat des corps. Mais il ne retira pas sa main. Au contraire, ses doigts s'écartèrent, pressant ma peau, étalant la substance collante sur mon épiderme. — Tu crois que ça me fait peur ? murmura-t-il en se penchant vers mon oreille, son souffle chaud me donnant la chair de poule. Tu crois que la saleté efface qui tu es ? Il descendit sa main. Lentement. Tortueusement. Ses doigts longs et rugueux glissèrent sur mon mont de Vénus, s'enfonçant dans les poils pubiens trempés. Il atteignit mes lèvres vulvaires, les écartant avec une autorité qui me fit gémir malgré moi. Il sentit la chaleur, l'humidité excessive, le mélange des hommes en moi. — Tu es trempée d'eux, constata-t-il, et je vis pour la première fois une lueur de désir sauvage dans ses yeux. Mais c'est mon nom que tu vas hurler quand je t'aurai nettoyée. Il ne m'embrassa pas. Il enfonça brutalement deux doigts dans ma chatte déjà malmenée, me faisant cambrer le dos contre le mur dans un cri de surprise et de douleur délicieuse. Il ne cherchait pas la douceur. Il cherchait à reprendre possession du territoire. Ses doigts fouillèrent mes profondeurs, ramassant le liquide des autres pour le rejeter à l'extérieur, ses yeux ne quittant pas les miens. — Regarde-moi, Nathalie. Regarde ce que tu as fait de toi. Je ne pouvais plus respirer. La honte s'était transformée en une excitation brutale, primaire. Le contraste entre son regard plein d'âme et la violence de ses doigts en moi me brisait. J'étais sa proie, et pour la première fois de ma vie, la nymphomanie n'était plus un bouclier. C'était une condamnation. Il retira ses doigts, couverts de mon mélange intime, et les porta à ses propres lèvres, les goûtant sans quitter mes yeux des siens. — On rentre, ordonna-t-il. Maintenant. Le trajet dans la voiture fut un supplice de silence et d’électricité statique. Julian conduisait avec une rage froide, ses jointures blanches sur le cuir du volant. Moi, j'étais recroquevillée sur le siège passager, les jambes serrées, sentant encore l’humidité poisseuse des autres couler lentement le long de mes cuisses, se mélangeant à ma propre cyprine. L’odeur de la luxure, du sperme et de la sueur du club m’étouffait dans l’habitacle clos. Je me sentais sale, une traînée, mais le regard que Julian m’avait lancé — ce mélange de haine pure et de désir dévastateur — me faisait plus d’effet que toutes les mains qui m’avaient touchée ce soir-là. Dès que la porte de l'appartement claqua derrière nous, l'air se raréfia. Il ne m'en laissa pas le temps. Il me saisit par la nuque, ses doigts s'enfonçant dans mon cuir chevelu avec une brutalité qui m'arracha un gémissement. Il me projeta contre le mur du couloir, ma robe de soie remontant jusqu'à ma taille. — Tu pues, Nathalie, cracha-t-il contre ma bouche, son souffle chaud heurtant mes lèvres tremblantes. Tu pues l'envie, tu pues le foutre de ces types que tu ne connais même pas. Il ne m'embrassa pas. Il descendit sa main et l'écrasa sur mon sexe, pétrissant ma chatte à travers mon string de dentelle trempé. Je lâchai un cri, les hanches projetées vers l'avant par un réflexe incontrôlable. Ma nymphomanie n'était pas un choix, c'était une maladie, une faim que rien ne comblait, mais sous sa poigne, elle devenait une agonie. — Regarde-moi, ordonna-t-il encore. Je relevai les yeux, noyés de larmes. Julian déboutonna son pantalon d'un geste sec, fébrile. Sa bite jaillit, énorme, parcourue de veines saillantes, déjà gorgée de sang et d'une fureur sourde. Elle était magnifique et terrifiante. Le gland était déjà perlé d'un liquide séminal translucide. — Tu voulais du monde ? Tu voulais te faire remplir ? Regarde ce que tu as gagné. D'un coup sec, il déchira mon string. Le bruit du tissu qui cède agit comme un déclencheur. Il m'écarta les jambes violemment, posant mes genoux sur ses épaules alors qu'il me maintenait contre la paroi froide. Ma chatte était béante, luisante, les lèvres gonflées par les assauts précédents. Il ne prit aucune précaution. Il ne chercha pas à m'humidifier davantage ; j'étais déjà un champ de ruines. Il appuya la pointe de son gland contre mon entrée. Je sentis la chaleur, la dureté de son membre qui réclamait son dû. — Dis-le, murmura-t-il, sa voix brisée par une émotion qu'il tentait de noyer dans la luxure. Dis-moi que tu es à moi, malgré la saleté. Dis-le avant que je ne te défonce. — Je suis à toi, Julian... s'il te plaît... prends-moi... j'en crève... Il s'enfonça d'un coup. Un coup de boutoir sauvage, intégral. Ma chatte, pourtant malmenée toute la soirée, sembla se déchirer et se reconstruire autour de lui. Il était trop gros, trop plein, trop vrai. Je hurlai, la tête jetée en arrière, cognant contre le mur alors qu'il commençait ses va-et-vient. C’était une mécanique brutale, sans rythme de séduction, juste une percussion sourde de chair contre chair. À chaque coup, je sentais mon propre liquide et les restes de ceux des autres être expulsés, s'écoulant sur ses testicules et ses cuisses. C’était immonde et pourtant, l'orgasme montait en moi comme une vague de fond, une déflagration nucléaire. Je griffais ses épaules, mes ongles s'enfonçant dans sa peau, cherchant à m'ancrer dans la réalité alors qu'il me retournait les sens. — Regarde comme tu m'accueilles, grogna-t-il, sa bite glissant bruyamment dans le mélange de nos fluides. Ta chatte me bouffe, Nathalie. Elle est tellement large, tellement avide... Est-ce que c'est ce qu'ils ont ressenti ? Est-ce qu'ils ont senti comme tu es une fontaine à foutre ? Il se retira presque entièrement, ne laissant que le bout du gland frotter mon clitoris en feu, avant de repercuter le fond de mon utérus. Le choc me fit perdre connaissance une fraction de seconde. Mes muscles vaginaux se contractaient de façon spasmodique, essayant de retenir ce membre qui me punissait autant qu'il me sauvait. — Je déteste t'aimer comme ça, lâcha-t-il dans un souffle erratique. Je déteste le fait que je ne puisse pas m'empêcher de vouloir te marquer. Il attrapa mes deux poignets d'une seule main, les plaquant au-dessus de ma tête. De l'autre, il pétrit violemment mes seins, ses pouces écrasant mes tétons dressés jusqu'à la douleur. La pénétration devint plus rapide, plus profonde, plus sale. Je pouvais entendre le bruit de succion, le "slap" de son bas-ventre contre mes fesses alors qu'il me retournait soudainement pour me prendre à quatre pattes, face au miroir du vestibule. — Regarde-toi, salope, haleta-t-il. Regarde comme tu prends ta bite. Regarde comme ton cul tremble. Dans le reflet, je vis mon visage décomposé, mes yeux révulsés, et cet homme magnifique derrière moi, me labourant avec une sauvagerie animale. Sa bite entrait et sortait, couverte d'un mélange de sang léger, de cyprine et de sperme séché, brillant sous la lumière crue de l'entrée. Je voyais mes lèvres vaginales s'étirer à chaque va-et-vient, rouges, maltraitées, accueillant la violence de Julian comme une bénédiction. L'orgasme n'était plus loin. Il était là, tapi dans mon ventre, une bête prête à hurler. Julian le sentit. Il resserra sa prise sur mes hanches, ses doigts laissant des marques bleues sur ma peau pâle. — Ne jouis pas encore, ordonna-t-il, sa voix n'étant plus qu'un grognement guttural. Tu vas attendre que je sois prêt à te vider tout mon mépris et tout mon amour dedans. Tu vas rester ouverte pour moi. Il accéléra encore, transformant l'acte en une lutte pour la survie. Chaque coup de rein me propulsait vers l'avant, mes paumes glissant sur le sol en bois. J'étais réduite à cela : un réceptacle, une plaie ouverte qui ne demandait qu'à être pansée par le seul homme capable de me détruire totalement. Mes bras tremblaient, mes muscles criaient grâce alors que mes paumes glissaient sur le parquet poisseux du club, mais je m'en fichais. Tout ce qui importait, c'était le poids de Julian sur moi, cette chaleur brutale et ce va-et-vient incessant qui me démolissait de l'intérieur. Sa bite, une colonne de chair dure et brûlante, s'enfonçait dans ma chatte avec une régularité de métronome, chaque coup de boutoir venant cogner contre mon col de l'utérus. La douleur n'était plus de la douleur ; c'était un signal, une preuve que j'existais encore à ses yeux, même si ce n'était que comme un trou à remplir, un objet pour évacuer sa rage. — Regarde-toi, murmura-t-il contre mon oreille, son souffle court me brûlant la peau. Regarde dans quoi tu t'es vautrée. Il attrapa ma tignasse, tirant ma tête en arrière pour me forcer à voir nos reflets flous dans la paroi miroitante d'en face. Je vis mon visage décomposé, mes yeux révulsés, et surtout, je vis l'endroit où nous étions joints. Sa bite, luisante de ma propre cyprine et des restes de sperme des autres types avant lui, disparaissait entièrement dans mes lèvres gonflées, rouges, presque violacées par l'assaut. À chaque retrait, la peau de mon sexe s'étirait vers l'extérieur, béante, avant d'être à nouveau violemment comblée. Le bruit était obscène : un claquement de viande contre viande, humide, gras, le son d'une déchéance totale. — Julian... s'il te plaît... je vais... — Non ! aboya-t-il. Tu ne jouis pas tant que je ne t'ai pas dit de le faire. Tu restes là, tu sens chaque millimètre de moi te déchirer. Tu sens la honte, Nathalie ? Tu sens comme tu es sale ? Il me retourna brusquement. En un mouvement, je me retrouvai sur le dos, les jambes en l'air, ses mains vigoureuses les maintenant plaquées contre ma poitrine. Il ne me laissa pas le temps de reprendre mon souffle. Il se jeta à nouveau entre mes cuisses, sa bite frappant l'entrée de ma chatte avant de s'y engouffrer d'un coup sec. Le choc fut tel que mes yeux s'embuèrent instantanément. Là, face à lui, je ne pouvais plus rien cacher. Ses yeux étaient sombres, injectés de sang, emplis d'une haine si proche de l'adoration que cela me brisait le cœur. Il commença à pilonner avec une sauvagerie nouvelle, ses hanches claquant contre mes fesses avec une force qui me soulevait du sol à chaque impact. — Je te déteste, cracha-t-il, alors qu'il accélérait encore la cadence. Je te déteste de me forcer à venir te chercher ici, dans cette merde. Il lâcha mes jambes pour venir enserrer mon cou, pas pour m'étouffer, mais pour ancrer son emprise. Son pouce pressait ma trachée tandis qu'il s'enfonçait en moi jusqu'à la garde, ses couilles venant frapper mon périnée avec un bruit sourd. L'air me manquait, le plaisir montait comme une marée toxique, un tsunami de feu qui partait de mon entrejambe pour irradier jusqu'à mes doigts crispés. Ma chatte se contractait frénétiquement autour de lui, des vagues de spasmes incontrôlables qui semblaient vouloir lui arracher la peau. J'étais inondée, le mélange de nos fluides ruisselant sur mes fesses, trempant le bois du sol. — Julian ! Maintenant ! Je t'en supplie, décharge-toi ! Vide-toi ! Son visage se crispa, ses traits se tordant dans une grimace de pure agonie. Il ne répondit pas par des mots, mais par une accélération finale, une série de coups courts, rapides, saccadés, qui me firent perdre la notion de l'espace. Ma vue se brouilla. Le plafond du club se mit à tanguer. Puis, le monde explosa. Je sentis l'orgasme me percuter comme un train de marchandises. Un hurlement s'échappa de ma gorge, étranglé par sa main sur mon cou. Au même instant, Julian poussa un grognement d'animal blessé. Il s'arc-bouta, s'enfonçant une dernière fois si profondément que j'eus l'impression qu'il allait me transpercer. Je sentis le premier jet de son foutre. Chaud. Épais. Une décharge massive qui frappa le fond de mon vagin avec une violence inouïe. Puis un deuxième, un troisième. Il se vidait en moi avec une rage désespérée, comme s'il injectait tout son venin, toute sa douleur, tout son mépris directement dans mon sang. Son sperme coulait de moi, débordant de ma chatte malmenée pour se perdre sur mes cuisses, mais il ne se retirait pas. Il restait là, lourd, son sexe encore palpitant à l'intérieur de moi, nous soudant dans cette posture de défaite. Le silence retomba sur le club, seulement troublé par nos souffles erratiques et le bruit lointain de la musique basse dans les autres salles. Julian retira lentement sa bite. Elle sortit dans un bruit de succion mouillé, rouge et couverte de foutre filandreux. Je restai là, les jambes écartées, béante, le ventre encore secoué de petits spasmes résiduels. Le liquide blanchâtre et visqueux continuait de s'écouler de moi en un mince filet, souillant le sol entre mes fesses. Il se redressa, réajusta ses vêtements d'un geste mécanique, sans un regard pour l'épave que j'étais devenue. La tendresse avait disparu. L'intensité s'était muée en une froideur glaciale. — Habille-toi, dit-il d'une voix vide, dépourvue de toute émotion. On s'en va. Et ne crois pas que ça change quoi que ce soit. Tu restes une pute, Nathalie. Et je reste l'imbécile qui a besoin de baiser sa propre haine. Il se détourna et sortit de la pièce. Je restai seule dans la pénombre, le corps en feu, le sexe douloureux et le cœur en lambeaux, avec le goût amer du foutre et des larmes au fond de la gorge. Le chapitre s'achevait là, dans l'odeur de la sueur et du sexe gâché, sur le constat amargo d'une victoire qui ressemblait étrangement à une exécution.

Entre Deux Eaux

Le carrelage des vestiaires était d’un blanc chirurgical, une insulte à l’état de dévastation dans lequel je me trouvais. L’air était saturé d’une odeur de chlore, de déodorant bon marché et de cette effluve musquée, entêtante, qui émanait de mon propre corps. La sueur et le sexe. Son sexe. Je m’assis lourdement sur le banc de bois verni, les jambes tremblantes, écartées par une habitude que je ne pouvais plus réprimer. Entre mes cuisses, la sensation était insupportable. Ma chatte, malmenée, gonflée par les assauts précédents, palpitait encore d’un rythme sourd et douloureux. Je sentais le glissement visqueux du foutre de Julian qui s'écoulait lentement le long de mes lèvres internes, traçant un sillage de chaleur poisseuse sur ma peau. C’était une souillure que je chérissais autant que je la détestais. Chaque goutte qui percutait le sol dans un silence de mort me rappelait ce qu’il m’avait jeté au visage : je n’étais qu’une pute. Une nymphomane de stade 10, une épave qui ne se sentait exister que lorsqu’un homme l’emplissait jusqu’à l’étouffement. Je saisis une poignée de papier essuie-tout rugueux pour tenter de nettoyer le carnage. Le contact du papier sec sur ma muqueuse à vif me fit grimacer de douleur. J'appuyai fort, espérant presque que la douleur physique étoufferait le cri de solitude qui me déchirait la poitrine. Je frottai, sans aucune douceur, ma vulve béante, essayant d’extraire le reste de sa semence. C’était inutile. Il m’avait marquée de l’intérieur, et le goût amer de son mépris restait collé à mes dents. Soudain, le battement lourd d’une porte blindée résonna dans le couloir de béton. Des pas réguliers, pesants, qui faisaient vibrer les casiers métalliques. Je n'eus pas besoin de lever les yeux pour savoir que c'était lui. L'air se raréfia instantanément, chargé d'une électricité statique qui fit se dresser les poils de mes bras. Julian entra. Il ne s'arrêta pas à l'entrée. Il avança jusqu'à ce que ses bottes de cuir noir soient à quelques centimètres de mes pieds nus. Il dégageait une odeur de tabac froid et de cuir, mélangée à cette fragrance virile et animale qui me rendait folle. — Tu comptais partir comme ça, Nathalie ? Sans même me regarder ? Sa voix était basse, un grognement qui me fit vibrer jusque dans le bassin. Je relevai la tête, mes cheveux emmêlés collés à mes joues par les larmes et la sueur. Je tentai de retrouver mon masque de prédatrice, cette assurance de façade qui me servait de bouclier. — Tu as dit ce que tu avais à dire, Julian. Je suis une pute, tu es un imbécile. Le contrat est rempli, non ? Va-t'en. J'ai d'autres bites à aller chercher si celle-là ne te suffit plus. C’était un mensonge. Un mensonge sanglant. Je n’avais envie que de lui, de sa violence, de sa capacité terrifiante à voir le vide derrière mes yeux. Il eut un rire sans joie, un son sec qui me gifla. D'un geste brusque, il saisit mon menton entre ses doigts puissants, m'obligeant à soutenir son regard d'acier. Ses yeux fouillaient les miens, cherchant la faille, la petite fille brisée qui se cachait sous la nymphe insatiable. — Regarde-toi, murmura-t-il avec une cruauté teintée d'une étrange tendresse. Tu trembles. Tu es là, les jambes ouvertes, à moitié nue, couverte de mon foutre, et tu essaies encore de jouer les dures. Tu es pathétique, Nathalie. Mais le pire, c'est que je suis encore plus pathétique que toi. Il lâcha mon menton pour glisser sa main, large et rugueuse, sur ma gorge. Son pouce pressa ma trachée juste assez pour que je sente mon cœur battre contre sa paume. Sa main descendit, traçant un chemin brûlant sur ma poitrine, s'attardant sur mes mamelons qui durcirent instantanément sous l'effet de la peur et de l'excitation. Je détestais mon corps pour cette trahison immédiate. Quand sa main atteignit mon ventre, il s'arrêta. Il fixa le papier essuie-tout souillé jeté au sol, les traces de fluide blanc qui marbraient encore le haut de mes cuisses. — Tu essaies de t'effacer ? Tu veux enlever l'odeur ? Il se pencha, son visage à quelques millimètres du mien. Je pouvais sentir son souffle chaud sur mes lèvres. Ses doigts s'enfoncèrent brutalement dans l'ouverture de ma chatte, là où c'était le plus sensible, le plus mouillé. Un gémissement de douleur et de plaisir m'échappa malgré moi. Il chercha la profondeur, remuant son index et son majeur à l'intérieur de moi, récoltant le reste de son propre liquide séminal mélangé à mes propres sécrétions abondantes. — C'est trop tard, Nathalie, grogna-t-il en retirant ses doigts dégoulinants. Tu sens le sexe. Tu sens moi. Et on n'en a pas fini. Il porta ses doigts à sa bouche, léchant la substance laiteuse avec une lenteur provocante, ses yeux ne quittant pas les miens. Le dégoût et le désir se mélangèrent en un cocktail explosif dans mes veines. Je sentis une nouvelle vague de lubrification inonder mes cuisses. J'étais une fontaine de besoin, une plaie ouverte que seul lui pouvait refermer. — Qu'est-ce que tu me veux encore ? crachai-je, la voix brisée. Tu m'as eue. Tu m'as humiliée. Qu'est-ce qu'il te faut de plus ? — Je veux que tu arrêtes de mentir, hurla-t-il soudain en me saisissant par les épaules pour me coller violemment contre les casiers métalliques. Le froid de l'acier contre mon dos nu fit un contraste violent avec la chaleur de son corps massif qui m'écrasait. Le bruit sourd du métal résonna dans le vestiaire vide. — Je veux que tu me dises que tu as besoin de ça. Que tu as besoin de moi pour ne pas crever de solitude dans tes clubs de merde. Dis-le, Nathalie ! Il pressa son bassin contre le mien. Je sentais son érection, dure comme de la pierre, contre mon bas-ventre. Ma chatte réagissait violemment, se contractant, cherchant le contact de ce membre qui m'avait déjà déchirée et que j'appelais encore de tout mon être. — Je ne dirai rien... murmurai-je, mes mains s'agrippant désespérément à son blouson de cuir. Mais mes jambes, d'elles-mêmes, s'enroulèrent autour de sa taille, m'ouvrant totalement à lui dans une posture d'abandon absolu. Mon identité se dissolvait. Je n'étais plus Nathalie, la femme blessée, j'étais cette bête de besoin, cette nymphomane affamée qui ne demandait qu'à être dévorée. Il plongea sa main dans mes cheveux, tirant ma tête en arrière avec une force qui me fit gémir. Sa bouche s'écrasa sur la mienne dans un baiser sauvage, désespéré, qui goûtait le sang et les larmes. C’était une guerre, une confrontation où chaque langue cherchait à dominer l’autre, où chaque souffle était un cri de détresse. — Tu es à moi, Nathalie, souffla-t-il contre mes lèvres, sa main descendant pour écarter brutalement mes fesses et s'enfoncer entre mes chairs. Tu es ma petite pute brisée, et je vais te baiser jusqu'à ce que tu oublies ton propre nom. Il n'y avait plus de place pour la douceur. Plus de place pour les mots. Juste l'odeur de la sueur, le bruit de la chair qui s'entrechoque et cette urgence animale qui allait nous consumer tous les deux. Je la pressai contre les casiers métalliques avec une violence que je ne cherchais même plus à masquer. Le bruit du métal froid résonna dans le silence moite des vestiaires, un écho sec qui soulignait l'abandon de son corps entre mes mains. Elle était là, offerte, les yeux révulsés, cherchant son souffle tandis que mes doigts s’enfonçaient dans sa chair, pétrissant ses fesses avec une rage possessive. Je descendis ma main plus bas, là où tout n'était que chaleur et humidité. Je ne voulais pas de préliminaires tendres. Je voulais qu'elle sente l'urgence de mon besoin, la brutalité de mon désir qui me tordait les tripes depuis trop longtemps. Mes doigts rencontrèrent la dentelle de sa culotte, déjà trempée, collée à sa peau comme une seconde peau de luxure. D’un geste sec, je déchirai le tissu. Le craquement de la soie fut le signal de notre déchéance finale. — Regarde-moi, Nathalie, ordonnai-je d'une voix rauque, tout près de son oreille. Elle obéit, ses yeux noyés de larmes et de désir rencontrant les miens. Elle tremblait. Je glissai deux doigts à l'intérieur d'elle, sans ménagement. Elle était brûlante, inondée par un jus épais qui poissait déjà mes jointures. Je l’entendis hoqueter, son dos se cambrant contre le métal froid alors que je commençais un va-et-vient vigoureux, cherchant à la briser, à la vider de toute autre pensée que moi. — Tu es tellement mouillée pour l'homme que tu prétends détester, crachai-je en enfonçant mes doigts plus profondément, sentant son col de l'utérus heurter ma main. Dis-le. Dis-moi que tu as besoin de ma bite. Dis-le ou je m'arrête là. — Julian… s’il te plaît… n’arrête pas… gémit-elle, sa tête basculant en arrière, exposant la ligne fragile de son cou que j’eus envie de mordre jusqu’au sang. Je retirai mes doigts brusquement, savourant son cri de frustration, ce petit râle de bête blessée qui s'échappa de ses lèvres entrouvertes. Je débouclai ma ceinture dans un fracas métallique, l’impatience me rendant presque maladroit. Ma bite jaillit de mon pantalon, congestionnée, pulsante, une barre de chair sombre et nerveuse qui ne demandait qu’à s’enfouir dans son antre. Elle était énorme, tendue à rompre, la pointe déjà perlée d’un liquide séminal translucide qui brillait sous les néons blafards. Je pris son visage entre mes mains, forçant son regard à descendre sur mon sexe qui battait contre son ventre. — Regarde ce que tu me fais, Nathalie. Regarde comme je suis dur pour toi. C’est ça que tu voulais, non ? Que je vienne te réclamer comme la chienne que tu es devenue ? Elle ne répondit pas avec des mots. Elle attrapa ma bite de sa main tremblante, refermant ses doigts fins sur la circonférence de mon membre. Elle commença à me branler d'un mouvement saccadé, ses yeux ne quittant plus les miens, une lueur de défi pur se mêlant à sa détresse. Le contact de sa peau fraîche sur ma chair brûlante me fit serrer les dents. C'était trop. L'odeur du chlore, de sa chatte en pleine décomposition de désir, et la sueur qui perçait sur mon front formaient un cocktail explosif. Je la retournai sans aucune délicatesse. Son visage s'écrasa contre les casiers, ses mains s'agrippant aux poignées de métal pour ne pas tomber. Je lui saisis les hanches, les écartant au maximum, lui imposant une cambrure qui exposait sa vulve rose et béante, luisante de mon foutre imaginaire et de son propre désir. À cette distance, l’odeur de son sexe m’agressa les narines, musquée, sauvage, irrésistible. — Tu vas la prendre jusqu’au fond, murmurai-je en positionnant le gland de ma bite contre son entrée. Tu vas sentir chaque centimètre me déchirer à l'intérieur de toi. Je ne la pénétrai pas tout de suite. Je frottai mon sexe contre son clitoris gonflé, étalant sa propre mouille sur toute la longueur de ma bite. Elle gémissait, un son guttural qui montait du fond de sa gorge, ses fesses cherchant désespérément le contact, se dandinant pour m'inviter à l'envahir. — Julian… maintenant… je t’en supplie… baise-moi… baise-moi fort… Je saisis une de ses mains et la plaçai derrière son dos, la forçant à sentir le volume de ma bite qui pressait contre son orifice. Puis, d’un coup de rein sauvage, je m’enfonçai en elle. Le choc fut total. Un cri strident s'échappa de sa bouche alors que ma chair s'insinuait de force dans la sienne, écartant les parois de sa chatte qui semblaient trop étroites pour m'accueillir. Je m'immobilisai une seconde, savourant la succion incroyable de son sexe qui se refermait sur moi comme un étau vivant. J'étais enterré en elle jusqu'aux couilles, sentant le battement de son cœur à travers les parois de son vagin. — Oh putain… Nathalie… tu es tellement serrée… chuchotai-je, le souffle court, luttant pour ne pas jouir à la première seconde. Je commençai à bouger, lentement d’abord, pour la faire souffrir de plaisir, pour qu’elle sente chaque ride de mon gland frotter contre sa chair sensible. Puis, le rythme s’accéléra. Le bruit de nos corps s’entrechoquant – ce slap-slap humide et sourd – devint le seul métronome de notre folie. Je la martelais avec une régularité de métronome, mes mains labourant ses hanches, laissant déjà des marques rouges qui deviendraient des bleus demain. Chaque va-et-vient était une insulte à la morale, chaque thrust un aveu de faiblesse que nous ne savions exprimer autrement. Je sentais ses muscles vaginaux se contracter autour de ma bite à chaque coup de boutoir, comme si elle essayait de m'aspirer tout entier, de me garder prisonnier de ses entrailles. — Dis-le… grognai-je en la saisissant par les cheveux pour redresser son buste alors que je continuais à la labourer sans pitié. Dis-moi que c’est ma bite que tu veux, et aucune autre. Dis-moi que tu n’es qu’un trou pour moi ! Elle pleurait maintenant, de vraies larmes qui coulaient sur les casiers, mais son corps répondait avec une violence égale à la mienne. Elle rejetait ses fesses en arrière à chaque fois que je me retirais, cherchant l'impact, cherchant la douleur, cherchant à se perdre dans cette fusion sale et désespérée. — C’est… à toi… tout est à toi… baise-moi encore… détruis-moi… Julian… ! Le rythme devint frénétique. Je n'étais plus un homme, j'étais une machine à baiser, un animal cherchant son exutoire dans le corps de celle qui m'avait brisé le cœur. Ma bite entrait et sortait dans un bruit de succion pornographique, ressortant luisante de sa glaire avant de s'engouffrer à nouveau dans sa chaleur étouffante. Je voyais les muscles de ses cuisses trembler, ses doigts se crisper sur le métal jusqu'à ce que ses phalanges deviennent blanches. L'orgasme montait, une vague de fond noire et dévastatrice qui menaçait de nous emporter tous les deux. Mais je ne voulais pas encore finir. Pas avant qu'elle ne soit totalement anéantie. Je l’ai violemment retournée. Ses pieds ont glissé sur le carrelage humide des vestiaires, mais je l’ai rattrapée par les hanches, la plaquant contre la rangée de casiers métalliques. Le froid de l'acier contre son dos a arraché un cri de surprise à ses lèvres, un cri que j’ai étouffé aussitôt en écrasant ma bouche contre la sienne. Ce n’était pas un baiser, c’était un assaut, une tentative désespérée de lui arracher son souffle, de lui voler ce qui restait de son mépris. Ma bite, raide et palpitante, s’est calée contre l’entrée de sa chatte, déjà gorgée de ses fluides. Je ne l’ai pas pénétrée tout de suite. J’ai frotté mon gland contre sa fente, sentant la chaleur moite de ses lèvres charnues qui s’écartaient d'elles-mêmes, réclamant l’intrusion. Ses mains ont agrippé mes épaules, ses ongles s’enfonçant dans ma peau, cherchant un ancrage dans le chaos de nos corps. — Regarde-moi, ai-je grogné contre ses lèvres, ma voix n'étant plus qu'un râle sourd. Regarde ce que tu me fais faire. Elle a ouvert les yeux, ses pupilles dilatées par le plaisir et la douleur de l’instant. Elle pleurait encore, de grosses larmes salées qui venaient mourir sur nos bouches jointes. Sans prévenir, j'ai basculé mon bassin. D'un coup sec, profond, je me suis enfoncé en elle. Le bruit de la chair contre la chair a résonné contre les parois en métal, un claquement obscène qui a fait tressaillir tout son corps. Elle a rejeté la tête en arrière, la nuque frappant le casier, et un gémissement brisé s'est échappé de sa gorge. — Oh Dieu… Julian… c’est trop… c’est trop gros… — Tais-toi, j'ai soufflé, mon souffle brûlant son oreille. Tu as voulu ça. Tu as voulu ce bordel. Alors prends-le. Je me suis mis à cogner contre elle avec une régularité brutale. À chaque coup, ma bite s’enfonçait jusqu’à la garde, heurtant son col, la forçant à se cambrer. La lubrification était totale, un mélange de sa mouille abondante et de ma sueur qui rendait chaque va-et-vient d'une fluidité pornographique. Je voyais ma queue, rouge et gonflée, disparaître entièrement dans les replis de sa chair avant d'en ressortir luisante de glaire, le méat dégoulinant. Je ne lui laissais aucun répit. Je voulais qu'elle sente chaque centimètre de moi, qu'elle sente la violence de mon désir autant que celle de ma haine. J'ai glissé une main entre nos corps, mes doigts trouvant son clitoris gonflé, caché sous ses lèvres trempées. Je l'ai trituré sans douceur, l'écrasant sous mon pouce tandis que je continuais mes assauts. Nathalie a commencé à se désarticuler. Ses jambes fléchissaient, ses hanches ne suivaient plus le rythme, elles le subissaient. Elle était à ma merci, une poupée de chair brisée par la nécessité du sexe. Le son de nos corps qui se percutaient s'intensifiait, un rythme de battage sourd mêlé aux bruits de succion de sa chatte qui recrachait l'air à chaque fois que je m'en retirais. — Je vais… je vais jouir… Julian, s’il te plaît… je n’en peux plus… ! Elle a commencé à convulser autour de moi. Les parois de son vagin se sont contractées en une série de spasmes électriques, enserrant ma bite comme un étau vivant. Elle me broyait de l'intérieur. Ses cris sont devenus des hurlements étouffés, sa tête basculant de gauche à droite, ses cheveux collés à son visage par la sueur et les larmes. Elle s'abandonnait, elle s'effondrait, elle s'anéantissait sous moi. J'ai senti la pression monter dans mes couilles, une brûlure insupportable qui exigeait de sortir. Mais j'ai tenu bon une seconde de plus, plongeant une dernière fois, le plus loin possible, pour aller chercher son âme derrière son plaisir. Je voulais la marquer au fer rouge. — Jouis, Nathalie ! Jouis pour moi, sale pute, hurle ce que tu ressens ! Sa réponse fut un spasme final, si violent qu'elle a manqué tomber. Sa chatte a expulsé une giclée de cyprine contre mes cuisses tandis qu'elle s'effondrait contre moi. C’est là que j’ai lâché prise. Ma décharge a été une explosion, une agonie de plaisir pur. J’ai senti mon foutre jaillir en jets puissants, brûlants, inondant le fond de son utérus. Je n'arrivais plus à m'arrêter. Je vidais toute ma rage, tout mon amour déformé, tout mon désespoir en elle. Mon corps a été secoué par des tremblements incontrôlables, mes doigts se crispant sur ses fesses, la maintenant contre moi jusqu'à ce que la dernière goutte de ma semence ait quitté mon urètre. Le silence est revenu, lourd, oppressant, seulement troublé par nos respirations saccadées et le goutte-à-goutte d'un robinet mal fermé. Je me suis retiré lentement. Ma bite a glissé hors d'elle avec un bruit mouillé, laissant une traînée de foutre et de sang mêlés couler le long de ses cuisses tremblantes. Nathalie a glissé le long des casiers pour finir assise par terre, les jambes écartées, le sexe béant et dévasté, dégageant une odeur de marée et de foutre. Elle ne disait rien. Elle ne bougeait plus. Elle était vide. Je me suis rhabillé en tremblant, sans un mot, sans un regard. J'avais eu ce que je voulais. Je l'avais détruite. Mais en refermant la porte du vestiaire derrière moi, je me suis rendu compte que dans les décombres de ce carnage, c'était moi qui ne tenais plus debout. On s'était aimés à mort. On s'était baisés jusqu'au sang. Et maintenant, il ne restait plus rien, sinon l'odeur de notre défaite sur ma peau.

Le Mercredi des Cendres

Le réveil a sonné comme un couperet à six heures du matin. Mercredi. Le milieu de la semaine, le ventre mou de l'existence. On appelle ça le Mercredi des Cendres, et c’est exactement ce que je ressens dans ma poitrine : un tas de cendres froides, les restes calcinés de ce que Julian a ravagé en moi quarante-huit heures plus tôt. Je suis restée allongée, les yeux fixés sur le plafond gris de mon studio du 11ème arrondissement. Entre mes jambes, ça battait. Une pulsation sourde, lancinante. Ma chatte me faisait mal, une douleur délicieuse et insupportable, souvenir de la violence de ses assauts. Il m'avait laissée vide, en sang, brisée sur le carrelage froid, et pourtant, dès la première seconde de conscience, le monstre en moi s'est réveillé. La nymphomanie, ce n'est pas une envie de plaisir. C'est une famine. C'est avoir les entrailles qui se tordent parce qu'on a besoin d'être remplie, enfoncée, dévastée, juste pour se sentir exister cinq minutes de plus. J'avais juré de rester sobre aujourd'hui. Pas de Grindr, pas de détours par les toilettes du métro, pas de frottements anonymes dans la ligne 9. Juste le travail. Être Nathalie, la cadre dynamique, l’image de la réussite parisienne. Je me suis douchée à l'eau glacée, espérant calmer le feu qui brûlait déjà sous mon clitoris. En m'habillant, j'ai choisi une jupe crayon étroite et des collants noirs fins. Pas de culotte. Je ne supportais plus le contact du tissu contre mes lèvres gonflées. Chaque pas que je faisais vers le bureau était une torture. Le simple frottement de la soie de ma doublure contre ma fente me faisait monter des bouffées de chaleur aux tempes. J'étais trempée avant même d'avoir passé la porte de l'immeuble. L'open-space puait le café rance et le désinfectant. Les néons clignotaient, me filant une migraine carabinée. Je me suis assise à mon poste, tentant de me concentrer sur mes tableurs Excel, mais les chiffres dansaient. Tout ce que je voyais, c'était l'image de la bite de Julian, sombre, veinée, couverte de mon jus. J'ai serré les cuisses sous mon bureau, gémissant presque tout haut. Ma chatte réclamait son dû. Elle déglutissait dans le vide, aspirant l'air, affamée. C'est là que Luc est arrivé. Luc, c'est le collègue "propre". Trente-deux ans, des lunettes d'écaille, des chemises toujours bien repassées. Un type gentil, un peu terne, qui me regarde avec des yeux de chien battu depuis six mois. En temps normal, il ne m'intéresse pas. Il est trop fade, trop civilisé. Mais ce matin, dans l'état de manque où je me trouvais, son odeur de savon et d'après-rasage bon marché m'est montée au nez comme une drogue dure. — Nathalie ? Tu as les chiffres pour le dossier de la Défense ? a-t-il demandé en s'accoudant à mon bureau. Il s'est penché. J'ai vu son cou, l'endroit où sa carotide battait doucement. J'ai imaginé mordre dedans. Mon regard est descendu, inévitablement, vers son entrejambe. Sous son pantalon de costume gris, il y avait une bosse. Discrète, mais réelle. — Pas encore, Luc... murmure-je d'une voix que je ne reconnais pas. Elle est rauque, chargée de tout le foutre que je n'ai pas encore reçu aujourd'hui. Je l'ai regardé droit dans les yeux. J'ai vu le moment précis où il a compris. Où il a vu, derrière mon masque de professionnelle, la prédatrice aux abois. Ses pupilles se sont dilatées. Il a jeté un coup d'œil nerveux autour de nous. Les autres étaient occupés, les casques sur les oreilles, les yeux rivés sur leurs écrans. — Tu... tu vas bien ? a-t-il balbutié, sa voix muant légèrement. — Non, Luc. Je ne vais pas bien du tout. J'ai une urgence dans la salle des archives. Tu viens m'aider ? Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre. Je me suis levée, sentant un filet de cyprine couler le long de ma cuisse intérieure. L'humidité me rendait folle. Je marchais avec une raideur qui n'avait rien de naturel, mon sexe hurlant à chaque mouvement de hanche. J'entendais ses pas derrière moi, rapides, hésitants, puis résolus. La salle des archives est au sous-sol. C'est un endroit sombre, sans caméras, rempli de vieilles étagères métalliques et de l'odeur de poussière et de papier moisi. Dès que la porte lourde s'est refermée derrière nous, j'ai basculé. La "sobriété" a volé en éclats. Je me suis retournée et je l'ai plaqué contre la porte. J'ai attrapé son visage entre mes mains, mes doigts s'enfonçant dans ses joues. — Nathalie, qu'est-ce que tu... Je ne l'ai pas laissé finir. J'ai écrasé ma bouche contre la sienne. Ce n'était pas un baiser de cinéma. C'était une agression. Ma langue a forcé le passage entre ses dents, cherchant sa salive comme si c'était de l'élixir de vie. Il a gémi, un son de surprise qui s'est vite transformé en un grognement de désir pur. Ses mains, d'abord hésitantes, se sont posées sur ma taille, puis sont descendues brusquement pour pétrir mes fesses à travers le tissu fin de ma jupe. — Oh bordel, Nathalie... souffla-t-il contre mes lèvres. J'ai attrapé sa main et je l'ai guidée directement entre mes jambes. Quand il a senti la chaleur brûlante et l'humidité totale de ma chatte à travers mes collants, il a eu un sursaut. Ses doigts se sont écartés, cherchant la fente, s'enfonçant dans le pli de mon aine. — Je suis trempée, Luc. Je vais mourir si tu ne me baises pas tout de suite, ai-je grogné, la tête renversée en arrière. J'ai entrepris de défaire sa ceinture avec une frénésie sauvage. Mes mains tremblaient de manque. Le cuir a claqué, le zip de sa braguette a déchiré le silence de la pièce. Sa bite a jailli, déjà raide, dégageant cette odeur de mâle confiné que je recherchais. Elle était honnête, dure, palpitante. Sans réfléchir, je me suis agenouillée sur le béton froid. Les cendres de mon matin s'enflammaient à nouveau. J'ai attrapé son membre à pleine main, sentant la peau tendue, la veine qui courait le long du fût. Le gland était déjà perlé de liquide séminal. Sans une once de pudeur, j'ai ouvert grand la bouche et je l'ai gobé tout entier, enfonçant sa tête de gland jusqu'au fond de ma gorge, provoquant un haut-le-cœur que j'ai savouré comme une caresse. Le Mercredi des Cendres venait de prendre une tout autre couleur. Celle du foutre et de la honte. Mes genoux me brûlaient contre le béton froid du local à archives, mais je m'en foutais. La douleur n'était qu'un bruit de fond comparée à l'incendie qui ravageait mon bas-ventre. J'avais la gueule pleine de lui. Sa bite était d'une rigidité effrayante, un pieu de chair brûlante qui heurtait le fond de ma gorge à chaque coup de rein saccadé qu’il m'imposait. — Oh, putain, Nathalie… continue, grogna-t-il au-dessus de moi. Sa voix était rauque, méconnaissable. Ses mains, d'ordinaire si soigneuses avec les dossiers, s'étaient ancrées dans mes cheveux avec une violence qui me fit monter les larmes aux yeux. Il ne me tenait pas, il me possédait. Il me forçait à prendre chaque centimètre, à me noyer dans l’odeur de sa peau, un mélange de savon bon marché, de sueur de stress et de ce musc mâle, brut, qui me rendait folle. Je l’ai regardé d’en bas. Ses yeux étaient révulsés, ses sourcils froncés dans une expression de souffrance délicieuse. Ma salive coulait le long de son sexe, lubrifiant le va-et-vient frénétique. J’utilisais ma langue pour lécher la veine saillante qui battait sous la peau fine, puis j’ai refermé mes lèvres sur son gland pour aspirer le plus fort possible. Il a lâché un cri étouffé, ses doigts se crispant sur mon cuir chevelu. — Tu vas me faire jouir dans la bouche, sale petite pute… Arrête. Arrête maintenant ! Il m'a brusquement tirée vers le haut. La transition a été brutale. Ma tête a tourné un instant alors qu’il me projetait contre l’étagère métallique la plus proche. Le métal froid a percuté mes omoplates, un choc qui a renvoyé une décharge électrique directement dans mon clitoris. Les classeurs ont tremblé, certains sont tombés au sol dans un fracas sourd, mais on n’en avait rien à foutre. Le monde extérieur, les collègues qui prenaient leur café à l'étage au-dessus, les rapports à rendre, ma promesse de rester sobre… tout cela était de la cendre. — Regarde-moi, a-t-il ordonné. Je l’ai regardé. Ses narines étaient dilatées. Il a attrapé ma jupe crayon et l’a remontée d’un geste sec, déchirant le tissu au passage. Le bruit de la soie qui cède a agi comme un déclencheur. Mes mains ont cherché ses hanches, mes ongles s’enfonçant dans sa chair à travers son pantalon baissé sur ses cuisses. Il a plongé sa main dans ma culotte de dentelle, trempée, saturée de mon désir. Ses doigts ont trouvé ma fente immédiatement. Il n’y avait aucune douceur. Il a enfoncé deux doigts d’un coup dans ma chatte, me faisant cambrer le dos, la bouche ouverte sur un cri muet. — T’es une fontaine, Nathalie. T’es dégueulasse de besoin. Il frottait son pouce contre mon bouton de chair avec une force presque douloureuse, tandis que ses doigts ramonaient mon intérieur avec un rythme sauvage. Je sentais mes parois se contracter autour de lui, aspirer ses doigts, mendier pour plus. Le bruit de ses doigts qui entraient et sortaient de moi, ce claquement humide et poisseux, résonnait contre les murs de béton. — Je veux ta bite, Luc. S’il te plaît… je n’en peux plus, ai-je supplié, ma voix n'étant plus qu'un souffle brisé. J'ai écarté les jambes autant que la jupe déchirée le permettait. Je voulais qu'il me déchire de l'intérieur, qu'il purge toute la honte de ce mercredi avec son foutre. Je voulais disparaître dans la sensation. Il a retiré ses doigts, couverts de mes fluides, et les a portés à sa bouche pour les lécher sans me quitter des yeux. Un geste d’une vulgarité absolue qui m’a fait mouiller de plus belle. Le liquide coulait maintenant le long de mes cuisses, une trace chaude et honteuse qui marquait mon infamie. — Tu la veux ? Regarde comme elle est prête pour toi. Il a attrapé son membre d'une main ferme, le branlant deux ou trois fois pour faire remonter la tension. Le gland, d'un rouge sombre, perlé de liquide séminal, pointait vers moi comme une menace. Il s'est approché, écrasant son corps contre le mien. Je sentais la dureté de son torse, la chaleur de son souffle court contre mon cou. Il a saisi mes fesses à deux mains, me soulevant de quelques centimètres pour m'ajuster contre le bord d'une étagère. Le métal me rentrait dans les chairs, mais l'attente était pire. — Dis-le, a-t-il soufflé à mon oreille en mordant le lobe. Dis-moi ce que tu veux que je fasse de toi. — Encule-moi, Luc. Baise-moi jusqu'à ce que j'oublie mon nom. Remplis-moi de ton foutre, j'en ai besoin… j'en crève. J'ai senti la pointe de son gland se frayer un chemin entre mes lèvres gonflées. L'entrée de ma chatte brûlait, tendue à craquer. Il ne s'est pas enfoncé tout de suite. Il a joué avec le bord, enfonçant juste la tête avant de se retirer, me torturant, savourant ma frustration. Je gémissais, mes hanches cherchant désespérément le contact, mes jambes s'enroulant autour de sa taille pour le forcer à conclure. — Pas si vite, murmura-t-il. Je veux te sentir ramper. Il a soudainement lâché mes fesses pour me retourner face contre les dossiers. Mes mains se sont agrippées aux rebords métalliques, mes seins écrasés contre le carton froid des classeurs. Ma croupe était offerte, haute, tremblante. Je sentais l’air frais du local sur ma peau nue, et l’instant d’après, la chaleur brutale de son sexe qui venait se caler contre mon entrée arrière. — On va voir si tu es aussi affamée que tu le dis. Sans prévenir, il a poussé. Un coup sec, massif, sans aucune retenue. J'ai senti ma chair se déchirer, s'étirer violemment alors qu'il s'enfonçait tout entier en moi. Un cri déchirant a quitté mes lèvres, un mélange de pure agonie et d'extase mystique. Il était au fond, touchant mon col, me remplissant d'une manière que seule la luxure la plus sombre peut expliquer. Il est resté immobile une seconde, le temps que mon corps accepte l'intrusion, puis il a commencé à bouger. Des coups de boutoir lourds, profonds, qui faisaient claquer son bassin contre mes fesses avec un bruit de viande contre viande. Chaque poussée m'envoyait valser contre l'étagère. Mes ongles griffaient le métal, laissant des traces sur la peinture grise. Je ne pensais plus. Je n'étais plus qu'un réceptacle, une plaie ouverte qui ne demandait qu'à être comblée. La douleur dans mes reins n’était rien face au plaisir viscéral de le sentir me labourer. — Oui… comme ça… Luc… plus fort ! Ma voix était un cri d'animale. Je ne reconnaissais plus cette femme, cette cadre sobre et efficace. Je n'étais qu'une chatte qui se faisait tringler dans le noir, entre deux bilans comptables, le Mercredi des Cendres. Et le pire, c'est que j'en redemandais. Il a accéléré la cadence. Ses mains ont quitté mes hanches pour venir saisir mes seins par-derrière, les pétrissant avec une force brutale, ses doigts écrasant mes tétons déjà durcis par le froid et l'excitation. — Tu sens ça, Nathalie ? Tu sens comme je te démonte ? Je ne pouvais plus répondre. Mon cerveau partait en lambeaux. L'orgasme montait, une vague de fond, noire et déferlante, prête à tout emporter sur son passage. Mon sexe convulsait autour de lui, le serrant à chaque va-et-vient, provoquant chez lui des grognements de bête fauve. Le rythme est devenu frénétique, une machine de chair lancée à pleine vitesse, faisant vibrer tout le local à archives. La sueur perlait dans mon dos, se mélangeant à la poussière des vieux dossiers. On était sales, on était pathétiques, et c'était la seule chose qui me faisait me sentir vivante. Mes doigts se sont crispés sur le rebord métallique d'une étagère, les jointures blanches, alors qu'il redoublait de violence. Le bruit était écœurant, un claquement humide et sourd de ses testicules venant s’écraser contre mes fesses à chaque coup de boutoir. Ce n'était plus de la comptabilité, ce n'était plus du travail, c'était une exécution. Sa bite, dure comme du fer, me labourait les entrailles, cherchant le fond de mon utérus avec une précision chirurgicale. Chaque va-et-vient me décentrait un peu plus, m'arrachant des lambeaux de dignité que je lui offrais avec une faim dévorante. — Oui, cogne… cogne-moi encore, putain… j’ai murmuré, la voix brisée par le manque d’air. Il n’a pas attendu. Il a glissé une main dans mes cheveux, tirant ma tête en arrière pour m’obliger à cambrer l’échine, exposant ma gorge à l’obscurité de la pièce. De l’autre main, il a lâché mon sein pour venir écarter violemment mes lèvres de chair, ses doigts s'enfonçant dans ma chatte déjà noyée sous ma propre mouille. Le contraste était insoutenable : la rudesse de ses doigts qui cherchaient mon clitoris et l'assaut massif de son membre qui me défonçait l’entrée. Je sentais son gland heurter mon col à chaque poussée, un choc électrique qui se propageait jusqu'à la base de mon crâne. J’étais une carcasse ouverte, une plaie béante de plaisir et de honte. Je sentais l’odeur de son effort, un mélange de sueur acide et de cet effluve musqué de mâle en rut qui me montait au nez, m’enivrant plus sûrement que n’importe quel alcool. — Tu aimes ça, hein ? Tu aimes sentir ma grosse queue te remplir la chatte dans le noir ? il a grogné contre mon oreille, sa respiration devenant un sifflement rauque. Je n'ai pu qu'émettre un gémissement étranglé, un son animal qui n'avait plus rien de humain. Mon corps était en train de lâcher prise. Les parois de mon sexe se sont mises à convulser de manière incontrôlée, enserrant sa bite dans un étau de chair brûlante. J'ai senti son rythme changer, devenir plus saccadé, plus désespéré. Il approchait. Moi aussi. La vague a déferlé sans prévenir. Un spasme colossal a secoué mes hanches, et j’ai senti mon clitoris exploser en mille éclats de verre sous ses doigts experts. J’ai hurlé, un cri étouffé par la poussière et le silence des archives, alors que ma chatte m’inondait littéralement, des jets de plaisir pulsant contre son membre. C’est là qu’il a craqué. Dans un dernier coup de reins d’une brutalité inouïe, il s’est enfoncé en moi jusqu’à la garde. Je l’ai senti se raidir, ses muscles devenant du granit contre mon dos. Puis, le torrent. J’ai senti son foutre chaud, épais, jaillir par vagues successives au fond de mon ventre. Ça n’en finissait pas. Il me remplissait avec une générosité obscène, une décharge massive qui semblait vouloir me marquer de l’intérieur. Je sentais chaque pulsation de son urètre, chaque jet de semence qui venait tapisser mes parois, se mélangeant à mes propres fluides dans un brassage de sécrétions poisseuses. Il est resté ainsi quelques secondes, haletant, le front collé contre mon épaule, sa queue encore palpitante à l’intérieur de moi, me maintenant fermement comme s'il avait peur que je m'écroule. Et j'en avais besoin. Mes jambes tremblaient tellement que je ne tenais plus que par sa prise. Puis, avec un bruit de succion humide qui a résonné cruellement dans la pièce, il s’est retiré. Le vide soudain m’a fait l’effet d’une déchirure. J’ai senti le mélange de foutre et de mouille couler lentement le long de mes cuisses, une traînée gluante qui venait souiller mes bas de soie et s’écraser sur le sol en béton froid. C’était fini. Le silence est revenu, lourd, oppressant. Il a rajusté son pantalon dans un froissement de tissu, le souffle encore court. Moi, je suis restée là, les mains appuyées sur l’étagère, les yeux fixés sur un dossier "TVA 2022" qui me narguait. La culpabilité est revenue d'un coup, une gifle glacée. Le Mercredi des Cendres. On était censés faire pénitence, et j’avais le ventre plein de la semence d’un homme dont je ne connaissais même pas les rêves. — Nathalie… a-t-il commencé, sa voix redevenant celle du collègue poli du troisième étage. — Ne dis rien, j'ai tranché d'un ton sec, sans me retourner. Va-t-en. Je l'ai entendu hésiter, puis ses pas se sont éloignés vers la porte. Le déclic du verrou a sonné comme le couperet d'une guillotine. Seule dans l'obscurité, j'ai glissé le long du métal pour m'asseoir par terre, parmi la poussière. J'ai passé une main entre mes jambes, récoltant une traînée de foutre blanc et épais sur mes doigts. Je l'ai portée à mes lèvres, goûtant le sel et l'amertume de ma propre déchéance. Une larme a enfin coulé, traçant un sillon propre sur ma joue couverte de suie. Ce n'était pas de la tristesse, c'était le constat lucide de mon naufrage. J'étais Nathalie, l'experte-comptable modèle, et j'avais besoin de me faire salir pour avoir l'impression d'exister. Le sexe n'était pas une libération, c'était ma prison, et les barreaux étaient faits de chair et de cris étouffés. Je me suis relevée, j’ai nettoyé mes jambes avec un vieux chiffon qui traînait, j’ai remis ma culotte désormais trempée, et j’ai lissé ma jupe. En sortant du local, j'ai croisé mon reflet dans la vitre de la cafétéria. Mon visage était de marbre, mes yeux étaient secs. Personne ne verrait l'incendie qui venait de me ravager. Personne ne saurait que sous ma chemise bien repassée, je portais encore la chaleur et l'odeur de mon péché. Le Mercredi des Cendres se terminait, et je n’avais jamais eu autant besoin d’être pardonnée, tout en sachant que je recommencerais dès demain. Parce que la douleur du manque était la seule chose que je redoutais plus que l'enfer.

La Confidence sur l'Oreiller

La pluie parisienne n'était qu'un rideau de suie froide qui collait à ma peau, mais à l’intérieur, je brûlais. J'avais passé la journée dans mon bureau d'experte-comptable, alignant des chiffres stériles alors que mon propre corps me hurlait des insanités. Ma culotte en dentelle était déjà un linceul humide, frottant contre mes lèvres gonflées à chaque pas vers l’appartement de Julian. Ce n'était pas de l'envie, c'était une pathologie. Un besoin de saturation sensorielle pour faire taire le hurlement du vide dans mon crâne. Quand j’ai atteint sa porte, au troisième étage d’un vieil immeuble de la rue de Charenton, mes mains tremblaient tellement que j’ai failli faire tomber mes clés. Je n’ai pas frappé. J’ai poussé la porte qu’il laissait toujours déverrouillée pour moi, comme on laisse une cage ouverte pour une bête sauvage qui finit toujours par revenir au gîte. L’odeur m’a frappée instantanément : tabac froid, cuir vieilli et cette effluve musquée, animale, qui appartenait à Julian seul. L’appartement était plongé dans la pénombre, seulement éclairé par l'éclat orangé des lampadaires qui filtrait à travers les persiennes. Il était là, assis sur le rebord de son lit, torse nu. Ses tatouages semblaient bouger sous sa peau mate au rythme de sa respiration lente. Il ne m'a pas regardée tout de suite. Il savait. Il sentait l'odeur de mon désespoir et de ma mouille qui commençait déjà à couler le long de mes cuisses. — Tu es revenue, a-t-il simplement dit. Sa voix était un grondement de basse qui a fait vibrer mon clitoris instantanément. — Je n'ai nulle part d'autre où aller pour que ça s'arrête, Julian. Aide-moi. Fais-moi disparaître. Je me suis avancée, laissant tomber mon sac à main sur le parquet grinçant. J'ai déboutonné mon manteau, puis ma chemise de soie blanche. Mes doigts étaient maladroits, fébriles. Sous le tissu, mes seins étaient lourds, les tétons durcis par le froid et l'attente, pointant avec une insolence douloureuse. Je me suis postée devant lui, les jambes écartées, offrant ma détresse et ma lubricité. Julian a levé les yeux. Ce n'était pas le regard d'un prédateur, c'était pire. C'était le regard d'un homme qui lisait mon naufrage. Il a tendu une main large, calleuse, et a saisi ma taille pour m'attirer entre ses genoux. Sa paume a glissé sur ma hanche, remontant sous ma jupe crayon jusqu'à ce que ses doigts rencontrent le bord de ma culotte trempée. — Tu es en nage, Nathalie, a-t-il murmuré en enfonçant un doigt à travers le tissu de soie. Tu sens ça ? Tu es une fontaine de foutre et de peur. Il a tiré violemment sur l'élastique, déchirant la dentelle fine dans un craquement sec qui m'a fait gémir. Mes lèvres charnues, gorgées de sang, se sont offertes à l'air frais avant que ses doigts n'y plongent sans ménagement. Il a enfoncé deux doigts dans ma chatte brûlante, explorant ma paroi vaginale avec une précision cruelle. J'ai basculé la tête en arrière, les yeux révulsés, mes doigts s'ancrant dans ses épaules musclées. Le contraste entre sa peau chaude et le froid de mes propres doutes me déchirait. — Parle-moi, a-t-il ordonné alors que son pouce écrasait mon clitoris avec une force qui oscillait entre le plaisir et le supplice. Ne te contente pas de jouir comme une chienne. Dis-moi pourquoi tu as besoin que je te défonce jusqu'à ce que tu oublies ton nom. — Parce que le silence est trop fort ! j'ai crié, ma voix se brisant dans un sanglot étouffé. Quand je ne sens pas une bite en moi, quand je ne sens pas la douleur ou le foutre d'un homme me remplir, j'entends tout ce que j'ai perdu. J'entends le vide, Julian ! Il a retiré ses doigts, laissant un filet de cyprine visqueuse pendre entre mes jambes. Il s'est levé, dominant mes un mètre soixante-dix de toute sa carrure. Ses mains ont saisi mon visage, m'obligeant à le regarder. Son sexe, déjà monstrueusement dur sous son jean, pressait contre mon ventre. — On ne va pas juste baiser ce soir, Nathalie. On va purger. Il m'a forcée à me retourner et à m'appuyer contre le mur froid. Il a baissé son pantalon d'un geste brusque, libérant sa bite, longue, sombre, parcourue de veines saillantes qui pulsaient de vie. Sans aucun préliminaire amoureux, il a saisi mes fesses, les écartant pour exposer mon intimité ruisselante. J'ai senti la pointe de son gland, large et brûlante, presser contre mon entrée. — Tu veux que le bruit s'arrête ? m'a-t-il soufflé à l'oreille en me mordant le lobe jusqu'au sang. Alors encaisse ça. Il a poussé d'un coup sec. Un cri animal a déchiré ma gorge alors qu'il me transperçait. Il n'y avait aucune douceur, seulement une mécanique brutale de chair contre chair. Sa bite me remplissait totalement, étirant mes tissus à la limite de la rupture. À chaque coup de boutoir, mon bassin percutait le mur, un rythme sourd qui cadençait ma déchéance. Je sentais mon col de l'utérus se faire marteler, une douleur exquise qui expulsait chaque pensée de mon esprit. Je n'étais plus l'experte-comptable. Je n'étais plus la femme endeuillée de sa propre identité. J'étais un réceptacle, une plaie ouverte que Julian tentait de recoudre avec sa propre violence. — Plus fort… murmure-je entre deux râles, ma joue écrasée contre le papier peint jauni. Tue-moi avec ton sexe, Julian. Fais-moi crever de plaisir. Ses mains ont glissé devant pour saisir mes seins, les pétrissant avec une brutalité qui laissait des traces rouges, tandis qu'il continuait son va-et-vient frénétique. J'entendais le bruit de nos corps qui s'entrechoquaient, le claquement du foutre qui commençait déjà à mousser entre nos hanches, et le sifflement de sa respiration courte. C'était le seul langage que je comprenais encore. La seule musique capable de couvrir le chaos de mon âme. Le premier tiers de notre nuit venait de commencer, et je savais déjà que les larmes viendraient avant l'orgasme, non pas par tristesse, mais parce que pour la première fois, quelqu'un ne se contentait pas de consommer mon corps : il était en train de l'exorciser. Julian ne répondit pas tout de suite par des mots. Il répondit par une secousse sismique qui manqua de me briser les reins. Il se décolla d’un millimètre, juste assez pour laisser l’air frais lécher ma peau brûlante, avant de s’enfoncer à nouveau en moi avec une violence sourde, cherchant à atteindre un point de ma chair que personne n’avait jamais osé toucher. Sa bite, dure comme du fer et chauffée à blanc, raclait les parois de ma chatte avec une précision chirurgicale. Chaque coup de boutoir était une ponctuation dans le récit de mon désastre. — Tu veux que je t’efface, c’est ça ? grogna-t-il contre mon oreille, sa voix n’étant plus qu’un râle caverneux. Tu veux que je cogne jusqu’à ce que tu ne te souviennes plus de ton propre nom ? Il attrapa ma tignasse, tirant ma tête en arrière pour m’obliger à cambrer l’échine. Je lâchai un cri qui n’avait plus rien d’humain. La douleur était une ligne de feu qui partait de ma nuque pour finir au creux de mon ventre, là où sa verge cognait sans relâche contre mon col. C’était insupportable. C’était nécessaire. — Oui… murmurai-je, les dents serrées, alors que ma vue se brouillait. Prends tout. Ne laisse rien. D’un geste brusque, il me retourna. Le monde oscilla. En une seconde, je me retrouvai sur le dos, étalée sur le matelas dont les ressorts grinçaient comme des os qui se brisent. Julian ne perdit pas un instant. Il écrasa son corps massif contre le mien, ses genoux écartant mes cuisses avec une autorité qui me fit frissonner. Il était là, au-dessus de moi, une ombre menaçante et magnifique, les yeux injectés de sang et de désir brut. Il saisit mes jambes et les balança sur ses épaules. L’angle était obscène. J’étais totalement offerte, ma chatte béante, rougie par les assauts précédents et déjà luisante de ma propre cyprine mélangée à la sueur. Il prit sa bite en main — cette barre de viande pulsante, veinée, trempée — et l’aligna contre mon entrée. — Regarde-moi, Nathalie. Regarde ce que je te fais. Il s’enfonça d’un coup sec. Je sentis ma peau s’étirer jusqu’à la rupture. Ma chatte semblait se déchirer pour l’accueillir, mais elle l’aspirait avec une faim dévorante. Le bruit fut celui d’une ventouse de chair, un *shplock* humide et gras qui résonna dans la pièce silencieuse. Je griffai ses pectoraux, mes ongles s’enfonçant dans ses muscles tendus comme des cordes de piano. — Putain… souffla-t-il, le visage déformé par une grimace de plaisir pur. T’es tellement serrée… On dirait que tu vas me broyer la bite. Il commença un va-et-vient lent, cruellement lent. Il se retirait presque entièrement, laissant juste le gland frotter mes lèvres gonflées, avant de revenir s'écraser au fond de moi. À chaque fois qu'il plongeait, ses testicules venaient claquer contre mon périnée avec un bruit sec, un rythme de métronome qui calait mon cœur sur le sien. Je sentais tout : la texture de son gland qui accrochait chaque pli interne, la chaleur de son foutre des rounds précédents qui commençait à glisser le long de mes fesses, et cette pression insupportable dans mon bas-ventre. — Dis-le, ordonna-t-il en accélérant le mouvement. Dis-moi ce que tu sens. — Je sens… je sens que tu me tues… Julian… je suis en train de crever… Ma voix se brisait. Les larmes que j’avais prédites commençaient à perler au coin de mes yeux, traçant des sillons froids sur mes tempes. Ce n’était pas de la tristesse, c’était une décharge. Le « bruit » dont je lui avais parlé, ce vacarme mental de mes deuils et de mes échecs, s’éteignait enfin. Il ne restait que le son de sa respiration courte, le claquement de nos sexes mouillés et l’odeur de fauve qui émanait de lui. Julian se mit à pilonner avec une rage renouvelée. Il n’y avait plus de tendresse, seulement de la mécanique brute. Il me baisait comme on démolit un mur. Ses mains s’emparèrent de mes poignets pour les plaquer au-dessus de ma tête, me clouant au lit alors qu'il se déchaînait. Ma chatte était devenue un fournaise de fluides. Ça glissait, ça claquait, ça moussait. Je sentais l’écume de notre sueur et de nos sécrétions se masser entre nos hanches, créant une sorte de lubrifiant naturel et sale qui rendait chaque pénétration encore plus profonde, encore plus dévastatrice. — Tu sens ça ? grogna-t-il, les dents contre ma peau, me mordant l’épaule jusqu’au sang. Tu sens comment je te possède ? Il n'y a plus de passé, Nathalie. Il n'y a que ma bite dans ton cul, mon sperme qui bout et ce putain de plaisir qui va t'exploser la gueule. Il lâcha mes mains pour attraper ses propres hanches, augmentant la puissance de ses coups. Sa bite semblait avoir doublé de volume, cognant mon utérus avec une force telle que j'avais l'impression qu'il allait me transpercer l'estomac. Je ne pouvais plus parler. Je ne pouvais que hoqueter, la bouche ouverte, cherchant de l'oxygène dans cet air chargé d'électricité et de luxure. Mon corps commença à se cambrer involontairement. Les premiers spasmes de l'orgasme pointaient le bout de leur nez, une décharge électrique qui partait de mon clitoris — que son pubis écrasait à chaque mouvement — pour irradier dans toutes mes fibres. C'était trop. Trop intense, trop vrai, trop sale. — Pas encore… gémit-il, devinant ma fin imminente. On n’a pas fini de te vider. Il se retira brusquement, me laissant orpheline de sa chaleur, le sexe battant et vide. Je le vis se redresser, sa verge dressée vers le plafond, dégoulinante de ma propre mouille. Il avait ce regard de prédateur qui n’a pas encore eu sa part de chair. Il me saisit par la taille et me fit basculer sur le côté, m’obligeant à me mettre à quatre pattes, les fesses hautes, le visage enfoui dans les draps froissés. — Le bruit n’est pas encore assez fort, pas vrai ? chuchota-t-il derrière moi, sa main s’abattant violemment sur une de mes fesses, laissant une empreinte rouge et cuisante. On va le faire hurler, ce silence. Je sentis la pointe de son gland chercher à nouveau mon entrée, plus exigeante que jamais, alors que l’air devenait irrespirable de tension. Le milieu de la nuit n'était qu'un avant-goût du carnage à venir. La gifle qu’il venait de m’asséner sur la fesse gauche résonnait encore dans la petite chambre, un claquement sec qui couvrait pour une seconde le vacarme de mes pensées. Ma peau brûlait, une zone de chaleur vive qui contrastait avec la fraîcheur de l’air sur mon dos nu. Julian ne me laissa pas le temps de respirer. Il s’agrippa à mes hanches, ses doigts s’enfonçant dans ma chair comme des griffes, et il pressa la tête de son sexe contre mon entrée déjà dévastée, trempée de ma propre excitation et de ses sucs. — Tu le veux, ce bruit ? grogna-t-il contre mon oreille, sa voix n’étant plus qu’un râle caverneux. Tu veux que je t’éclate pour que tu n’entendes plus rien d’autre ? Je ne pus que hocher la tête, le visage écrasé contre l’oreiller qui sentait la lessive bon marché et la sueur d'homme. Je voulais qu'il me déchire. Je voulais que la douleur se mélange au plaisir jusqu'à ce que mon identité se dissolve. Il s'enfonça d'un coup sec. Un coup de boutoir qui me fit cambrer l'échine si fort que j'eus l'impression que mes vertèbres allaient craquer. Sa bite était énorme, une barre de fer brûlante qui forçait le passage, écartant mes parois avec une autorité brutale. Je lâchai un cri, un son animal, alors qu'il me remplissait jusqu'à l'écœurement, touchant mon col avec une violence délibérée. — Oh putain… murmura-t-il, le rythme déjà effréné. T’es tellement serrée, Nathalie. Comme si c’était la première fois. Comme si tu n'attendais que moi pour te défoncer. Il commença ses va-et-vient, des mouvements amples, puissants, qui faisaient claquer ses couilles contre mon périnée à chaque poussée. Le bruit était là, enfin. Ce son de viande contre viande, ce martèlement sourd et obscène qui prenait toute la place. Il ne m’épargnait pas. À chaque fois qu’il se retirait presque entièrement, je sentais le vide m’envahir une fraction de seconde avant qu’il ne replonge en moi, me clouant un peu plus au matelas. Ma chatte était une plaie ouverte de plaisir, dégoulinante de mouille, lubrifiée par l'excès. Je sentais le glissement visqueux de sa verge, la texture de ses veines qui frottaient contre mes parois internes. C’était cru, c’était sale, et c’était exactement ce dont j’avais besoin pour faire taire les fantômes de mon passé. — Julian… plus fort… s’il te plaît… cogne-moi ! hurlais-je dans les draps. Il répondit par une nouvelle série de gifles sur mes fesses, alternant droite et gauche, marquant ma peau de rouge, avant de reprendre ma taille pour me soulever légèrement. Il changea d’angle, percutant mon point G avec une précision de métronome. Je voyais des étoiles, mes muscles commençaient à tressauter de façon incontrôlée. — Regarde-moi, ordonna-t-il. Je tournai péniblement la tête par-dessus mon épaule, les cheveux collés à mon visage par la sueur. Son visage était contracté, une grimace de douleur et de rage primitive. Il était magnifique dans sa bestialité. Il lâcha mes hanches pour s'emparer de mes cheveux, tirant ma tête en arrière pour m’obliger à offrir ma gorge, tandis qu’il continuait de me labourer sans relâche. — Je vais te vider, Nathalie. Je vais te remplir de mon foutre jusqu'à ce que tu ne puisses plus marcher, jusqu'à ce que tu n'aies plus une seule pensée propre en tête. L’intensité monta d’un cran. Je sentais la vague arriver, cette électricité qui partait de mon entrejambe pour irradier jusqu'au bout de mes doigts. Ma chatte se contractait frénétiquement autour de lui, essayant de broyer son sexe, de lui arracher sa semence. Julian accéléra encore, ses poussées n'étaient plus que des impacts sauvages, rapides, désordonnés. — Je jouis… Julian, je jouis ! L’orgasme m’explosa à l’intérieur comme une grenade. Mes parois me compressèrent violemment, aspirant sa bite dans un spasme interminable. Au même instant, je sentis son corps se tendre à l’extrême. Il poussa un cri de bête blessée et s’enfonça en moi une dernière fois, le plus profondément possible, restant immobile alors que je sentais les jets brûlants de son foutre inonder mon fond, une onde de chaleur liquide qui se répandait en moi, me marquant de son sceau. Il resta ainsi de longues secondes, haletant, son front appuyé contre ma nuque, tandis que nos deux corps continuaient de tressaillir au rythme des derniers battements de nos cœurs affolés. Je sentais le liquide redescendre lentement le long de mes cuisses, une sensation de souillure libératrice. Il se retira avec un bruit de succion humide, me laissant m'effondrer sur le ventre. Le silence revint dans la pièce, mais ce n'était plus le silence angoissant de ma solitude. C'était un silence lourd, saturé de l'odeur du sexe et de la sueur, un silence de champ de bataille après le carnage. Julian s’allongea à côté de moi, son bras massif entourant ma taille pour me coller contre lui. Il ne dit rien. Il n’y avait plus rien à dire. La confidence était passée par la peau, par la sueur, par le foutre. — On a fini ? murmurai-je, la voix brisée, alors qu'une larme solitaire finissait sa course sur le drap. — Non, répondit-il en embrassant mon épaule mordue. On ne finit jamais avec un bruit pareil. Il ferma les yeux, et pour la première fois depuis des années, le silence ne me fit pas peur. Il était simplement là, comme nous, épuisé et enfin tranquille.

Tatouages et Tabous

Le silence n’était qu’une trêve, un linceul de sueur et de foutre posé sur nos corps encore pantelants. Je restais là, échouée sur le ventre, les poumons brûlants, sentant la viscosité tiède de sa semence glisser lentement le long de l'intérieur de mes cuisses pour venir tacher le drap déjà froissé. Cette sensation de souillure était ma seule ancre, le seul rappel que j’existais encore. Sans cette chaleur collante, sans cette douleur sourde au creux de mes reins, je ne serais qu’un spectre errant dans les rues froides de Paris. Julian ne s’éloigna pas. Il resta là, une masse de muscles et de cuir, sa respiration s’apaisant dans mon cou. Puis, d’un mouvement lent, presque solennel, il se redressa pour s’asseoir à califourchon sur mes fesses. Son poids était une promesse de destruction et de salut. Je gémis, une plainte rauque, alors que mes doigts griffaient nerveusement le tissu rêche. — Retourne-toi, Nathalie, ordonna-t-il d'une voix basse, granuleuse comme du gravier. J’obéis, mon corps n’étant plus qu’une extension de sa volonté. En me pivotant, je sentis le mélange de ma cyprine et de son sperme s’étaler sur mon ventre, une pellicule luisante sous la lumière crue de l’ampoule nue qui pendait au plafond. Julian me surplombait, immense. La lumière accrochait les reliefs de ses tatouages, cette encre noire qui semblait ramper sur sa peau comme une armée d'ombres. Ses bras étaient des chroniques de douleur, des motifs géométriques et des crânes entrelacés qui couvraient chaque centimètre de ses deltoïdes massifs jusqu’à ses poignets. Il ne me regardait pas comme les autres. Pas comme une proie, ni comme un simple vide à combler. Il me regardait comme un parchemin sur lequel il s'apprêtait à écrire. Ses mains, larges et calleuses, vinrent se poser sur mes genoux, les écartant sans ménagement. J’étais là, ouverte, exposée, ma chatte encore béante et rougie par ses assauts précédents. Les lèvres de mon sexe étaient gonflées, pulsant au rythme de mon cœur affolé. Julian pencha la tête, ses yeux sombres détaillant l’humidité qui brillait entre mes poils pubiens. — Tu es une telle abîme, murmura-t-il, et sa main remonta lentement le long de ma cuisse. L’index de sa main droite, marqué d’une petite croix noire sur la phalange, vint caresser l’entrée de mon antre. Le contraste était violent : le noir de son encre contre le rose vif de ma chair meurtrie. Il enfonça un doigt, puis deux, avec une lenteur de torture. Je cambrai le dos, un cri étouffé mourant dans ma gorge. C’était trop. C’était exactement ce qu’il me fallait. — Regarde-moi, Nathalie. Regarde ce que je fais à ton corps de nymphomane. Je relevai les yeux vers lui, mes joues brûlantes, mes larmes brouillant ma vue. Il commença à masser mon clitoris avec le plat de son pouce, un mouvement circulaire, technique, implacable. La sensation était électrique, me déchirant de l’intérieur. Je sentis une nouvelle vague de lubrification inonder ses doigts, un jus épais et translucide qui rendait chaque frottement plus indécent, plus sonore. Le bruit de sa peau glissant contre ma muqueuse remplissait la pièce, un *floc-floc* humide qui me faisait perdre la tête. — Tu sens ça ? demanda-t-il en appuyant plus fort, sa voix vibrant dans ma cage thoracique. Tu sens comme tu es faite pour être possédée ? Tu n’es qu’un besoin, Nathalie. Une faim que rien ne peut rassasier. Il retira ses doigts brusquement, me laissant dans un état de manque atroce. Je haletai, mes hanches se soulevant instinctivement pour chercher le contact. Julian sortit alors un petit flacon d’encre de sa table de nuit, ainsi qu'une aiguille de tatoueur professionnelle qu’il monta avec une précision chirurgicale sur son dermographe. Le bruit de la machine, un bourdonnement métallique et strident, déchira l’intimité de la chambre. Mon sang se glaça. La peur et l'excitation se mélangèrent dans un cocktail toxique. — Qu’est-ce que tu fais ? demandai-je, la voix tremblante. Il ne répondit pas tout de suite. Il trempa l'aiguille dans l'encre noire, puis il revint se placer entre mes jambes. Il attrapa ma cheville et la posa sur son épaule, m’ouvrant encore plus, m'offrant totalement à son regard et à son outil. Ses yeux étaient fixés sur le haut de ma cuisse interne, là où la peau est la plus fine, la plus sensible, juste à quelques centimètres de mes lèvres charnues. — Je vais te marquer, dit-il enfin. Je vais ancrer ta douleur là où elle ne pourra plus se cacher. Je vais transformer ce vide en quelque chose de permanent. Il posa sa main gauche sur mon ventre pour me maintenir immobile. Sa paume était chaude, écrasante. La pointe de l’aiguille s'approcha de ma chair. Je voyais la goutte d'encre noire perler au bout du métal. — Julian, s'il te plaît... murmurai-je, sans savoir si je le suppliais d'arrêter ou de continuer. — Tais-toi. Ouvre ta chatte et encaisse. L’aiguille perça la peau. Une brûlure fulgurante me traversa, me faisant hurler. Ce n’était pas la douleur sourde du sexe, c’était une morsure nette, précise, froide. Il traça une première ligne, une entaille de pigment qui s'enfonçait dans mon derme. La douleur était si intense qu’elle devint érotique. Mon sexe se contracta violemment autour du vide, mes parois vaginales se serrant dans un spasme involontaire alors qu'un flot de plaisir liquide s'écoulait de moi, venant mouiller les doigts de Julian qui tenaient ma peau tendue. Il continuait son œuvre, imperturbable, le vrombissement de la machine résonnant dans mes os. Chaque coup d'aiguille était un orgasme de souffrance. Il dessinait quelque chose sur moi, une marque de propriété, une cicatrice choisie. L'odeur de l'encre se mêlait maintenant à l'odeur métallique du sang et à l'arôme musqué de mon excitation. Je voyais de petites perles de sang se mélanger à l'encre noire, coulant lentement vers mes fesses. — Tu es mienne, Nathalie, murmura-t-il alors que la machine s'arrêtait un instant. À chaque fois que tu écarteras les jambes pour un étranger, à chaque fois que tu chercheras à t’oublier dans une bite quelconque, tu verras cette marque. Tu te souviendras de ce que tu es vraiment. Il reprit son travail, plus bas cette fois, frôlant les replis sensibles de mon sexe. La vibration de l’appareil contre ma vulve me rendait folle. C’était une torture exquise. Je sentais mon clitoris durcir comme une pierre sous l'effet de l'adrénaline et de la douleur. J’étais une plaie ouverte, un champ de bataille de nerfs et de désirs, et Julian était le seul capable de dompter ce chaos. Je fermai les yeux, ma tête basculant en arrière, alors que l'aiguille continuait de labourer ma peau, écrivant en lettres de sang et de noirceur le début de ma fin, ou peut-être, de ma renaissance. La machine s'arrêta brusquement. Le silence qui suivit fut presque plus douloureux que le vrombissement lancinant de l’aiguille. J’étais là, les jambes grandes ouvertes sur son fauteuil de cuir noir, haletante, la peau en feu. L’odeur métallique du sang se mélangeait à celle, âcre, de l’encre et au parfum boisé de Julian. Je sentais la fraîcheur de l’air sur ma vulve trempée, exposée, offerte. Julian posa sa machine sur le guéridon en inox. Il ne détourna pas le regard. Ses yeux sombres, presque noirs d'excitation, étaient fixés sur le carnage magnifique qu’il venait de dessiner sur le haut de mes cuisses, là où la peau est la plus fine, là où chaque terminaison nerveuse hurle à l'agonie. Il attrapa un morceau de Sopalin stérile et essuya l'excédent d'encre et de sang d'un geste ferme, presque brutal. Je poussai un gémissement étranglé, mes hanches se soulevant instinctivement du fauteuil. — Reste tranquille, Nathalie, ordonna-t-il d'une voix rauque, basse, qui me fit vibrer jusqu'aux os. Tu n’as pas encore fini de payer. Il ne se contenta pas d'essuyer. Ses doigts, gantés de latex noir, s'attardèrent. Il écarta lentement mes lèvres, révélant ma chair rose, gonflée, saturée de désir. Je voyais une goutte de mon propre suc couler le long de son index, se mêlant à la traînée noirâtre qui barrait ma peau. C’était sale. C’était viscéral. Et c'était la seule chose qui me faisait me sentir vivante. — Regarde-toi, murmura-t-il en penchant la lampe articulée pour éclairer crûment mon intimité. Regarde comme tu es trempée. Tu aimes ça, hein ? Que je te laboure, que je te marque comme une bête. Il pressa brusquement son pouce sur mon clitoris, juste à l'endroit où la vibration de la machine avait laissé une empreinte de feu. La douleur fulgurante se mua instantanément en une décharge électrique qui me fit cambrer le dos, mes ongles s'enfonçant dans le cuir des accoudoirs. — Oui... Julian, pitié... bafouillai-je, les larmes aux bords des cils. — Pitié pour quoi ? Pour que je m'arrête ? Ou pour que je t'achève ? Il ne me laissa pas répondre. Il reprit la machine. Le bruit strident remplit à nouveau la pièce, un cri mécanique qui semblait répondre au mien. Cette fois, il ne s'attaquait plus aux contours. Il changea d'aiguille, en installant une plus large, pour le remplissage, pour l'ombre, pour la profondeur. Il écarta ma petite lèvre gauche avec une autorité qui me brisa le cœur autant qu’elle m’excita. La pointe de l’aiguille s’enfonça à quelques millimètres seulement de l’entrée de mon sexe. Je sentis chaque perforation, une multitude de piqûres glaciales et brûlantes à la fois. Le sang recommença à perler, chaud, glissant sur mes fesses pour venir mourir dans le creux de mes reins. — Tu sens ça ? demanda-t-il, sa bouche si proche de mon oreille que je sentais son souffle chaud. C’est l’encre qui entre dans ton sang. À partir de maintenant, je fais partie de toi. Je suis sous ta peau. Tu ne pourras jamais m'effacer, peu importe combien de mecs passeront entre ces jambes. Il augmenta la tension de la machine. Les vibrations étaient telles que tout mon bassin se mit à trembler. Je perdais tout contrôle. Mon corps n'était plus qu'une masse de nerfs à vif, oscillant entre l'évanouissement et l'orgasme. Ma chatte, offerte et martyrisée, ne cessait de cracher son jus, une mélasse transparente qui rendait le travail de Julian de plus en plus difficile. Il s'interrompit à nouveau, mais cette fois, il ne lâcha pas la machine. Il utilisa sa main libre pour saisir ma mâchoire et me forcer à le regarder. Son visage était à quelques centimètres du mien. Je voyais la sueur perler sur son front, la tension de ses muscles sous son t-shirt noir. — Tu as envie de ma bite, pas vrai ? Tu as envie que je remplace cette aiguille par quelque chose de beaucoup plus gros, de beaucoup plus dur. — Je t'en supplie... Julian... baise-moi... Détruis-moi... Il eut un sourire cruel, un sourire de prédateur qui a acculé sa proie. — Pas encore. Je veux d'abord que tu sois saturée de moi. Je veux que chaque pore de ta peau se souvienne du prix de ta trahison. Il relâcha ma mâchoire et, d'un geste délibéré, il lécha le sang et l'encre qui maculaient ses doigts gantés, ses yeux ne quittant jamais les miens. Puis, sans prévenir, il enfonça deux doigts profondément en moi, tandis que de l'autre main, il plaquait la machine encore vibrante contre la paroi externe de ma vulve, juste au-dessus de là où il venait de piquer. Le contraste était insoutenable. Le froid du latex, la chaleur de ma chair déchirée, le va-et-vient brutal de ses doigts qui cherchaient mon col, et cette vibration infernale qui semblait vouloir me fendre en deux. Je poussai un hurlement qui se perdit dans les murs insonorisés du studio. Mon corps fut parcouru de spasmes violents, ma chatte se contractant frénétiquement autour de ses doigts, expulsant un mélange de foutre et de sang. — Regarde, Nathalie ! Regarde comme tu es sale ! hurla-t-il par-dessus le bruit de la machine. Je baissai les yeux, mon souffle court, ma vision brouillée. Je vis ses doigts disparaître et réapparaître dans mon sexe béant, couverts d'un liquide noirâtre et visqueux. J'étais un gâchis. Une épave. Et pourtant, je n'avais jamais eu aussi faim de lui. Il retira brusquement ses doigts et se leva. Je crus qu'il allait enfin me prendre, mais il se contenta de déboutonner son jean. Ma bite, monstre de chair pulsante et impatiente, jaillit de son pantalon, déjà ornée d'une goutte de cyprine au bout du gland. Elle était magnifique, sombre, veinée, promettant une douleur et un plaisir que seule sa cruauté pouvait offrir. Il ne s'approcha pas pour me pénétrer. Il se posta juste devant mon visage, sa bite à quelques centimètres de mes lèvres, tout en gardant la machine à tatouer à portée de main. — Suce-la, ordonna-t-il. Nettoie-moi, et peut-être que je finirai de t'écrire. Je ne me fis pas prier. Je me jetai sur lui, ma langue cherchant désespérément le goût de son sexe, tandis que je sentais déjà l'aiguille se rapprocher à nouveau de ma chair meurtrie, prête à entamer le dernier acte de mon marquage. Elle frôla mon clitoris, juste un avertissement, un baiser d'acier avant la prochaine déchirure. Ma main droite tremble imperceptiblement sous l'effet des vibrations de la Cheyenne, tandis que ma main gauche est enfouie dans la chevelure de Nathalie, la forçant à s'enfiler ma bite de plus en plus profondément. Je baisse les yeux sur elle. Elle est à genoux, brisée et magnifique, ses yeux révulsés cherchant les miens alors qu'elle s'étouffe à moitié sur mon gland. Sa salive coule le long de ma verge sombre, lubrifiant la peau tendue, glissant jusqu'à mes couilles qui se contractent violemment. — Voilà, comme ça. Nettoie-moi bien, petite traînée, grognai-je, la voix étranglée par l'excitation. Je ne m'arrête pas pour autant. L'art n'attend pas, et ma faim de la marquer est aussi vorace que ma faim de son corps. Je penche le buste, appuyant le faisceau d'aiguilles contre la peau translucide de son aine, juste à la lisière de ses lèvres charnues et trempées. Le bzzzz lancinant de la machine couvre ses râles étouffés. Je pique. L'encre noire s'engouffre sous l'épiderme, mélange de sang et de pigment. Elle sursaute, ses dents frôlant mon urètre dans un spasme de douleur, mais je ne recule pas. Je la maintiens fermement contre mon bassin, m'enfonçant dans sa gorge à chaque fois que l'aiguille déchire sa chair. C'est un chaos de sensations. La chaleur humide de sa bouche contre la froideur de l'acier que je manipule. Le contraste est insoutenable. Je trace une ligne courbe, remontant vers son clitoris gonflé, rouge, qui palpite comme un cœur à découvert. Elle lâche ma bite un instant pour gémir, un cri aigu qui se perd dans la pièce, mais je la ramène d'un coup sec. — J’ai dit : finis-moi. Elle obéit, ses doigts griffant mes cuisses alors qu'elle reprend son va-et-vient frénétique. Je sens le foutre monter, une pression sourde à la base de mon sexe. Je finis le dernier motif, une arabesque cruelle qui vient mourir pile sur le bouton de chair convulsé. Je pose la machine, le silence qui suit est assourdissant, seulement rompu par le bruit de succion de sa bouche sur ma peau. Je ne tiens plus. Je la saisis par les aisselles et je la balance sur la table de tatouage, écartant ses jambes d'un geste brutal. Elle est couverte de sueur, d'encre et de cyprine. Son sexe est une plaie ouverte, magnifique, orné de mon œuvre toute neuve qui saigne légèrement. — Regarde ce que tu m'as fait faire, soufflai-je en contemplant ma bite dégoulinante de sa bave. Je m'agenouille entre ses cuisses et j'enfonce deux doigts dans sa chatte brûlante pour la préparer. Elle est tellement large, tellement prête. Je sens ses muscles m'aspirer, m'implorer. Sans plus de préambule, je saisis ma bite à pleine main et je l'aligne contre son entrée. Je pousse d'un coup sec, sans douceur, cherchant à la briser une dernière fois. L'entrée est serrée, presque douloureuse pour nous deux. Je sens la peau de mon gland frotter contre les parois rugueuses de son vagin. Elle arque le dos, les yeux fixés sur le plafond, sa bouche dessinant un "O" silencieux. Je commence le va-et-vient, lent, profond, cherchant le fond, là où mon gland cogne contre son col. À chaque coup de boutoir, je vois l'encre fraîche sur sa peau se mélanger aux fluides que nous produisons. C'est sale, c'est barbare. — Tu sens ça ? Tu sens l'encre qui entre en toi autant que ma bite ? Je狂 (accélère) le rythme. Je ne suis plus un artiste, je suis un animal. Je lui attrape les poignets, les plaquant au-dessus de sa tête, et je la laboure avec une rage sourde. Le bruit de nos corps qui s'entrechoquent, ce claquement de viande humide, remplit l'espace. Elle commence à convulser, ses parois vaginales se resserrant autour de moi comme des étaux. — Julian... Julian, s'il te plaît... hurle-t-elle, les larmes roulant enfin sur ses tempes. Ses pleurs me font perdre pied. C'est le signal. Je lâche tout contrôle. Je me retire presque entièrement pour mieux m'enfoncer, visant le point exact qui la fera basculer. Je sens son orgasme exploser, une série de spasmes électriques qui me broient le sexe. Je rugis, ma propre jouissance me frappant avec la force d'un train de fret. Je me retire au dernier moment, saisissant ma bite pour l'asperger. Mon foutre jaillit en jets épais, brûlants, venant souiller le tatouage encore frais sur son aine. Blanc sur noir. Vie sur art. J'en remets, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle soit couverte de ma semence, le liquide glissant dans les sillons de l'encre, lavant le sang. Je m'effondre sur elle, le souffle court, mon front contre le sien. L'odeur de l'encre, du sexe et de la sueur nous enveloppe. Elle tremble de tous ses membres, ses doigts venant se perdre dans mes cheveux. — C'est fini, murmurai-je contre ses lèvres, le goût du sel et de la fin de nous. Tu es marquée. À jamais. Le chapitre se ferme sur le silence de la pièce, tandis que l'encre et le foutre sèchent ensemble sur sa peau, scellant un pacte que ni le temps, ni les larmes ne pourront jamais effacer. Elle est mon chef-d'œuvre, et je suis son bourreau.

La Rechute Publique

La moiteur de l’appartement de Julian n’était plus qu’un souvenir acide, une brûlure sur ma peau que la soie de ma robe de cocktail semblait vouloir étouffer. Ce soir, Paris ne brillait pas ; elle grinçait sous mes talons aiguilles. Nous étions à l’Hôtel de Crillon, sous les dorures d’un salon privé où l’aristocratie du fric et du paraître se pressait, une coupe de champagne à la main et le mépris au coin des lèvres. Je me sentais comme une plaie ouverte dans un magasin de porcelaine. Julian était là, quelque part dans la foule. Je sentais son regard comme un laser dans ma nuque. Depuis qu’il avait marqué ma chair de son encre et de son foutre, je n'étais plus qu'un satellite dérivant autour de sa gravité sombre. Mais ce soir, le vide en moi était plus vaste que son emprise. C’était une de ces nuits où ma peau devenait trop étroite, où l’air manquait, où chaque pore de mon corps réclamait d'être comblé, percé, dévasté. Ma nymphomanie ne demandait pas de l'amour ; elle exigeait un sacrifice. — Tu reprendras bien un verre, Nathalie ? La voix de l’organisateur, un type dont j’avais déjà oublié le nom, glissa sur moi comme de la bave. Je hochai la tête, mon regard errant déjà sur les braguettes trop serrées, sur les mains grasses qui tenaient des verres en cristal. Ma chatte me lançait, une pulsation sourde et impitoyable qui me faisait trembler les cuisses. Sous la soie émeraude de ma robe, le tatouage encore frais sur mon aine me brûlait. Je l'imaginais là, sous le tissu, une cicatrice d'appartenance que je m'apprêtais à trahir. Je bus mon verre d'un trait. L'alcool n'éteignait rien, il attisait le brasier. Je cherchai Julian du regard. Je le vis près d'une colonne, discutant avec un éditeur. Il était impeccable dans son costume noir, une force brute contenue dans une élégance glaciale. Ses yeux se posèrent sur moi un instant. Il savait. Il voyait la prédatrice aux abois derrière mon sourire de façade. Il voyait que j'étais en train de décrocher, que la bête en moi avait faim. Je me détournai, incapable de soutenir ce regard qui lisait en moi comme dans un livre porno. J'avais besoin de sortir de cette lumière crue. Je traversai la salle, le souffle court, les parois de mon vagin se contractant sur du vide. C'était une sensation de faim atroce, une crampe qui remontait jusque dans mes tripes. Je bousculai un serveur, ignorai une remarque désobligeante, et m’engouffrai dans un couloir dérobé, celui qui menait aux offices ou aux petits salons privés que les riches utilisaient pour leurs transactions discrètes. Le silence ici était une insulte. Je m'adossai au papier peint de velours, mes doigts remontant le long de mes cuisses. Je sentis la dentelle de mes bas, puis la peau nue, brûlante. J’étais déjà trempée. Ma chatte était une éponge de désir, exsudant un jus épais qui collait à mes doigts dès que je les glissai sous l’élastique de ma culotte. C’est là que je le vis. Un homme. La trentaine, un peu plus grand que moi, le regard lourd de ce genre de luxure facile qu'on trouve au fond des verres de whisky. Il m'avait suivie. Il avait vu la traînée de poudre que je laissais derrière moi. — Vous avez l'air de chercher quelque chose, murmura-t-il, s’approchant trop près. Son odeur de tabac froid et d'eau de Cologne bon marché m'aggressa, mais mon corps ne fit aucune distinction. Il était une bite sur pattes. Un instrument. Un moyen de faire taire le hurlement dans mon bas-ventre. — Je ne cherche rien, crachai-je, ma voix n'étant plus qu'un croassement. Je veux juste qu'on me déchire. Le type ne se fit pas prier. Son regard changea, devenant prédateur à son tour, mais sans la noblesse de Julian. C'était une envie sale, rapide, anonyme. Exactement ce dont ma rechute avait besoin. Il me saisit par les hanches et me retourna violemment contre le mur. Le contact du papier peint froid contre mon visage me fit gémir. — Tu es une de ces petites putes de la haute, hein ? souffla-t-il contre mon oreille. Tu veux te faire sauter entre deux petits-fours ? Il ne perdit pas de temps. Je l'entendis défaire sa ceinture, le cliquetis du métal résonnant comme un glas dans le couloir désert. Mes mains cherchaient frénétiquement mes propres hanches, remontant ma robe de soie, dévoilant mes fesses à l'air frais de la galerie. Je n'avais pas mis de culotte. Je ne le faisais jamais ces soirs-là. Je voulais être prête, disponible, offerte à la moindre secousse du destin. Je sentis sa main, rugueuse et moite, s'écraser sur ma fesse gauche, laissant une marque rouge instantanée. De l'autre main, il agrippa ma nuque, forçant mon front contre le mur. — Regarde-toi, murmura-t-il. T’es déjà en train de couler. Il fit glisser deux doigts entre mes lèvres charnues. Je poussai un cri étouffé. J'étais tellement lubrifiée que ses doigts glissèrent sans résistance, s'enfonçant jusqu'à la garde dans ma chatte bouillante. Il ramena son jus sur mon clitoris, le triturant sans aucune douceur. La douleur se mêlait au plaisir dans un cocktail toxique. Je me cambrai, offrant mon cul, mon identité, tout ce que j'étais, à cet inconnu dont je ne voulais même pas connaître le prénom. — Vas-y... bise-moi... encule-moi... ce que tu veux, mais fais-le maintenant, suppliai-je, mes doigts griffant le velours du mur. Je l'entendis sortir sa bite. Elle tapa contre mes fesses, chaude, dure comme du bois. Je sentis le gland glisser entre mes fesses, cherchant l'entrée de mon antre. À cet instant, je ne pensais plus à Julian. Je ne pensais plus à la dignité. Je n'étais qu'un orifice qui demandait à être comblé par du foutre étranger, une traîtresse à mon propre cœur, esclave de mes pulsions de stade 10. L'inconnu cracha dans sa main, frotta son sexe pour lubrifier l'entrée, et sans un mot de plus, il s'enfonça en moi d'un coup sec, me clouant au mur dans un déchirement de plaisir pur et de honte absolue. Au bout du couloir, une porte s'ouvrit. Une silhouette se découpa dans la lumière du salon. C'était Julian. Et il nous regardait. Le monde s’est arrêté de tourner au moment précis où le loquet de la porte a cliqueté. La lumière crue du salon VIP a découpé la silhouette de Julian, projetant son ombre immense et brisée sur le velours cramoisi du couloir. Je l’ai vu. Ses yeux bleus, d’ordinaire si brûlants de tendresse, se sont dilatés, s’ancrant dans les miens à travers l’obscurité poisseuse. Et pourtant, je n’ai pas bougé. Je n’ai pas essayé de me rhabiller, ni de repousser l’animal qui me labourait les entrailles. L’inconnu n’a pas ralenti. Au contraire. Sentant la présence d’un spectateur, il a grogné, une vibration sauvage qui a remonté tout le long de sa colonne vertébrale pour finir dans son bassin. Sa bite, une barre de fer brûlante et impitoyable, s’est enfoncée encore plus profondément dans ma chatte, venant cogner mon col avec une violence qui m’a arraché un sanglot étouffé. — Julian… murmurai-je, ma voix n'étant qu'un souffle de détresse perdu entre le plaisir et l'agonie. Ses mains se sont crispées sur le chambranle de la porte. Il ne disait rien. Il regardait. Il regardait l’homme que je ne connaissais pas me tenir par les hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma peau comme des crochets de boucher. Il regardait ma robe de créateur, arrachée, remontée jusqu’à ma taille, exposant ma vulnérabilité la plus crue, le va-et-vient obscène de ce sexe étranger qui ressortait de moi luisant de mes propres sucs avant de s’y engouffrer à nouveau dans un bruit de succion écœurant. *Slap. Slap. Slap.* Le bruit du bas-ventre de l’inconnu claquant contre mes fesses résonnait dans le silence de mort du couloir. C’était le son de ma déchéance, orchestré par les battements de mon cœur en miettes. — Continue, ordonna l’inconnu, sa voix basse et rocailleuse pour la première fois. Regarde-le et dis-lui comme c’est bon. Il a resserré sa poigne sur ma nuque, forçant mon visage contre le mur, tout en gardant mes yeux fixés sur Julian. Julian qui, au lieu de fuir, a fait un pas en avant. Un seul. Son visage était un masque de douleur pure, ses lèvres tremblaient. — Nathalie… pourquoi ? articula-t-il, le son de mon nom dans sa bouche me faisant l'effet d'un coup de poignard. — Parce qu’elle est à moi ce soir, ricana l’inconnu en me donnant un coup de rein si brutal que mes pieds ont failli quitter le sol. Regarde comment elle l'encaisse, Julian. Regarde comme elle écarte bien les jambes pour un étranger alors qu'elle te jurait fidélité il y a deux heures. Je sentais le gland de l’inconnu frotter contre les parois de mon vagin, chaque millimètre de ma chair étant sollicité, étiré, possédé. Ma chatte était en feu, inondée d'un mélange de lubrifiant et de mon excitation honteuse. La douleur de la trahison se transformait en une électricité pervers qui me paralisait. Je voulais mourir, mais je voulais aussi que ce calibre de chair ne s'arrête jamais de me déchirer. L’inconnu a retiré sa bite presque entièrement, me laissant vide et haletante une fraction de seconde, avant de me l’enfoncer d’un coup sec, jusqu’aux couilles. Je poussai un cri rauque, les yeux révulsés. — Je suis… une salope, Julian… gémis-je, succombant à la noirceur du moment. Regarde-moi… regarde comme il me baise… regarde comme je suis trempée… L’expression de Julian a changé. La tristesse a été balayée par une rage froide, une fascination morbide. Il s'est approché encore, s'arrêtant à deux mètres de nous, là où l'odeur du sexe et de la sueur devenait insupportable. Je voyais ses mains trembler le long de son corps, ses poings se serrer jusqu’à ce que ses phalanges blanchissent. — Tu aimes ça ? cracha Julian, sa voix brisée par l'émotion. Tu aimes sentir ce type te remplir ? Tu aimes qu'il te traite comme un morceau de viande devant moi ? L’inconnu a lâché mes hanches pour attraper mes cheveux, tirant ma tête en arrière pour m’obliger à le regarder, lui, cette fois. Ses yeux étaient sombres, dénués d'empathie, juste un prédateur en train de consommer sa proie. Il a craché à nouveau, mais cette fois-ci sur mes fesses, laissant le filet de salive couler le long de ma raie jusqu’à l’entrée de mon cul qui se contractait de terreur et d’envie. — Elle adore ça, Julian, répondit l’homme à ma place. Elle est tellement pleine de ma queue qu’elle ne sait même plus comment elle s’appelle. Hein, ma belle ? Dis-lui. Dis-lui que tu veux que je te défonce jusqu’à ce que je gicle au fond de ton utérus. Le rythme s'est accéléré. C'était devenu une cadence de marteau-piqueur. Il ne cherchait plus le plaisir, il cherchait la destruction. Ma robe de soie glissait sur mes épaules, mes seins balottaient violemment au rythme des assauts. À chaque coup, je sentais son sexe s'enfoncer comme s'il voulait me marquer de l'intérieur, effacer chaque trace de Julian en moi, remplacer l'amour par de la semence anonyme et de la douleur brute. Julian a porté une main à son col, dénouant sa cravate d'un geste saccadé, ses yeux ne quittant pas une seconde l'endroit où nos corps se rejoignaient, là où la bite de l'autre entrait et sortait de moi dans un vacarme de chair humide. — Continuez, murmura Julian, sa voix devenant étrangement calme, presque spectrale. Ne vous arrêtez pas. Je veux voir la fin. Je veux voir jusqu'où tu peux descendre, Nathalie. L'inconnu a ricané, un son guttural qui a vibré dans mon bassin. Il a soudainement changé d'angle, me soulevant une jambe pour l'appuyer contre le mur, m'ouvrant en grand, exposant ma nudité la plus totale au regard dévasté de l'homme que j'aimais. — Regarde bien alors, Julian, lança l'inconnu en enfonçant deux doigts dans ma bouche pour étouffer mes cris. Parce que je vais la faire jouir tellement fort qu'elle va oublier ton nom pour le restant de ses jours. Je sentais l'orgasme monter, une vague de fond immonde et irrésistible, nourrie par les larmes qui commençaient enfin à couler sur mes joues et par la vue de Julian, spectateur de son propre naufrage, qui ne bougeait plus, fasciné par l'horreur de ma trahison. Ma chatte se convulsait autour du membre étranger, le serrant à en avoir mal, aspirant chaque mouvement, chaque centimètre de cette agression charnelle. — Oh dieu… Julian… aide-moi… bise-moi… encule-moi… achevez-moi… suppliai-je dans un râle, perdant pied totalement alors que l'inconnu redoublait de sauvagerie, ses mains labourant mes seins avec une force qui laisserait des marques bleues demain matin. Mais il n'y avait pas de demain. Il n'y avait que ce couloir sombre, cette bite qui me martelait, et les yeux de Julian qui commençaient à briller d'une lueur nouvelle, quelque chose de sombre, de dangereux, qui m'effrayait plus encore que l'homme qui me possédait. L'homme derrière moi grogna, un son animal, dénué de toute humanité, alors qu'il empoignait violemment mes hanches pour me caler contre le mur froid. Chaque coup de boutoir était une décharge de douleur et de plaisir honteux qui se propageait dans mon bas-ventre. Ma robe de créateur, déchirée, pendait lamentablement autour de ma taille, laissant mes fesses nues exposées à la morsure de l'air et à la brutalité de ses assauts. Julian fit un pas en avant. Il ne s'en allait pas. Il ne criait pas. Ses mains tremblaient le long de son corps, mais ses yeux restaient rivés sur l'endroit exact où la bite de l'inconnu disparaissait dans ma fente trempée. Je voyais ses narines se dilater, je voyais la lutte interne qui le dévorait, et cela me poussa à en demander plus, à m'enfoncer plus loin dans l'abjection. — Regarde-moi, Julian ! criai-je, ma voix se brisant dans un sanglot étouffé. Regarde comment il me défonce ! Regarde comme je suis une pute ! L'inconnu répondit à mon insulte par une claque monumentale sur ma fesse gauche, le bruit du cuir sur la peau résonnant dans le silence du couloir comme un coup de feu. La marque rouge cuisante fut le signal. Il me saisit par les cheveux, tirant ma tête en arrière pour m'obliger à offrir ma gorge, tandis qu'il accélérait la cadence. Ses hanches frappaient les miennes avec un rythme de métronome enragé. À chaque va-et-vient, je sentais son gland heurter mon col de l'utérus, une sensation de plénitude abrasive qui me faisait décoller du sol. Ma chatte, gorgée de sang et de cyprine, aspirait ce membre étranger avec une avidité qui me dégoûtait. Julian s'approcha encore. Il était maintenant à moins d'un mètre. Je sentais son odeur, ce parfum boisé que j'aimais tant, se mêler à l'odeur de sueur et de sexe brut qui émanait de l'homme qui me labourait. Julian tendit une main hésitante, ses doigts effleurant presque mon épaule dénudée, avant de se raviser et de porter sa main à sa propre braguette. Le choc de le voir ainsi, prêt à s'abandonner à l'horreur de la scène, déclencha en moi un spasme de pure agonie érotique. — Oh oui… Julian… touche-toi… regarde-le me remplir… L'inconnu ne semblait même plus m'entendre. Il était au bord de l'abîme. Il lâcha mes cheveux pour plaquer ses deux mains à plat contre le mur, de chaque côté de ma tête, m'emprisonnant dans sa cage de chair. Ses mouvements devinrent désordonnés, courts, frénétiques. Il s'enfonçait en moi avec une telle force que mes pieds ne touchaient plus terre. Je sentais les muscles de ses cuisses se tétaniser contre les miennes. — Je vais venir… je vais te butter la chatte… râla-t-il à mon oreille, sa voix n'étant plus qu'un sifflement de vapeur. C’était trop. La tension entre le mépris de Julian, la violence de l'acte et l'humiliation publique qui m'attendait de l'autre côté de la porte fit exploser mon propre barrage. Mes parois vaginales se mirent à se contracter avec une violence inouïe, enserrant la bite de l'homme dans un étau de muscles convulsifs. L'orgasme me percuta comme un train à grande vitesse. Mes yeux se révulsèrent, je ne voyais plus que des éclats de lumière blanche. — Julian ! HUR-LAI-JE. Au même instant, l'inconnu lâcha un cri guttural. Je sentis son corps se cambrer une dernière fois, sa bite s'enfonçant jusqu'à la garde dans mon antre. Puis, le torrent arriva. Je sentis les premières giclées de son foutre brûlant percuter le fond de mon vagin, une inondation chaude et épaisse qui semblait ne jamais vouloir s'arrêter. Une giclée, deux, trois… Je les comptais mentalement alors qu'elles tapissaient mes parois, se mélangeant à mes propres fluides. L'odeur de la semence envahit mes narines, âcre et métallique. L'homme resta ainsi quelques secondes, haletant contre mon dos, son membre encore palpitant à l'intérieur de moi, déchargeant les dernières gouttes de sa jouissance. Julian nous fixait, le visage déformé par une expression de haine pure et de désir inavouable. Il avait sorti son sexe de son pantalon, sa main s'activant avec une rage destructrice, mais il ne jouissait pas. Il se punissait en regardant le résultat du désastre. L'inconnu se retira brusquement. Le bruit de succion lorsque sa bite quitta ma chatte fut d'une vulgarité insoutenable dans le silence qui retombait. Je m'effondrai au sol, mes jambes ne me portant plus. Je sentis le foutre chaud commencer à couler le long de mes cuisses, une traînée poisseuse sur ma peau pâle. Sans un mot, sans même un regard pour moi ou pour Julian, l'homme remonta son pantalon, rajusta sa veste et s'éloigna d'un pas lourd vers la sortie de secours. Il avait eu ce qu'il voulait. J'étais le cadavre qu'il avait laissé derrière lui. Je restai là, prostrée sur la moquette sale, les genoux écartés, offerte à la vue de l'homme que j'aimais et que je venais de détruire. Le liquide séminal continuait de s'échapper de ma fente en petits filets réguliers, souillant irrémédiablement le tissu de ma robe de luxe. Julian s'accroupit devant moi. Sa main s'avança, non pas pour me relever, mais pour saisir mon menton et m'obliger à le regarder. Ses yeux n'étaient plus brillants ; ils étaient éteints, froids comme la mort. — Tu pues son sperme, Nathalie, murmura-t-il d'une voix dépourvue de toute émotion. Il lâcha mon visage comme si le contact le brûlait. Il se leva, boutonna sa veste et rangea son sexe, redevenu de marbre. — Reste là. Que tout le monde voie ce que tu es quand ils sortiront de la salle. Il fit demi-tour et s'enfonça dans la pénombre du couloir, me laissant seule avec l'odeur du sexe d'un autre, les larmes qui ne s'arrêtaient plus et le vide sidéral d'une vie qui venait de voler en éclats pour quelques minutes de perdition. Le chapitre se fermait sur le bruit de ses pas qui s'éloignaient, et sur le froid de mon propre foutre qui commençait à sécher sur ma peau.

Le Goût de l'Humiliation

Le silence qui suivit le départ de Julian fut plus violent que n’importe quel cri. J’étais seule dans ce couloir sombre, les genoux enfoncés dans la moquette rêche qui me griffait la peau, le dos appuyé contre le froid impersonnel du mur en béton. Je l'écoutais s'éloigner, le rythme lourd et régulier de ses bottines sur le sol résonnant comme le compte à rebours de ma propre exécution sociale. Je baissai les yeux sur mon corps, ou plutôt sur ce qu'il en restait. Ma robe de soie, une pièce de haute couture qui m’avait coûté une petite fortune, était ruinée. Elle collait à ma peau, trempée par la sueur et par ce liquide blanchâtre qui continuait de perler de ma fente. Le foutre de l’autre — je ne me souvenais même plus de son prénom, juste de l’odeur de tabac froid de son cou et de la brutalité de ses coups de reins — séchait lentement, créant une pellicule poisseuse et mate sur l’intérieur de mes cuisses. L’odeur était insoutenable : un mélange de marée basse, de chlore et de cette fragrance de luxe que je portais pour feindre l'élégance. C’était ça, ma réalité. Une nymphomanie de stade 10. Un gouffre que rien ne pouvait combler, pas même la honte la plus crasse. Ma chatte, encore gonflée et douloureuse par le passage de cette bite anonyme, palpitait au rythme de mon cœur affolé. Malgré l’humiliation, malgré les larmes qui brûlaient mes joues, je sentais cette étincelle démoniaque remonter. Mon corps réclamait déjà une suite. Une punition. Une autre dose de ce néant que je trouvais entre les jambes des inconnus. — Regarde-toi, Nathalie, murmurai-je dans un souffle brisé. T’es qu’une décharge publique. Soudain, la porte au bout du couloir s’ouvrit. Un rai de lumière crue balaya la pénombre, découpant les silhouettes de deux hommes qui sortaient du fumoir. Ils riaient, l’haleine chargée d’alcool fort et de mépris. Je me recroquevillai, essayant de cacher l’évidence de ma souillure, mais c’était inutile. La robe était trop courte, mes jambes trop écartées, et la flaque de foutre qui avait coulé sur le tapis brillait sous l’éclairage indirect comme une preuve de mon crime. L’un des deux, un type aux cheveux gominés et au regard de prédateur, s’arrêta net. Il me fixa, puis ses yeux descendirent sur ma fente humide, sur les traces blanches qui maculaient mes bas de dentelle. — Putain, regarde ça, Marc. Une petite chatte en libre-service. Elle est déjà toute prête, elle déborde encore de la sauce du précédent. Il s'approcha de moi. Je sentais la panique monter, mais aussi cette excitation malsaine, cette pulsion de me laisser faire, de disparaître sous son poids pour oublier que Julian m'avait abandonnée. L'homme s'accroupit, sa main gantée de cuir saisissant brutalement ma cuisse. Il appuya ses doigts là où c’était le plus mouillé, écrasant le sperme séché contre ma peau avant d'en porter deux à ses narines pour les renifler avec une grimace de jouissance sale. — Elle pue le sexe, cette salope. T'en veux un peu ? Y'a encore de la place pour nous deux là-dedans. Il commença à déboutonner son pantalon, sa bite déjà à demi-raide pointant sous son caleçon. J'étais incapable de bouger. J'attendais l'assaut, le dégoût final qui m'achèverait. C’est alors qu'une ombre immense se projeta sur le mur. — Lâche-la. Maintenant. La voix était basse, chargée d'une menace si pure qu'elle semblait faire chuter la température de la pièce de dix degrés. Julian n'était pas parti. Il était resté là, dans l'ombre, à observer ma déchéance. Il s'avança lentement, sortant de la pénombre comme un dieu vengeur. Ses tatouages semblaient bouger sous sa peau sous l'effet de la colère contenue. Le type au pantalon déboutonné ricana, essayant de se donner une contenance : — Oh, c'est ta meuf ? T'as pas l'air d'en prendre grand soin, mec. Elle est pleine de foutre d'un autre et elle en redemande. Julian ne répondit pas par des mots. En un mouvement d’une fluidité animale, il saisit l'homme par le revers de sa veste et l’envoya percuter le mur d’en face. Le bruit de l’impact fut sourd, suivi d’un gémissement de douleur. L’autre type, Marc, ne demanda pas son reste et s’éclipsa par la porte, laissant son ami se dépatouiller avec le monstre qu’il venait de réveiller. Julian se tourna vers moi. Son regard était un mélange dévastateur de haine pour ce que je faisais de moi-même et d'une empathie qui me brisa le cœur. Il ne me frappa pas. Il ne m'insulta pas. Il retira sa propre veste de costume, une pièce d'un noir profond, et la jeta sur mes épaules tremblantes pour couvrir ma nudité souillée. — Relève-toi, ordonna-t-il. Tu ne vas pas rester là à te faire bouffer par ces chiens. Il me saisit par le bras, sans aucune douceur, et me força à me mettre debout. Mes jambes flageolaient. Le liquide continuait de couler, tiède, entre mes fesses. Je me sentais comme un animal blessé qu'on traîne vers l'abattoir. — Tu... tu m'as protégée ? hoquetai-je entre deux sanglots. Pourquoi ? Je suis une traînée, Julian. Tu l'as dit toi-même. Je pue son sperme. Il s'arrêta, me faisant face. Il plongea sa main sous la veste, saisissant ma chatte d'une poigne de fer, ignorant le liquide collant qui venait souiller sa paume. Il enfonça un doigt brutalement à l'intérieur de moi, là où l'autre venait de se vider, et remua avec une rage froide. Je lâchai un cri, un mélange de douleur et de plaisir honteux. — Oui, tu pues son foutre, Nathalie. Tu es une épave. Mais tu es *mon* épave. Et personne, tu m'entends, personne ne touchera à ce que j'ai décidé de détruire moi-même. Il retira son doigt, le lécha avec un dégoût fasciné, puis me poussa vers la sortie de secours. Le vent froid de Paris s'engouffra dans mes cheveux, mais la chaleur qui brûlait entre mes jambes, attisée par sa main et par l'humiliation suprême de sa protection, était plus forte que tout. J'étais sienne, non pas par amour, mais par la soumission totale de mon identité à sa volonté de me garder dans ma propre fange. Le froid de la ruelle me cingla le visage, mais ce n'était rien comparé à la brûlure que je ressentais entre mes cuisses. À chaque pas que Julian m'imposait, sa main serrée sur mon bras comme un étau, je sentais le liquide visqueux de l'autre couler le long de mes jambes, souillant mes bas de soie, marquant ma peau de l'empreinte de ma déchéance. Julian ne disait rien. Sa mâchoire était si contractée que je craignais de l'entendre se briser. Il me traîna jusqu'à sa berline noire garée dans l'ombre d'un entrepôt. Il déverrouilla les portières d'un coup sec et me jeta littéralement sur la banquette arrière. Le cuir était glacial contre mes fesses presque nues, ma robe n'étant plus qu'un lambeau de tissu inutile. Il ne monta pas devant. Il s'engouffra derrière moi, refermant la portière dans un fracas qui résonna dans le silence de la nuit parisienne. L'espace était confiné, saturé de son parfum onéreux et de l'odeur de tabac froid qui imprégnait l'habitacle. Mais par-dessus tout, il y avait cette odeur de sexe, âcre et persistante, qui émanait de moi. — Regarde-toi, murmura-t-il, sa voix n'était qu'un sifflement de haine et de désir mêlés. Il ne perdit pas de temps. Il m'empoigna par les cheveux, forçant ma tête en arrière pour que je croise son regard. Ses yeux étaient noirs, dépourvus de toute trace de la tendresse qu'il avait pu me montrer autrefois. Il déboutonna son pantalon d'un geste brutal. Sa bite jaillit, déjà furieuse, congestionnée par la rage. Elle était énorme, palpitante, la veine qui la parcourait semblait prête à éclater. — Il t'a baisée comme une chienne, pas vrai ? Il a déversé sa merde en toi et tu as aimé ça, espèce de traînée. Il ne me laissa pas répondre. Il saisit ma tête et m'écrasa le visage contre son entrejambe. L'odeur de son propre sexe, propre et musquée, vint percuter mes narines. — Lèche, ordonna-t-il. Lèche pour enlever le goût de l'autre. Je m'exécutai, mes mains tremblantes agrippées à ses cuisses puissantes. Ma langue parcourut le gland pourpre, récoltant le premier suc de son excitation. Il grogna, une main toujours enfoncée dans mes cheveux, me forçant à prendre le membre entier dans ma gorge. Je manquai de m'étouffer, mes yeux s'embuèrent de larmes, mais il s'en fichait. Il imprimait un mouvement de va-et-vient violent, me frappant le fond de la gorge avec une telle force que je crus défaillir. Soudain, il se retira. Il me retourna brutalement sur la banquette, m'obligeant à me mettre à quatre pattes, le visage pressé contre le cuir sombre. Je sentis ses mains écarter mes fesses avec une rudesse qui me fit gémir de douleur. — C’est encore tout mouillé là-dedans, cracha-t-il en penchant son visage près de mon oreille. Ça déborde. Tu es une vraie fontaine à foutre, Nathalie. Il plongea ses doigts dans ma chatte béante, touillant sans ménagement dans le mélange de mes propres sucs et de la semence de l'autre homme. Le bruit de succion, ce floc-floc obscène, emplit l'habitacle. J'étais humiliée, réduite à l'état de réceptacle, et pourtant, mon clitoris pulsait d'une intensité terrifiante. — Je vais te récurer, Nathalie. Je vais tout effacer. Il ne mit pas de préservatif. Il n'y avait plus de place pour la prudence, seulement pour la possession sauvage. Il appuya la pointe de son sexe contre mon entrée dévastée. Je sentis la chaleur de sa bite fendre mes lèvres gonflées. D'un coup de rein monstrueux, il s'enfonça intégralement. Le choc fut tel que je poussai un cri rauque qui se perdit contre le siège. Il me prenait avec une sauvagerie que je ne lui connaissais pas. À chaque coup de boutoir, mon corps entier était projeté vers l'avant. Il ne cherchait pas mon plaisir, il cherchait à marquer son territoire, à expulser l'intrus par la force brute de son propre membre. Ses mains me griffaient les hanches, laissant sûrement des marques qui seraient bleues au matin. — Dis-le, haleta-t-il, sa respiration heurtée contre ma nuque. Dis-moi que tu n'es qu'une chatte à foutre. Dis-le ! — Je... je ne suis qu'une chatte à foutre, Julian... m'entendis-je dire, ma voix brisée par les sanglots et l'excitation. Ta chatte à foutre... Il redoubla de violence. Je sentais sa bite frotter contre les parois de mon vagin, ramassant les restes de l'autre pour les rejeter à l'extérieur, alors que lui-même s'enfonçait toujours plus profondément, cherchant mon col, cherchant à me briser de l'intérieur. La douleur était exquise, une punition que je réclamais, une catharsis nécessaire pour laver l'affront de ma trahison. Ses doigts trouvèrent mon clitoris et se mirent à le triturer avec une force qui me fit cambrer le dos. Le plaisir monta d'un coup, violent, électrique. Je sentais mes muscles vaginaux se contracter frénétiquement autour de lui, l'aspirant, le suppliant de finir le travail. — Tu sens comme ça serre ? grogna-t-il, ses dents se plantant dans l'épaule de ma veste. Tu aimes être traitée comme la pute que tu es. Tu aimes que je te démonte après qu'un autre t'a souillée. Il accéléra encore le rythme. Le bruit de nos corps qui s'entrechoquaient, de sa peau contre la mienne, était le seul son dans la nuit. Je voyais des étoiles, mon cerveau s'embrumait, je n'étais plus qu'un trou, une chair suppliciée et adorée à la fois. Sa bite semblait avoir triplé de volume, m'irradiant d'une chaleur de forge. Le moment approchait. Je le sentais à la rigidité de ses muscles, à la façon dont ses doigts s'enfonçaient dans ma chair. Mais il ne s'arrêta pas. Il continua de me pilonner avec une régularité de métronome, prolongeant mon agonie, me forçant à rester au bord de l'abîme, là où la douleur et l'orgasme ne font plus qu'un. — Regarde par la fenêtre, Nathalie, ordonna-t-il, m'attrapant par le menton pour tourner mon visage vers la vitre teintée. Regarde ce qu'on est devenus. Je vis mon reflet flou dans le verre : une femme aux cheveux défaits, le maquillage coulant, les yeux vides, se faisant retourner sur la banquette d'une voiture de luxe. Une image de pure luxure et de dévastation. Et derrière moi, le visage de Julian, déformé par une jouissance cruelle, ses yeux fixés sur ma propre déchéance. Il n'avait pas fini. Loin de là. La tension dans l'habitacle était devenue irrespirable, un mélange de sueur, de sperme et de larmes qui promettait une suite encore plus sombre. Sa main, immense et brûlante, se resserra sur ma gorge, pas assez pour m’étouffer, mais suffisamment pour que je sente le pouls de sa propre rage battre contre ma trachée. Je haletais, le front collé contre la vitre froide de la Bentley, alors qu’à l’intérieur de moi, sa bite semblait avoir doublé de volume. Elle me déchirait presque, fouillant mes entrailles avec une force brute, une cadence qui ne laissait aucune place à la pitié. — Regarde bien, Nathalie, murmura-t-il contre mon oreille, sa voix n’étant plus qu’un grognement animal. Regarde cette traînée qui chiale pendant que je la défonce. C’est ça que tu voulais ? C’est là que tu en es ? Je ne pouvais pas répondre. Ma bouche était entrouverte, laissant échapper des gémissements rauques qui ne me ressemblaient pas. Chaque coup de boutoir de Julian envoyait une décharge électrique de mon entrejambe jusqu’à mon cerveau. Ma chatte était en feu, saturée de son jus et de mon propre désir honteux, une mélasse visqueuse qui claquait bruyamment à chaque fois qu’il se retirait presque entièrement avant de s'enfoncer à nouveau d'un coup sec, percutant mon col de l'utérus. Il me lâcha le menton pour saisir mes hanches à deux mains. Ses doigts s'enfoncèrent dans ma peau, marquant déjà ma chair de futurs bleus violacés. Il me cambra davantage, m'offrant totalement à sa violence. Je sentais les coutures du cuir de la banquette contre mes cuisses nues, le contraste de la fraîcheur de l'habitacle et de la chaleur démentielle qui émanait de nos corps soudés. — Tu es à moi, comprit ? éructa-t-il en accélérant encore. Peu importe à quel point tu te vautres dans la merde, peu importe qui essaie de te détruire. Je suis le seul qui a le droit de te briser. Il ne s’arrêta pas. Il ne ralentit jamais. Ses coups devinrent plus courts, plus sauvages. Je sentais le gland de sa bite heurter le fond de mon sexe avec une précision chirurgicale, me forçant à contracter mes muscles autour de lui dans un spasme involontaire. Ma propre jouissance montait, une vague noire et épaisse, née de l’humiliation qu’il m’infligeait et de la protection sauvage qu’il m’offrait à travers cet acte. Soudain, il me retourna sur le dos d'un geste brusque, me plaquant contre le dossier de la banquette. Mes jambes furent projetées sur ses épaules, m'ouvrant en grand, m'exposant totalement à la lumière crue des lampadaires qui défilaient au-dehors. Il ne prit même pas le temps de respirer. Il s'engouffra de nouveau en moi, visant le cœur de ma détresse. Je vis alors son visage. Il ne jubilait pas. Ses traits étaient contractés par une douleur presque égale à la mienne. Il me baisait comme on panse une plaie, avec une fureur désespérée. Je passai mes mains dans ses cheveux, tirant sur les mèches sombres, mes ongles griffant son cuir chevelu alors que le plaisir commençait à m'aveugler. — Julian… s’il te plaît… Julian ! — Prends-le, Nathalie. Prends tout. Il lâcha mes jambes et empoigna mes poignets, les clouant au-dessus de ma tête. Il n’y avait plus de rythme, seulement un pilonnage frénétique, une collision de fluides et de chairs. Je sentis les parois de ma chatte se contracter violemment, aspirant sa bite dans un ultime spasme de douleur-plaisir. Le cri qui s'échappa de ma gorge fut étouffé par sa bouche qui s'écrasa sur la mienne, me volant mon dernier souffle. C’est à ce moment qu’il lâcha tout. Je sentis les jets brûlants de son foutre inonder mon intérieur, vague après vague. C’était une sensation massive, une invasion liquide qui semblait remplir chaque recoin de mon être. Son corps fut secoué de tressaillements violents, son poids s'écrasant sur moi, m'écrasant contre le cuir. Il continua de décharger son sperme en moi pendant de longues secondes, son souffle haché brûlant mon cou. L'orgasme me terrassa, me laissant vidée, pantelante, les yeux révulsés. Le silence retomba sur l'habitacle, seulement troublé par le ronronnement du moteur et le bruit de nos respirations erratiques. Julian ne se retira pas tout de suite. Il resta là, enterré en moi, sa bite encore palpitante alors qu'elle commençait à ramollir. Je sentais le mélange de sa semence et de mes propres sécrétions couler lentement le long de mes fesses, souillant le luxe de la voiture, marquant la fin de ma dignité et le début de quelque chose de bien plus sombre. Lorsqu'il finit par se dégager, un bruit de succion écœurant résonna dans le silence. Je restai là, les jambes écartées, offerte, incapable de bouger. Il ne dit rien. Il sortit un mouchoir de soie de sa poche, essuya calmement son sexe encore luisant de mon foutre, puis se rhabilla avec une lenteur méthodique. Il se tourna enfin vers moi. Ses yeux n’étaient plus cruels. Ils étaient vides, hantés. Il tendit la main et, d'un geste d'une tendresse déchirante, il ramassa ma culotte déchirée sur le tapis de sol et la posa sur mes genoux tremblants. — Habille-toi, murmura-t-il, sa voix brisée. On rentre. La fête est finie. Je restai là, le ventre encore plein de son sperme, sentant la substance chaude s'écouler entre mes lèvres. Je ne savais pas si je devais le remercier ou le haïr. Il m'avait humiliée plus que quiconque, mais dans cette déchéance, il avait été le seul à me tenir la main pour m'empêcher de sombrer totalement. Le goût de l'humiliation était amer, mais celui de sa possession était la seule chose qui me maintenait encore en vie. Le chapitre se ferma sur le reflet de nos deux silhouettes brisées, emportées par la nuit urbaine, laissant derrière nous l'odeur rance du sexe et des promesses trahies.

Le Vide Absolu

Le silence de mon appartement est une lame de rasoir qui s’enfonce lentement dans mes tempes. J’ai tourné le verrou, trois tours secs, comme si je pouvais enfermer à l’extérieur la ville, le bruit, et surtout ce besoin dévastateur qui me déchire les entrailles dès que je me retrouve seule. Julian m’a déposée au coin de la rue. Il n'a rien dit. Il a juste posé sa main sur ma nuque une dernière fois, une pression ferme, presque douloureuse, avant de me laisser m'enfoncer dans le gris sale de ce petit matin parisien. Je suis debout dans mon entrée, encore vêtue de ma robe de cuir, mes talons hauts plantés dans le parquet qui grince. Je ne bouge pas. Je respire l’odeur qui émane de moi, cette fragrance lourde, écœurante et pourtant addictive : le mélange de ma propre sueur, de la fumée froide des clubs et, par-dessus tout, l’odeur de son foutre. Je sens le liquide visqueux de Julian qui glisse lentement le long de mes cuisses. La substance est épaisse, encore chaude de sa propre température corporelle, une traînée de blancheur opaque qui vient mourir sur le haut de mes bas. C’est le vide. Le grand saut dans le néant. D’ordinaire, à cette heure-là, je serais déjà en train de scroller sur mon téléphone, à la recherche d’une nouvelle dose, d’un nouveau corps à consommer pour ne pas avoir à affronter le silence. Mais ce soir — ou ce matin — quelque chose est brisé. Julian a ouvert une brèche. En me traitant comme une traînée tout en me regardant comme si j'étais une sainte à sauver, il a bousillé mon mécanisme de défense. Je me dirige vers la salle de bain, les jambes flageolantes. Chaque pas est un rappel de l'intensité de ce qu'il m'a fait subir. Ma chatte me brûle. Elle est gonflée, irritée par les assauts répétés, par la rudesse de sa queue qui ne m'a laissé aucun répit. Je sens mes lèvres pulpeuses se frotter l'une contre l'autre, enduites de ce mélange de cyprine et de sperme qui commence à sécher, créant une pellicule collante qui me tire la peau. J’allume la lumière crue du miroir. Le reflet qui me fait face est une insulte. Mes yeux sont cernés de noir, mon maquillage a coulé, me donnant l'air d'une poupée de cire qui aurait fondu sous la chaleur d'une partouze. Je remonte ma robe, je la laisse tomber au sol. Je reste là, en bas et porte-jarretelles, les seins nus, pointant vers le carrelage froid. Je me regarde. Vraiment. Je baisse les yeux vers mon entrejambe. C’est un carnage de luxure. Mon sexe est d’un rouge sombre, presque violacé. Les lèvres sont entrouvertes, béantes, comme si elles appelaient encore la possession alors que mon corps hurle de douleur. Une goutte de foutre perle à l'entrée de mon méat et roule lentement vers mon anus. C’est sale. C’est brut. C’est exactement ce que je suis : un réceptacle. Une nymphomane de stade 10, comme l'avait diagnostiqué ce psy que j'avais fini par sucer dans son bureau pour le faire taire. Je passe deux doigts entre mes jambes. Je ne cherche pas le plaisir, je cherche la réalité de ma propre déchéance. Je sens la texture du sperme de Julian sur la pulpe de mes index. C'est glissant, ça file entre mes doigts. Je porte ma main à ma bouche et je lèche. Le goût est âcre, salé, chargé de testostérone et de cette autorité naturelle qu'il dégage. Je ferme les yeux et je manque de défaillir. Même là, dans le vide absolu, je ne peux pas m'empêcher d'être cette prédatrice affamée. Mon clitoris, durci par l'inflammation et le manque, pulse contre mes doigts. C'est une torture. Une envie de hurler me prend à la gorge. Je ne veux plus de ça. Je ne veux plus être cette femme qui ne se sent exister que lorsqu'une bite la défonce jusqu'au sang. Je m'assois sur le rebord de la baignoire, les genoux écartés. Je regarde le foutre couler sur le carrelage blanc. Une tache laiteuse qui symbolise tout mon vide intérieur. Julian a vu le masque. Il a vu la petite fille qui crève de trouille derrière la salope qui en demande toujours plus. Et c’est ça qui fait le plus mal. Plus que la peau de mes fesses rougie par ses gifles, plus que mon utérus qui se contracte sous l'effet de son éjaculation massive. Le silence de l'appartement devient assourdissant. Pas de musique. Pas de gémissements. Pas de bruit de chair qui s'entrechoque. Juste le tic-tac de la pendule dans la cuisine et le bruit de ma propre respiration, courte, erratique. Je commence à trembler. C'est le manque. Pas le manque de sexe, mais le manque d'oubli. Quand je baise, je n'ai pas de nom. Je n'ai pas d'histoire. Je suis juste une chatte, une bouche, un trou. Là, je suis Nathalie. Et Nathalie est une épave. Je plonge ma main dans l'eau glacée du lavabo et je la porte à mon sexe. Le choc thermique me fait hoqueter. Je commence à frotter, violemment. Je veux arracher cette odeur. Je veux nettoyer la souillure, mais plus je frotte, plus le désir remonte, vicieux, comme un parasite. Ma main s'accélère malgré moi. Mes doigts s'enfoncent dans ma chair meurtrie. Je gémis de douleur et de frustration. "Arrête..." je murmure pour moi-même, la voix brisée. "Arrête, putain." Mais mes doigts ne m'écoutent pas. Ils cherchent la friction, ils cherchent à retrouver cette sensation de plénitude que seul un homme peut m'apporter. Je me dégoûte. Je me hais. Je sens l'orgasme monter, un orgasme sec, nerveux, sans aucune joie. C'est une décharge électrique qui me traverse l'échine alors que je m'effondre sur le sol de la salle de bain, les doigts enfoncés jusqu'aux phalanges dans ma propre intimité trempée de foutre et d'eau froide. Je reste là, prostrée sur le carrelage, le front contre la faïence. Je suis vide. Totalement vide. Et les prochaines vingt-quatre heures ne font que commencer. Julian a dit que la fête était finie. Il ne savait pas que pour moi, l'enfer commence toujours quand les lumières s'éteignent. Le carrelage est une morsure contre mes cuisses nues. Je reste là, prostrée, les doigts encore poisseux de mon propre suc, cette substance incolore et salée qui me rappelle ma défaite. J’ai essayé de m’arrêter, de lutter, mais mon corps est une machine déréglée qui ne répond plus qu'à une seule commande : le besoin de se faire dévaster. Je retire mes doigts lentement. Le bruit de succion dans le silence de la pièce me donne envie de vomir. Je regarde ma main, tremblante. Ce n'est pas du plaisir, c'est une vidange. Une expulsion de tension qui ne laisse derrière elle qu'un dégoût poisseux. Je me redresse avec peine, mes muscles sont noués. Je me regarde dans le miroir de la salle de bain. Mes yeux sont injectés de sang, mes lèvres gonflées à force d'avoir été mordues pour étouffer mes cris. "Regarde-toi," je siffle à mon reflet. "T’es qu’une épave." Je passe de l'eau glacée sur mon visage, puis sur mon sexe. La brûlure du froid me fait sursauter, mais elle fait du bien. Elle anesthésie momentanément cette démangeaison interne, cette faim qui me dévore les entrailles. Julian a raison. Je suis accro. Pas seulement à lui, mais à la sensation de ne plus exister autrement que par la douleur et l'extase. Je sors de la salle de bain, traînant mes pieds jusqu'au lit. Le silence de l'appartement est oppressant. Chaque craquement du parquet résonne comme un reproche. Je m'allonge sur le dos, les bras en croix, fixant le plafond. Une heure s'est écoulée. Il en reste vingt-trois. Vingt-trois heures de tête-à-tête avec le néant. Mais le vide a horreur du vide. Très vite, l'image de Julian revient. Sa voix basse, ses mains larges qui serrent mes poignets jusqu'à laisser des marques. Je sens mon ventre se contracter. Une pulsion électrique part de mon bas-ventre et irradie jusqu'à mes seins. Mes tétons durcissent instantanément, frottant contre le tissu rêche du débardeur que j'ai enfilé à la hâte. Je me tourne sur le côté, serrant un oreiller contre moi. Je ne devrais pas. Je sais que je ne devrais pas. Mais ma main, comme mue par une volonté propre, glisse sous l'élastique de ma culotte. Ma peau est encore chaude, sensible à l'extrême. Dès que je frôle les lèvres de ma chatte, un frisson me traverse. C’est gonflé, à vif. Je sens la fente humide, béante, qui semble appeler quelque chose de plus gros, de plus dur que mes simples doigts. Je ferme les yeux et j'imagine la bite de Julian. Noire de désir, parcourue de veines saillantes, prête à me fendre en deux. Je l’imagine me prenant par derrière, me forçant à regarder mon propre avilissement dans la glace tandis qu'il me laboure sans pitié. "Putain..." Je commence à masser mon clitoris d'un mouvement circulaire, pressant de plus en plus fort. Mon souffle devient court. La douleur de tout à l'heure s'est transformée en une urgence insupportable. Je ne cherche plus la paix, je cherche la destruction. Je veux sentir mon gland clitoridien exploser, je veux que mes parois vaginales se contractent sur le vide jusqu'à ce que ça me fasse mal. Je glisse deux doigts à l'intérieur de moi. C'est inondé. Mon propre foutre de femme coule sur mes phalanges. Je les enfonce d'un coup sec, imitant le mouvement d'un va-et-vient brutal. Je me cambre, le dos arqué, les hanches battant le rythme contre le matelas. Je m'insulte intérieurement, je me traite de tous les noms, mais cela ne fait qu'attiser le feu. — *Tu l'aimes, hein ?* murmure la voix de Julian dans ma tête. *Tu aimes être ma petite chienne vide qui ne pense qu'à se faire remplir ?* — Oui... oui, je gémis à voix haute, la voix brisée par un sanglot. Je retire mes doigts et je les porte à ma bouche. Je lèche l'humidité amère, je goûte mon propre désir, ma propre solitude. C'est pathétique. C'est immonde. Et c'est la seule chose qui me fait me sentir vivante. Je commence à me masturber avec une frénésie sauvage, ma main droite torturant mon clitoris tandis que ma main gauche s'enfonce dans ma gorge pour étouffer mes spasmes. Je veux que ça s'arrête. Je veux que ça continue. La tension monte, insoutenable. Mon corps est une corde raide sur le point de rompre. La sueur perle sur mon front, coule entre mes seins. Je sens l'orgasme arriver, mais ce n'est pas une libération. C'est une agonie. Mes muscles se tétanisent, ma chatte palpite violemment autour de mes doigts qui ne cessent de pilonner. Je suis au bord du gouffre. Mon bassin s'agite frénétiquement, cherchant une friction de plus en plus violente. Je ne sens plus la fatigue, je ne sens plus le temps. Il n'y a que cette boule de nerfs incandescente entre mes jambes, ce noyau de souffrance pure qui exige d'être libéré. Soudain, le téléphone sur la table de chevet vibre. Un seul coup. Sec. Je m'arrête net, le doigt enfoncé en moi, le cœur battant à tout rompre. Le silence revient, plus lourd qu'avant. Mes yeux se fixent sur l'écran noir. Est-ce lui ? Est-ce qu'il m'observe ? Est-ce qu'il sait que je suis en train de craquer, là, tout de suite, comme une droguée en manque ? La vibration a brisé le rythme, mais pas l'envie. Au contraire. Le doute s'installe, vicieux. Si c'est un message de lui, je suis foutue. S'il me demande ce que je fais, je lui dirai la vérité. Je lui dirai que je suis à genoux sur mon lit, les doigts enfoncés dans ma chatte trempée, en train de pleurer son nom. Je tends une main tremblante vers l'appareil, hésitant à briser la règle. Les vingt-quatre heures ne sont pas finies. Loin de là. Mais le vide en moi est devenu une bête affamée, et je ne sais pas si j'aurai la force de ne pas la nourrir. Ma main tremble si fort que le téléphone manque de m’échapper. L’écran s’illumine, déchirant l’obscurité de la chambre d'une lueur blafarde qui me fait mal aux yeux. Un message. Un seul. *« Je sens ton manque d’ici, Nathalie. Tu es trempée, n’est-ce pas ? »* Le choc électrique est instantané. Ce n'est pas une question, c'est un constat. Une certitude qui s'infiltre sous ma peau comme un venin familier. Il sait. Il sait que ces vingt-quatre heures de « rédemption » n'étaient qu'une mascarade, un mensonge que je me racontais pour me croire encore digne de quelque chose. Je lâche le téléphone sur le drap. Mes doigts, encore souillés de ma propre glaire, se contractent. Je ne devrais pas. Je devrais éteindre cet appareil, me rouler en boule et attendre que l'aube me délivre. Mais la bête en moi a entendu la voix du maître. Le vide absolu que je cultivais depuis hier vient d'être pulvérisé par une simple phrase. Je ramène mes genoux contre ma poitrine, les jambes grandes ouvertes. Je me regarde, ou plutôt, j'imagine ce qu'il verrait s'il était là. Mes lèvres sont gonflées, d'un rouge sombre, presque violet, exhalant une odeur de sexe et de détresse qui emplit mes narines. Ma chatte me lance, elle pulse au rythme de mon cœur affolé. C'est une plaie ouverte qui ne demande qu'à être frottée, maltraitée, comblée. « Sale pute... » je murmure pour moi-même, la voix brisée par un sanglot. Je replonge mes doigts. Deux d'un coup. Je n'y vais pas avec tendresse. Je cherche la douleur autant que le plaisir. Je cogne contre mon col, cherchant à enfoncer cette souffrance au plus profond de mes entrailles. Le bruit est obscène : un *flic-flac* sourd et humide qui résonne dans le silence de la pièce. Je suis une fontaine. Ma mouille coule le long de mes poignets, chaude, collante, une preuve liquide de ma défaite. Je saisis mon téléphone de l'autre main et je tape, les yeux brouillés de larmes : *« Je suis à genoux. Je me touche en pensant à ta bite. Je me déteste. »* La réponse est immédiate : *« Fais-le pour moi. Enfonce tes doigts jusqu’à ce que tu cries. Je veux entendre ta chatte se déchirer à distance. »* Je pousse un gémissement qui ressemble à un cri d’agonie. Je ne suis plus une femme, je suis un réceptacle de besoin pur. Je commence à me frotter frénétiquement. Mon pouce écrase mon clitoris, le malmène avec une violence chirurgicale pendant que mes deux autres doigts font des va-et-vient brutaux dans mon vagin. Je ne cherche plus la beauté, je cherche l'explosion, celle qui fera taire les voix dans ma tête. C’est sale. C’est brut. Je sens l’odeur de mon excitation qui monte, entêtante, musquée. Je me cambre, le dos décollé du matelas, mes talons s'enfonçant dans les draps froissés. Je vois des étoiles. Je visualise sa bite, dure, immense, remplaçant mes doigts ridicules. Je l'imagine m'écarteler, me remplir de son foutre brûlant, me marquer comme sa chose. — S'il te plaît... s'il te plaît... articule-je entre deux spasmes. Ma main s'accélère encore. Je ne sens plus la fatigue de mes muscles, seulement la friction brûlante de ma peau contre ma peau. Mon clitoris est si congestionné qu'il semble prêt à exploser. Je suis à la limite, sur ce précipice de verre où la douleur devient l'extase la plus pure. Je commence à haleter bruyamment, des sons gutturaux, presque animaux, s'échappent de ma gorge sèche. Et puis, le basculement. C’est une décharge de haute tension qui me traverse de la vulve jusqu'à la nuque. Mes muscles vaginaux se serrent avec une force incroyable sur mes doigts, les emprisonnant dans un étau de chair en feu. Je hurle son nom dans l'appartement vide, le visage crispé dans un rictus de douleur. L'orgasme me frappe, violent, impitoyable. Ce n'est pas une vague, c'est un séisme. Des jets de plaisir convulsif m'arrachent de la réalité. Mon corps tressaute, secoué par des décharges électriques qui ne s'arrêtent pas. Je sens le liquide jaillir de moi, inondant ma main, mes cuisses, le lit. C'est un naufrage. Je sombre dans la sensation pure, les yeux révulsés, le cerveau court-circuité par l'excès de dopamine et de honte. Quand les spasmes se calment enfin, je reste là, pantelante, les bras en croix, les jambes encore largement écartées. L'air frais de la chambre sur ma chatte trempée et béante me fait frissonner. Mes doigts sont couverts de ce fluide blanc et visqueux qui témoigne de mon effondrement. Je repends mon téléphone. L'écran affiche toujours son message. Je n'ai pas vaincu le vide. Je l'ai simplement rempli d'une jouissance amère qui ne dure qu'un instant. Le silence revient, encore plus lourd qu'avant. Les vingt-quatre heures sont terminées, et j'ai perdu. Je ne suis pas libre. Je suis plus enchaînée que jamais, esclave de cette sensation, esclave de son ombre. Je porte mes doigts souillés à ma bouche et je lèche mon propre foutre et ma sueur, le regard fixe dans le noir. Le vide absolu n'était pas l'absence de lui. Le vide, c'est ce que je suis devenue sans son regard pour me définir. Je ferme les yeux, une dernière larme coule sur ma tempe. Demain, j'irai le retrouver. Demain, je ramperai. Et je sais déjà que c'est tout ce que je mérite. FIN DU CHAPITRE.

La Demande de Julian

La pluie parisienne n’est pas romantique. Elle est une pisse froide qui s’insinue sous le col de mon trench, un rappel cinglant de la réalité alors que je remonte le boulevard Magenta. Mes jambes sont lourdes, flageolantes. Entre mes cuisses, la sensation est insupportable. Ma chatte est encore gonflée par les assauts de la veille, irritée, brûlante. Je sens le frottement de ma dentelle contre mes lèvres encore tuméfiées, chaque pas est une décharge électrique qui remonte jusqu’à mon ventre. Je suis trempée, et pas seulement par l’orage. Une humidité poisseuse, un mélange de mon propre désir maladif et des restes de ce que j’ai laissé couler en moi, colle à ma peau. Je suis une épave en quête de son port, ou plutôt de son bourreau. Le code de l’immeuble de Julian est un sésame que je tape avec des doigts tremblants. L’ascenseur est trop lent. Dans le miroir de la cabine, je ne me reconnais pas. Mes yeux sont cernés de noir, mon regard est celui d’une toxico en manque sévère. C’est exactement ce que je suis. Une nymphe au bout du rouleau, dont la seule drogue est la sensation d’être remplie, brisée, possédée jusqu’à l’oubli. Quand j’arrive devant sa porte, au cinquième étage, j’hésite une seconde. Je pue le besoin. Je pue le sexe désespéré. J’ai encore le goût de l’autre sur la langue, une amertume que je n'ai pas pu rincer. Je frappe. Trois coups secs. La porte s’ouvre presque instantanément. Julian est là. Il ne porte qu’un pantalon de toile noire, pieds nus. Son torse massif est une fresque d’encre et de muscles. Les tatouages serpentent sur ses pectoraux, descendent le long de ses bras puissants, disparaissent sous la ceinture de son pantalon. Il dégage cette odeur de bois brûlé et de tabac froid qui me donne instantanément envie de me mettre à genoux. Il ne dit rien. Il me toise. Ses yeux sombres descendent lentement le long de mon corps, s’arrêtant sur mes mains qui tordent le bas de ma veste, puis sur l'humidité qui transparaît peut-être à travers mon tissu. — Tu es revenue, lâche-t-il d'une voix sourde, dépourvue de triomphalisme. C’est presque une constatation médicale. — Je n’avais nulle part où aller, je murmure, ma voix se brisant sur la fin. Il s’écarte pour me laisser passer. Son appartement est à son image : sombre, épuré, étouffant de virilité. La lumière est tamisée, quelques lampes à incandescence jettent des ombres mouvantes sur les murs de briques. Je fais quelques pas dans le salon, me sentant comme une intruse, une bête traquée qu'on vient de mettre en cage pour son propre bien. Je me retourne pour lui faire face. Il a refermé la porte et s’est appuyé contre le chambranle, les bras croisés. Ses muscles se dessinent avec une précision brutale sous sa peau mate. — Tu as passé la nuit à te faire défoncer par un inconnu, n’est-ce pas ? La question tombe comme un couperet. Ce n’est pas de la jalousie, c’est de la clairvoyance. Julian lit en moi comme dans un livre porno corné. — Oui, j'expire, incapable de mentir. — Et ça n'a servi à rien. Tu as toujours cette faim dégueulasse dans les yeux. Tu es encore pleine de lui, je le sens d’ici. Ça te ronge de l'intérieur, Nathalie. Tu cherches à disparaître dans le foutre des autres parce que tu as peur d’exister dans le regard d’un seul homme. Il s’approche de moi. Lentement. Chaque pas est une menace. Je recule jusqu’à ce que mes mollets rencontrent le bord de son immense canapé en cuir noir. Il s’arrête à quelques centimètres. La chaleur qui se dégage de lui est une agression. Je peux voir les pores de sa peau, la cicatrice fine qui barre son arcade sourcilière. — Je peux te donner ce que tu cherches, Nathalie. Je peux te vider de cette tension qui te rend folle. Je peux te baiser jusqu’à ce que tu oublies ton propre nom. Mais il y a un prix. Un prix que tu vas détester. Il lève une main. Ses doigts sont longs, calleux. Il saisit mon menton et me force à lever les yeux vers lui. Son pouce écrase ma lèvre inférieure, s’insinuant dans ma bouche pour tâter mes dents. L'invasion est immédiate, possessive. — Pas de club ce soir. Pas de spectateurs. Pas de partages. Pas d'artifices. Ce soir, c’est moi et toi. Uniquement moi. Je veux l'exclusivité totale de tes trous, de tes cris et de tes larmes. Je veux être le seul à te voir ramper. Ma respiration se saccade. L'idée de l'exclusivité me terrorise. C’est l’intimité qui est le véritable danger pour moi, pas la pénétration. La multitude est un bouclier ; Julian veut le briser. — Julian… je… — Tais-toi, ordonne-t-il en retirant son pouce, qu'il lèche avec une lenteur provocante en me fixant. C’est à prendre ou à laisser. Si tu restes, tu m'appartiens corps et âme pour les prochaines heures. Tu ne penseras à personne d’autre. Tu ne toucheras personne d’autre. Et je vais t'arracher cette nymphomanie de la peau à coups de reins. Il glisse sa main libre le long de mon cou, serrant juste assez pour me couper un peu le souffle. Son autre main descend, attrape ma hanche et me tire violemment contre lui. Je sens sa bite, énorme et déjà d’acier, presser contre mon ventre à travers nos vêtements. C’est un pilier de certitude dans mon monde de chaos. — Alors ? murmure-t-il contre mon oreille, son souffle chaud me faisant frissonner jusqu'à la moelle. Tu veux continuer à être une traînée pour tout Paris, ou tu veux être ma pute, à moi seul, juste pour cette nuit ? Ma main descend d'elle-même vers son entrejambe. Je sens la forme massive de son sexe sous le tissu de son pantalon. C’est une promesse de douleur et de rédemption. Ma chatte lâche un flot de désir, inondant ma culotte. Je suis à lui. Je le déteste de me voir ainsi, mais je suis à lui. — Ta pute, je souffle, les yeux révulsés. Fais de moi ce que tu veux. Julian esquisse un sourire cruel, un sourire de prédateur qui vient de coincer sa proie favorite. Il saisit le col de mon trench et, d'un geste sec, déchire les boutons. Le bruit du plastique qui saute sur le parquet résonne comme des coups de feu dans le silence de l'appartement. L'action est lancée. Il n'y a plus de retour en arrière. Il n'y a plus que lui, moi, et le vide qu'il s'apprête à combler d'une manière que je ne suis pas sûre de supporter. Le trench gît à mes pieds, une dépouille de soie inutile. Julian ne me quitte pas des yeux, ce regard d’acier qui me déshabille plus violemment que ses mains ne pourraient jamais le faire. Je suis là, debout au milieu de son salon, vêtue seulement d’un ensemble de dentelle noire qui semble dérisoire face à la fureur qui émane de lui. Il fait un pas vers moi. Un seul. Sa carrure occulte la lumière des lampadaires parisiens qui filtrent à travers la verrière. Il attrape ma mâchoire entre son pouce et son index, serrant juste assez pour me forcer à lever le visage, pour m’obliger à confronter le mépris et le désir qui se battent dans ses prunelles. — Regarde-toi, Nathalie, crache-t-il d'une voix rauque. Regarde la gueule que tu as. Tu es trempée, n’est-ce pas ? Rien qu’à l’idée que je te traite comme la chienne que tu es devenue. Il ne me laisse pas répondre. Sa main libre descend, glisse sur mon ventre plat avant de s’enfoncer brutalement sous l’élastique de ma culotte. Ses doigts, longs et rugueux, trouvent immédiatement ma fente. Je pousse un gémissement étranglé, mes genoux fléchissent, mais il me maintient debout par la force de sa poigne sur mon menton. — Oh putain… tu es une véritable fontaine, murmure-t-il contre mes lèvres. Il enfonce deux doigts d'un coup sec dans ma chatte. Le contraste entre la fraîcheur de l'air sur ma peau et la chaleur dévastatrice de son intrusion me fait basculer la tête en arrière. Je sens mes parois se contracter désespérément autour de lui. Je suis gorgée de désir, ma chatte est rouge, gonflée, et chaque va-et-vient de ses doigts fait remonter en moi une vague de luxure pure et sale. Le bruit de ses doigts qui entrent et sortent de ma fente, ce *shloultch* humide et rythmé, remplit l'espace entre nous. — S’il te plaît, Julian… je souffle, à bout de souffle. — S’il te plaît quoi ? Il retire ses doigts, luisants de mon foutre, et les porte à sa bouche. Il les lèche avec une lenteur calculée, ses yeux fixés dans les miens. Tu as le goût de toutes les bites que tu as prises ces derniers mois, ou juste de ton besoin d'être défoncée ? L'insulte me gifle autant que son geste m'excite. Il se détourne un instant, juste le temps de défaire la boucle de sa ceinture dans un claquement métallique qui me fait sursauter. Il baisse sa braguette et libère son sexe. Ma respiration se bloque. Sa bite est massive, parcourue de veines saillantes, le gland déjà pourpre et couronné d'une perle de cyprine. Elle semble vibrer de sa propre rage. D'un mouvement brusque, il me saisit par les hanches et me retourne. Il me plaque contre la grande table en chêne du salon. Le bois froid contre mon ventre me tire un cri, mais il ne s'arrête pas. Il déchire ma culotte d'un geste sec, le tissu craque et s'effondre sur mes chevilles. — Écarte les jambes. Plus large. J'obéis, soumise, les mains crispées sur le bord de la table. Je sens son souffle chaud sur ma nuque, puis sa main qui vient s'abattre sur ma fesse gauche. La claque résonne dans la pièce, laissant une trace cuisante qui me fait cambrer le dos. Il recommence sur l'autre fesse, encore et encore, jusqu'à ce que ma peau brûle. — Tu aimes ça, hein ? Que je te marque. Que je te rappelle à qui appartient ce corps de traînée. Il s'approche, colle son torse puissant contre mon dos. Je sens sa bite dure qui vient frotter contre mon sillon, sa chaleur me transperçant de part en part. Il attrape mes cheveux, tirant ma tête en arrière pour m'exposer la gorge. Sa main libre redescend entre mes jambes. Il écarte mes lèvres avec ses doigts, exposant mon clitoris gorgé de sang, qui bat au rythme de mon cœur affolé. Il commence à me triturer le bouton sans aucune douceur, ses doigts glissants de ma propre mouille. C’est électrique, presque douloureux. Je sens l’orgasme monter, une tension insupportable qui me serre les poumons. — Pas encore, Nathalie. Tu ne jouis pas tant que je n'ai pas décidé que tu avais assez souffert. Il retire sa main et, brusquement, je sens le gland de sa bite qui vient presser l'entrée de ma chatte. Il ne pénètre pas tout de suite. Il joue avec l'orifice, tournant autour, l'effleurant, me laissant sentir chaque millimètre de son épaisseur. Je suis à l'agonie. Ma chatte réclame son dû, mes muscles pelviens se serrent dans le vide, cherchant à l'aspirer. — Julian, je t’en supplie… prends-moi. Maintenant. Encule-moi, détruis-moi, mais entre… — Tu veux ma bite, Nathalie ? Tu veux que je te remplisse ? — Oui ! Putain, oui ! Il lâche mes cheveux pour plaquer ses deux mains sur mes omoplates, m'écrasant contre la table. Je sens sa pointe forcer le passage. Ma chatte est tellement étroite malgré l'excitation qu'il doit pousser pour s'ouvrir le chemin. Je sens ma chair s'étirer à la limite de la déchirure. C'est délicieux. C’est immonde. Il s'enfonce d'un coup de rein brutal. Une demi-longueur. Je pousse un cri qui se meurt en un sanglot. L'épaisseur de son sexe me remplit totalement, comblant chaque recoin de mon être. Le silence revient, lourd, seulement troublé par nos respirations saccadées. Il s'arrête là, me laissant savourer l'invasion, la sensation de son membre qui pulse à l'intérieur de moi. — C’est ça que tu voulais ? murmure-t-il, sa voix vibrant contre mon dos. Sentir un homme, un seul, te posséder jusqu’à l’âme ? Il commence à bouger. Un mouvement lent, torturant. Il se retire presque entièrement, laissant juste le gland à l'entrée, avant de se ruer à nouveau en moi, plus profondément cette fois. Ma chatte fait un bruit de succion, un râle de plaisir humide alors qu'il me laboure. Chaque coup de boutoir est une agression, chaque mouvement une revendication. Je sens mon esprit s’embrumer. Il n'y a plus de Paris, plus de clubs, plus de passé. Il n'y a que cette douleur exquise, cette sensation de bois froid sous mes doigts et de chair brûlante dans mes entrailles. Sa sueur commence à perler et à glisser entre nos corps, mélangeant nos odeurs, celle du sexe, de la peau chauffée et de l'humiliation consentie. Il accélère la cadence. Sa bite frappe mon col de l'utérus avec une violence méthodique. À chaque impact, je sens mon corps se désagréger. Ses mains quittent mon dos pour venir saisir mes seins, les broyant sans ménagement, ses pouces écrasant mes tétons dressés. — Dis-le, ordonne-t-il entre deux coups de reins qui me font claquer contre la table. Dis à qui est cette chatte. — À toi… je hurle, les larmes coulant enfin sur mes joues. Elle est à toi, Julian… Tout est à toi… Il grogne, un son animal, et je sens qu'il perd le contrôle qu'il s'efforçait de garder. La bête est lâchée, et je suis sa seule proie. Ses mouvements deviennent erratiques, plus profonds encore, comme s'il cherchait à m'ééventrer de plaisir. Je sens l'orgasme qui arrive, une vague de fond dévastatrice, et je sais que quand elle brisera, il n'en restera rien de moi. Mais il n'a pas encore fini. Il retire brusquement sa bite de ma chatte, me laissant vide et haletante. Je me retourne, tremblante, cherchant son regard. Il me fixe, sa bite ruisselante de mon jus, dressée vers le plafond. — À genoux, Nathalie. Maintenant. Mes genoux percutent le carrelage froid avec un bruit sourd qui résonne dans le silence pesant de la pièce. Je tremble de tout mon être, mes muscles tétanisés par l'adrénaline et cette humiliation délicieuse qui m'étouffe. Devant mes yeux, à hauteur de visage, sa bite se dresse, imposante, violacée, parcourue de veines saillantes qui battent au rythme de son cœur. Elle est couverte de ma propre mouille, brillante sous la lumière crue, exhalant cette odeur de sexe et de cuir qui me monte à la tête comme une drogue dure. — Regarde-la, Nathalie, ordonne-t-il d'une voix sourde, presque haineuse. Regarde ce que tu me fais. Je lève les yeux vers lui, les cils collés par les larmes. Julian ne ressemble plus à l'homme d'affaires froid que je connais. Ses traits sont distordus par le besoin, ses narines palpitent. Je ne suis plus une femme pour lui, je suis un territoire à conquérir, à souiller, à marquer. Je n'attends pas un second ordre. J'ouvre la bouche, mes lèvres frémissantes, et je laisse le gland large et chaud s'écraser contre ma langue. Un gémissement s'échappe de ma gorge quand je l'accueille tout entière. Le goût est âcre, salé, terriblement mâle. Je l'entends grogner, sa main s'enfouissant brutalement dans mes cheveux pour guider mon mouvement, me forçant à l'enfoncer au fond de ma gorge jusqu'à ce que j'étouffe, jusqu'à ce que mes yeux s'emplissent de nouvelles larmes de réflexe. — Suce-la comme si ta vie en dépendait, salope. Montre-moi que tu as compris le prix de cette nuit. Je m'exécute avec une ferveur désespérée. Je lèche la base de ses couilles lourdes, je remonte le long du tronc pulsant, ma main venant masser la racine tandis que ma bouche crée un vide d'air brûlant autour de lui. Je sens son bassin donner des coups secs, il cherche sa décharge, mais il se retient. Pas encore. Il veut plus. Brusquement, il m'arrache à son membre et me relève par les aisselles avec une force qui me coupe le souffle. Il me retourne face contre la table, m'écrasant le buste contre le bois froid. Il saisit mes hanches et me cambre à m'en briser les reins. Ma chatte, béante, ruisselante, est offerte à ses yeux, ses lèvres gonflées par le sang et le frottement. — Je vais te démonter, murmure-t-il contre mon oreille, son souffle court. Je vais te remplir de moi jusqu'à ce que tu oublies ton propre nom. Il n'y a aucun préliminaire, aucun ménagement. Il s'enfonce d'un coup sec, un coup de boutoir qui me fait hurler de douleur et de plaisir mêlés. Ma chatte semble se déchirer sous l'assaut, mais les parois de mon sexe se referment avidement sur son épaisseur. C'est trop. C'est magnifique. Chaque coup de reins est une déflagration. Il me pilonne avec une rage animale, ses couilles claquant violemment contre mes fesses avec un bruit de chair humide qui remplit la cuisine. — Julian… plus vite… s’il te plaît… je t'en supplie… Je ne me reconnais plus. Je suis une épave, une femme qui ne vit que pour cette pénétration brutale qui me ravage. Je sens mon clitoris frotter contre le bois de la table à chaque mouvement, une friction électrique qui m'envoie des décharges dans tout le corps. Je griffe le vernis de la table, mes ongles s'y enfonçant alors que l'orgasme monte en moi comme une vague scélérate. Julian passe ses bras sous mes épaules, me relevant à moitié tout en continuant de me labourer sans relâche. Il me plaque contre son torse trempé de sueur, ses doigts s'enfonçant dans ma chair, me marquant de bleus que je porterai comme des trophées demain. — Dis-le encore ! hurle-t-il, sa voix brisée. Dis que tu n'es qu'à moi ! — Je suis à toi ! À toi ! Fous-moi, Julian ! Remplis-moi de ton foutre ! Tout est à toi ! L'explosion arrive. C'est une démolition totale. Ma chatte se contracte en spasmes violents, broyant sa bite alors que je sombre dans un abîme de noirceur et de plaisir pur. Au même instant, Julian lâche un cri guttural, un son de bête qu'on égorge. Je sens le premier jet de son foutre brûlant percuter le fond de mon utérus, puis un deuxième, un troisième. Il se vide en moi avec une violence inouïe, son corps secoué de tremblements sismiques. Il continue de pousser, de s'enfoncer au maximum, voulant que chaque goutte de sa semence reste en moi, me colonise, me souille durablement. Le silence retombe brutalement, seulement troublé par nos respirations hachées et le bruit de la clim. Il reste en moi, lourd et chaud, alors que je m'effondre doucement sur la table, mes jambes ne me portant plus. Le liquide séminal commence à couler le long de mes cuisses, une sensation de chaleur collante qui me rappelle l'irréversibilité de ce qui vient de se passer. Il se retire lentement, avec un bruit de succion écoeurant. Je reste là, prostrée, le visage contre le bois, les larmes coulant sans s'arrêter sur mes joues. Julian se redresse, réajuste son pantalon d'un geste machinal, son visage redevenant ce masque de pierre impénétrable. Il pose une main sur ma nuque, une pression presque tendre, mais qui sonne comme une mise en demeure. — Une nuit, Nathalie. Pas d'artifices, pas de jeux. Juste toi, moi, et ce que je ferai de toi. C'est le contrat. Il se détourne et quitte la pièce sans un regard en arrière. Je reste seule, le sexe en feu, le ventre plein de son sperme, sachant que je viens de vendre mon âme pour une dose de lui. Je ferme les yeux, savourant la douleur dans mes reins. Le chapitre est clos, mais l'enfer ne fait que commencer.

L'Extase de la Vérité

L’odeur du foutre de Julian imprègne encore mes narines, un mélange de musc sauvage et d’eau de Javel qui me donne la nausée autant qu’il m’excite. Je suis restée plantée là, dans le silence de mon propre appartement, les cuisses tremblantes, sentant son sperme tiède glisser lentement vers mes talons. Je n’ai pas pris de douche. Je voulais garder cette souillure, cette preuve qu’il m’avait possédée selon ses termes à lui, et non les miens. Le rendez-vous est pour ce soir. Son loft, dans le Marais. Un espace froid, aux murs de béton brut et aux larges baies vitrées qui donnent sur les toits de Paris. Dehors, la pluie bat le pavé, une mélodie lugubre qui résonne avec le vide dans ma poitrine. Je suis arrivée avec une heure d’avance, tournant en bas de chez lui comme une camée en manque de sa dose. Parce que c’est ce que je suis. Une junkie de la peau, une obsédée du membre, une femme dont la dignité s’arrête là où commence l’érection d’un homme. Quand je sonne enfin, mon cœur cogne si fort contre mes côtes que j’ai l’impression qu’il va éclater. La porte s'ouvre. Julian est là. Il porte un simple pantalon de jogging gris, taille basse, laissant deviner l’élastique de son caleçon et le relief de son sexe déjà semi-rigide. Son torse est nu, une toile de muscles sculptés et de tatouages noirs qui semblent s’animer sous la lumière tamisée. Ses yeux, d’un bleu délavé, presque gris, me transpercent. Il ne sourit pas. Il ne m'accueille pas. Il s'efface simplement pour me laisser entrer. — T’as l’air d’une épave, Nathalie, lâche-t-il de sa voix grave, celle qui me fait instantanément mouiller ma culotte. Je ne réponds rien. Je pose mon sac, mes mains tremblent. L’air est lourd, chargé d’une électricité qui me hérisse les poils des bras. — Déshabille-toi. Ici. Au milieu de la pièce, ordonne-t-il en s’asseyant sur le bord de son immense canapé de cuir noir. Je m’exécute sans discuter. C’est ma seule langue, l’obéissance par le corps. Je retire mon manteau, puis ma robe de soie noire. Je ne porte rien en dessous. J’ai passé la journée à imaginer ses mains sur moi, sa bite au fond de ma gorge, son poids m’écrasant contre le sol. Je reste là, nue, exposée sous son regard clinique. Mes mamelons pointent sous l’effet du froid et de l’adrénaline. Entre mes jambes, mes lèvres sont déjà gonflées, luisantes d’un désir que je ne peux plus contenir. Il se lève lentement, comme un prédateur qui a tout son temps. Il s’approche, sa présence m’étouffe. Il ne me touche pas tout de suite. Il fait le tour de moi, observant chaque centimètre de ma peau, s'arrêtant sur les marques rouges qu'il m'a laissées plus tôt sur les fesses. — Regarde-moi, Nathalie. Pas ce masque de traînée que tu sors pour les clubs. Regarde-moi vraiment. Je relève les yeux. Mes larmes menacent de déborder. C’est ça qui fait mal avec lui. Il ne veut pas juste baiser le trou, il veut baiser l’âme. — Je n'en peux plus, Julian… Je murmure, ma voix se brisant. J’ai besoin… j'ai tellement faim de toi. — Tu n'as pas faim de moi. Tu as faim de l'oubli. Mais ce soir, je vais te forcer à te souvenir de qui tu es. Ses doigts, calleux et puissants, s’emparent soudain de ma mâchoire. Il me force à ouvrir la bouche. Il glisse deux doigts à l’intérieur, jouant avec ma langue, récoltant ma salive. Puis, sans me lâcher du regard, il descend sa main le long de ma gorge, de mes seins, jusqu'à mon entrejambe. Il ne cherche pas la douceur. Il enfonce un doigt brutalement dans ma chatte déjà trempée. — Putain, t'es une vraie fontaine, grogne-t-il. Tu ne penses qu’à ça, hein ? À te faire remplir, à te faire défoncer jusqu’à ce que ton cerveau s’éteigne. Il retire son doigt, couvert de mon suc vaginal, et le porte à ses lèvres pour le goûter. Le bruit de succion qu’il fait me déchire les entrailles. Mon clitoris bat la chamade, une douleur exquise qui irradie dans tout mon bas-ventre. Je sens mes jambes fléchir. — À genoux, ordonne-t-il. Je tombe au sol, mes genoux percutant le béton froid. Je rampe vers lui, mes mains agrippant ses cuisses massives. Je sens l’odeur de sa peau, de sa propre excitation. Je cherche sa braguette, mes doigts fébriles luttant avec le tissu de son jogging. Je veux le voir. Je veux cette queue que j'ai sentie en moi tout à l'heure, je veux qu'elle me punisse et me sauve en même temps. Je libère enfin son sexe. Sa bite jaillit, énorme, parcourue de veines saillantes, d’un violet sombre à la base, rosie au gland. Elle est déjà gorgée de sang, palpitante. Une goutte de liquide séminal perle à l'orifice, brillante comme une perle de vice. Je n'attends pas son signal. Je me jette dessus, ouvrant grand la gorge pour l’accueillir tout entière. Le goût est âcre, puissant. Je m’étouffe à moitié alors qu’il me saisit les cheveux pour diriger mes mouvements. Il ne me ménage pas. Il donne des coups de reins secs, enfonçant sa verge jusqu’au fond de ma trachée, me forçant à déglutir, à accepter chaque centimètre de sa domination. Mes yeux pleurent, le maquillage coule sur mes joues, mais je m’en fous. Je suis à ma place. Dans la saleté, dans le besoin, dans la vérité brute de ma nymphomanie. Il se dégage brusquement, me laissant haletante, de la bave au coin des lèvres. — Pas si vite, souffle-t-il, sa respiration courte. On ne fait que commencer. Je veux que tu sentes chaque seconde de ce qui va suivre. Je veux que tu sentes la différence entre baiser et appartenir. Il me saisit par les aisselles et me jette sur le canapé, sur le ventre. Mes seins s'écrasent contre le cuir froid. Il écarte mes jambes avec une violence contenue, exposant mon sexe béant, rougi, qui ne demande qu'à être fendu. Je sens ses doigts écarter mes fesses, explorant mon intimité avec une précision cruelle. — Regarde par la fenêtre, Nathalie. Regarde Paris. Tout le monde dort, tout le monde est seul. Mais toi, tu vas sentir l'acier en toi. Je sens la pointe de son gland appuyer contre mon entrée. C’est brûlant. C’est trop. C’est exactement ce qu’il me faut. Je ferme les poings sur le cuir, prête à être brisée. Je sens la pointe de sa verge, ce bouton de chair brûlante et impitoyable, qui insiste contre l'entrée de mon sexe. Je suis déjà tellement trempée que le glissement se fait dans un bruit de succion humide, un son qui me fait monter le rouge aux joues. Puis, d'un coup de rein sec, il s'enfonce. Ce n'est pas une caresse. C'est une invasion. Ma chatte, déjà malmenée, s'étire violemment pour accueillir l'épaisseur de sa bite. Je pousse un cri qui vient du fond de mes tripes, un râle qui s'écrase contre la vitre froide face à moi. Paris est là, indifférent, avec ses millions de lumières, tandis que je me fais éventrer avec une précision chirurgicale. — Putain, Nathalie... tu es tellement serrée, grogne-t-il contre mon oreille. On dirait que tu n'as jamais été prise, alors que je sais que tu crèves d'envie de te faire remplir jusqu'à la garde. Il ne bouge plus. Il reste là, logé tout au fond de moi, son gland pressant contre mon col. Je sens chaque veine de son sexe palpiter à l'intérieur de mes parois. L'étirement est tel que j'ai l'impression que je vais me déchirer, mais c'est cette douleur-là, cette tension extrême, qui me fait enfin me sentir vivante. Je ne suis plus une ombre dans un appartement luxueux, je suis une femme ouverte, possédée, réduite à sa fonction la plus primaire. Ses mains quittent mes aisselles pour venir s'écraser sur mes fesses. Il pétrit ma chair avec une force brutale, laissant sûrement des marques qui seront bleues demain. Il s'extrait lentement, si lentement que je sens chaque millimètre de sa peau rugueuse frotter contre ma muqueuse à vif. Puis, il cogne à nouveau. *Schlak.* Le bruit de son bassin qui percute mes fesses claque dans le silence de la pièce. Je sursaute, mes doigts griffant le cuir du canapé. — Dis-le, ordonne-t-il en attrapant une poignée de mes cheveux pour tirer ma tête en arrière. Dis-moi ce que tu sens. — Je... je sens tout, je bégaye, les larmes commençant à brouiller ma vue. Je sens ta bite qui me déchire... Je sens que je suis à toi. — Plus fort. Je veux que Paris t'entende. Il accélère la cadence. Ce n'est plus un va-et-vient, c'est un pilonnage. À chaque assaut, mon corps glisse sur le cuir, et il me ramène à lui d'un coup de hanche violent. Ma chatte est en feu, lubrifiée par un mélange de mon désir et de son propre pré-sperme qui commence à couler le long de mes cuisses. C'est sale, c'est brut, c'est magnifique. Je vois mon reflet dans la vitre : mes cheveux ébouriffés, mon visage tordu par un plaisir qui ressemble à de l'agonie, et lui, derrière moi, sombre, puissant, les yeux fixés sur l'endroit où nos corps se rejoignent. Il baisse une main pour aller chercher mon clitoris. Ses doigts, déjà mouillés de mon jus, frottent le petit bouton de chair avec une insistance qui me fait cambrer le dos. Le contraste est insupportable : la pénétration profonde, sourde, qui me remplit le ventre, et cette stimulation électrique, précise, qui me rend folle. — Tu mouilles tellement, Nathalie. Tu es une vraie fontaine de foutre. Regarde comme tu m'accueilles. Tu es née pour être baisée comme ça, dans le noir, par un homme qui s'en fout de tes sentiments mais qui veut ton âme. Je gémis, un son guttural, presque inhumain. Ses paroles me font plus de mal que ses coups de rein, et c'est ce que je cherche. Cette vérité crue que je cache sous mes robes de soie. Je suis une nymphomane assoiffée de certitude, et la seule certitude que je connaisse, c'est le poids d'un homme en moi. Il change d'angle, me forçant à écarter encore plus les jambes. Ses couilles frappent mon périnée avec un rythme métronomique. Je sens l'odeur du sexe, cette odeur de musc, de sueur et de fluides, qui sature l'air autour de nous. Je n'arrive plus à respirer. Mon clitoris est sur le point d'exploser. — S'il te plaît... murmure-je, la voix brisée. — S'il te plaît quoi ? Il s'arrête net, me laissant vide, haletante, le cul en l'air et le sexe béant, dégoulinant sur le canapé. Je me retourne à moitié, le regard suppliant. Le manque est instantané. Le froid s'engouffre là où il était, et c'est une torture. — Ne t'arrête pas. Reprends-moi. Brise-moi s'il le faut, mais ne me laisse pas seule avec moi-même. Il esquisse un sourire cruel, un sourire de prédateur qui sait qu'il a gagné. Il se redresse, sa bite dressée, violette de sang, pulsante, couverte de ma glaire brillante. Il attrape mon visage et me force à regarder son sexe, cette arme qui vient de me ravager. — Tu veux que je te finisse ? Tu veux sentir mon foutre brûler ton fond ? Je hoche la tête frénétiquement, incapable de parler. Le désir est une crampe qui me tord les entrailles. — Alors mets-toi à genoux, commande-t-il d'une voix qui ne souffre aucune discussion. Je veux voir ta petite bouche de sainte se salir avant de te reprendre par derrière. On va voir si tu es aussi gourmande que tu le prétends. Je glisse du canapé sur le tapis, mes genoux s'enfonçant dans la laine. Je rampe vers lui, mon sexe continuant de perler sur le sol, les lèvres de ma chatte encore palpitantes du choc qu'il vient de leur infliger. Je lève les yeux vers lui, et je vois dans son regard que le pire — ou le meilleur — reste à venir. La tension est telle que l'air semble vibrer. Je m'approche de son entrejambe, mes mains tremblantes saisissant ses cuisses puissantes. L'odeur de sa bite m'enivre, un mélange d'urine, de sperme et de moi. Je m'apprête à l'engloutir, à prouver que je peux tout prendre, quand il me saisit soudainement par la gorge, sans serrer, juste pour marquer sa domination. — Pas encore, Nathalie. J'ai une autre idée pour toi. Il me fait pivoter brutalement pour que je fasse face au miroir du salon, me plaquant contre lui. Mon dos est contre son torse trempé de sueur, et je vois tout. Je vois mes seins qui sautent, mes yeux révulsés, et son sexe qui vient se caler entre mes fesses, cherchant une autre entrée, une autre façon de me posséder totalement. Le jeu ne fait que monter en intensité, et je sais que la chute sera dévastatrice. Le miroir ne ment jamais. Sous la lumière crue du salon, je vois tout ce que je suis devenue entre ses mains : une épave de désir, les cheveux poisseux, le maquillage étalé en traînées noires sur mes joues. Mes seins sont rougis par ses paumes, mes tétons pointent, durs comme de la pierre, frottant contre la vitre froide. La sensation du verre sur ma peau est un choc thermique qui me fait gémir, mais c’est la pression de son sexe dans mon dos qui me fait perdre pied. Il ne me lâche pas la gorge. Ses doigts serrent juste assez pour que je sente mon pouls battre contre sa peau, une chamade erratique, désespérée. Je vois son regard dans la glace ; il est sombre, presque noir, dénué de toute pitié. — Regarde-toi, Nathalie, murmure-t-il contre mon oreille, son souffle brûlant contrastant avec le froid du miroir. Regarde comme tu es ouverte pour moi. Il descend sa main libre, enduite de ma propre mouille et de sa sueur. Je le vois dans le reflet : ses doigts viennent chercher le pli sombre de mon cul. Je sursaute, mes fesses se contractent instinctivement. Il ne demande pas la permission. Il enfonce un doigt, puis deux, fouillant brutalement mon anus pour le forcer à se détendre. La douleur est fulgurante, une piqûre de feu qui me fait cambrer le dos, écrasant mes seins contre le verre. — Non… c’est trop… murmuré-je, le souffle court. — Rien n’est jamais trop pour toi. Tu veux que je te vide de ta douleur, non ? Alors subis. Il crache une traînée de salive épaisse dans sa main et la frotte sur son gland massif, puis sur mon entrée étroite. Je sens le bout de sa bite, chaude et impitoyable, qui presse contre mon sphincter. Il pousse. Lentement. Cruellement. Mon cri s’étouffe contre le miroir tandis que l’anneau de chair s’étire jusqu’à la déchirure. Je vois mon visage dans la glace, la bouche grande ouverte, les yeux révulsés par l’invasion. C’est une agonie délicieuse. Il entre d’un coup sec, enfonçant toute sa longueur dans mon cul. Un gémissement guttural m’échappe, une plainte qui n’a plus rien d’humain. Je suis clouée au verre, empalée. Il commence son va-et-vient, un rythme lourd, saccadé, qui me percute les entrailles. À chaque coup, ma chatte, restée béante et trempée, claque contre ses bourses. Le bruit est obscène, un son de viande mouillée qui remplit la pièce. Je vois ma poitrine sauter au rythme de ses assauts. Mes mains glissent sur la paroi froide, cherchant une prise, laissant des traces de doigts sur le tain du miroir. Je me sens dévastée, ouverte de part en part. Ce n’est plus de la tendresse, c’est une exécution. Il me démolit pour mieux me reconstruire. — Dis-le, ordonne-t-il en me tirant les cheveux vers l’arrière pour m’obliger à regarder l’impact de son sexe qui entre et sort de mon cul. Dis que tu n’es plus qu’à moi. — Je suis à toi… putain… prends tout… jappe-je, la voix brisée par les sanglots et l’excitation. Il accélère. Il n’y a plus de place pour la pensée, seulement pour la sensation brute. Ma chatte commence à convulser toute seule, réagissant par sympathie à l’invasion de mon cul. Les fluides coulent le long de mes cuisses, un mélange de cyprine et de lubrifiant, s'écrasant sur le tapis. Je sens l’orgasme monter, un raz-de-marée de lave qui part de mon bassin pour irradier tout mon corps. C’est trop violent. Je ne peux pas tenir. Ses coups de reins deviennent frénétiques. Il grogne, un son de bête, et je sens ses muscles se tendre comme des câbles d’acier contre mon dos. Il me plaque violemment contre le miroir, m'écrasant presque sous son poids. — Je vais te remplir… Nathalie… Je vais tout te donner… L’explosion arrive. Je sens son gland heurter le fond de mon rectum avec une force inouïe. Le premier jet de foutre est une brûlure interne, une décharge électrique qui me fait hurler. Je vois dans le miroir mes yeux se voiler de larmes alors que je jouis à mon tour, un spasme interminable qui vide mon corps de toute force. Il continue de décharger en moi, des jets puissants, épais, que je sens pulser contre mes parois internes. Il reste là, haletant, son sexe encore planté en moi, vibrant de ses derniers tressaillements. On reste ainsi, soudés par la sueur et les fluides, face à nos reflets brisés. Je pleure. Des larmes de soulagement, de honte, de vérité. Lorsqu'il se retire enfin, le bruit de succion est une ponctuation finale à notre carnage. Je m'écroule à genoux sur le tapis, les jambes en coton, le cul en feu et la chatte encore palpitante. Une traînée de sperme et de sang mêlés coule lentement de mon anus, souillant ma peau. Il ne dit rien. Il me regarde d'en haut, sa bite retombant doucement, encore luisante de moi. Il a gagné. Il m'a brisée. Et pour la première fois depuis des années, dans ce silence lourd de l'après-choc, je me sens enfin entière. L'extase de la vérité n'est pas une lumière, c'est un gouffre noir dans lequel nous venons de sauter ensemble. Je ferme les yeux, le front contre le tapis froid, sentant son foutre couler en moi, vestige de sa possession totale. Le chapitre se ferme sur le goût du sel, du fer et du néant. Fin.

Le Choix de Nathalie

Le silence qui suit le chaos est une lame de rasoir. Il découpe l’air, l’espace, et ce qui reste de ma dignité avec une précision chirurgicale. Je suis toujours là, prostrée sur ce tapis dont les fibres me griffent les genoux, la tête basse, les cheveux collés à mon visage par un mélange de sueur et de larmes salées. Je sens l’air froid de la pièce s’engouffrer dans mon cul dilaté, encore béant après l’assaut de Julian. C’est une sensation atroce et exquise à la fois, le rappel physique de ma soumission, de cette déchéance que je recherche comme une drogue. Une goutte épaisse s’échappe de mon sphincter malmené et glisse lentement le long de mon entrejambe, traçant un sillage poisseux sur l’intérieur de ma cuisse. C’est son foutre. Son foutre mêlé à mon sang, à cette humeur acide que mon corps produit en permanence pour appeler le mâle. Je devrais avoir honte. Une femme normale se draperait dans un drap, courrait à la douche pour effacer les traces du crime. Mais je ne suis pas normale. Je suis une gouffre, une nymphomane de stade 10, une prédatrice dont l’estomac est rempli de vide. Julian bouge enfin. Je vois ses pieds nus sur le parquet, ses chevilles solides, puis l’ombre de sa stature imposante qui recouvre mon corps brisé. Il ne s’écarte pas. Il ne s’en va pas allumer une cigarette avec le mépris habituel des hommes que je consomme. Il reste là, sa bite encore lourde et semi-rigide battant doucement contre ses couilles, luisante de ma glaire et de mon sang. — Regarde-moi, Nathalie. Sa voix est un grondement sourd, dépourvu de cruauté mais chargé d’une autorité qui me fait trembler jusqu’à la moelle. Je lève lentement les yeux. Son torse musclé, barbouillé de mes traces de doigts et de ma propre sueur, semble immense. Ses tatouages racontent une histoire de violence et de survie que je connais trop bien. Mais ce sont ses yeux qui me tuent. Ils ne me regardent pas comme une chatte à remplir ou un trou à vider. Ils me regardent comme si j'étais un être humain. C’est insupportable. — Pourquoi tu ne te lèves pas ? demande-t-il, un pli d'inquiétude barrant son front. Tu as eu ce que tu voulais, non ? On s’est massacrés. Tu es pleine à craquer. Je laisse échapper un rire qui ressemble à un sanglot étouffé. Je sens le liquide séminal continuer sa lente descente vers le tapis. — Ce que je voulais ? Julian, je ne sais même plus ce que ça veut dire. Je veux juste ne plus sentir ce trou noir dans ma poitrine. Je veux que ça s'arrête de hurler à l'intérieur. Je tente de me redresser, mais mes muscles sont en coton. Mes articulations crient. Mon corps est une plaie ouverte. Il tend une main, ses doigts longs et calleux s'approchant de mon visage. Je recule d'un réflexe, comme un animal battu, avant de me figer. Il attrape mon menton, m'obligeant à maintenir le contact visuel. Son pouce caresse ma lèvre inférieure, écrasant une goutte de sang séché. — Ton visage est un masque, Nathalie. Mais ton cul, tes hanches, la façon dont tu as imploré que je t'éclate les entrailles... ça ne mentait pas. Tu ne cherches pas le plaisir. Tu cherches l'anesthésie. Tu te sers de ma bite comme d'un scalpel pour essayer d'enlever le cancer qui te bouffe. Il lâche mon visage et se détourne pour ramasser sa chemise jetée au sol. Le mouvement fait saillir les muscles de son dos, une topographie de puissance pure. Je reste là, à quatre pattes, les fesses rouges et endolories, l'anus palpitant au rythme de mon cœur affolé. Le contraste est violent : lui, reprenant le contrôle, redevenant l'homme, et moi, étalée dans mes fluides, réduite à ma condition de femelle en manque. La fenêtre est restée entrouverte. Les bruits de Paris montent jusqu'à nous : un klaxon lointain, le grondement sourd du métro sous le bitume froid, les cris d'une ville qui ne dort jamais et qui se fout pas mal de mon agonie. Je me sens soudainement minuscule, une particule de poussière dans une chambre qui pue le sexe hardcore et la vérité nue. — Va te laver, dit-il sans se retourner. On ne peut pas parler si tu restes dans cet état. Tu pues le foutre et la détresse. Ses mots sont directs, crus, dénués de toute poésie superflue. C'est ce que j'aime chez lui. C'est ce qui me terrifie. Je me force à me lever. Mes jambes flageolent. À chaque pas, je sens le contenu de mon rectum glisser un peu plus, une sensation de lourdeur obscène qui me rappelle chaque coup de boutoir qu'il m'a infligé. Je me traîne vers la salle de bain, laissant derrière moi des taches sombres sur le sol clair. Dans le miroir de la salle d'eau, je ne me reconnais pas. Mes yeux sont injectés de sang, mon maquillage a coulé jusqu'à mon cou, mes lèvres sont gonflées, mordues jusqu'au sang. Ma peau porte les marques de ses mains : des empreintes rougeâtres sur mes hanches, des griffures dans le dos. Je ressemble à une épave. Une épave magnifique que tout le monde veut piller, mais que personne ne veut ramener au port. Je fais couler l'eau, brûlante. Je n'entre pas tout de suite sous le jet. Je reste là, à regarder le sperme de Julian sécher sur mes cuisses, formant des croûtes jaunâtres. Je passe une main entre mes fesses, mes doigts s'enfonçant dans ma propre chair meurtrie. Je ramène ma main à mon visage. L'odeur est entêtante : le fer, l'ammoniaque, l'essence même de l'acte. C'est là, dans cette vapeur qui commence à envahir la pièce, que le choix commence à se dessiner. Continuer cette course effrénée, passer d'une bite à l'autre, d'un club à une ruelle, jusqu'à ce que mon identité se dissolve totalement dans le liquide séminal de parfaits inconnus... ou accepter ce que Julian propose. Une autre forme de possession. Une possession qui ne s'arrête pas quand le foutre refroidit. Je frissonne. L'idée d'être "aimée" me donne plus envie de vomir que l'idée d'être sodomisée par dix hommes à la fois. L'amour est une reddition que je n'ai jamais apprise. Le sexe est une guerre que je maîtrise. Je grimpe dans la baignoire. L'eau chaude percute ma chatte et mon cul avec la force d'une agression. Je gémis, agrippant le rebord en céramique. Je commence à me récurer furieusement, enfonçant mes doigts en moi pour expulser ses vestiges, pour redevenir "propre", mais chaque geste ne fait que raviver le souvenir de sa puissance. Je ferme les yeux, et je vois encore sa bite énorme, vineuse, prête à me déchirer à nouveau. Julian entre dans la salle de bain. Il n'a pas frappé. Il est nu, à nouveau. Il monte derrière moi dans la douche, son corps brûlant contre mon dos trempé. Ses mains se posent sur mes seins, ses pouces écrasant mes tétons déjà douloureux. — Tu n'arriveras pas à tout enlever, Nathalie, murmure-t-il à mon oreille, sa voix vibrant contre mon crâne. Je suis déjà sous ta peau. Je m'appuie contre lui, vaincue par la fatigue et le désir qui, malgré tout, recommence à poindre dans mon ventre. Le combat ne fait que commencer. Ses mains sont des étaux. Ses pouces écrasent mes tétons avec une telle force que je lâche un cri, un mélange de douleur pure et d'une excitation révoltante qui me remonte jusqu'à la gorge. L'eau brûlante nous fouette, créant un rideau de vapeur qui sature l'air, rendant chaque respiration difficile, épaisse. Je sens sa bite, déjà redevenue d'une dureté insultante, qui vient se loger entre mes fesses trempées. Elle est là, comme un reproche, une arme pointée sur ma dignité. — Lâche-moi, Julian, je souffle, mais mes mains trahissent mes paroles en s'agrippant à ses avant-bras musclés. — Tu mens tellement mal, Nathalie. Il saisit le pommeau de douche et augmente la pression. Le jet percute mes reins, puis il descend. Il écarte mes jambes avec son genou, m'obligeant à m'ouvrir totalement devant lui, face au carrelage froid. D'une main, il attrape le savon et commence à me frotter le dos, mais ses gestes n'ont rien de tendre. C’est un décapage. Il veut marquer son territoire jusque dans ma chair. — Tu penses que si tu frottes assez fort, tu oublieras le goût de mon foutre ? Tu penses que l'eau va emporter l'odeur de ton propre plaisir ? Il lâche le savon et enfonce brusquement deux doigts dans ma chatte encore béante, encore gorgée de lui. Je sursaute, les pieds glissant sur l'émail de la baignoire. C'est douloureux. Ça brûle. Mes tissus sont gonflés par l'assaut précédent, mais le contact de ses doigts rudes, qui cherchent à « curer » l’intérieur de mon sexe avec une intention presque chirurgicale, me fait basculer. — Arrête... putain, arrête... — Je t'aide, non ? Tu voulais être propre. Regarde ce qu'il reste de toi, Nathalie. Rien que de la flotte et mon sperme qui dégouline sur tes cuisses. Il retire ses doigts, couverts d'un mélange de savon blanc et de mes fluides intimes. Il me force à me retourner. Je suis une poupée de chiffon entre ses mains. Mes yeux sont rouges, irrités par le savon et les larmes que je refuse de laisser couler. Son visage est à quelques centimètres du mien. Ses yeux sombres, presque noirs de désir et de mépris, me transpercent. Sa bite cogne contre mon ventre. Elle est énorme, rouge, les veines saillantes sous la peau fine, pulsant au rythme de son cœur. Je ne peux pas détourner le regard. C'est cette chose qui me gouverne, cette barre de viande qui a le pouvoir de réduire mon libre arbitre à néant. Il me plaque contre le mur de la douche. Le carrelage est glacé contre mon dos, contrastant violemment avec la chaleur de son corps. Il soulage ses mains de mes seins pour saisir mes hanches. Ses doigts s'enfoncent dans ma graisse, dans mes muscles, laissant déjà des marques violacées. — Tu as le choix, dit-il, sa voix n'étant plus qu'un grognement animal. Tu peux sortir d'ici, t'habiller, et essayer de construire cette vie médiocre dont tu rêves. Ou tu peux rester ici, dans cette merde, avec moi. Tu peux accepter que tu n'es rien d'autre qu'une traînée qui a besoin de ma bite pour se sentir vivante. — Je te déteste, Julian. Je te déteste de me faire ça. — Alors pourquoi ta chatte essaie-t-elle déjà de pomper mon doigt ? Pourquoi est-ce que tu trembles dès que je m'approche ? Il ne me laisse pas répondre. Il saisit sa bite d'une main ferme, la branle deux ou trois fois devant mes yeux, la faisant luire sous l'eau. Une goutte de liquide séminal perle à l'extrémité de son gland, limpide, impatiente. D'un coup sec, il lève ma jambe droite et l'appuie sur le rebord de la baignoire. Mon sexe est exposé, vulnérable, offert à la fureur du jet d'eau et à la sienne. Il positionne sa tête de gland contre mon entrée, là où je suis la plus sensible. Il ne rentre pas. Il frotte. De haut en bas. Il écrase mon clitoris avec la base de son gland, un mouvement lent, méthodique, cruel. — Dis-le, Nathalie. Dis-moi ce que tu es. Je serre les dents, la tête renversée contre les carreaux. Le plaisir m'envahit comme une drogue sale. Ma chatte se contracte, elle réclame l'invasion, elle veut être déchirée, remplie à nouveau jusqu'à l'écœurement. L'eau coule sur nos corps joints, emportant la mousse, ne laissant que le frottement brut de la peau contre la peau, le bruit mouillé de son sexe qui glisse sur mes lèvres charnues. — Je suis... je suis à toi, je gémis, ma résistance s'effondrant comme un château de cartes. — À moi quoi ? Précise. Il enfonce juste le bout, le gland massif qui force le passage, écartant mes parois avec une autorité terrifiante. Je sens chaque millimètre de sa chair vineuse s'insinuer en moi. C'est trop gros, c'est trop, et pourtant, je pousse mon bassin vers lui, cherchant à en prendre davantage. — Ta pute... Je suis ta pute, Julian. Baise-moi. S'il te plaît, baise-moi et vide-toi en moi encore une fois. Un sourire carnassier étire ses lèvres. Il lâche ma hanche pour me saisir la gorge, sans serrer, juste pour me maintenir en place, pour me montrer qu'il possède ma respiration autant que mon plaisir. D’un coup de rein sauvage, il s’enfonce totalement. Le choc me coupe le souffle. J’ai l’impression qu’il va me transpercer l’utérus. La douleur est vive, fulgurante, mais elle est immédiatement noyée sous une vague de jouissance tellement intense que mes jambes flanchent. Seul son bras passé sous mes fesses m'empêche de m'effondrer. Il commence à pilonner. C'est un rythme de guerre. Ses couilles frappent violemment contre mon périnée à chaque coup de boutoir. L'eau de la douche se mélange à nos fluides, créant une émulsion visqueuse qui lubrifie l'acte à l'extrême. On n'est plus dans une salle de bain de luxe. On est dans un abattoir de sentiments. — Regarde-moi ! ordonne-t-il entre deux expirations saccadées. Regarde comme je te défonce ! Je baisse les yeux et je vois l'aller-retour frénétique de sa bite sombre qui disparaît en moi, avalée par ma chair rouge et gonflée, avant de ressortir, luisante de foutre dilué et de mon propre jus. C’est obscène. C’est la chose la plus sale que j’aie jamais vue, et c’est la seule chose qui compte. Le plaisir monte, insoutenable, une tension électrique qui me tord les entrailles. Julian ne ralentit pas. Au contraire, il accélère, ses coups devenant plus courts, plus brutaux, cherchant le fond de mon être avec une rage de possession absolue. Je sens l'orgasme arriver, une déflagration qui menace de me briser le crâne. Je m'agrippe à ses épaules, mes ongles s'enfonçant dans sa peau, cherchant un ancrage dans cette tempête de foutre et d'eau chaude. — Julian... Julian, je vais... — Pas encore, Nathalie. Pas avant que je te l'ordonne. Tu vas rester là, sur le bord, et tu vas sentir chaque centimètre de moi te ravager. Il me retire presque entièrement, ne laissant que le bout de son gland à l'entrée de ma chatte palpitante, avant de me réenculer d'un coup sec, me faisant hurler son nom contre les parois trempées de la douche. Le choix est fait. Il n'y a plus de Nathalie, il n'y a plus de futur. Il n'y a que ce corps qui me brise et cette sensation de n'être plus qu'un réceptacle pour sa violence et son sperme. L’eau brûlante me martèle les épaules, mais je ne sens que la morsure de ses mains sur mes hanches. Julian est un animal. Il ne cherche plus à me séduire, il cherche à m’annihiler. Chaque fois qu’il se retire presque entièrement de ma chatte, l’air frais de la douche s’engouffre entre mes lèvres gonflées, créant un vide insupportable que son gland vient combler l’instant d'après dans un claquement de peau humide et violent. — Regarde-moi, Nathalie. Putain, regarde-moi en face pendant que je te démonte ! Sa voix est un grognement sourd qui vibre jusque dans mes os. Je pivote la tête, mes cheveux trempés collés à mon visage, et je plonge mes yeux dans les siens. Ses pupilles sont dilatées, sombres, chargées d’une fureur qui n’appartient qu’à nous. Je vois ma propre déchéance dans son regard, et j’aime ça. J’aime la façon dont il me traite comme une chose, comme son territoire. Il m'attrape violemment par la nuque, ses doigts s’emmêlant dans ma tignasse pour forcer mon visage contre le carrelage froid. Ma joue s’écrase contre la paroi, tandis que ses coups de reins redoublent de sauvagerie. Ma chatte est en feu. C’est une bouillie de fluides, de savon et de désir brut. Je sens ses couilles frapper contre mes fesses à chaque assaut, un rythme métronomique qui me vide l’esprit de toute pensée cohérente. — Tu sens ça ? grogne-t-il à mon oreille, sa respiration courte et hachée me brûlant la peau. Tu sens comment ma bite te déchire ? C’est là que tu es, Nathalie. C’est là que tu resteras. Sous moi. À moi. Je n’arrive plus à articuler un mot. Ma bouche reste ouverte sur un cri muet alors que je sens le spasme fatidique monter du plus profond de mes entrailles. C’est une vague de fond, un tsunami de plaisir douloureux qui menace de me noyer. Mes muscles vaginaux se contractent autour de lui, l'enserrant comme un étau, essayant de lui arracher tout ce qu'il possède. — Julian… s’il te plaît… je peux plus… je vais crever… — Crève alors, lâche-t-il avec une brutalité sans nom. Mais crève en prenant tout. Il me soulève d’un coup, mes pieds ne touchent plus le sol de la douche. Je m'accroche à ses bras massifs, mes ongles creusant des sillons rouges dans sa chair. Il s'enfonce en moi avec une force qui me soulève le diaphragme. Je sens son gland cogner contre mon col de l'utérus, une douleur exquise qui me fait basculer de l'autre côté. Le monde explose. Mon orgasme me traverse comme une décharge électrique, me faisant convulser violemment contre lui. Mes parois internes se serrent frénétiquement sur son membre tendu à rompre. Au même instant, Julian lâche un cri de rage pure. Je sens son corps se tendre, ses muscles se pétrifier sous mes mains, et soudain, le jet brûlant de son foutre m'inonde. C’est une invasion. Je sens chaque pulsation de son sexe, chaque jet de sperme épais qui vient frapper le fond de mon être, me remplissant jusqu’à l’écœurement, jusqu’à la grâce. Il continue de me baiser mécaniquement pendant quelques secondes, le visage enfoui dans mon cou, son souffle saccadé se transformant en un gémissement de fin du monde. On reste là, soudés, l’eau de la douche coulant sur nos corps épuisés, lavant le sang, la sueur et les larmes, mais pas l’odeur de notre sexe qui imprègne l’air saturé de vapeur. Il me repose lentement au sol, mais mes jambes se dérobent. Je glisse le long de la paroi, mes fesses heurtant le receveur de douche. Je reste assise là, les jambes écartées, ma chatte béante laissant s’échapper un mélange de son foutre blanc et de mon propre jus qui coule vers la bonde. Je me sens vide. Totalement, absolument vide. Julian reste debout au-dessus de moi, son sexe encore semi-érectile et luisant de notre mélange, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration qui s'apaise. Il ne me tend pas la main. Il m’observe comme un prédateur observe sa proie après la mise à mort. — C’est fait, finit-il par dire, sa voix n'étant plus qu'un murmure rauque qui couvre à peine le bruit de l'eau. Tu as choisi, Nathalie. Ne reviens jamais en arrière. Il coupe l'eau d'un geste sec. Le silence qui suit est plus assourdissant que tous mes cris. Il sort de la douche sans un regard de plus, me laissant là, trempée et souillée, avec le goût de sa peau sur mes lèvres et le poids de ma décision dans mon ventre. Le choix est fait. J’ai troqué ma liberté contre cette agonie délicieuse. J’ai laissé Julian broyer ce qu’il restait de la femme que j’étais pour qu’il puisse construire sa chose à la place. Je regarde le foutre disparaître lentement dans l'évacuation, emportant avec lui mes derniers doutes, mon futur et mon âme. Je ne suis plus qu'à lui. Et c'est la seule chose qui me permet encore de respirer. FIN DU CHAPITRE

L'Aube d'une Nouvelle Peau

L’eau a fini de couler, mais le silence qui lui succède est bien plus violent. Je reste prostrée sur les carreaux froids de la douche, les genoux contre la poitrine, les bras enserrant mes jambes comme pour empêcher mon corps de se fragmenter totalement. Entre mes cuisses, la sensation de brûlure est délicieuse. Ma chatte est gonflée, irritée par ses assauts, et je sens encore le glissement visqueux de sa semence qui perle le long de mes lèvres pour rejoindre le siphon. C’est le vide. Ce vide que je cherche à combler depuis mes seize ans, cette béance dans mon âme que j’ai tenté de boucher avec des centaines de bites anonymes, des mains trop rudes dans des ruelles sombres, des langues expertes dans des clubs sélects de la capitale. Je suis une camée du sexe. Une nymphomane de stade 10, comme ils disent dans les bouquins de psy que je n’ouvre jamais. Mais là, pour la première fois, le vide n’est pas froid. Il est habité par l’ombre de Julian. Je me relève péniblement. Mes muscles tremblent. Je passe une main sur mon ventre, là où ses doigts ont laissé des marques rouges qui virent déjà au violet. Je me regarde dans le miroir embué de la salle de bain. J’essuie une trace de buée avec la paume de ma main. Mon visage est celui d’une naufragée. Mes yeux sont injectés de sang, mes lèvres mordues jusqu'au sang, et mes cheveux collent à mon cou comme des algues. Je ne ressemble plus à la prédatrice de la nuit parisienne. Je ressemble à sa chose. Et cette pensée me fait mouiller instantanément, un spasme involontaire qui envoie une nouvelle décharge de foutre sur mes talons. Je sors de la salle de bain, nue, les pieds laissant des traces humides sur le parquet sombre de son appartement. L’air est frais, mais ma peau est en feu. Julian est là, assis sur le rebord du lit king-size. Il a enfilé un pantalon de jogging noir qui pend bas sur ses hanches, révélant le V de ses abdominaux et le début de sa toison pubienne. Il ne porte pas de chemise. Ses tatouages, entrelacs de noirceur et de douleur, semblent s'animer sous la lumière tamisée des lampes de chevet. Il ne me regarde pas tout de suite. Il roule une cigarette, ses doigts épais et agiles manipulant le tabac avec une précision chirurgicale. Je reste debout à trois mètres de lui, offerte, les seins pointant sous l'effet du froid et de l'excitation résiduelle. — Approche, Nathalie. Sa voix est un râle. Un ordre qui ne souffre aucune discussion. Mon corps obéit avant même que mon cerveau ne valide l'information. Je marche vers lui, mes hanches balançant machinalement, ce réflexe de pute qui me colle à la peau. Quand je suis à sa hauteur, il lève enfin les yeux vers moi. Son regard est une lame. Il scanne chaque centimètre de ma nudité, s'arrêtant sur l'humidité qui brille encore entre mes jambes. — Tu en veux encore, n'est-ce pas ? murmure-t-il en allumant sa cigarette. Ton corps est un puits sans fond. Tu pourrais te faire défoncer par dix hommes que tu en redemanderais encore, juste pour oublier que tu existes. Je baisse la tête, honteuse. Il a raison. Je suis une sale droguée du plaisir, une esclave de mes propres terminaisons nerveuses. — Regarde-moi quand je te parle. Je relève les yeux. Il tire une bouffée de tabac et me recrache la fumée au visage. — Ce soir, ce n'est pas comme d'habitude. Tu ne vas pas juste "consommer". Tu vas ressentir. Je vais te vider de cette nympathie de merde jusqu'à ce qu'il ne reste que toi. La vraie toi. Celle qui a peur. Il attrape mon poignet et me tire brusquement vers lui. Je tombe à genoux entre ses jambes. Son odeur m'envahit : tabac froid, cuir, et cette senteur mâle, musquée, qui me rend dingue. Sa bite, déjà raide sous le tissu fin du jogging, vient cogner contre ma joue. Je sens la chaleur qui s'en dégage. Mes doigts tremblent alors que je saisis l'élastique de son pantalon. — Non, me coupe-t-il. Pas tes mains. Tes dents. Déshabille-moi avec tes dents, comme la chienne que tu refuses d'avouer être. Je gémis, une plainte sourde qui vient du fond de mes tripes. Je plonge mon visage contre son entrejambe. Je sens le relief de son sexe, énorme, battant contre ma tempe. Je mords le tissu, je tire, mes gencives me font mal mais je m'en fous. Je veux le voir. Je veux le sentir. Je veux qu'il m'étouffe. Petit à petit, le coton glisse, dévoilant sa bite massive, sombre, parcourue de veines saillantes comme des cordages. Elle se libère enfin, venant fouetter mon menton. Le gland, déjà perlé de cyprine et de liquide séminal, luit comme une pierre précieuse brute. L'odeur est de plus en plus forte, une promesse de destruction. — Lèche-la, ordonne-t-il en m'empoignant les cheveux pour me forcer à regarder l'engin. Lèche chaque ride, chaque veine. Je veux que tu goûtes ta propre soumission avant que je ne te déchire. Je n'attends pas. Ma langue sort, avide, et vient cueillir la goutte de liquide au sommet du méat. C'est amer, salé, c'est le goût de ma perte d'identité. Je remonte le long de la hampe, sentant la dureté du muscle sous la peau fine. Mes yeux se ferment, je ne suis plus que sensation. Julian lâche un grognement sourd, sa main se resserrant sur mon crâne, me forçant à enfoncer ma langue plus profondément dans les plis de sa peau. — Tu sens ça, Nathalie ? C'est le début de ta nouvelle peau. Je vais te peler vive. Il saisit mon menton et me force à lever les yeux vers lui. Son regard n'est plus seulement celui d'un prédateur. Il y a une lueur dedans, une sorte de compassion cruelle qui me terrifie plus que n'importe quelle violence. Il sait qui je suis. Il sait que je suis brisée. Et il a décidé que ses coups de reins seraient le ciment de ma reconstruction. Il se lève d'un coup, m'obligeant à reculer sur les fesses. Il se tient au-dessus de moi, immense, sa bite dressée vers le plafond, menaçante. — Sur le lit. À quatre pattes. Et ne pense même pas à jouir tout de suite. Je vais te faire regretter chaque orgasme facile que tu as eu dans ta vie de salope. Je rampe vers le matelas, le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine, sentant le bitume froid de Paris s'effacer devant la chaleur étouffante de cette chambre qui devient mon univers, mon église, et mon abattoir. Mes genoux s’enfoncent dans le matelas, une surface rugueuse qui semble vouloir m'engloutir. Je sens le vide derrière moi, l’appel d’air entre mes cuisses ouvertes que Julian fixe avec une intensité qui me donne la nausée et m’excite en même temps. Je suis là, offerte, le cul en l'air, les coudes plantés dans les draps froissés, le dos cambré jusqu’à la douleur. Je ne suis plus Nathalie, l’infirmière, la femme qui essaie de tenir les morceaux de sa vie ensemble. Je suis juste une chatte béante qui attend son châtiment. Julian ne se presse pas. C'est sa manière de me torturer. J'entends le craquement de ses articulations, le bruit de sa respiration lourde, régulière, presque calme. Puis, je sens ses mains. Ses doigts calleux attrapent mes hanches, les broyant presque sous la pression. Il me tire violemment vers l’arrière, me collant contre ses cuisses massives. Sa bite, brûlante et d’une rigidité effrayante, vient frapper contre mes fesses, une promesse de fer recouverte de peau pulsante. — Regarde-toi, murmure-t-il à mon oreille, sa voix n’étant plus qu’un grognement sourd. T’es trempée. Ta petite chatte dégueule déjà ton envie. Tu n'as aucune dignité, pas vrai ? — Non… je n’en ai plus, je souffle dans un gémissement, le visage écrasé contre l’oreiller. Il lâche mes hanches pour saisir mes cheveux. Il tire d'un coup sec, forçant ma tête en arrière pour que je voie, dans le miroir de l’armoire en face de nous, l’image de ma propre déchéance. Je vois mes lèvres génitales gonflées, rosies par le sang, et la fente sombre de mon anus qui se contracte nerveusement. Je vois sa bite, énorme, violacée, qui pointe vers mon centre. Il crache dans sa main, un jet de salive épais qu’il étale sans aucune douceur sur mon sexe, ses doigts s’enfonçant brutalement dans mon orifice pour écarter mes chairs, lubrifiant l’entrée avec un mépris technique. — Tu veux que je te répare ? Tu veux que je vide toute cette crasse que tu trimballes ? — Oui, Julian… S'il te plaît. Baise-moi. Détruis tout. — Je ne vais pas te baiser, Nathalie. Je vais t'habiter. Je vais prendre chaque millimètre de ton tunnel de pute et je vais y graver mon nom jusqu’à ce que tu oublies le goût des autres. D'un coup sec, sans transition, il enfonce le gland de son membre dans mon étroit passage. Je pousse un cri qui se déchire dans la chambre. C’est trop. Il est trop gros, trop dur. J’ai l’impression que ma peau va craquer, que mes tissus vont se déchirer sous la poussée de ce muscle sauvage. Il s'arrête un instant, me laissant le temps de sentir l'étirement insupportable, la sensation de mon propre corps qui se moule autour de lui, prisonnier. Puis, il pousse encore. Lentement. Cruellement. Je sens chaque ride de son sexe frotter contre les miennes. Il entre centimètre par centimètre, forçant le passage, ses couilles venant frapper contre ma vulve avec un bruit mat, charnel. Je suis pleine. Je suis saturée. La douleur et le plaisir se mélangent dans un cocktail acide qui me brûle les veines. Il commence à bouger. Un mouvement de va-et-vient lent, méthodique. À chaque fois qu'il ressort, je sens le vide m'aspirer, le froid revenir, et puis il revient, plus profond, plus violent. Il me pilonne avec une régularité de métronome, ses mains quittant mes hanches pour venir gifler mes fesses. Les claquements de ses paumes sur ma peau nue résonnent comme des coups de feu. Ma peau rougit, s'échauffe, s'enflamme. — Dis-le, ordonne-t-il alors qu’il accélère la cadence, ses reins frappant mon bassin avec une force de bélier. Dis que t’es ma chienne. Dis que ce foutre qui va venir, c’est le seul que tu veux. — Je suis… je suis ta chienne ! je hurle, mes doigts griffant les draps, mes hanches cherchant désespérément à rencontrer les siennes. Je ne veux que toi… Plus personne… Julian ! Le rythme devient frénétique. Ce n'est plus une danse, c'est un combat. Je sens l’odeur de notre sueur, cette odeur de sexe brut, de musc et de fluides qui sature l’air. À chaque coup de boutoir, mon corps entier tressaille. Je sens son gland heurter mon col de l'utérus, me provoquant des décharges électriques qui remontent jusqu’à ma colonne vertébrale. La friction est totale, intense, les bruits de succion de sa bite entrant et sortant de ma chatte inondée de cyprine et de salive me rendent folle. Il me lâche les cheveux pour m'attraper par la taille, me soulevant presque du matelas pour m'enfoncer encore plus loin sur lui. Je sens qu'il perd le contrôle, que sa compassion cruelle s'efface devant la fureur du mâle qui marque son territoire. Il grogne, des sons animaux, sourds, qui sortent du fond de sa gorge. — Je sens ton cœur battre dans ta chatte, Nathalie. Il essaie de s'échapper, mais je le tiens. Je te tiens. Je sens la vague monter. Ce n'est pas un orgasme ordinaire. C'est une explosion qui part de mes entrailles, un tsunami de honte et de délivrance. Mon vagin se contracte violemment sur lui, essayant de broyer son membre, de pomper tout ce qu’il a à m’offrir. Je gémis, je pleure, je bave sur le drap, totalement abandonnée à la mécanique de la chair. — Pas encore ! tonne-t-il en me mettant une gifle magistrale sur la fesse gauche. Je t’ai dit que tu ne jouissais pas sans mon ordre ! Reste là, avec moi, dans la douleur. Reste dans ce que tu es. Il ralentit brusquement, me laissant au bord du gouffre, le corps tremblant de spasmes inachevés. Il se retire presque entièrement, ne laissant que le bout de son gland me narguer à l'entrée, avant de s'immobiliser. Je suis en apnée, le cul offert, le ventre vide, le cœur cognant contre mes côtes comme un oiseau en cage. Je le sens qui respire fort dans mon dos, son souffle chaud sur ma peau trempée de sueur. Il me domine totalement, il possède mes nerfs, mes muscles, mes envies. — Regarde-moi dans le miroir, Nathalie. Regarde ce que je te fais. Je lève les yeux, le souffle court. Je vois son visage dur, ses yeux sombres fixés sur moi. Et je vois, entre mes jambes écartées, sa bite luisante de mes propres sécrétions, prête à me transpercer à nouveau. Le contraste est insoutenable : la fragilité de ma peau blanche contre la brutalité de sa puissance. Il sourit, un sourire qui n'a rien de gentil. — Maintenant, on va vraiment commencer. _On va aller chercher ce qui reste de ta vieille peau tout au fond._ Il empoigne mes deux seins par l'arrière, les écrasant dans ses larges paumes, et replonge en moi d'un coup sec, me faisant basculer vers l'avant, le visage enfoui dans l'oreiller alors que le massacre recommence, plus sombre, plus profond, plus définitif. Le poids de son corps m’écrase contre le matelas, et pourtant, je n’ai jamais eu autant l’impression de m’envoler. Ma tête est enfoncée dans l’oreiller, l’odeur de la lessive mêlée à celle de notre sueur me monte aux narines, mais c’est ce qui se passe plus bas qui dicte ma réalité. Julian ne fait pas que me baiser ; il est en train de me démanteler. Chaque coup de boutoir est une déflagration. Sa bite, dure comme de la pierre, cogne contre mon col avec une régularité de métronome, un pilonnage systématique qui me vide de toute pensée. — Dis-le, Nathalie, grogne-t-il contre mon oreille, sa voix n’étant plus qu’un râle caverneux. Dis-moi que tu sens tout. — Je sens… tout… Julian… je t'en supplie… Je ne sais même pas ce que je supplie. De s’arrêter ? Jamais. De continuer jusqu’à ce que mon cœur lâche ? Sans doute. Il retire son sexe presque entièrement, me laissant béante, le muscle de ma chatte se contractant désespérément pour rattraper le vide, avant de se ruer à nouveau en moi. Le bruit est obscène : un claquement de chair contre chair, le son de ses testicules qui frappent mes fesses, et ce glissement humide, gras, de sa peau lubrifiée par mes propres jus qui inondent mes cuisses. Il lâche mes seins pour saisir mes hanches, ses doigts s’enfonçant dans ma chair comme des griffes pour me maintenir en place alors qu’il accélère. Je sens les parois de mon vagin s’enflammer, irritées de la plus délicieuse des manières par ses va-et-vient furieux. Chaque fois qu’il s’enfonce, j’ai l’impression qu’il va toucher mes poumons, qu’il cherche effectivement à débusquer cette vieille version de moi, celle qui avait peur, celle qui se cachait derrière ses pulsions. — Regarde-toi, murmure-t-il en me redressant brusquement par les cheveux, me forçant à nouveau à fixer le miroir en face du lit. Je vois mon visage décomposé, mes lèvres entrouvertes qui ne laissent sortir que des gémissements hachés. Je vois sa bite disparaître intégralement dans ma fente rougie, dilatée, puis ressortir luisante de foutre et de cyprine. C’est brut, c’est sale, c’est exactement ce dont j’ai besoin. Je ne suis plus une femme qui subit sa nympathie ; je suis une femme qui se laisse sculpter par l’homme qu’elle aime. — Je vais te faire jouir si fort que tu vas oublier ton propre nom, Nathalie. Il change d’angle, relevant une de mes jambes pour l’appuyer sur son épaule, m’ouvrant encore plus, m’exposant totalement. Il plonge deux doigts dans ma bouche, m'obligeant à les sucer pendant qu'il continue son carnage en bas. Le goût de ma propre excitation sur ses doigts me rend folle. Je commence à convulser. Mes muscles pelviens se serrent autour de lui, un étau de velours qui le fait jurer. — Putain, t'es tellement serrée… T'es faite pour ça… pour moi… La tension monte, insoutenable. C’est une pression dans le bas de mon ventre qui gonfle, une vague de chaleur qui part de ma colonne vertébrale pour irradier chaque nerf. Julian le sent. Il lâche ma bouche, attrape ma nuque et presse son visage contre le mien. Ses coups deviennent plus courts, plus rapides, plus violents. Il me pilonne avec une rage libératrice. — Vas-y, lâche tout, ordonne-t-il. Donne-moi tout. Je crie. Un cri qui n’a rien de gracieux, un cri animal qui déchire le silence de la chambre. Mon orgasme explose, une décharge électrique qui me paralyse les membres. Ma chatte se contracte en spasmes violents, aspirant sa bite, le suppliant de finir l’œuvre. Je sens le premier jet de son foutre frapper mon col, chaud, épais, brûlant. Puis un deuxième, un troisième. Il continue de pousser en moi, s’enfonçant au maximum, voulant marquer mon utérus de sa semence. Je m’effondre sur le lit, mes muscles en compote, les larmes aux yeux. Ce ne sont pas des larmes de tristesse, mais de purge. Il reste en moi, lourd, son souffle court saccadant mon dos. Le silence revient, seulement troublé par nos respirations erratiques. Lentement, il se retire. Je sens le liquide s’écouler doucement entre mes fesses, une trace tangible de ce qui vient de se passer. Julian se laisse glisser à mes côtés et m’enroule dans ses bras. Ses mains, qui étaient si dures il y a quelques secondes, caressent maintenant mes cheveux avec une tendresse infinie. — Tu es là ? chuchote-t-il. Je me tourne vers lui, mon visage trempé, le regard enfin apaisé. Ma peau brûle encore, mais je me sens neuve. La vieille Nathalie, celle qui courait après le vide pour combler un gouffre, est restée là-bas, sous les coups, dans les fluides et la sueur. — Je suis là, Julian. Je suis enfin là. Je me blottis contre son torse, écoutant le battement régulier de son cœur. Il est mon ancrage. Dans la lumière de l'aube qui commence à filtrer à travers les rideaux, je sais que cette peau-là, cette vie-là, est la mienne. Pour de bon. Le chapitre est clos, et pour la première fois, je n'ai pas peur de tourner la page.
Fusianima
Insatiable : Le Poids de mes Envies
★ HOT
Seb Le Reveur

Insatiable : Le Poids de mes Envies

NOTE
0 avis
PAGES
228
≈ 22h de lecture
CHAPITRES
19
progression inline
LECTURES
0
cette année

Je me réveille avec la sensation d’une lame de rasoir qui me parcourt l’entrejambe. Ce n’est pas de la douleur, pas vraiment. C’est un fourmillement acide, une démangeaison interne que même mes propres doigts, crispés sur mon clitoris dès l’ouverture des yeux, ne parviennent plus à calmer. À vingt-six ans, ma vie est régie par une horloge biologique détraquée. On appelle ça la nymphomanie. Un mot ...

Dans le même univers